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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Bush en garde-frontière

Que les États-Unis, pays d'immigrants par excellence, en soient arrivés à déployer la Garde nationale à leur frontière pour arrêter les clandestins montre que nous, Européens, ne sommes pas seuls à ne pas avoir réglé le problème de l'immigration.
(Source: Figaro, 17 mai 2006)

Il est amusant que notre presse bien pensante s'égosille contre les mesures du président Bush à la frontière mexicaine, alors que nous avons le même problème en face de la méditerranée. A la place du désert, la mer dangereuse pour beaucoup de migrants. Il est amusant de constater que la gauche, championne de la lutte contre le travail au noir, défende cette fois-ci les besoins de l'économie pour justifier le marché noir. Quand aux hauts cris face au concept d'immigration choisie, et le risque de fuite des cerveaux, remarquons que bons nombres d'étudiants indiens et chinois partis étudier aux USA sont retourné dans leur pays pour créer des emplois. De grâce, ne nous laissons pas intoxiquer par les longs sanglots des violons socialistes, et osons appliquer une politique migratoire cohérente, ou le meilleur remède à l'exode est l'échange des biens et des services! Un migrant ne préfère-t-il pas rester chez lui s'il peut créer un commerce? Obligeons une bonne fois pour tous ces régimes qui déversent leur responsabilité sociale sur les autres à s'assumer et respecteur leurs populations! Rappelons que les versements des migrants à leur familles (via western union) sont enormes et constituent une part importante du PIB de certains pays, alors que leurs leaders se prelassent dans les palaces européens et jouent au gogos dans les endroits chics! A quand de vraies mesures pour qu'ils paient leur du?


"Ne rien imposer à la Suisse" - Christine Lagarde, ministre française aux affaires étrangères

Lors d'une interview avec le quotidien bernois le Bund en marge du Symposium de St-Gall, la ministre française aux affaires étrangères, Christine Lagarde, a eu des mots particulièrement tendres pour notre pays:

Bund: En tant que ministre (française) de commerce extérieur, pensez-vous un peu à l'adhésion de la Suisse à l'UE ?

CL : Vous serez peut-être étonné, mais je ne suis pas pour qu'on impose quelque chose à un pays dont il ne veut pas du tout.

Bund : Mais les conditions n’ont pas été aussi bonnes que depuis un temps considérable. Il y a les études qui prouvent un lien entre prospérité et ouverture par des alliances. Peut être les suisses craignent-ils de devenir des débiteurs nets.

CL : Disons-le ainsi : Les suisses ont beaucoup de succès parce qu'ils pensent aussi beaucoup de manière économe.

Bund : Et ne prennent aucun risque ?

CL : Au moins, pas de risques incalculables. Ce qui distingue aussi les suisses, c’est leur utilisation sage des ressources. J'ai toujours éprouvé cela, quand je travaillais chez Baker et McKenzie. Parce que le pays est petit, on doit se servir habilement de ce qu'on a, et investir où cela peut quelque peu rapporter; cela vaut aussi pour des ressources immatérielles.

Bund : La Suisse publie depuis longtemps des lois et des dispositions qui se referent à Bruxelles. Est-ce un signe d’appartenance anticipé ?

CL : Ce n'est pas à moi de juger. Mais la Suisse se trouve au milieu en Europe et est exposée à une certaine influence.

Bund : On pourrait juger cela inversement : Mieux l'économie suisse va, plus la voie bilatérale lui satisfera .

CL : Les suisses sont en tout cas rompus aux négociations et connaissent les points importants pour eux. Lors de mes premières expériences de l'OMC, on me disait : Tu dois considérer deux choses, quand il s'agit de ce pays : ses intérêts agricoles et la formule suisse (pour la suppression des tarifs douaniers).


A quand la fin du puzzle européen? Une analyse du Credit Suisse

L'Union européenne est face à un dilemme: son pouvoir d'attraction reste fort auprès de nouveaux membres potentiels, mais elle-même est saisie par le doute.

