(ATS) Le président de la Commission fédérale contre racisme, Georg Kreis, critique vertement le conseiller fédéral Christoph Blocher. Il accuse le ministre suisse de la justice d'avoir menti et porté ainsi préjudice à la Suisse. Dans une contribution parue dans la "Basler Zeitung", M. Kreis revient sur les déclarations faites par Christoph Blocher lors de l'assemblée des délégués de l'UDC samedi dernier. Le membre du gouvernement a cité faussement le conseiller national Andreas Gross (PS/ZH), président de la commission des institutions politiques de la Chambre du peuple. Selon M. Blocher, M. Gross aurait dit à la radio que le mentor de l'UDC avait violé la norme pénale avec ses propos sur l'Afrique, qu'il fallait le mettre en prison et qu'il aurait été enfermé s'il n'était pas conseiller fédéral. "Vous voyez, cela devient dangereux, n'est-ce pas?", a encore lancé M. Blocher devant les délégués de son parti. Le conseiller fédéral a diffamé un membre de la Chambre du peuple en attribuant des propos au conseiller national qu'il n'a pas tenu. M. Gross s'est en réalité borné à dire que les propos sur l'Afrique "ne remplissait vraisemblablement pas toutes les conditions de la loi contre le racisme", dénonce M. Kreis. M. Blocher a fait valoir devant son auditoire qu'on risquait la prison en exprimant des opinions plus ou moins innocentes. Le ministre de la justice a ainsi tenté de déstabiliser la norme pénale anti-racisme et de discréditer cette loi. Christoph Blocher porte atteinte à l'image du Conseil fédéral "avec son attitude non conforme à la vérité". Il induit le public en erreur en lui faisant croire qu'il est opprimé par des dispositions légales en vigueur. Les parlementaires ont élu Christoph Blocher au gouvernement en espérant l'intégrer "et même peut-être en faire un homme d'Etat", constate encore M. Kreis. "Cette espoir s'est révélé - malheureusement - infondé".
SDA-ATS News Service
Pas de doute, M. Kreis pète les plombs ! C’est bien son équipe de gauchistes qu’il faudrait virer de l’administration ! Plus besoin de démocratie avec M. Kreis, il se charge lui-même de dire aux moutons dociles ce qu’il faut penser. Il n’est que temps de débarrasser notre administration des reliques de l’ère Dreiffus, et ne plus avoir honte de notre passé, présent et futur ! Oui à la révision de la norme pénale, oui à la suppression des commissions fédérales contre le racisme et les étrangers.