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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La liberté économique a toujours le vent en poupe

La Suisse fait toujours partie des pays les plus libres au monde. Selon le dernier indice de liberté économique du Fraser Institute, elle se situe même au premier rang européen, derrière Hong Kong et Singapour, ex aequo avec les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Bien sûr, cette position de pointe doit être relativisée. Il s’agit davantage d’une nuance que d’une réelle avance. Seul 0,3 point sur une échelle de un à dix sépare la Suisse du Luxembourg, en neuvième position. Là où un pays est le plus fort, l’autre l’est un peu moins, et inversement. Il n’y a que les deux cités-Etats asiatiques qui se démarquent clairement, sans être irréprochables pour autant.

Ce classement se reflète également dans le rapport de la Banque mondiale sur le cadre légal et réglementaire des affaires: Singapour, Hong Kong, les pays anglo-saxons, les pays scandinaves et la Suisse se situent, là aussi, loin devant les Etats providence embourbés dans le collectivisme le plus obsolète, comme la France, l’Italie ou l’Allemagne. La liberté économique, de tout temps et en tout lieu, demeure ainsi une mesure de la prospérité. Aucun pays libre n’est pauvre. Par contre, les pays réprimés affichent un revenu par habitant en moyenne dix fois moins élevé que celui des pays libres. Et l’espérance de vie ne s’y monte qu’à 55 ans, contre 77,8 ans dans les pays libres.

L’un des reproches les plus absurdes adressés à l’indice de liberté économique est qu’il n’accorderait pas d’importance aux droits politiques et donc sous-estimerait l’importance de la démocratie. Or, la démocratie politique ne peut guère être assimilée à la liberté. Hong Kong et Singapour, en particulier, offrent une liberté politique supérieure à celle de l’Inde, par exemple, qui pratique certes le rite mécanique du suffrage universel, mais dont l’Etat corrompu et démesuré viole encore systématiquement les droits individuels. Or, c’est bien la protection des droits de propriété qui est déterminante. Placer un bout de papier dans une urne toutes les x années n’a jamais nourri personne. Ni garanti sa liberté de choix.

De ce point de vue, la Suisse a certainement encore du chemin à entreprendre. Elle pèche particulièrement dans le protectionnisme agricole, la conscription militaire obligatoire, le poids de la réglementation et l’ampleur croissante des dépenses étatiques de transferts liées à la dépendance sociale. Mais la liberté économique contient également des leçons pour la politique: sa valeur réside en effet dans la possibilité d’expérimenter, de trouver les meilleures solutions et d’abandonner celles qui échouent pour en transférer les ressources vers des usages plus productifs. Il n’en va pas autrement de la concurrence institutionnelle que se livrent les Etats. D’où l’importance du rôle disruptif de la Suisse dans les efforts de centralisation fiscale de l’Union européenne. La liberté est à ce prix.

(Source: Agefi)


Immigration : le devoir de fermeté de l'Union européenne

Par Franco Frattini, commissaire européen chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité ; vice-président de la Commission européenne.. Publié le 07 septembre 2006:

Ces dernières années, l'afflux d'immigrés illégaux en Europe est une constante. La période estivale ne fait que rendre ce phénomène plus dramatique et plus visible. Chaque année, le nombre de personnes prêtes à abandonner leur pays d'origine ne fait qu'augmenter et les projections démographiques des pays en développement, en particulier en Afrique, confirment que le phénomène migratoire se trouve dans une phase de nette expansion. Les politiques de développement mises en place au niveau mondial n'ont malheureusement pas encore assuré des conditions de vie et de croissance économique capables d'amoindrir le désir de millions de personnes qui, pour fuir les guerres, la disette et la pauvreté, sont déterminées à tenter «l'aventure» en Europe. À ce propos, il convient tout d'abord d'essayer de donner une réponse à certaines questions fondamentales.

Qui sont ces immigrés qui arrivent sur les côtes européennes pour être ensuite acheminés vers des centres d'accueil d'urgence ? Les récentes expériences dans les îles Canaries, à Lampedusa et à Malte, montrent qu'on n'en connaît même pas le pays d'origine. Ils arrivent en Europe sans papiers parce que des trafiquants leur ont dit de ne rien emporter qui puisse de quelque façon que ce soit contribuer à permettre de les identifier. Ils refusent même de parler, leur accent pouvant en quelque sorte les «trahir». Les États membres de l'Union européenne, en particulier les pays les plus exposés au phénomène migratoire pour des raisons géographiques, ont peu d'experts capables d'identifier les personnes sur la base de simples caractéristiques somatiques, pour autant que cela soit possible. Il est donc très difficile de déterminer la nationalité des personnes dont nous ne connaissons évidemment pas le passé.

La suite de l'article est disponible sur:
http://www.lefigaro.fr/debats/20060907.FIG000000170_immigration_le_devoir_de_fermete_de_l_union_europeenne.html

(Source: Figaro)