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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La Suisse et l'Espagne veulent institutionaliser leurs relations

La Suisse et l'Espagne veulent institutionaliser leurs relations. Leurs ministres des affaires étrangères se rencontreront dorénavant tous les ans, annoncé à Berne Miguel Moratinos aux côtés de son homologue Micheline Calmy-Rey. Les deux ministres des affaires étrangères se sont réjouis des "excellentes et intenses" relations entre la Suisse et l'Espagne. Berne et Madrid souhaitent notamment poursuivre leur collaboration en matière de migration, a indiqué le chef de la diplomatie espagnole lors d'une conférence de presse commune. Interrogé sur le durcissement des lois sur l'asile et les étrangers voté dimanche par le peuple suisse, M. Moratinos, dont le pays fait face à un important afflux de clandestins africains sur ses côtes, a dit respecter la décision des Suisses. Il a insisté sur l'importance d'une collaboration internationale pour éliminer la source des flux migratoires, à savoir la misère.

(Source: ATS)

Si notre ministre des affaires étrangères est si copine avec le gouvernement espagnol, pourquoi ne pas utiliser le millard généreusement offert par le DFAE aux pays de l'Est pour aider plutôt les espagnols à renvoyer chez eux les faux migrants échoués aux Canaries . Nul doute que ce milliard serait mieux utilisé. D'après les statistiques, les africains non qualifiés auraient 8 fois plus de chance de se retrouver au chômage qu'un Suisse du fait de leurs maigres qualifications. Dire que l'économie a besoin d'eux, comme le prétend la gauche, est donc un mensonge et une absurdité. L'économie a besoin de valeur ajoutée, et non pas de collectivisme.


Plusieurs trafiquants d'héroïne arrêtés à Genève

La Brigade des stupéfiants a arrêté 7 individus en flagrant délit de trafic d'héroïne. Courant septembre, la police genevoise s'est intéressée à plusieurs trafiquants actifs dans le canton. Ces personnes opéraient en qualité de grossistes et stockaient d'importantes quantités d'héroïne dans un appartement du quartier de Plainpalais. La marchandise était ensuite écoulée auprès de compatriotes trafiquants à Genève. Lors de la perquisition les policiers ont saisi: 8,5 kilogrammes d'héroïne brune, 500 grammes de produit de coupage, environ 90 000 francs ainsi que tout le nécessaire utile au conditionnement de cette drogue.

L'enquête a démontré que deux des interpellés se trouvaient en régime de semi-liberté dans un établissement pénitentiaire après avoir été condamnée chacun à huit ans de réclusion, notamment pour trafic de stupéfiants. L'une des deux devait être libérée conditionnellement le 21 septembre 2006, afin d'être refoulée sur son pays d'origine.

(Source: Tribune de Genève)

Cet article démontre une fois de plus que nos prisons suisses sont de la franche rigolade pour les criminels internationaux. Peut-être que de casser des cailloux pour refaire notre autoroute les disuaderait un peu plus. Il est clair que notre romantisme carceral ne fait pas le poids face à ces touristes particuliers qui n'en sont pas à leur première prison.


Une cinglante défaite pour le Grand Parti Unique

Le Grand Parti Unique vient de subit une cinglante défaite devant le peuple. C’est très réjouissant: malgré son effarante hégémonie, il a raté son hold up sur les esprits.

Mais qui est le Grand Parti Unique? C’est une sorte de syndicat de la pensée conforme, qui réunit la gauche, l’ensemble des grands médias, et toute une nébuleuse de groupes de pression bruyants. Le Grand Parti Unique a manifesté fortement son existence au cours de la campagne sur la révision des lois sur l’asile et sur les étrangers. Ses relais les plus actifs, les médias donc, ont littéralement matraqué le peuple pour le convaincre de voter non.