La politique d'élargissement de l'Union européenne (UE) a facilité jusqu'ici le pas sage des pays candidats à l'économie de marché; elle est donc très appréciée. L'UE elle aussi tire profit de la stabilisation et de l'intégration de ses voisins, tant sur le plan économique qu'en termes de sécurité. Toutefois, le processus d'élargissement rencontre de moins en moins de soutien au sein de l'Union. Car une expansion continue risqué d'entraîner une distension et donc une diminution de la capacité d'action. Sous l'angle de la politique extérieure, la poursuite de l'élargissement se justifie aussi longtemps que de nouveaux membres potentials s'intéressent à l'Union et qu'elle bénéficie aux deux parties. Sur le plan intérieur, pourtant, il faudrait y mettre fin bien plus tôt, ce qui reviendrait à refuser l'entrée à des pays voulant adhérer. L'UE est à la croisée des chemins: doit-elle donner la priorité aux considérations de politique étrangère ou à celles de politique intérieure? Et quels sont les pays auxquels elle doit offrir une perspective d'adhésion?

(Source: E-Magasine Credit Suisse - http://emagazine.credit-suisse.com/app/article/index.cfm?fuseaction=OpenArticle&aoid=149936&coid=7805&lang=FR)

Une bonne analyse du CS qui nous encourage à nous interroger sur les buts réels de l'union, tant on a l'impressions que ses leaders sont déconnectés de leurs citoyens. En fait, elle semble plutôt être devenue une agence d'aide au dévelopement pour le seul bénéfice des mutlinationales. A ce rythme là, à quand la Chine dans l'UE?


Assemblées de l’ASIN et du NOMES: l’adhésion à l’UE au cœur des débats

Dans la bataille sur l’adhésion à l’Europe, les adversaires n’ont pas changé. Alors que le NOMES la considère comme indispensable, l’ASIN veut interdire au Conseil fédéral de signer des contrats qui intègrent la Suisse à des organisations internationales. C’est peut-être un hasard du calendrier, mais il se répète pour la deuxième année consécutive: le Nouveau mouvement européen suisse (NOMES) et l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) ont tenu simultanément samedi leurs assemblées générales à Berne.

Rapport sur l’Europe

Le millier de délégués de l’ASIN, qui fête cette année ses vingt ans d’existence, ont décidé de lancer une initiative populaire pour retirer au gouvernement le droit de signer des traités qui lient institutionnellement la Suisse à des organisations internationales comme l’OTAN ou l’Union européenne (UE) et l’obligent à reprendre leur droit. Le moment de son lancement n’a pas été fixé. «Une initiative aussi stupide nous permettra au moins de montrer l’interdépendance qui existe entre les pays» et qui les oblige à trouver des solutions internationales aux problèmes actuels, a dit à l’ATS la conseillère nationale Christa Markwalder (PRD/BE) à l’issue de l’assemblée du nomes, qui l’a élue à sa présidence. Mme Markwalder, 30 ans, succède ainsi à son collègue de parti vaudois Yves Christen, en poste depuis deux ans. La centaine de membres présents à Berne a en outre décidé d’engager «activement» le nomes dans la campagne en faveur de la contribution suisse d’un milliard de francs aux nouveaux pays de l’UE, contre laquelle l’UDC, les Démocrates suisses et la Lega dei Ticinesi ont lancé le référendum.

Particularité suisse détruite

«Ce vote ne sera pas facile à remporter, mais si on explique bien au peuple que la Suisse a tout à gagner de l’élargissement de l’UE, nous avons une chance», a affirmé Mme Markwalder. Cette échéance ne doit pas faire oublier que l’objectif principal du nomes reste l’adhésion à l’Union. «Cela prendra du temps et il faudra convaincre tant la population que les milieux économiques sans lesquels un vote sur l’adhésion n’a aucune chance». Or le rapport sur l’Europe que devrait publier le Conseil fédéral cette année «nous offre enfin la possibilité d’en débattre en profondeur», a-t-elle relevé.

