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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Les dessous d’une manipulation, par Ivan Rioufol

La gauche (française) est héroïque : elle va combattre les « rafles d’enfants » du gouvernement. Elle parle aussi de traque, de chasse. Menés par Jack Lang, les résistants veulent « faire barrage, bouclier à cette indignité ». L’acteur Philippe Torreton explique, au nom du people (37 vedettes signataires de parrainages d’enfants), que cette situation « lui rappelle des choses épouvantables ». Oui, les déportations.

Jack Lang, lui, promet la régularisation « de tous les 300 000 sans-papiers » (chiffre d’ailleurs fantaisiste). « Nous avons tout à gagner au foisonnement que nous offre l’immigration », écrivait- il, en mars (Immigration positive, Odile Jacob), chantant une République « métisse, dans ses couleurs mais aussi dans ses formes et ses idées ». Son modèle : l’ancienne Espagne musulmane (Lire la suite)

(Source: Figaro)


Les partenariats public-privé: potentiel et limites - une analyse du SECO

La volonté de généraliser les partenariats public-privé (PPP) à tous les domaines d'activité relevant de la compétence du secteur public est un sujet brûlant autant au plan national qu'international. Ces accords représentent de multiples coûts de transaction qui dépendent de nombreux facteurs et que l'État doit assumer. L'auteur estime que de tels accords de partenariat ne conviennent guère aux actifs dont les spécificités sont complexes, contrairement à d'autres plus simples. Il ne semble donc pas que les PPP de type «concession», impliquant le financement et la propriété d'infrastructures lourdes par le secteur privé sur de longues périodes, soit la forme la plus efficiente pour l'action publique. (lire la suite)

(Source: SECO)

On le voir bien dans les proposition sur l'approvionnement electrique, la possibilité de faire intervenir le privé dans les spheres de competence de l'Etat passe par une infrastructure cadre au main de l'Etat qui donne au privé les licences d'exploitation. Comme dans la possible reforme des CFF, on pourrait immaginer que l'infratructure soit confié à une entité indépendante, mais que des fournisseurs privé puissent operer des trains ou des services à bord sans l'aval des CFF. Même si l'étude pose les limites du PPP, la hausse des charges au seins des collectivités merite une approche basée sur la rentabilité que seul le privé peut faire.


L'évolution de la concurrence dans le commerce de détail suisse - Une analyse du SECO

Selon une analyse récente du SECO, la concurrence s'est nettement intensifiée sur le marché suisse avec l'arrivée de chaînes internationales de magasins. Auparavant, le commerce de détail était dominé par deux grands distributeurs, qui avaient encore renforcé leurs positions en procédant à de nouvelles acquisitions. Les auteurs cherchent à répondre aux questions suivantes: comment les responsables des achats des grands distributeurs et du commerce de détail jugent-ils cette nouvelle situation? Quelles stratégies envisagent-ils pour affronter l'intensification de la concurrence sur les prix? Quelles résistances la libre concurrence rencontre-t-elle dans le commerce de détail en Suisse? Pourquoi n'y a-t-il pas davantage d'importations parallèles alors même qu'elles seraient autorisées par la loi? En quoi le comportement des consommateurs influe-t-il sur la politique des prix? (voir l'article complet)

(Source: SECO)

Ce que l'analyse ne dit pas, c'est comment permettre au commerce de détail de créer des emplois et se différencier des grands magasins. La décision de Migros de se passer des dindes suisses pour acheter moins cher dans les pays de l'est est dramatique, mais elle souligne le besoin pour nos producteurs d'approcher leurs clients de manière nouvelle.

