M. Blocher et la liberté de la presse
Les médias romands ont mis au point un petit jeu dont les règles sont simples: on peut écrire n’importe quoi sur M. Blocher, pourvu que ce soit en mal. Quoi qu’il fasse ou ne fasse pas, quoi qu’il dise ou taise, le Zuricois a tort. S’il collectionne les oeuvres du peintre Anker, cela met crûment en lumière son attachement à une société patriarcale, moralisante et répressive. S’il possède un Giacometti, en revanche, c’est la preuve flagrante qu’il ne s’intéresse à l’art que pour faire de l’argent. S’il organise une conférence de presse, c’est de la provocation, s’il n’en fait pas c’est de la censure. S’il se tait quand on l’attaque, c’est qu’il avoue. S’il se défend, il s’obstine dans l’erreur. Tantôt il est en roue libre et ne maîtrise pas son département, tantôt il fait la pluie et le beau temps dans la Confédération. Si sa femme le conseille, c’est elle qui commande à Berne. Si elle se désintéressait de la politique, on dénoncerait son «confinement dans la cage dorée de Rhäzuns» en évoquant moqueusement l’antique dicton Kinder, Küche, Kirche.
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(Source: Ligue Vaudoise)
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19 Octobre 2006 à 15:18 dans
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