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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La carte des émeutes de novembre 2005 confirme le profond malaise des immigrants africains

L'analyse de Cecilia Gabizon (Grand reporter au service Société du Figaro):

Peut-on comprendre les émeutes de novembre 2005 par la géographie ? Quels sont les points communs entre les villes qui ont connu des flambées ? Pourquoi dans cette banlieue-ci et pas dans celle-là ? Pourquoi des départements jusqu'ici calmes, comme l'Aisne, la Loire ou l'Eure, ont-ils connu des soubresauts ? Six mois ont passé et les scientifiques commencent à livrer leur version détaillée.

Pour le sociologue du CNRS Hugues Lagrange (1), les troubles ont éclaté pour l'essentiel dans des zones urbaines sensibles abritant une large proportion de familles africaines de plus de six enfants. Ce chercheur a examiné les caractéristiques des quartiers touchés. La plupart se trouvent en zone urbaine sensible. Mais ce sont surtout les cités disposant d'un revenu médian très inférieur à celui du reste de la commune qui ont brûlé. Les contrastes sociaux ont bel et bien alimenté la rébellion. Tout comme la présence de très nombreux jeunes. Dans ces cités, ils représentent parfois jusqu'à 40% de la population. Et paradoxalement, c'est aussi là où d'importantes opérations de rénovation urbaine ont été lancées que le feu a pris. Car pour démolir des barres, les familles sont relogées de façon provisoire, ce qui semble déstabiliser les plus fragiles, expliquent encore les sociologues.

La carte de la géographie des émeutes recoupe celle des zones à forte «concentration de grandes familles». Habitué à travailler à Mantes-la-Jolie où sont installés de nombreux immigrés africains, Hugues Lagrange a noté que «dès la deuxième semaine d'émeutes, dans l'Ouest notamment, une série de villes qui constituent les lieux d'installation de familles originaires d'Afrique noire ont connu des violences». Sans être des émeutes ethniques, puisque des personnes de toutes origines ont été interpellées, les feux de novembre ont révélé les difficultés d'intégration d'une partie des enfants d'origine africaine, issus de cette dernière vague d'immigration.

Les familles sahéliennes se sont installées dans les années 80 ou 90, suivies par de nouvelles populations venues du Cameroun, du Congo, de Guinée ou du Cap-Vert. Leurs foyers cumulent les handicaps. Car, le plus souvent, ces familles conservent le modèle démographique du village et les fratries y sont très nombreuses. Enfin, les mères sont souvent analphabètes. Or, le niveau d'éducation maternel conditionne largement les performances scolaires des enfants.

Le choc est aussi de nature culturelle. Les familles d'origine sénégalaise et malienne sont principalement issues d'un milieu rural. Par tradition, le père occupe une place centrale dans l'organisation familiale. Aussi «l'enfant est d'abord envisagé comme un membre de la communauté», explique Nathalie Kapko, chercheuse associée au laboratoire Cultures urbaines et sociétés (Iresco-CNRS). Ce sont donc les pères qui incarnent la loi. La transposition brutale de code culturel dans un milieu urbain occidental à la fois confiné et brutal fait vaciller les repères de ces familles et va jusqu'à les disloquer. Les écarts d'âge sont souvent très importants avec les derniers fils. Il est fréquent que les jeunes grandissent avec des pères à la retraite qui partagent leur vie entre l'Afrique et la France. Quant aux mères, elles manquent de l'ascendant nécessaire. «La plupart des enfants rajeunissent leur mère lorsqu'ils remplissent les fiches à l'école, car ils les perçoivent presque comme des soeurs», confie d'ailleurs Hugues Lagrange.

Autre déphasage culturel pénalisant, les parents reproduisent les modèles d'éducation importés de leur village d'origine. Ils imposent la soumission aux plus âgés de leurs enfants, exigeant qu'ils baissent les yeux devant les adultes. Des codes que les jeunes respectent en apparence, comme ces adolescents remplis de rage après la mort d'un camarade poignardé lors d'une rixe à Evry, au mois de mai. Ils étaient tous venus faire leurs condoléances à cette famille malienne, ont écouté les appels au calme des mères les yeux rivés au sol, avant de filer pour une expédition punitive une fois dans la rue.