Pour des questions de stratégie, il semble toutefois que le gouvernement veuille repousser sa publication après le vote sur la contribution suisse, «ce que je comprends», a dit Mme Markwalder. Mais si un «non» sort des urnes, cela signifiera la fin de la voie bilatérale et le Conseil fédéral devra revoir son chapitre sur l’adhésion, a averti la nouvelle présidente du nomes.

Une adhésion détruirait inévitablement les particularités uniques de la Suisse, a affirmé de son côté l’ancien ministre allemand Klaus von Dohnanyi devant les délégués de l’ASIN. Selon lui, les décisions ne seraient plus prises par les citoyens, mais par le «moloch bureaucratique à Bruxelles»ou un Parlement éloigné. C’est pourquoi l’ASIN va «poursuivre son combat aussi longtemps que les biens les plus élevés de notre Etat sont mis en danger par la politique d’alignement pusillanime pratiquée à Berne», a déclaré son président, le conseiller national UDC Pirmin Schwander. Il a soumis aux membres une résolution, acceptée, demandant à ce qu’il n’y ait plus d’engagements militaires hors des frontières
(Source: ATS, 08 mai 2006)

Deux choses navrantes sont à souligner:

D'une part, le fait que l'administration fédérale songe à reporter le rapport sur l'UE pour eviter que l'UDC y puise d'autres arguments contre le referendum! Si cela devait être le cas, ce serait un scandale car l'administration vit des impots des citoyens, y compris ceux qui votent UDC. Cela renforcerait le sentiment que l'administration nous cache des choses et veut nous manipuler. Esperons que nos élus exigeront le cas écheant la publication de ce rapport s'il venait à disparaitre.

Deuxième point, le NOMES vient d'atteindre des profondeurs lacustre de perspicacité quand ils offrent le Prix de "l'Européen de l'année 2006 à Hans-Jürg Fehr". Le NOMES entend ainsi récompenser le président du PS pour les efforts consentis afin que l'adhésion fasse l'objet d'un grand débat politique au sein de son propre parti et dans l'arène politique suisse. Le PS a en effet ouvertement pris parti en faveur de l'adhésion à l'UE, en publiant un rapport sur ses avantages et ses inconvénients. Quand on sait ce que pensent les experts de ce dossier socialiste, on ne peut que se frotter les yeux. Quel meilleur défenseur du non à l'UE que M. Fehr! Qui veut en effet adhérer à une sorte d'Union Européenne des Republiques Socialistes.? Les dernières discussion à Bruxelles sur les fiscalités cantonales nous éclairent sur le vrai but de l'UE: Servir nos têtes Suisses sur le plateau de la grande redistribution étatique européenne. Car dans l'UE, il y a bien longtemps que les louables objectifs de fraternité ont disparu, pour favoriser en fait de plus bas et plus juteux intérêts mercantiles!

Soutenez le referendum contre le versement d'un milliard et plus à l'UE! Téléchargez les cartes de signatures pour les faire circuler auprès de vos proches et amis:
http://www.svp.ch/file/060324-ref-osthilfegesetz-f.pdf