Le dernier numero de la vie economique est egalement disponible ici


Malte se sent envahie par les immigrés

Du haut de leurs magnifiques remparts de pierre ocre, ils ont repoussé les Ottomans en 1565. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont vaillamment résisté aux bombardements allemands et italiens. Aujourd'hui, les Maltais connaissent leur «troisième siège», selon l'expression de l'extrême droite locale. En quatre ans, plus de 5 000 immigrants africains ont débarqué sur ce petit rocher perdu au milieu de la Méditerranée. Plus besoin de prendre un ticket pour «le Grand Siège de Malte», l'une des principales attractions touristiques de La Valette, pour se retrouver «face aux envahisseurs» et «sentir la peur», comme le promet le prospectus. Il suffit d'errer du côté de la grande porte de la ville fortifiée, là où se retrouvent les Africains en descendant du bus. À la vue d'un Noir, une mère de famille change de trottoir. Au Mac Donald's, les clients s'écartent. «Nous sommes une petite nation tranquille, explique un chauffeur de taxi. Ces gens-là ne sont pas comme nous : on n'en veut pas. Avec eux, il y a plein de bagarres. La semaine dernière, une collégienne a même été violée». (lire la suite ...)

(Source: Figaro)

On voit bien que la dite protection humanitaire, tant louée par notre ministre aux affaires étrangères et le tribunal fédéral, devient une boite de pandore tant la fuite économique des migrants d'Afrique non qualifiés ne trouvera pas d'épilogue heureux. Il est clair que leur avenir ne peut être que chez eux, ou temporairement dans des pays voisins, car leur culture économique, leur mode de vie ne correspond pas aux nôtres. Le problème certes climatique qui touche certaines régions pauvres reste avant tout un problème domestique de partage des ressources. La guerre des clans, et les élections truquées sont un énorme problème. L'idéologie socialiste qui soutient le « droit à la migration » ainsi que leur intégration par subventions se trompe lourdement. C'est avant tout sur place dans ces pays que l'intégration économique doit se faire, quitte à prendre des sanctions financières contre les dictateurs du tiers monde. Les accepter ici n’est qu’un leurre car rapide sera leur déception et leur tentation de gagner de l’argent par des moyens illégaux. C'est avec courage qu'il faut empoigner cet enjeu, au risque de voir ces populations se constituer comme en France en favelas dans nos villes, et créer des tensions dans la population.


Réformes structurelles pour tenir l’endettement

La stratégie actuelle d’assainissement des finances fédérales ne suffira pas à terme. Forte de cet avis, la majorité bourgeoise du Conseil national a adopté, par 89 voix contre 77, une motion invitant le gouvernement à engager rapidement des réformes structurelles.

Selon l’auteur du texte, le conseiller aux Etats Hans Lauri (UDC/BE), ces réformes devront porter principalement sur les domaines des transports, du social, de la formation et de l’agriculture. Elles devront tendre à limiter, «dans la mesure du possible», l’augmentation des dépenses budgétées au renchérissement escompté. Cette motion, soutenue par le Conseil fédéral, a donné lieu mercredi pour la énième fois à un duel entre la gauche et la droite sur la politique la plus appropriée pour consolider les finances de la Confédération. A quelques exceptions près, le camp bourgeois a ainsi applaudi des deux mains, jugeant qu’il faut poursuivre l’effort. (ATS)

Grace à l'UDC, on passe enfin aux actes, et non aux reformettes cosmétiques.


Les aides agricoles restent importantes

Les subventions agricoles assurent-elles la qualité de l'environnement et le maintien de la population dans les zones rurales? Non. L'OCDE qui a publié ce mercredi son rapport 2005 sur la politique agricole est catégorique: elles sont inefficaces, notamment parce qu'elles stimulent l'exploitation des ressources naturelles et poussent au productivisme. «Il serait plus efficace d'encourager le développement rural à l'aide des mesures renforçant, par exemple, l'investissement dans les infrastructures, l'éducation et les services sociaux», avancent les auteurs du rapport.

Ainsi l'OCDE tord le cou à l'argument avancé par de nombreux pays pour justifier les subventions agricoles. L'organisation dénonce le fait que ses membres continuent à accorder de larges soutiens à leur agriculture. Couplés aux droits de douane à l'importation et aux autres mesures protectionnistes, ils créent de graves distorsions de la production et des marchés.
Pour 2005, les subventions se sont élevées à 225 milliards d'euros, soit 29% des revenus agricoles. Le rapport constate que malgré des réformes entamées dans quelques pays, le niveau de soutien est inchangé par rapport à 2004 et est à peine inférieur aux 30% en 2003. Il constate aussi que certains changements sont en cours en Europe et aux Etats-Unis qui réfléchissent aux mesures de soutien pour encourager la production de biocarburants.

