La Suisse au Conseil de Sécurité?
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22 Août 2006 à 14:40 dans
- Général
un peu plus d’un mois de la votation fédérale sur l’asile, partisans et opposants fourbissent leurs armes et la bagarre des chiffres et des bonnes intentions s’accélère. Des chiffres peu ou pas vraiment vérifiables pour l’ensemble de la population, dont l’immense majorité s’en tiendra aux slogans puisqu’elle ne prendra même pas le temps de lire et donc encore moins de comprendre les textes de la loi! La démagogie se substituera donc au véritable débat politique avec tout ce que cela présuppose de vilénies.
La lutte de chiffonniers a donc déjà commencé avec, d’un côté, les partis de droite qui souhaitent opter pour une politique cohérente et acceptable pour la majorité des Suisses, alors que le parti socialiste et une kyrielle d’organisations humanitaires de tous bords font parler le cœur et prêchent pour une Suisse humanitaire et ouverte aux étrangers, en leur donnant les moyens de vivre décemment pendant leur séjour quelles que soient leurs motivations. Cette bagarre sur les chiffres alimentera la polémique sans – en aucune manière – faire progresser les idées. Dans les scories des vitupérations des uns et des autres, deux choses nous apparaissent comme évidentes. La Suisse a besoin, pour son développement économique et son avenir même, d’un grand nombre d’étrangers. Mais elle a le droit, et même le devoir, de les choisir. Tout le reste est trivial. Selon nos choix politiques et humanitaires, nous nous devons individuellement de nous déterminer sur le choix et le nombre de ceux que nous devons et voulons accueillir.
Que l’on ne s’y trompe pas, les messages que nous envoyons au Tiers-Monde et aux populations les moins favorisées sont extrêmement forts et réactifs. On peut voir ce que les régularisations massives d’étrangers en Espagne et en Italie ont induit comme appels d’air de nouveaux requérants et les drames humains qu’elles ont suscités. Partout de par le monde, les plus miséreux cherchent des terres d’accueil. Et la Suisse est l’une d’elle. A nous de ne pas susciter d’espoirs que nous ne pourrions pas tenir. Autant la Suisse a besoin d’étrangers, autant la population de notre pays ne peut accepter ces faux requérants d’asile dont une partie – surtout ne généralisons pas, ce serait tellement injuste – pourrit la jeunesse suisse par son trafic de drogue et perturbe son ordre social par les crimes qu’elle commet à grande échelle.
Si le pays ne se dote pas de lois claires excipant les excès et les dérives par trop voyantes, la Suisse, par le biais de sa démocratie directe et sous l’impulsion d’une minorité agissante, se dotera de lois beaucoup plus contraignantes à l’entrée des étrangers et à l’accueil des réfugiés politiques. Ne nous y trompons pas, c’est un combat à long terme, dont la votation du 24 septembre ne sera qu’une étape, qui perdurera au cours des années et décennies à venir. Ce sera un sempiternel combat entre les tenants de l’ouverture et ceux de l’ordre actuel, entre les utopistes et les réalistes. Il faut sans doute mieux que l’on durcisse, un peu, nos lois aujourd’hui pour ne pas avoir à le faire plus drastiquement et dramatiquement demain.
(Source: Agefi)
Madame Calmy-Rey n'est pas à court d'image pour défendre le milliard à l'UE. D'après son discours lors de la conférence des ambassadeurs, Mme Calmy-Rey nous dit que "dire non à cette contribution, c’est comme si mon voisin paye le déneigement de la route qui passe devant ma maison, que j’en profite en l’utilisant tous les jours, mais que je refuse de participer aux frais. Je considère une telle attitude comme incorrecte et pas digne d’un pays comme la Suisse."
Mme Calmy-Rey connaît visiblement mal les préceptes des opposants: Balaies devant ta porte comme il te convient, ne paie pas pour une déneigeuse grand luxe qui n'arrivera jamais car elle aura été affectée ailleurs, et ne paie pas pour une route qui amène plus de criminels que d'investissements.
La déferlante d’émigrants sur les Canaries pulvérise tous les recors historiques. Depuis vendredi dernier, près de 1200 clandestins ont débarqué a bord de bateaux de fortune. Depuis le début de l’année, le bilan dépasse les 17000, bien plus que 9900 personnes en 2002. Ce trafic profite bien sûr aux passeurs et aux gouvernements despotiques qui exportent leurs défavorisés sur nos côtes ! Oui a la révision de l’asile pour stopper cette mascarade ! A quand un gel des fonds des pays non coopératifs? Que fait Schengen contre le tourisme des clandestins régularisés en Espagne et en France?
Les socialistes ont décidé de ne plus claquer la porte du gouvernement fédéral! Ils avaient brandi la menace de le faire suite à l'élection de Messieurs Merz et Blocher! Au delà de cette farce médiatique - qui tombe bien à plat - on peut regretter qu'ils ne l'aient pas fait! Par manque de courage peut être, ou pour mieux faire marcher la planche à billets?