Le décalage entre la norme familiale et la réalité de la société alentour est donc souvent à la fois très douloureux et profondément entravant. Certains en jouent pour échapper à toute autorité. «Dans le système traditionnel africain, rappelle à juste titre Lagrange, tous les adultes interviennent. En France, ces enfants vivent une rupture entre le discours parental et les règles externes. Or la parole adulte fonctionne lorsque tous la renforcent.» La plupart de ces familles n'ont guère de relation avec l'école. Par respect souvent, mais aussi par crainte face à une institution qu'elles ne comprennent guère. Les parents ne délèguent pas l'autorité affective aux maîtres. Au final, certains adolescents dénient toute autorité aux professeurs. Logés dans des appartements exigus, les enfants ont bien du mal à étudier. Ils sont aussi souvent victimes de rivalités entre co-épouses dans les foyers polygames, et forcés dans certains cas de défendre leurs mères contre leurs demi-frères. «Les parcours scolaires chaotiques des garçons d'origine subsaharienne témoignent aussi de la force des tensions intrafamiliales», ajoute encore Nathalie Kapko.

Il faut encore prendre en compte les familles nouvellement arrivées de pays en guerre, qui sont totalement déboussolées. Pour autant, gardons-nous de généraliser : l'émigration africaine est loin d'être homogène. Une partie est composée d'étudiants restés en France. Leurs enfants sont souvent encouragés à faire des études, tandis que les parents développent des stratégies pour s'extraire des quartiers de relégation. Car, note encore Hugues Lagrange, dans les cités à forte présence de africaine, la disparition des cadres est notable.

Les dernières émeutes ont bien fait émerger la question noire, avec une problématique sociale et culturelle jusqu'ici négligée. Néanmoins, la situation pourrait évoluer avec l'inscription croissante des femmes africaines aux cours d'alphabétisation.

(Source: Figaro)


Nicolas Sarkozy s’attaque à la délinquance des mineurs

Le ministre francais de l’Intérieur présentait en Conseil des ministres son projet de loi sur la prévention de la délinquance, le dernier grand texte législatif qu'il défendra avant le début de la campagne pour la présidentielle de 2007. Le texte a été entériné à la mi-journée.

Durcissement des mesures concernant les mineurs, les violences conjugales, les infractions sexuelles, la drogue…Le ministre de l’Intérieur ambitionne de s’attaquer « sans tabou » aux origines de la délinquance. « Si nous voulons faire reculer durablement et toujours plus profondément la violence et la délinquance, il nous faut nous attaquer à leurs causes », expliquait-il le 8 juin dernier.

Alors que la violence contre les personnes a augmenté depuis 2002, Nicolas Sarkozy entend inscrire la réponse policière « dans un ensemble cohérent » en mobilisant tous les acteurs « sur une même ligne ». A la mi-journée mercredi, le Conseil des ministres a entériné le projet de loi.

Rôle pivot des maires

La proposition-phare du projet porte sur le rôle du maire, dont le ministre de l'Intérieur veut faire le pivot de la politique de prévention de la délinquance. A la tête d'un « Conseil pour les droits et devoirs des familles » dans les communes de plus de 10.000 habitants, il pourra procéder à des rappels à l'ordre auprès des familles ou mettre sous tutelle les allocations familiales.

Selon le ministre, il s'agit d'offrir une réponse rapide et efficace à chaque délit commis par les mineurs, sous la forme de mesures alternatives aux poursuites ou d'un placement éloigné du lieu de résidence habituel. Mais cette proposition est critiquée par de nombreux maires, qui refusent de jouer les « pères Fouettards ». « On ne doit pas empiéter sur la justice. Les maires ne sont pas des shérifs », estimait récemment le maire socialiste de Tourcoing (Nord) Jean-Pierre Balduyck.