Le niveau de subventions varie selon les pays. Comme les années précédentes, la Suisse reste la plus généreuse, avec 68% des revenus d'exploitation payés par l'Etat. L'OCDE note que, dans l'ensemble, l'agriculture suisse n'a pas beaucoup évolué ces dernières années malgré l'adoption des paiements directs qui ne sont plus liés à la superficie sous exploitation ou à la tête de bétail.

L'OCDE critique l'agriculture suisse - 1,3% du PIB et 4% de l'emploi - qui n'a pas diminué l'utilisation de pesticides contenant des nitrates et des phosphates alors que la superficie totale consacrée à l'agriculture biologique a augmenté de 7% entre 2000 et 2003. Les auteurs ne font aucune référence au nouveau programme agricole 2007-2012 qui est actuellement en préparation et qui propose de fermer quelque peu le robinet.
Le rapport de l'OCDE tombe à point nommé. La libéralisation du commerce des produits agricoles fait l'objet de difficiles négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Les pays émergents demandent aux pays riches de baisser les subventions et d'ouvrir leurs marchés. (Le Temps)

Et les perspectives d'un accord avec l'EU ne sont pas réjouissantes pour autant. Il faut arrêter de coincer le consomateur avec des droits de douane elevés. Seule une agriculture de qualité saura se vendre auprès des Suisses, les barrières tarifaires n'y changeront rien.


Plus de 2'000 véhicules à gaz naturel en Suisse

Coordonnées à l’échelle de la Suisse par la société gazmobile sa, la promotion des véhicules à gaz naturel et la densification du réseau de stations de remplissage a encore porté ses fruits en 2005. En l’espace d’une année, le nombre des véhicules propulsés au gaz naturel a augmenté de 1'250 à presque 2'000, ce cap étant déjà dépassé en janvier 2006. Dans le même temps, le réseau des stations de remplissage est passé de 50 à 61 unités. Le volume de gaz naturel et de biogaz distribué dans ces stations correspond à environ 3,5 millions de litres d’essence.

Pour son troisième exercice, la société gazmobile sa (Arlesheim BL) a enregistré de nouveaux succès, en coopération avec l’ASIG et la SSIGE, les sociétés de distribution de gaz naturel régionales et locales, les importateurs d’automobiles, les exploitants des stations-service et d’autres partenaires. A la fin 2005, 1'900 véhicules propulsés au gaz naturel (GNC) circulaient sur les routes de Suisse et du Liechtenstein. Fin janvier 2006, ils étaient déjà 2'075: 1'460 voitures de tourisme (+604 par rapport à 2004), 525 fourgonnettes et minibus (+214), 64 bus (+5) et 26 poids lourds (+7). Les marques les plus vendues sont Fiat, Opel et Volvo.
Selon une enquête représentative réalisée par Erdgas Ostschweiz AG, la moitié des Suisses pourraient envisager de passer au gaz naturel/biogaz carburant à l’achat de leur prochaine voiture.

Plus d’un tiers de biogaz
Les stations de remplissage ont distribué 2,4 millions de kilogrammes de gaz naturel et de biogaz, ce qui équivaut à 3,532 millions de litres d’essence. La proportion de biogaz s’est élevée à 37%. A la suite de la forte hausse du prix de l’essence et du diesel en 2005, le gaz naturel, calculé en litre équivalent essence, revenait jusqu’à 40% meilleur marché que l’essence et le biogaz même jusqu’à 50%.
On dénombrait fin, 2005, 61 stations-service proposant du gaz naturel et du biogaz. L’ouverture de 20 stations supplémentaires est planifiée en 2006. Le répertoire des stations de remplissage, constamment actualisé, peut être consulté sur le site
www.vehiculeagaz.ch, qui propose en outre un large éventail d’informations concernant les véhicules GNC.