Autrefois, lors d’une campagne électorale, on pouvait lire et entendre, en proportions peu près équilibrées, les avis des uns et des autres, et les médias ne se sentaient pas obligés de ramener sans cesse leur propre opinion au premier plan. Ce souci d’équilibre relevait d’une sorte de règle professionnelle, qu’on appelait un peu pompeusement «déontologie». Cette règle a malheureusement été abolie par l’usage. Voilà pourquoi les électeurs ont subi, des semaines durant, un conditionnement en règle, disons même une manipulation propre en ordre et sans vergogne.

Accablés d’éditoriaux répétitifs et édifiants, d’articles orientés, d’anti-blochérisme primaire et de reportages larmoyants sur tel requérant qui allait être renvoyé bien qu’il fût le roi des bons types, le citoyen, acculé à un sentiment de culpabilité insupportable, devait forcément rejoindre le camp des Justes.

Les Justes, oui. Car en effet, le Grand Parti Unique doute si peu d’être dans le Vrai, le Juste et le Digne, qu’il estime superflu de donner la parole aux gueux qui ne pensent pas comme lui. Cette flagrante dérive totalitaire a supporté quelques exceptions rares. Ici et là, on a accordé un petit coin de page au député UDC du coin, de manière à faire croire qu’on fait son boulot d’information. Mais que pèse le député UDC du coin, tout honorable soit-il, face à la grosse artillerie de la bien pensance universelle des médias, face encore au formidable équipage qu’ont formé Ruth Dreifuss et Claude Ruey, réconciliés dans la communion des esprits supérieurs?

Le peuple, on le relève avec délices, est resté totalement imperméable à ces tentatives de hold up sur sa conscience. Il a montré au Grand Parti Unique que malgré les moyens énormes dont il dispose, il ne commande pas sa façon de penser. Cette démonstration d’indépendance est magnifique et formidable. Bravo au peuple, qui pourtant ferait bien de rester vigilant: son indépendance donne des boutons à beaucoup de monde, et les tentatives pour le museler vont se multiplier.

(Source : commentaires.com - Philippe Barraud)

On regrettera également que certains journaux européens jouent les vierges effarouchées après le vote démocratique suisse alors que leurs élites embourgeoisées ne font pas le dixième de ce que propose notre ministre Christoph Blocher ! Gageons même que cela les inspirera quand ils verront que ça marche ! Alors que la commission européenne dit que les dispositions suisses ne seraient pas tout a fait euro compatibles,on constate qu’ils n’arrivent même pas à s’entendre sur une politique migratoire commune (régularisations en Espagne et en France) ni sur une définition commune des pays sûrs. On est vraiment mieux servi que par soi-même. Nous au moins à l’UDC sommes proches des considérations des 70% !!! de la population ! Qui croit encore en l’Europe dans l’euroland, à part les fonctionnaires zélés de Bruxelles ?

La BBC a produit quelques articles dignes d'intérêt sur la politique migratoire européenne:

EU nations clash over immigration: http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/5369986.stm
Stemming the immigration wave: http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/5331896.stm


Votations du 24 septembre - Victoire totale pour la droite

C'est presque historique: Si la population suisse a soutenu à près de 70% les propositions de notre ministre Christoph Blocher, c'est surtout une victoire totale de l'UDC que nous avons vu ce week-end.

Les resultats sont comme suit:

Revisions de la loi sur l'asile et les étrangers - presque 70% de oui, contre 30% de non.

Initiative Cosa - Défaite de la gauche par 60% contre 40%.

Malgré les tentatives de la presse romande et de la gauche pour depeindre l'UDC et la droite classique comme inhumains et trop près de ses sous, la population suisse a su faire le bon choix.

L'effet anti-Blocher est un aussi échet cuisant pour la gauche qui devra trouver d'autres arguments pour nous combattre. Le vote contre l'initiative Cosa est aussi une bonne nouvelle pour nos finances, et nous encouragent à reformer l'AVS avant de se lancer dans des financements automatiques.