Contre l'insécurité, la gauche doit réhabiliter la responsabilité individuelle

Nous le savons, nous le constatons : la demande d'ordre est forte chez nos concitoyens. Est-ce démagogique, serait ce obligatoirement du «mauvais plagiat » de vouloir y répondre ? Plagiat d'un ministre de l'Intérieur au bilan particulièrement décevant... ? Car si le nombre des cambriolages, vols de voitures, braquages a baissé, grâce à une meilleure protection individuelle des biens, les violences contre les personnes n'ont cessé d'augmenter. Le gouvernement reste inapte à faire face à la montée de la violence dans notre pays.
On l'a bien vu avec «la révolte des banlieues» en novembre : après avoir démantelé la police de proximité, supprimé les emplois-jeunes, taillé à la serpe dans les crédits aux associations de proximité, il n'a eu d'autre réponse que «l'état d'urgence», sans résultat probant, si l'on en juge par les milliers de voitures brûlées à la fin 2005. Et chaque fois que la violence s'exprime, à l'école, dans les trains, dans les services accueillant du public, le gouvernement répond : «Mettons des policiers.» A ce rythme, il faudrait bientôt doubler ou tripler le nombre de policiers en France, puis celui des gardiens de prison, alors qu'ils ne peuvent résoudre à eux seuls le phénomène complexe de la délinquance, spécialement celle des jeunes.
La gauche, pour autant, ne peut s'en tenir là et aurait tort de nier la réalité de l'insécurité. Elle doit tenir un discours très clair contre la délinquance, qui frappe d'abord les plus faibles. Une récente enquête de «victimation», réalisée par l'Observatoire national de la délinquance en 2002-2004 a nettement confirmé que les ménages des quartiers en difficulté étaient les plus exposés à la délinquance. Alors que 26% des ménages déclarent avoir subi au moins une atteinte aux biens (vandalisme contre le logement ou la voiture, vols) le taux dépasse 36% dans les zones urbaines sensibles ! L'insécurité est bien une injustice sociale qu'il faut combattre comme telle.
Ségolène Royal a raison de l'affirmer, comme elle a raison de revendiquer une action déterminée de la gauche dans ce domaine. Encore faut-il énoncer quelques postulats, pour sortir du «répressisme» sarkozien comme de l'angélisme soixante-huitard. Notre société produit de la délinquance et des délinquants ; ce sont les choix politiques qui doivent permettre d'agir sur les causes sociales, urbaines, économiques de l'insécurité. Mais reconnaissons dans le même temps que les individus ont leur responsabilité propre : il est trop facile de considérer le délinquant – même quand il est jeune – comme une victime de la société. Ne trouvons pas de fausses excuses socialisantes au violeur, au dealer, au violent. Leurs valeurs (le droit du plus fort, l'égoïsme, le cynisme, le machisme...) ne sont pas les nôtres. Elles sont destructrices du vivre-ensemble.
Face à la délinquance, la gauche doit assumer une politique différente, par un nouvel équilibre entre la responsabilité de la société et celle de l'individu. La responsabilité des individus doit en effet être posée. Car le combat contre l'insécurité ne sera pas gagné sans les citoyens eux-mêmes. Parlons de la responsabilité des parents, par exemple. Il faut aider les parents parfois dépassés par leurs enfants à faire face, en multipliant pour cela des lieux d'écoute et de soutien (dans les centres sociaux, les mairies, les associations de quartier...), en renforçant les occasions de dialogue avec l'institution scolaire afin d'apporter des réponses concrètes aux difficultés de plus en plus graves que rencontrent les enseignants dans leurs classes.
