Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Allons-nous désormais faire «morts à part» à Genève?

Pierre Kunz, député radical au Grand Conseil de Genève, explique son opposition au projet d'autoriser la création de cimetières propres aux diverses confessions présentes dans le canton.

Le 20 septembre 1876, les autorités genevoises adoptaient la loi sur les cimetières. En imposant leur neutralité religieuse, elles visaient à restaurer la tranquillité dans un canton alors déchiré par les querelles confessionnelles. Pari réussi puisque Genève connaît la paix confessionnelle depuis cent trente ans. Or, le gouvernement propose de rompre avec cette neutralité et d'autoriser désormais la création de carrés confessionnels, voire de cimetières privés.

Contrairement à ce que pensent certains, le Grand Conseil, chargé d'adopter ou de refuser la nouvelle loi, n'a pas simplement à décider si, au nom d'une version technocratique de l'œcuménisme, il convient de donner suite aux vœux exprimés par les musulmans et les juifs. Car ce qui est en jeu est la société dans laquelle nous voulons vivre demain, les valeurs fondamentales auxquelles, ici au bout du Léman, nous voulons adhérer. Les Genevois sauront-ils faire fi du juridisme étroit auquel succombe généralement le monde politique? Sauront-ils s'écarter du relativisme aussi «moderne» que périlleux caractérisant fréquemment les théoriciens? Se laisseront-ils séduire encore une fois par les arguments du progressisme superficiel? Car c'est bien chez ces «modernes» et ces «progressistes» que se rangent ceux qui veulent rompre avec la neutralité religieuse des cimetières et qui, au prétexte d'un multiculturalisme indéfini, veulent nous conduire vers une société cloisonnée dont les groupes cultivent les différences au lieu de renforcer leurs liens et l'adhésion aux valeurs communes.

Que veulent ceux qui entendent que désormais «nous fassions morts à part», selon l'expression forgée par un chroniqueur du canton? En premier lieu, ils veulent nous faire croire que Genève, avec sa loi actuelle plus que centenaire, serait dans l'illégalité. S'appuyant sur les commentaires de quelques experts sélectionnés, ils concluent que la «laïcité des cimetières» constituerait une atteinte à la liberté religieuse, et serait donc inconstitutionnelle. Piètre argument. La liberté religieuse ne saurait demeurer sans limites. Les valeurs humanistes et sociales qui fondent la Genève d'aujourd'hui priment indiscutablement sur certains rites et coutumes. C'est au nom de ces valeurs que notre société s'oppose par exemple à l'abattage rituel des animaux, aux castes, à l'infériorité du statut de la femme ou à l'excision, des rites et coutumes qui sont pourtant ancrés dans le religieux. Or, qui oserait prétendre que l'interdiction de ces barbarismes constitue une atteinte à la liberté religieuse et serait inconstitutionnelle?

Ce n'est donc pas en vertu d'une laïcité érigée en valeur suprême qu'il faut par principe s'opposer à la ségrégation des morts mais bien au nom de ces mêmes valeurs humanistes et sociales. En deuxième lieu, ceux qui suivent le Conseil d'Etat prétendent que les modifications légales proposées favoriseraient une meilleure intégration des vivants. Curieux raisonnement que celui qui conduit à organiser le communautarisme des morts pour convaincre les vivants de vivre plus harmonieusement. Suffirait-il de figer en une loi les différences dans le traitement religieux des dépouilles pour que d'aucuns acceptent plus aisément les exigences de notre société en matière de laïcité, d'égalité, de responsabilité et de liberté individuelle?

Enfin, les défenseurs de la nouvelle loi affirment que la Genève du XXIe siècle, pluriethnique et pluri-religieuse comme jamais dans le passé, doit reconnaître et recevoir les demandes des minorités qui y vivent. Dans l'intérêt de tous, certes, Genève peut et doit évoluer. Mais pas jusqu'au point où les privilèges exigés risquent de conduire à l'émiettement social et de menacer la cohésion démocratique d'une collectivité qui, depuis plus de cent ans, forme un exemple d'harmonie mondialement reconnu, notamment parce qu'elle est magnifiquement intégratrice. Comme le souligne l'écrivain français J.-Cl. Guillebaud, «l'acceptation de l'autre n'oblige pas au renoncement de soi-même; la place concédée à l'autre n'interrompt pas la quête du semblable». En ces temps de montée des fanatismes, l'exigence de carrés confessionnels et de cimetières privés peut déboucher sur une vague de revendications ingérables et déstabilisatrices.