Pas de « procès immédiat » des mineurs

En préparation depuis 2003, le plan Sarkozy n'a cessé d'être amendé tout au long de sa gestation. Dominique de Villepin, soucieux de ne pas laisser le champ libre à son rival, s'est attaché à atténuer tous ses points les plus controversés.

Le premier ministre n'a pas repris à son compte la proposition de Nicolas Sarkozy de revoir une nouvelle fois l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs pour prévoir la possibilité d'un « procès immédiat » pour les jeunes délinquants de 16 à 18 ans. Le projet de loi introduit toutefois le concept nouveau d'une « présentation immédiate » au tribunal pour enfants pour les jeunes de 16 à 18 ans. La comparution immédiate restera réservée aux majeurs.

Le dépistage précoce des troubles du comportement dès l'âge de 3 ans, dénoncé par les médecins, a également été retiré du projet de loi. Le texte prévoit en revanche un « placement dans un internat dès l’âge de 10 ans » pour les délinquants.

Le ministre propose également que l'école « cesse d'accueillir les élèves qui ont dépassé l'âge de l'obligation scolaire et qui perturbent la vie des autres » et estime qu'il faut « cesser de considérer qu'un mineur récidiviste de plus de 16 ans doit bénéficier de façon systématique de l'excuse de minorité ». Le projet pointe du doigt les « parents défaillants » en cas d'absentéisme scolaire avec, éventuellement, une mise sous tutelle de leurs allocations familiales, selon de nouveaux pouvoirs de sanction attribués au maire, pivot du projet de loi.

Mesures contre les criminels sexuels

Le premier ministre a aussi décidé d'ajouter au texte des mesures contre les criminels sexuels, après l'émotion suscitée par les meurtres des petits Mathias, quatre ans, et Madison, cinq ans. Dominique de Villepin n'a cependant pas repris à son compte la suggestion de Sarkozy d'une remise en cause du principe constitutionnel de non-rétroactivité de la peine pour que les délinquants sexuels déjà condamnés soient obligés de se soigner.

Le projet Sarkozy fait enfin évoluer la loi de 1970 sur la drogue, jugée inadaptée face à l'explosion de la consommation du cannabis, en simplifiant les procédures de comparution en cas d'usage de stupéfiants. Il prévoit des stages de sensibilisation comme sanctions alternatives à la prison.

Le texte, qui sera examiné à l'automne par l'Assemblée nationale, rencontre déjà l'hostilité de la gauche et des associations de défense des droits de l'homme. Une trentaine de syndicats et d'associations, dont la CGT, la FSU, la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France, demandent le retrait de ce projet « sécuritaire » qui « porte atteinte à des libertés fondamentales ».

(Source: Figaro)

Comme d'habitude, la gauche agite son talisman des droits de l'homme pour défendre les pauvres criminels victimes du capitalisme. Bien que des mesures pour aider les délinquants mineurs sont utiles (peu de délinquants versent en général dans la récidive et un coup de semonce suffit généralement), les crimes intentionels contre l'intégriter doivent être punis avec fermeté. Pouquoi pas la castration chimique pour les violeurs? La réintegration passe par l'accomplissement complet de la peine! Cessons de leur trouver des alibis freudiens! Le happy slapping - violence gratuite filmée par les copains avec un natel - est intolérable! Halte à l'impunité!


Le car-jacking - phénomène grandissant

Assez répandu en Italie, en France et en Belgique, le car-jacking est un phénomène pour l’instant occasionnel en terre helvétique. Dans le canton de Vaud, un premier cas s’est produit en 2002 du côté de Founex, suivi en 2004 de cinq cas – dont deux tentatives avortées – puis de deux tentatives en 2005. Et rien à signaler pour le début de l’année 2006. A Genève, on compte 5 à 8 cas par année, avec un pic de 10 en 2003. Les agressions, rares au centre ville, ont plutôt lieu dans des endroits isolés, lorsque le conducteur rentre chez lui. Vaud et Genève sont les cantons les plus concernés, mais de nombreux Suisses sont touchés dans la région de Lyon où des cellules policières spécialisées s’activent (Suite...)