Pour le président de l'UDC Ueli Maurer, "Il y a encore beaucoup de problème à résoudre dans la politique vis-à-vis des étrangers. Par exemple la naturalisation, la violence à l'école, la question de la maîtrise des langues nationales, la criminalité ou encore les tensions qui existent entre notre culture et celle de l'islam. C'est dire que la question des étrangers va rester un thème très important pour les élections fédérales de 2007."

Les statisques complètes sont disponibles sur:

http://www.swisspolitics.org/fr/news/index.php?page=aktuelle_abstimmungen


Le ministre français de l'Intérieur signe un premier accord d'immigration «concertée»

Le texte, qualifié d'«historique» par les deux pays, est la première mise en oeuvre de la loi votée en juillet dernier.

DE L'IMMIGRATION choisie à la migration concertée. Adepte de la «rupture» et du franc-parler, Nicolas Sarkozy a mis les formes pour faire avancer ses idées sur l'immigration en Afrique. Il s'est bien gardé de prononcer l'expression «d'immigration choisie», qui lui est chère mais que le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, avait vertement condamnée en l'assimilant à un pillage organisé «des cerveaux». Le ministre de l'Intérieur s'est prêté d'autant plus volontiers à ce petit exercice sémantique qu'il avait besoin d'un accord couronné de succès.
Lire la suite sur:
http://www.lefigaro.fr/france/20060925.FIG000000123_le_ministre_de_l_interieur_signe_un_premier_accord_d_immigration_concertee.html
(Source: Figaro)

Parents sans-papiers : à Paris, un tiers des régularisés sont chinois

Les premiers chiffres de la régularisation Sarkozy sur Paris traduisent l'évolution de l'immigration clandestine en France.

À PARIS, plus du tiers des étrangers régularisés dans le cadre de l'opération exceptionnelle en faveur des «familles d'enfants scolarisés en France» sont de nationalité chinoise. Les premières statistiques de la Préfecture de police de Paris, que Le Figaro s'est procurées, révèlent qu'ils sont 562 sur un total de 1 606 illégaux à avoir obtenu un titre de séjour en bonne et due forme, deux fois plus nombreux que les Algériens
Lire la suite sur
http://www.lefigaro.fr/france/20060923.FIG000000641_parents_sans_papiers_a_paris_un_tiers_des_regularises_sont_chinois.html
(Source: Figaro)

Allons-nous désormais faire «morts à part» à Genève?

Pierre Kunz, député radical au Grand Conseil de Genève, explique son opposition au projet d'autoriser la création de cimetières propres aux diverses confessions présentes dans le canton.

Le 20 septembre 1876, les autorités genevoises adoptaient la loi sur les cimetières. En imposant leur neutralité religieuse, elles visaient à restaurer la tranquillité dans un canton alors déchiré par les querelles confessionnelles. Pari réussi puisque Genève connaît la paix confessionnelle depuis cent trente ans. Or, le gouvernement propose de rompre avec cette neutralité et d'autoriser désormais la création de carrés confessionnels, voire de cimetières privés.

Contrairement à ce que pensent certains, le Grand Conseil, chargé d'adopter ou de refuser la nouvelle loi, n'a pas simplement à décider si, au nom d'une version technocratique de l'œcuménisme, il convient de donner suite aux vœux exprimés par les musulmans et les juifs. Car ce qui est en jeu est la société dans laquelle nous voulons vivre demain, les valeurs fondamentales auxquelles, ici au bout du Léman, nous voulons adhérer. Les Genevois sauront-ils faire fi du juridisme étroit auquel succombe généralement le monde politique? Sauront-ils s'écarter du relativisme aussi «moderne» que périlleux caractérisant fréquemment les théoriciens? Se laisseront-ils séduire encore une fois par les arguments du progressisme superficiel? Car c'est bien chez ces «modernes» et ces «progressistes» que se rangent ceux qui veulent rompre avec la neutralité religieuse des cimetières et qui, au prétexte d'un multiculturalisme indéfini, veulent nous conduire vers une société cloisonnée dont les groupes cultivent les différences au lieu de renforcer leurs liens et l'adhésion aux valeurs communes.