Au-delà, la société a le devoir d'éduquer et de proposer un avenir à chaque jeune. Mais elle doit avant tout éviter que soient commis de nouveaux actes. Il y aurait en ce sens beaucoup à faire pour rendre plus efficaces les politiques de prévention. Cela signifie reconnaître la prévention comme une fonction sociale majeure. Ce qui implique de considérer les éducateurs, les médiateurs, comme nous considérons les infirmières, les pompiers, les instituteurs. Ces derniers sont conçus comme indispensables à notre fonctionnement social ; les métiers de la prévention doivent être également envisagés comme tels. Cela passe par l'évaluation et l'amélioration de leur statut, le renforcement de leur formation et la revalorisation de leur rémunération.
Il conviendrait ensuite de créer une police de la tranquillité publique, qui manque cruellement après la démolition en règle de la police de proximité. Nicolas Sarkozy, ne croyant qu'à une police d'ordre public, affirme : «En affectant des compagnies républicaines de sécurité dans les banlieues sensibles, et en adaptant leurs modes d'intervention à cet environnement spécifique, je fais de la police de proximité» (1). Qui pourra penser que les CRS, corps spécialement affecté au maintien de l'ordre et à la répression, ont quelque chose à voir avec les agents de la police de proximité ?
Cela n'est pas sérieux. Il faut bien entendu conforter les missions essentielles de la police : la répression, l'investigation, et le travail de la police judiciaire sont au coeur des missions régaliennes de l'Etat. Mais cela ne suffit pas : il faut aujourd'hui poursuivre et prolonger ce qu'a été la police de proximité, à travers une police locale de la tranquillité publique, chargée de dissuader et de prévenir les actes délictueux, par une présence active et continue sur le terrain, et formée à l'accueil des victimes, véritable carence d'après de récents rapports d'inspection...
Agents de la police nationale et agents des polices municipales auraient à travailler ensemble concrètement, une fois précisé le périmètre de leurs compétences respectives et de leurs compétences communes. Conséquemment, il y a lieu de relancer et pérenniser la démarche des contrats locaux de sécurité, en les reconnaissant dans la loi, pour sortir des logiques de cloisonnement entre les services. Mais allons plus loin : dans les quartiers sensibles devraient être crées des «unités de police urbaine», disposant de tous les moyens d'intervention pour anticiper et dissuader : sécurité publique, renseignement, investigation judiciaire, brigade des mineurs.
Et bien sûr, la nécessaire réforme de la justice devra être lancée, afin que cette institution, à laquelle on demande beaucoup en matière de réinsertion, et d'insertion – je pense à la protection judiciaire de la jeunesse, à l'Administration pénitentiaire, aux juges d'application des peines, aux juges des enfants – ait enfin les moyens d'assumer ses lourdes tâches, y compris la prévention de la récidive, outil essentiel de protection des citoyens. La gauche ne doit pas être timorée face à l'insécurité. Elle doit revendiquer et assumer cette nouvelle politique, qui engage la société autant que l'individu, les institutions autant que le citoyen.
* Député PS, adjoint au maire de Paris chargé de la prévention et de la sécurité, vice-président de la commission parlementaire sur l'affaire d'Outreau
(1) «Gazette des communes», 21 novembre 2005