(Source: TCS)


L’Europe et ses commissaires

La manière dont la Commission européenne empoigne le problème des excédents viticoles est emblématique du fonctionnement de l’Europe. Gardons-nous d’y entrer! (Suite....)

(Source: Commentaires.com)


Genève dispose enfin d’un budget

Les groupes parlementaires qui ont accepté le budget ont tous témoigné de leur confiance en l’actuel Conseil d’Etat.

L’Etat de Genève dispose enfin d’un budget 2006. Le Grand Conseil a adopté vendredi le projet, qui prévoit un déficit de 292 millions de francs pour des charges de l’ordre de 7,1 milliards de francs. Seuls les libéraux et l’UDC ont voté contre. Les débats, qui se sont déroulés dans une atmosphère sereine et respectueuse ont duré toute la journée. Le projet de budget a finalement été accepté par 51 oui contre 26 non. Quelques points ont donné lieu à des discussions plus approfondies, comme la subvention à l’Université ou l’aide à la solidarité internationale. Les groupes parlementaires qui ont accepté le budget ont tous témoigné de leur confiance en l’actuel Conseil d’Etat. Celui-ci s’est engagé à équilibrer les finances publiques en 2009, essentiellement en réformant l’Etat. Le gouvernement veut parvenir à son but sans hausse d’impôts ni baisse de prestations.

Les socialistes se reconnaissent dans cette politique, a déclaré Laurence Fehlmann Rielle. L’exécutif a empoigné avec énergie la réforme de l’Etat, a pour sa part relevé l’écologiste Pierre Losio. Les sept conseillers d’Etat sont unis derrière un même objectif, s’est félicité le démocrate-chrétien Guy Mettan.

Les députés attendent toutefois le Conseil d’Etat au tournant et ne se contenteront pas de promesses, surtout à droite. «Nous votons le budget 2006, mais il ne s’agit pas d’un chèque en blanc», a relevé le radical Gabriel Barrillier. Si les engagements ne sont pas tenus, «nous prendrons nos ciseaux» , a noté M. Mettan.

Des mécontents

La méfiance était beaucoup plus perceptible dans les rangs des libéraux et de l’UDC. Le libéral Pierre Weiss a déploré la réactivation des mécanismes salariaux (prime fidélité, annuités), à la suite d’un accord passé entre le Conseil d’Etat et les représentants de la fonction publique. Du côté de l’UDC, on s’est voulu beaucoup plus critique encore. Le budget 2006 ne montre aucune volonté de faire le choix de l’assainissement des finances, a regretté Gilbert Catelain, qui voulait des réductions de dépenses plus conséquentes. Le canton «ne cesse de vivre au-dessus de ses moyens», a-t-il encore déploré.

Le gouvernement fera de son mieux

Le Conseil d’Etat ne demande pas au parlement un chèque en blanc, a souligné le grand argentier de canton, David Hiler. Le magistrat a rappelé que le déficit budgété il y a six mois encore s’élevait à plus de 400 millions de francs. Il a souligné le «bel effort» qu’il a fallu pour le diminuer de plus de 100 millions. Sans budget 2006, le canton de Genève fonctionne depuis le début de l’année selon le principe des douzièmes provisoires. Ce système calque les dépenses mensuelles de l’Etat en se basant sur le budget 2005. L’Etat de Genève avait déjà eu recours à ce mécanisme durant le premier semestre 2004.

L’adoption du budget 2006 a été retardée par le Conseil d’Etat genevois. Entré en fonction en décembre dernier, le nouveau gouvernement, peu satisfait du projet de budget élaboré par son prédécesseur, avait demandé et obtenu du parlement cantonal un délai pour qu’il puisse le retravailler. – (ats)


Presque tout faire pour être détesté

L’espionnage par l’administration américaine des transactions bancaires par le biais de la société SWIFT est tout simplement intolérable.