Que veulent ceux qui entendent que désormais «nous fassions morts à part», selon l'expression forgée par un chroniqueur du canton? En premier lieu, ils veulent nous faire croire que Genève, avec sa loi actuelle plus que centenaire, serait dans l'illégalité. S'appuyant sur les commentaires de quelques experts sélectionnés, ils concluent que la «laïcité des cimetières» constituerait une atteinte à la liberté religieuse, et serait donc inconstitutionnelle. Piètre argument. La liberté religieuse ne saurait demeurer sans limites. Les valeurs humanistes et sociales qui fondent la Genève d'aujourd'hui priment indiscutablement sur certains rites et coutumes. C'est au nom de ces valeurs que notre société s'oppose par exemple à l'abattage rituel des animaux, aux castes, à l'infériorité du statut de la femme ou à l'excision, des rites et coutumes qui sont pourtant ancrés dans le religieux. Or, qui oserait prétendre que l'interdiction de ces barbarismes constitue une atteinte à la liberté religieuse et serait inconstitutionnelle?

Ce n'est donc pas en vertu d'une laïcité érigée en valeur suprême qu'il faut par principe s'opposer à la ségrégation des morts mais bien au nom de ces mêmes valeurs humanistes et sociales. En deuxième lieu, ceux qui suivent le Conseil d'Etat prétendent que les modifications légales proposées favoriseraient une meilleure intégration des vivants. Curieux raisonnement que celui qui conduit à organiser le communautarisme des morts pour convaincre les vivants de vivre plus harmonieusement. Suffirait-il de figer en une loi les différences dans le traitement religieux des dépouilles pour que d'aucuns acceptent plus aisément les exigences de notre société en matière de laïcité, d'égalité, de responsabilité et de liberté individuelle?

Enfin, les défenseurs de la nouvelle loi affirment que la Genève du XXIe siècle, pluriethnique et pluri-religieuse comme jamais dans le passé, doit reconnaître et recevoir les demandes des minorités qui y vivent. Dans l'intérêt de tous, certes, Genève peut et doit évoluer. Mais pas jusqu'au point où les privilèges exigés risquent de conduire à l'émiettement social et de menacer la cohésion démocratique d'une collectivité qui, depuis plus de cent ans, forme un exemple d'harmonie mondialement reconnu, notamment parce qu'elle est magnifiquement intégratrice. Comme le souligne l'écrivain français J.-Cl. Guillebaud, «l'acceptation de l'autre n'oblige pas au renoncement de soi-même; la place concédée à l'autre n'interrompt pas la quête du semblable». En ces temps de montée des fanatismes, l'exigence de carrés confessionnels et de cimetières privés peut déboucher sur une vague de revendications ingérables et déstabilisatrices.

Cette demande constitue de surcroît une sorte de confiscation de l'espace public, ouvrant la voie à toutes les discriminations dans l'accès aux carrés et aux cimetières confessionnels envisagés. Qui décidera en effet dans ces lieux que tel couple bi-confessionnel, tel criminel, tel homosexuel, tel suicidé pourra y être enterré ou non? Seront-ce les autorités religieuses, les communes qui fixeront les règles? Qui arbitrera les litiges?

Quant au Conseil d'Etat, il s'engage avec beaucoup de présomption sur un chemin très périlleux lorsqu'il accepte, dans la loi, la responsabilité de définir lui-même ce qu'est et qui forme une communauté religieuse, autrement dit qui pourra se prévaloir du droit de créer un cimetière privé, voire plusieurs pour les communautés qui reconnaissent en leur sein des courants divers ou qui réclament «l'inviolabilité éternelle des corps». On se demande par quelle aberration intellectuelle on peut vouloir entraîner Genève dans ces champs de mines?