Le ségolisme, ses limites - d’Ivan Rioufol (Figaro)

Panique chez les apparatchiks. La glasnost, qui a libéré la parole à droite, ébranle la gauche à son tour. D’un ton très Maréchal, nous voilà, Ségolène Royal veut donc « remettre l’école et la famille au centre de la société », juge « urgent de redonner de la valeur au travail et à l’effort »,assure : « Plus on a des racines profondes, plus on peut s’élever vers le ciel », etc. Barrissements au PS.
Les propos « réacs » qu’enchaîne la prétendante à l’Élysée, longtemps muette, sont de ceux que tient continûment le peuple. Pas étonnant que 69 % des sondés approuvent, cette semaine, ses déclarations sur un encadrement militaire pour les primo-délinquants de plus de 16 ans. Les indignations de son camp ne font que souligner l’asphyxie intellectuelle de la nomenklatura.
La vieille garde en devient même risible : Laurent Fabius exige d’elle la discipline de parti que lui-même n’a pas suivie en prônant le non à la Constitution ; Jean-Luc Mélenchon l’accuse de vouloir flatter les « petits Blancs ». Dominique Strauss-Kahn fait appel à son épouse, Anne Sinclair, pour tenter de gagner l’opinion, ce qui en dit long sur la légèreté de celui qui aurait pu devenir un Tony Blair français.
Madame Sans-Gêne a apparemment réussi à secouer les doctrinaires, qui ne supportent pas les conduites à contresens. Mais la première impression est souvent la bonne : si le vide entourant le programme de Royal commence à être comblé, c’est au profit d’évidences de comptoir qui rassurent seulement sur son bon sens. Pour le reste, le ségolisme reste l’expression de la bonne conscience socialiste.
La rebelle n’ira pas au clash. En approuvant, mercredi, le projet du PS pour 2007, elle a accepté la tutelle d’une gauche embaumée, défendant le smic à 1 500 euros, la généralisation des 35 heures, l’augmentation des « impôts citoyens ». « Si on ne dit pas clairement les choses sur les banlieues et l’immigration, on laisse un boulevard à Le Pen », estimait Daniel Cohn-Bendit dans Le Monde de mardi. Ces sujets semblent déjà évacués.
Les palinodies de Ségolène sur les 35 heures ou le mariage homosexuel, qu’elle approuve en définitive, dévoilent les limites de sa stratégie, à l’écoute des internautes, des sondages, « du rap et du slam » (RTL, mardi). En persistant à fouiller ainsi « l’âme des foules », dont Gustave le Bon a décrit, dès 1895, les ressorts destructeurs, son programme pourrait bien n’en révéler que la médiocrité.
Déficit d’idées
Le programme de Ségolène Royal se construit, en direct, sur son site (www.desirsdavenir.org). La candidate y invite les citoyens à participer à l’élaboration de ses propositions, qui font également appel aux lumières des sondages et aux réflexions d’auteurs de la « deuxième gauche ». Cette méthode du copier-coller, sympathique mais peu imaginative, aboutit surtout à redécouvrir l’eau chaude.
La droite partage souvent une même paresse dans l’analyse des grands sujets. Ainsi, la décision de Nicolas Sarkozy, mardi, de régulariser des familles sans papiers ayant des enfants à l’école a été inspirée par un rapport de l’avocat Arno Klarsfeld : « Les enfants nés ou arrivés en France en très bas âge ne connaissent que la France et se considèrent comme français. » Une remarque qui aurait mérité d’être approfondie.
Cette minceur de la réflexion, évidente dans le programme antilibéral du PS, est un travers français. Comme le note Guy Millière (Pourquoi la France ne fait plus rêver, Éditions Page après Page) : «Le travail des idées, qui se mène dans le reste du monde, s’arrête aux portes de la France, ou n’y circule et ne se prolonge que dans des milieux confidentiels. »
L’avènement de grands réformateurs comme Ronald Reagan ou Margaret Thatcher doit tout au travail préalable des think-tanks anglo-saxons et aux confrontations suscitées. Si la France connaît deux ou trois centres similaires (Ifrap, Contribuables associés, etc.) et une poignée de clubs ou revues, leur audience reste limitée. Quant aux débats, ils ne peuvent s’imposer dans une société encore soumise aux interdits.
Il reste impensable, faute d’arguments venant de contre-pouvoirs sérieux, d’aborder la sousformation des enseignants, la responsabilité du multiculturalisme dans le déclin français, ou la compatibilité de l’islam avec les valeurs de la République : autant de sujets brûlants que la pensée automatique continue d’attribuer, pour les disqualifier, à l’extrême droite. Celle-ci ne peut que s’en réjouir.
«Monde inédit »
Observer Sarkozy chasser sur les terres de la gauche et Royal en faire autant sur celles de la droite, vient rappeler ce « monde inédit dans lequel nous vivons aujourd’hui » (Laurence Parisot, Medef, mercredi). Un univers qui bouscule les schémas anciens, y compris l’opposition droite-gauche. Un sondage publié par Ouest France (Ifop, 21 mai) révèle que 61 % des Français ne font plus de différence entre les deux camps, 67 % se déclarant même favorables à un gouvernement d’union droite-gauche après 2007. Face aux désordres de la société, nombre d’intellectuels de gauche (Alain Finkielkraut, Régis Debray, Shmuel Trigano, etc.) ont déjà choisi de se situer hors de ces clivages. Le monde politique est-il prêt, sur l’insécurité, l’immigration, l’éducation, à suivre cette voie, entrouverte par François Bayrou ? L’espérer.
Sécu : fin d’un monopole
Jacques Chirac, hier, a défendu le « modèle » de la Sécurité sociale (10,3 milliards d’euros de déficit). Pas un mot sur l’abrogation par l’Europe du monopole de la Sécu, qui permet aux salariés de faire jouer la concurrence à l’étranger. 5 000 Français ont déjà fait ce choix, très économique. Pourquoi ce silence persistant ?
irioufol@lefigaro.fr


Asile - Rapport sur les non entrées en matiere durant le 4e trimestre 2005

Depuis le 1er avril 2004, les requérants d’asile dont la demande a abouti à une non entrée en matière (NEM) ne perçoivent plus aucune aide sociale. En effet, seule une aide d’urgence minimale leur est garantie par la Constitution. S’agissant des 4’990 personnes dont la NEM est entrée en force avant le 1er avril 2004 (cas soumis au régime transitoire), la Confédération a, au besoin, versé aux cantons un forfait d’aide sociale ordinaire jusqu’à la fin de l’année 2004.