Dans le monde de la finance, à vouloir être premier de classe comme les Suisses, on ouvre la porte aux pires excès. Quand entendrons-nous un CEO ou un politicien suisses déclarer que si notre respect de la sphère privée ne plaît pas aux Américains, c’est leur problème, pas le nôtre. Le moins qu’on puisse dire, après la révélation de l’espionnage, par l’administration américaine, des transactions bancaires internationales effectuées par la société SWIFT, est que nous sommes encore très loin d’entendre de telles déclarations. Les esprits libres, prêts à prendre des risques pour défendre leur liberté ou celles de leurs compatriotes, se font rares. Sans aucun mandat de perquisition, des dizaines de milliers de recherche sur des transactions internationales ont été effectuées dans une gigantesque base de données située en Belgique. Au sein du conseil d’administration de SWIFT, on trouve des représentants d’UBS et de Credit Suisse. Comment se fait-il que ces représentants n’aient pas élevé la moindre protestation? Est-ce parce qu’ils touchaient des salaires pharamineux? Ce n’est pas impossible: rien de tel que l’argent pour dissoudre la fierté, le respect de soi et l’amour de la liberté dans un brouet de déclarations insignifiantes au terme de quelque coaching par des agences de communication. C’est d’ailleurs ce brouet qui a été servi par la société SWIFT lorsqu’elle a déclaré «avoir dû se plier aux mandats américains et s’être acquittée de ses obligations légales tout en préservant la confidentialité de ses utilisateurs». Si la confidentialité a effectivement été préservée, on se demande bien à quoi la surveillance de SWIFT a bien pu servir dans le cadre de la lutte antiterroriste. Même la logique la plus élémentaire est maintenant bafouée. Autrefois, c’était l’intérêt supérieur de la nation qui autorisait toutes les attaques contre la liberté individuelle et le respect de la vie privée. Aujourd’hui, c’est la même chose avec la lutte contre le terrorisme. Que l’attitude américaine, ici, soit intolérable, cela va de soi. Mais rappelons-nous aussi ce que disait Aristote: la nature a horreur du vide. Autrement dit, lorsque les représentants d’un pays courbent d’avance la tête sous les diktats d’une puissance étrangère, ils encouragent toutes les convoitises et laissent finalement les loups prendre leur place. Dès lors, si blâmer l’Amérique, dans cette affaire, va de soi, n’oublions pas non plus de blâmer tous ceux qui se sont couchés devant elle. Comme le relevait dans ce journal Erich Baier, CEO de Bilanz-Data à Vienne, le plus grave est que les gens s’habituent à ce qu’on fouine dans leurs affaires. Il n’y a rien de plus antilibéral qu’un Etat fouineur. Les Etats-Unis, bastion du libéralisme, sont en train de devenir un tel Etat. C’est affligeant, car la culture américaine n’a jamais considéré qu’assurer la sécurité absolue des citoyens était une priorité. Au contraire, elle a toujours fait l’éloge de l’individu qui s’occupe de sa propre sécurité sans compter sur l’Etat. Une telle attitude ne suffit pas dans la lutte contre le terrorisme! Certes, mais d’ici à l’oublier, il y a un pas que les Etats-Unis feraient bien de ne pas franchir. A nous, Européens, de les en avertir. Mais en avons-nous encore les moyens?

(Source: Agefi)


Le chef de l’Etat algérien, Abd el-Aziz Bouteflika, accros au pouvoir à vie

Depuis que certains pays africains ont recouvert de vernis démocratique leur mode de gouvernance autoritaire, les temps sont durs pour les autocrates accrochés à leur fauteuil présidentiel. Terminée l’époque où un chef d’Etat tel le Ghanéen Kwame Nkrumah, pris d’une crise de « mégalomanite » aigue en 1964, pouvait s’autoproclamer président à vie ! Ses ambitieux confrères, arrivés aux commandes un quart de siècle trop tard, à une époque où l’opinion publique internationale joue un plus grand rôle, doivent ruser pour parvenir à leurs fins. Qu’à cela ne tienne, ils ont trouvé l’arme suprême pour se maintenir au pouvoir : la réforme constitutionnelle (lire la suite)

(Source: Marianne Magazine)