Le dégrèvement fiscal se fait attendre
Les distributeurs suisses de gaz naturel se sont fixé pour objectif d’offrir au public un réseau d’une centaine de stations de remplissage d’ici à 2007. On table sur environ 30’000 véhicules GNC en Suisse en 2010. Une condition importante de cette montée en flèche est la réduction de l’impôt sur les huiles minérales grevant les carburants gazeux, initialement prévue pour le début de 2007. Le dossier ayant toutefois rencontré différents obstacles au niveau politique, le dégrèvement n’est pas attendu avant la mi-2007. Par ailleurs, plusieurs cantons ont étudié ou sont en train d’étudier la question de la réduction de l’impôt sur les véhicules à moteur frappant les véhicules respectueux de l’environnement. Enfin, nombre d’entreprises gazières locales encouragent l’achat de voitures à gaz naturel en accordant des subsides ou des bons de carburant.

Elargissement de l’offre de véhicules GNC
Actuellement, Citroën, Fiat, Mercedes-Benz, Opel, Peugeot, VW et Volvo proposent 14 voitures de tourisme GNC dans différentes catégories de prix. Côté utilitaires légers et poids lourds, Citroën, Fiat, Iveco, MAN, Mercedes-Benz, Opel et Peugeot présentent un éventail de 17 véhicules à la vente. VW et Opel ont annoncé de nouveaux modèles pour 2006.

En Suisse, le gaz naturel est utilisé comme carburant depuis bientôt 20 ans. La technique est sûre et tout à fait au point. Les véhicules GNC polluent entre 60 et 95% moins que les véhicules diesel ou à essence. Leurs émissions de CO2 sont jusqu’à 25% inférieures à celles des voitures à essence. En utilisant le biogaz, on parvient même à un bilan neutre du point de vue des émissions de CO2

(Source: www.erdgas.ch)


La Chambre basse s’accommode d’une taxe graduée sur le CO2

Le National a accepté mercredi d’introduire une taxe sur le CO2 progressive dans le domaine des combustibles. Il a rejeté les tentatives d’enterrer tout projet de taxe et de miser sur les seuls effets du prix du pétrole. Mais le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Le PS, les Verts, une large majorité du PDC et quelques radicaux ont fait pencher la balance en faveur du compromis, issu des rangs du PDC et repris par la majorité de la commission préparatoire. Le projet retenu fait dépendre l’introduction de la taxe du respect des objectifs de réduction de ce gaz à effet de serre, au cas où le prix du pétrole ne suffisait pas à les atteindre.

Concrètement, une taxe de 12 francs par tonne de CO2, soit 3 centimes par litre d’huile de chauffage, serait prélevée dès janvier 2008, si les émissions de combustibles fossiles ont dépassé en 2006 94% du niveau de 1990. Puis la taxe passerait à 24 francs en 2009 si les émissions ont dépassé en 2007 90% du niveau de 1990. Enfin, l’ultime étape (36 francs - 9 ct. par litre d’huile de chauffage) pourrait être franchie en 2010 si les émissions ont dépassé en 2008 86,5% du niveau de 1990 ou 85,75% durant l’une des années suivantes.

Par des majorités relativement confortables, le conseil a rejeté les tentatives de faire dépendre l’introduction d’une taxe du prix du pétrole. Tentatives que la gauche et la majorité du PDC ont considérées comme un moyen «hypocrite» de torpiller la redevance incitative et de l’enterrer.

Le camp rose-vert et le Conseil fédéral, qui voulait aller plus loin et introduire sans tarder une taxe plus importante, ont vu leurs propositions rejetées à des majorités substantielles. Le Conseil des Etats, où le PS compte neuf représentants et les Verts aucun, est considéré comme plus conservateur.

Comme prévu par le gouvernement, le produit de la taxe devrait entièrement être redistribué à la population, par le biais de l’assurance maladie, et aux entreprises. Le National a choisi cette voie par 99 voix contre 64. Cela devrait permettre de verser à chaque habitant quelque 50 francs, lorsque la taxe aura atteint son plus haut niveau. Ainsi ceux qui auront économisé de l’énergie profiteraient et les autres pas.