Cette demande constitue de surcroît une sorte de confiscation de l'espace public, ouvrant la voie à toutes les discriminations dans l'accès aux carrés et aux cimetières confessionnels envisagés. Qui décidera en effet dans ces lieux que tel couple bi-confessionnel, tel criminel, tel homosexuel, tel suicidé pourra y être enterré ou non? Seront-ce les autorités religieuses, les communes qui fixeront les règles? Qui arbitrera les litiges?

Quant au Conseil d'Etat, il s'engage avec beaucoup de présomption sur un chemin très périlleux lorsqu'il accepte, dans la loi, la responsabilité de définir lui-même ce qu'est et qui forme une communauté religieuse, autrement dit qui pourra se prévaloir du droit de créer un cimetière privé, voire plusieurs pour les communautés qui reconnaissent en leur sein des courants divers ou qui réclament «l'inviolabilité éternelle des corps». On se demande par quelle aberration intellectuelle on peut vouloir entraîner Genève dans ces champs de mines?

(Source: Le Temps)

France : Sarko et la sécurité

À la veille des élections présidentielles de 2007, la sécurité dans les banlieues demeure l’un des thèmes préférés des politiques français, y compris Nicolas Sarkozy.

En France, le thème de la sécurité revient au premier plan. Parce qu’ils portaient des uniformes, deux CRS ont été sauvagement agressés mardi soir à Corbeil-Essonnes. Avant-hier, le ministre de l’Intérieur français, Nicolas Sarkozy, en a profité pour s’attaquer à nouveaux aux juges. Le ministre a évoqué «la démission» et le laxisme des magistrats de Bobigny.

La gauche, victime de graves dissensions internes, a décidé d’enfoncer le clou. L’opposition a reproché au ministre de l'Intérieur d'avoir violé la Constitution en portant atteinte à la séparation des pouvoirs, dans le but de masquer ce qu'elle affirme être un échec de sa politique sur la sécurité. «Le Kärcher en échec», a titré en Une mercredi le quotidien « Libération ». Le quotidien socialiste estime que c'est la méthode Sarkozy qui a été agressée.
«Nicolas Sarkozy ressort son chiffon sécuritaire», analyse pour sa part « L'Humanité » qui parle du retour du shérif, du jeu dangereux du ministre de l'Intérieur qui fait sa propre publicité sur le bilan d'une catastrophe.

Les propos de Sarkozy ont également provoqué un tollé chez les magistrats et conduit le Premier ministre à prendre la défense des juges. Une première ! Ainsi, le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, a demandé audience au président Jacques Chirac afin de lui exposer la gravité d'atteintes réitérées à la répartition des pouvoirs prévue par la Constitution. Sur un ton inhabituel, Guy Canivet dénonce dans sa lettre au chef de l'Etat « les termes provocants d'une intervention publique du ministre d'Etat ». «Cette nouvelle atteinte à l'indépendance de l'autorité judiciaire et la polémique qui s'ensuit, opposant les institutions publiques, affaiblissent tout autant le crédit de la justice que l'autorité de l'Etat», écrit-il.
Nicolas Sarkozy n'en est pas à sa première critique des juges. En juin 2005, il avait déjà soulevé des réactions indignées en réclamant des sanctions disciplinaires plus efficaces contre les juges et en écrivant au président du tribunal pour enfants de Bobigny.

Cette fois-ci, Dominique de Villepin s'est démarqué de son ministre de l'Intérieur en soulignant «l'engagement des élus locaux, des préfets, des magistrats et des forces de l'ordre dans la lutte contre l'insécurité». «L'importance de l'enjeu exige que chacun poursuive ses efforts pour plus de sécurité dans notre pays», a déclaré le Premier ministre à la suite d'une réunion à Matignon sur les banlieues. Le fond de la controverse est l'augmentation ces dernières années des violences physiques sur les personnes, hausse qui serait particulièrement marquée en Seine-Saint-Denis. Cette polémique survient au moment où le ministre de l'Intérieur propose au Parlement de durcir la justice des mineurs, avec un texte sur la « prévention de la délinquance » par lequel la gauche juge son bilan désastreux.

(Source: Aujourd'hui, http://www.aujourdhui.ma/actualite-details49251.html)


L’Algérie, plaque tournante de l’émigration clandestine

L’Algérie serait-elle une nouvelle plaque tournante de l’émigration vers l’Espagne ? L’interception sur les côtes Est de l’archipel ibérique d’une quarantaine d’embarcations en provenance de l’ouest algérien suscite de sérieuses inquiétudes à Madrid.