(Source: Le Temps)

France : Sarko et la sécurité

À la veille des élections présidentielles de 2007, la sécurité dans les banlieues demeure l’un des thèmes préférés des politiques français, y compris Nicolas Sarkozy.

En France, le thème de la sécurité revient au premier plan. Parce qu’ils portaient des uniformes, deux CRS ont été sauvagement agressés mardi soir à Corbeil-Essonnes. Avant-hier, le ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, en a profité pour s’attaquer à nouveaux aux juges. Le ministre a évoqué «la démission» et le laxisme des magistrats de Bobigny.

La gauche, victime de graves dissensions internes, a décidé d’enfoncer le clou. L’opposition a reproché au ministre de l'Intérieur d'avoir violé la Constitution en portant atteinte à la séparation des pouvoirs, dans le but de masquer ce qu'elle affirme être un échec de sa politique sur la sécurité. «Le Kärcher en échec», a titré en Une mercredi le quotidien « Libération ». Le quotidien socialiste estime que c'est la méthode Sarkozy qui a été agressée.
«Nicolas Sarkozy ressort son chiffon sécuritaire», analyse pour sa part « L'Humanité » qui parle du retour du shérif, du jeu dangereux du ministre de l'Intérieur qui fait sa propre publicité sur le bilan d'une catastrophe.

Les propos de Sarkozy ont également provoqué un tollé chez les magistrats et conduit le Premier ministre à prendre la défense des juges. Une première ! Ainsi, le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, a demandé audience au président Jacques Chirac afin de lui exposer la gravité d'atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution. Sur un ton inhabituel, Guy Canivet dénonce dans sa lettre au chef de l'Etat « les termes provocants d'une intervention publique du ministre d'Etat ». «Cette nouvelle atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire et la polémique qui s'ensuit, opposant les institutions publiques, affaiblissent tout autant le crédit de la justice que l'autorité de l'Etat», écrit-il.
Nicolas Sarkozy n'en est pas à sa première critique des juges. En juin 2005, il avait déjà soulevé des réactions indignées en réclamant des sanctions disciplinaires plus efficaces contre les juges et en écrivant au président du tribunal pour enfants de Bobigny.

Cette fois-ci, Dominique de Villepin s'est démarqué de son ministre de l'Intérieur en soulignant «l'engagement des élus locaux, des préfets, des magistrats et des forces de l'ordre dans la lutte contre l'insécurité». «L'importance de l'enjeu exige que chacun poursuive ses efforts pour plus de sécurité dans notre pays», a déclaré le Premier ministre à la suite d'une réunion à Matignon sur les banlieues. Le fond de la controverse est l'augmentation ces dernières années des violences physiques sur les personnes, hausse qui serait particulièrement marquée en Seine-Saint-Denis. Cette polémique survient au moment où le ministre de l'Intérieur propose au Parlement de durcir la justice des mineurs, avec un texte sur la « prévention de la délinquance » par lequel la gauche juge son bilan désastreux.

(Source: Aujourd'hui, http://www.aujourdhui.ma/actualite-details49251.html)


L’Algérie, plaque tournante de l’émigration clandestine

L’Algérie serait-elle une nouvelle plaque tournante de l’émigration vers l’Espagne ? L’interception sur les côtes Est de l’archipel ibérique d’une quarantaine d’embarcations en provenance de l’ouest algérien suscite de sérieuses inquiétudes à Madrid.

Le centre de l’émigration vers l’Espagne a-t-il changé de camp ? En 48 heures, entre lundi et mercredi derniers, plus de 500 immigrants illégaux en provenance d’Algérie ont été interceptés dans le large de Murcie et Almeria (est espagnol). Un chiffre record et une nouvelle donne dans l’équation de l’émigration illégale. Dans la presse madrilène, on soupçonnait jeudi la découverte d’une « nouvelle route » de l’immigration clandestine entre les côtes ouest de l’Algérie et de l’est de l’Espagne. Ce changement de centre n’est pas le fruit du hasard, la fermeté du Royaume du Maroc à l’égard de ce phénomène a fini par payer. «La coopération hispano-marocaine, non seulement fonctionne, mais elle est menée de manière excellente», a assuré Consuelo Rumi, secrétaire d’Etat espagnole à l’Immigration, à l’issue d’un séminaire organisé mercredi dernier à Madrid par la Fondation «Pablo Iglesias». Un «modèle de coopération» exemplaire, a renchéri Mme Rumi. Et d’ajouter que d’autres pays émetteurs d’immigrants illégaux devront prendre exemple sur le Royaume.