Entre octobre et décembre 2005, 525 NEM sont entrées en force, portant à 6’195 le nombre des personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis le mois d’avril 2004. Sur les 4’990 personnes dont la NEM est entrée en force avant le 1er avril 2004 (cas soumis au régime transitoire), 971 bénéficiaient encore de l’aide d’urgence au 4ème trimestre (!!).

Les coûts engendrés par l’aide d’urgence sont repartis à la hausse, passant de 1'181’109 à 1'559’661 francs. Les frais de santé mis à part, ils ont effectivement augmenté de 21 à 26 francs par personne et par jour. La durée de perception des prestations s’est, elle aussi, allongée, en l’espace de trois mois, de 60 à 62 jours. Pour le 4ème trimestre 2005, les cantons ont reçu des indemnités au titre de l’aide d’urgence à hauteur de 945’ 000 francs. En outre, ils ont, durant ce trimestre, facturé des frais pour l’exécution de 87 renvois, à raison de 1000 francs par cas. Ayant dépensé 1'559’661 francs dans le cadre de l’aide d’urgence des personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis avril 2004, ils affichent donc, au 4ème trimestre, un déficit de l’ordre de 527’661 francs. En plus de ces prestations, les cantons ont dépensé 1'229’338 francs dans les structures d’hébergement des personnes frappées d’une NEM.

Entre octobre et décembre 2005, 271 personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis avril 2004 ont été arrêtées 378 fois : 47 % d’entre elles (178) séjournaient illégalement en Suisse et 25 % avaient enfreint la loi sur les stupéfiants (LStup) ou commis un délit contre le patrimoine. Par rapport au trimestre précédent, le nombre d’interpellations a toutefois diminué de 20 %, tout comme celui des personnes arrêtées. S’agissant des personnes sous le coup du régime transitoire, le nombre d’arrestations a baissé de 17 % durant le 4ème trimestre 2005 : 38 % étaient dues à un séjour illégal et 22 % à une infraction à la LStup ou à un délit contre le patrimoine.

Entre mars et décembre 2005, 438 personnes (dont 161 durant le dernier trimestre) ont ainsi quitté la Suisse de manière autonome grâce au programme d'aide au retour appelé REZ. Ce programme offre aux personnes qui ont retiré leur demande d’asile ou été frappées d'une NEM, pour autant que cette dernière ne soit pas encore entrée en force, des conseils, un soutien relatif à l’organisation de leur retour et une aide financière.

Le rapport complet est disponible sur http://www.bfm.admin.ch/fileadmin/user_upload/Aktuell/Pressemitteilungen_deutsch/2006/Kurzbericht7_Monitoring_F_DEF.pdf

(Source: ODM)

Notons que le problème n'est pas prêt d'être résolu si en plus l'UE n'arrive pas à se mettre d'accord sur une liste commune des pays dits "sûrs". L'afflu incontrolé de migrants sur les iles espangnoles (7500 depuis janvier) qui aboutissent en partie en Espagne continentale nous laisse présager que Schengen ou Dublin ne pourront pas être applicables tant que des mesures ne seront pas prises avec les pays d'origine. Car il faut se rendre à l'évidence que beaucoup disparaitront dans la nature, comme bon nombre de nos NEMs. Seuls des accords de réadmissions liés à des "sucres" commerciaux offriront une porte de sortie.