Le centre de l’émigration vers l’Espagne a-t-il changé de camp ? En 48 heures, entre lundi et mercredi derniers, plus de 500 immigrants illégaux en provenance d’Algérie ont été interceptés dans le large de Murcie et Almeria (est espagnol). Un chiffre record et une nouvelle donne dans l’équation de l’émigration illégale. Dans la presse madrilène, on soupçonnait jeudi la découverte d’une « nouvelle route » de l’immigration clandestine entre les côtes ouest de l’Algérie et de l’est de l’Espagne. Ce changement de centre n’est pas le fruit du hasard, la fermeté du Royaume du Maroc à l’égard de ce phénomène a fini par payer. «La coopération hispano-marocaine, non seulement fonctionne, mais elle est menée de manière excellente», a assuré Consuelo Rumi, secrétaire d’Etat espagnole à l’Immigration, à l’issue d’un séminaire organisé mercredi dernier à Madrid par la Fondation «Pablo Iglesias». Un «modèle de coopération» exemplaire, a renchéri Mme Rumi. Et d’ajouter que d’autres pays émetteurs d’immigrants illégaux devront prendre exemple sur le Royaume.

«Des fondements sont en train d’être jetés pour pouvoir suivre l’exemple de l’excellente coopération hispano-marocaine», a-t-elle indiqué. L’Algérie qui s’était mise dans une posture de « spectateur » devra accaparer l’attention après l’interception dans l’est espagnol d’une quarantaine d’embarcations en provenance de ses côtes ouest.
Il faut signaler que cet afflux vers la région de Murcie est sans précédent, sachant que les flux migratoires se faisaient particulièrement vers le sud ouest de l’Espagne. Ce changement de cap vient alourdir la facture du gouvernement socialiste de Zapatero, appelé à faire face, d’une part, à l’émigration subsaharienne vers les Iles Canaries, et de l’autre, aux immigrants illégaux en provenance de l’Algérie. Une charge supplémentaire pour Madrid, qui ne rate aucune occasion pour demander « davantage de mobilisation » de la part de l’UE pour renforcer le contrôle dans la frontière sud de l’Europe. Profitant de la tenue, jeudi dernier en Finlande, de la réunion des ministres de l’Intérieur et de la Justice de l’UE, Madrid a appelé les 25 pays du Vieux continent à « faire preuve de davantage de solidarité pour endiguer les flux migratoires ». Sur le front intérieur de l’Espagne, le gouvernement Zapatero a rejeté les accusations du Parti populaire (PP, opposition), qui a attribué cette nouvelle vague d’émigration à la politique de régularisation.

Le ministre de la Justice Juan Fernando Lopez a jugé jeudi « faux et démagogique » de lier la régularisation massive de quelque 600.000 immigrés dans son pays en 2005 à l’afflux actuel de clandestins. « Ce type de déclarations est simpliste et démagogique. Ceux qui disent cela ignorent les motivations de ceux qui fuient la famine, la misère et le désespoir », a-t-il martelé.

(Source: Aujourd'hui, http://www.aujourdhui.ma/actualite-details49252.html)


Afflux de clandestins : l'Espagne pointée du doigt

Venu chercher le soutien de ses voisins, le gouvernement espagnol a été critiqué pour son laxisme.

Arrivée en Finlande avec une mine de victime, en réclamant la solidarité européenne pour lutter contre l'afflux de clandestins, l'Espagne s'est retrouvée sur le banc des accusés, hier, à Tampere. Emboîtant le pas à Nicolas Sarkozy, absent de la réunion des ministres européens de l'Intérieur, plusieurs officiels ont critiqué la décision du gouvernement Zapatero de régulariser 600 000 clandestins, accusant l'Espagne de créer un appel d'air ingérable pour l'Union.
«Ce n'est vraiment pas une solution de régulariser comme l'a fait l'Espagne : cela donne un mauvais signal aux Africains», a rappelé le ministre autrichien de la Justice Karin Gastinger. «Les trafiquants, les passeurs voient très bien ce qui se passe : ils ne ratent pas une occasion d'envoyer des clandestins !», a ajouté Rita Verdonk, ministre de l'Intérieur des Pays-Bas, très fâchée d'apprendre, par la presse, que la France allait «amnistier» quelque 7 000 clandestins. «Il nous faut un système d'alerte avancé !», a plaidé la «Dame de fer» des Pays-Bas. Lire la suite sur:
http://www.figaro.fr/international/20060922.FIG000000127_afflux_de_clandestins_l_espagne_pointee_du_doigt.html
(Source: Figaro)