«Des fondements sont en train d’être jetés pour pouvoir suivre l’exemple de l’excellente coopération hispano-marocaine», a-t-elle indiqué. L’Algérie qui s’était mise dans une posture de « spectateur » devra accaparer l’attention après l’interception dans l’est espagnol d’une quarantaine d’embarcations en provenance de ses côtes ouest.
Il faut signaler que cet afflux vers la région de Murcie est sans précédent, sachant que les flux migratoires se faisaient particulièrement vers le sud ouest de l’Espagne. Ce changement de cap vient alourdir la facture du gouvernement socialiste de Zapatero, appelé à faire face, d’une part, à l’émigration subsaharienne vers les Iles Canaries, et de l’autre, aux immigrants illégaux en provenance de l’Algérie. Une charge supplémentaire pour Madrid, qui ne rate aucune occasion pour demander « davantage de mobilisation » de la part de l’UE pour renforcer le contrôle dans la frontière sud de l’Europe. Profitant de la tenue, jeudi dernier en Finlande, de la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’UE, Madrid a appelé les 25 pays du Vieux continent à « faire preuve de davantage de solidarité pour endiguer les flux migratoires ». Sur le front intérieur de l’Espagne, le gouvernement Zapatero a rejeté les accusations du Parti populaire (PP, opposition), qui a attribué cette nouvelle vague d’émigration à la politique de régularisation.

Le ministre de la Justice Juan Fernando Lopez a jugé jeudi « faux et démagogique » de lier la régularisation massive de quelque 600.000 immigrés dans son pays en 2005 à l’afflux actuel de clandestins. « Ce type de déclarations est simpliste et démagogique. Ceux qui disent cela ignorent les motivations de ceux qui fuient la famine, la misère et le désespoir », a-t-il martelé.

(Source: Aujourd'hui, http://www.aujourdhui.ma/actualite-details49252.html)


Afflux de clandestins : l'Espagne pointée du doigt

Venu chercher le soutien de ses voisins, le gouvernement espagnol a été critiqué pour son laxisme.

Arrivée en Finlande avec une mine de victime, en réclamant la solidarité européenne pour lutter contre l'afflux de clandestins, l'Espagne s'est retrouvée sur le banc des accusés, hier, à Tampere. Emboîtant le pas à Nicolas Sarkozy, absent de la réunion des ministres européens de l'Intérieur, plusieurs officiels ont critiqué la décision du gouvernement Zapatero de régulariser 600 000 clandestins, accusant l'Espagne de créer un appel d'air ingérable pour l'Union.
«Ce n'est vraiment pas une solution de régulariser comme l'a fait l'Espagne : cela donne un mauvais signal aux Africains», a rappelé le ministre autrichien de la Justice Karin Gastinger. «Les trafiquants, les passeurs voient très bien ce qui se passe : ils ne ratent pas une occasion d'envoyer des clandestins !», a ajouté Rita Verdonk, ministre de l'Intérieur des Pays-Bas, très fâchée d'apprendre, par la presse, que la France allait «amnistier» quelque 7 000 clandestins. «Il nous faut un système d'alerte avancé !», a plaidé la «Dame de fer» des Pays-Bas. Lire la suite sur:
http://www.figaro.fr/international/20060922.FIG000000127_afflux_de_clandestins_l_espagne_pointee_du_doigt.html
(Source: Figaro)