Le conseil a en effet écarté la deuxième partie du compromis de la commission, qui voulait affecter 100 millions à la construction et à la rénovation de bâtiments moins voraces en énergie. Outre le PRD et l’UDC, la majorité du PDC et une partie des Verts n’ont pas voulu soutenir ces possibilités d’investissements.

Pour l’organisation faîtière economiesuisse, le compromis est tout aussi insatisfaisant. La décision dépasse de beaucoup les mesures de politique climatique indispensable, a déclaré Urs Näf, porte-parole d’économiesuisse. La Société suisse des propriétaires fonciers relève que la hausse progressive de la taxe est basée sur une méthode de mesure du CO2 peu transparente et difficilement contrôlable par les autorités. – (ats)

On voit bien une fois de plus que le PDC fraie avec le PS! On se demande bien commment cette taxe va etre utile, si elle est en plus redistribuée aux bons citoyens ecolos. Encore une fois, on fait payer le consommateur, alors que l'Office Fédéral de l'Environement annonce un recul des gaz émis par les systèmes de chauffage en 2004! Mais en politique, les coups d'esbrouffe paient plus que les faits. Cette taxe est d'autant plus ridicule que déja les Suisse privilègient déjà le gaz au mazout: Selon l'association Suisse Gaz Naturel Erdgaz.ch, le nombre des communes raccordées au réseau de gaz naturel est passé à 836 en 2005, en progression de 35 unités. Deux tiers de la population suisse vit aujourd’hui dans des communes desservies par le réseau de gaz naturel. Comme indiqué à l’occasion de l’assemblé générale de l’association faîtière des distributeurs suisses de gaz naturel (ASIG) à Lausanne, les ventes de chaudières à gaz ont pour la première fois dépassé celles des chaudières à mazout (17'030 contre 16'800 unités). En augmentation de 2,7%, la consommation de gaz naturel a atteint un nouveau record en Suisse, avec des ventes de plus de quelque 36 milliards de kilowattheures.


Le droit d’asile a tout à gagner de procédures améliorées

Les partisans d’un droit d’asile illimité déclenchent une campagne médiatique ample et bien orchestrée en vue de la votation de cet automne sur la révision de la loi sur l’asile. Il ne se passe guère de jour sans qu’une nouvelle opposition ne se manifeste pour brandir le spectre de traitements dégradants, de renvois inhumains et de procédures impitoyables. Ces sombres prophéties émanent des milieux de gauche, mais des personnalités et des partis de droite y joignent aussi occasionnellement leur voix, dénonçant une loi qu’ils estiment indigne de notre tradition humanitaire.

Il n’est pas sûr que ces arguments convainquent facilement les citoyens qui voient chaque jour comment des filières d’immigration et de trafics divers exploitent les failles de notre droit d’asile. Il y a quatre ans, une initiative de l’UDC n’a été rejetée que d’extrême justesse. La révision sur laquelle nous voterons le 24 septembre a été conçue par les parlementaires comme un contre-projet modéré. Mais l’objectif reste le même: accélérer et améliorer les procédures afin d’éviter les abus qui décrédibilisent aujourd’hui notre droit d’asile et qui nuisent, en fin de compte, aux personnes qui ont des raisons valables de se réfugier chez nous.

Parmi les aspects contestés par les opposants figurent, notamment, la non-entrée en matière pour les requérants qui ne présentent aucun papier d’identité, la brièveté des délais de recours en cas de décision négative, la suppression de l’aide sociale dès le moment où le renvoi est exécutoire, ou encore certaines possibilités de détention.