A ce propos, une étude de l'OCDE démontre, contrairement à l'idée vehiculée par les medias larmoyants de gauche, que la situation economique en Afrique ne va pas aussi mal qu'on le pense. Constat amusant,il n'y avait pas un journaliste dans la salle hier durant la conference de presse à Genève. Ils préferent plus écouter les platitudes de Calmy-Rey. L'etude est disponible sur: http://www.oecd.org/dataoecd/28/38/36722301.pdf


Le manque de formation explique le taux de chomage

Ces douze derniers mois (référence fin mars), Le nombre de chômeurs a connu une lente décrue, tant à Lausanne (-12%) que dans l'ensemble du canton (-9,1%). Le taux de chômage reste toutefois plus important dans la capitale qu'ailleurs. Le Service cantonal de recherche et d'information statistique (SCRIS) qui publie ces chiffres y voient deux explications: Le niveau de formation et les particularités de la population active étrangère. Les chômeurs lausannois sont ainsi 41% à n'avoir pas dépassé la scolarité obligatoire alors qu'ils ne sont que 29% dans les autres villes du canton. Et la forte proportion d'actifs étrangers que compte la capitale vaudoise, 43% contre 32% pour le reste du canton,ne fait qu'ajouter a ce phénomène dans la mesure ou une majorité de ces chômeurs étrangers n'ont également pas dépasse le stade de la scolarité obligatoire.
(Source: Lausanne Cité, 24-25 mai 2006)

Notre parti denonce dépuis longtemps le tourisme des prestations sociales. La Suisse a besoin de main d'oeuvre étrangère qualifiée, même si certains Suisses rechignent à accepter des tâches peu valorisantes. Ne laissons pas certains utiliser abusivement du personnel étranger non qualifié sans penser à nos capacités d'intégration sur le long terme. Le tourisme de l'asile et la libre circulation des citoyens européens à bas revenus contribuent également à des déséquilibres que nous devrons payer par la suite.


Grand Conseil bernois: les magasins resteront ouverts jusqu'à 20h00

Les magasins pourront rester ouverts jusqu'à 20h00 en semaine dans le canton de Berne. Après des débats nourris, les députés du Grand Conseil sont tombés d'accord sur ce compromis et ont approuvé la modification de la loi sur le commerce et l'industrie. Lors de la première lecture en mars, le Grand Conseil avait suivi le gouvernement alors à majorité de droite qui proposait une ouverture des commerces jusqu'à 22h00. La gauche, les syndicats et les Verts avaient alors brandi la menace d'un référendum.

Pour désamorcer l'épreuve de force, la commission consultative a proposé que les points de vente au détail puissent ouvrir de 06h00 à 20h00 du lundi au vendredi. Sur proposition du nouveau directeur de l'économie publique, le socialiste Andreas Rickenbacher, le gouvernement a décidé de soutenir cette solution. L'allongement des heures d'ouverture des commerces bernois a été entériné par 118 voix contre 27 et 8 abstentions. Cette révision ne ne concerne pas les heures d'ouverture des magasins implantés dans les gares.

Cinq cantons ont des réglementations totalement libérales sur les heures d'ouverture: Zurich, Bâle-Campagne, Argovie, Obwald et Appenzell Rhodes-Intérieures. Schaffhouse et Thurgovie limitent à 22h00 l'ouverture des commerces du lundi au vendredi. A Bâle-Ville, la fermeture est fixée à 20h00 et à Genève à 19h30. Les autres cantons romands fixent une fermeture à 19h00 au plus tard dans le Jura et à 18h30 en Valais et à Neuchâtel. Fribourg et Vaud laissent pour leur part la compétence aux communes à
l'instar d'Appenzell Rhodes-Extérieures et de Nidwald.
(Source: 24Heures, 13 Juin 2006)

A quand des horaires flexibles et la fin de la dicature des 19H00 en semaine(sauf le jeudi) et 17H00 le samedi? Pouquoi ne pas généraliser l'ouverture tardive des magasins en semaine, ou au moins donner la possibilités aux petits commerces independants de rester ouverts plus tard s'ils le veulent. La distance à parcourir des pendulaires chaque jour et leur retour tardif à la maison est-il vraiment compatible avec des horaires rigides d'un autre age?