Comment la CIA épie le financement du terrorisme

Depuis les attentats du 11-Septembre, le Renseignement américain a conclu des accords de coopération avec des réseaux de distributeurs automatiques de billets ou des sociétés de transferts de fonds comme Western Union. Mais le programme mis à jour par les médias américains est d’une toute autre ampleur.
La CIA et le département du Trésor américain ont surveillé les données transitant par SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), avec l’accord de cet institut financier belge. Cette coopérative interbancaire est, pour le New York Times, le «centre nerveux du secteur bancaire mondial (lire la suite)

(Source: Figaro)

Il serait inquiétant que nos chères banques suisse n'aient pas été au courant de cet accord entre Swift et les services de renseignements americains. Si tel était le cas, on pourrait dire adieu au secret bancaire.


Le marché du sexe face à la libre circulation des personnes

Amir Moradi et Olivier Pifferini, politologues, soulignent que la prostitution a fortement augmenté à Genève avec l'Accord de libre circulation, et estiment qu'une loi devrait y répondre. Depuis le début des années 1990, le marché genevois de la prostitution n'a cessé de croître, et ce de façon exponentielle. Durant les années 1990 à 2000, le nombre de prostituées en activité a environ doublé, de 277 prostituées à 516. Entre 2000 et 2005, ce nombre a de nouveau doublé pour atteindre un chiffre d'environ 1177 prostituées, et cela en cinq ans seulement. De plus, depuis le début de l'année 2006, on comptabilise déjà 166 nouvelles prostituées. (Lire la suite)

(Source: Le Temps, «Prostitution & bilatérales: le marché du sexe à Genève face à la libre circulation des personnes en Europe», Amir Moradi et Olivier Pifferini, Université de Genève, 2006)

Malgré des mesures de contrôle sanitaire des salon de massage dans certains cantons, force est de constater une certaine hyprocrisie dans ce débat. Quelles seraient les chances d'une initiative visant à l'interdiction totale de cette profession? La défense des femmes et des conditions inhumaines de travail ne devrait être le monopole de la Gauche.


L’Union tempère son ardeur pour le rail

La Commission européenne a révisé jeudi à la baisse ses ambitions pour le transport ferroviaire, préférant rendre moins polluante une route omniprésente plutôt que de chercher coûte que coûte un rééquilibrage vers le rail. Pour Bruxelles, qui présentait un bilan à mi-parcours de sa politique des transports d’ici 2010, les enjeux pour l’Union européenne sont aujourd’hui les mêmes qu’en 2001: offrir un «haut degré de mobilité» aux Européens tout en «protégeant l’environnement» et en «assurant une sécurité énergétique». Mais alors qu’elle mettait il y a cinq ans l’accent sur la nécessité d’enrayer le déclin du rail par rapport à la route, la Commission préfère aujourd’hui «optimiser le potentiel de chaque mode de transport pour atteindre les objectifs de systèmes propres et efficaces». La Commission se félicite du «coup d’arrêt qui a été donné au déclin relatif du transport ferroviaire de marchandises depuis 2001». Mais elle constate aussi que la route s’adjuge encore «la plus grande part des transports à l’intérieur de l’UE, avec 44% du fret et environ 85% des voyageurs». Du coup, Bruxelles préfère miser sur le développement du ferroviaire là où il est concurrentiel: sur les longues distances ou les corridors saturés, notamment les traversées alpines comme la liaison Lyon-Turin, ou le tunnel du Brenner entre l’Autriche et l’Italie. Elle promet aussi de rendre le rail européen plus efficace en imposant progressivement, à partir de 2009, un système harmonisé de contrôle de vitesse des trains, qui doit remplacer les 20 systèmes existants. Mais cette réorientation de la politique européenne des transports, qui se veut plus «pragmatique», a déclenché sans surprise les foudres des eurodéputés Verts. – (afp)

Quel sera l'impact sur le transit par la Suisse, compte tenu du débat sur la hausse de la taxe poids lourds? Vu que l'EU traite la Suisse comme un "membre associé", il faudra être attentif aux pressions de l'EU si elle exige de la Suisse un partage des sacrifices dans son systeme de transport