La Confédération veut se réserver le droit de ne pas entrer en matière sur les demandes de requérants qui se présentent sans papier d’identité, sachant qu’il s’agit souvent d’un stratagème pour éviter un renvoi. Mais des exceptions sont expressément prévues lorsque des motifs vraisemblables peuvent expliquer l’absence de papiers, et les personnes réellement persécutées ne seront donc pas exclues de la procédure d’asile, comme on l’entend dire. La fixation de délais de recours brefs – mais pas impossibles à tenir – participe d’une stratégie générale visant à accélérer les procédures. La stratégie de certains requérants et de ceux qui les conseillent consiste à faire traîner les dossiers jusqu’au moment où ils pourront dénoncer l’inhumanité d’un renvoi. Mais les demandeurs d’asile sincères n’auront aucun mal à se plier à ces exigences et ne se plaindront pas d’être rapidement fixés sur leur sort. Quant à ceux qui ont été déboutés et qui ont épuisé leurs possibilités de recours, il paraît normal de leur faire quitter la Suisse si l’on veut que l’Etat de droit mérite encore son nom. Il serait choquant d’accorder à ces personnes une aide sociale qui leur permettrait de continuer à vivre durablement chez nous. En revanche, l’aide d’urgence, soit 21 francs par jour, est toujours accordée. Elle est financée par la Confédération sous la forme de montants forfaitaires accordés aux cantons, charge à ces derniers de procéder aux renvois dans des délais raisonnables.

Les modifications législatives dont il est question ici ne modifient pas les conditions de fond permettant l’octroi de l’asile mais concernent uniquement les procédures. Ces modifications sont nécessaires car un droit dur mais juste vaut mieux qu’un laisser-aller général qui suscite souvent un durcissement encore plus sévère.

(Source: Agefi)


Au contraire des lobbies, les ONG déclarent servir l’intérêt général

Hier, Credit Suisse était accusé par deux ONG, «Greenpeace» et la «Déclaration de Berne», de «complicité» de violation des droits de l’homme et de pollution de l’environnement dans le secteur des matières premières. Nous ne pouvons ici entrer dans le détail de ces accusations. Relevons seulement qu’elles ont été rejetées par Credit Suisse qui a, en outre, estimé que ce rapport était une tentative des ONG d’élargir la sphère de responsabilité des banques. Pauvres banquiers, est-on tenté de dire, déjà qu’ils frôlent la schizophrénie puisqu’ils doivent à la fois obtenir la confiance de leurs clients tout en étant prêts à les dénoncer pour blanchiment d’argent! Et maintenant, ils doivent en outre s’assurer que les crédits qu’ils mettent à disposition de certaines industries (Total en Birmanie - Glencore en Colombie, dans le cas présent) ne soutiennent pas des activités contraires aux droits de l’homme ou au respect de l’environnement. Comment obtenir une telle assurance sans encourir des dépenses encore plus élevées que celles liées au blanchiment?

On dira que les banques ont tout avantage à pratiquer ce respect. Certes, mais une telle pratique est beaucoup plus difficile au niveau des flux financiers que dans d’autres secteurs d’activité. Par exemple, Lafarge s’enorgueillit d’avoir répondu aux exigences du WWF en réduisant considérablement les énormes émissions de CO2 découlant de la fabrication du ciment, au point que cette compagnie peut se réclamer du logo du WWF. Mais une chose est de réduire de telles émissions, autre chose est de s’assurer que les flux financiers qu’une banque alimente ne servent pas des buts contraires aux droits de l’homme et de l’environnement. Après tout, ne faudrait-il pas s’attaquer directement aux industries coupables de ne pas respecter ces droits, plutôt qu’aux constructions financières sur lesquelles elles s’appuient?

Enfin, dernière critique. Quelle est la légitimité des ONG? Elles n’ont pas été élues démocratiquement. Elles sont loin d’être soumises à des exigences comparables à celles des banques (même si elles jouissent d’une accréditation auprès de l’ONU). Bref, elles sont éminemment critiquables. Faut-il pour autant les critiquer? Et peut-on, sur la base de cette critique, rejeter leurs accusations? Est-ce parce qu’elles prétendent être au service de la société civile, du bien commun, voire de la survie de la planète, qu’il faut les placer au-dessus de tout soupçon? La réponse à cette dernière question est évidemment négative. Les ONG sont des organisations créées et gérées par des êtres humains, non des anges. Elles peuvent se tromper, voire exercer des influences négatives. Sont-elles le symptôme d’un déficit démocratique? Peut-être... Reste que les ONG sont devenues, sur la scène nationale ou internationale, des acteurs pour l’instant incontournables.

(Source: Agefi)