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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Milliard à l’Est – Silence, on subventionne gratis !

On ne peut que constater que malgré quelques articles vraiment critiques sur le bien fondé du Milliard à L’UE trouvés dans le 24Heures et la Weltwoche, tous les autres journalistes se sont jusqu'à présent bornés à répéter les mensonges du DFAE. Ou est-donc passé le sens critique des journalistes ? Sont-ils devenus des « Embedded » comme dans le conflit en Iraq ou ils vivaient avec les soldats sur le front, et défendent à tout pris le DFAE au nom de la sauvegarde des intérêts d’une Europe Marshall-iste? Personne ne conteste l’importance du marché européen pour la Suisse, ce que nous contestons c’est la justification de ces fonds. Alors que l’UDC Suisse choisit comme angle d’attaque le financement incohérent de cette manne à l’Est, des économistes libéraux remettent en cause ce système de financement arrosoir si étroitement lié à la corruption et à l’inefficacité.

Or dans ce débat, les journalistes ont pris fait et cause pour le DFAE pour ne pas fâcher l’Europe, au lieu de mettre à plat un financement qui a près tout, et on semble l’oublier, se fera sur le dos des contribuables. Que lit-on dans la presse romande pour soutenir la contribution Suisse au fonds de cohésion :

Morceaux choisis dans le Temps de Samedi :

- Doris Leuthard a rassuré. Avec ses mots à elle. Avec sa touche personnelle, spontanée et pleine d’humour «En Suisse alémanique, les gens sont plus préoccupés par la question du financement du milliard. En Suisse romande, on s'inquiète beaucoup de la pauvreté en Suisse et on l’oppose à celle à l'Est». Offre-t-elle une réponse à ces angoisses, non car grâce à Colgate le sourire suffit..

- Doris fait rire en lançant des piques contre l’UDC. Il faut le savoir, faire rire les journalistes gauchistes avec une bonne blague sur l’UDC assure un bon succès aux conférences. Les électeurs du premier parti du pays (26%) n’auraient-ils droit qu’à du mépris ?

- Elle promet que nous investirons dans des projets concrets dans les pays concernés – Belle lapalissade car qui voudrait investir dans des projets abstraits dans des pays non concernés à part une ministre de l’économie sans expérience économique.

- L’UE va « peut-être » faire une demande supplémentaire à la suisse pour la Roumanie et la Suisse, mais le parlement aura le dernier mot – On le sait, les promesses n’engagent personne, et de toute façon c’est l’UE qui présente la facture. Doris aura beau jeu de dire que ce n’est pas sa faute. Nul doute également que le parlement acceptera de dilapider l’argent des contribuables encore un peu plus. Ils s’en fichent, ce n’est pas le leur.

Micheline CaImy-Rey parle de solidarité, Doris Leuthard argumente, elle, en termes de stabilité. La cheffe des Affaires étrangères défend la nécessité d'aider les nouveaux Etats membres de 1'UE, sa collègue de l'Economie chiffre les retours sur investissement. Micheline Calmy-Rey et Doris Leuthard, Ie duo gagnant pour porter le milliard– C’est l’apothéose de la politique people, sortez les mouchoirs ! Doris et Micheline unies, c’est trop.


Le réchauffement climatique: un débat qui dérange

Il est difficile sinon impossible de ne pas rapprocher la sortie du film d’Al Gore en Europe et la colère de certains climatologues français à l’égard de Claude Allègre. Le film Une vérité qui dérange est acclamé alors qu’on essayait de discréditer Claude Allègre pour avoir osé se montrer sceptique à l’égard de l’origine humaine du réchauffement global: «La cause de cette modification climatique est inconnue. Est-ce l’homme? Est-ce la nature?» Dès sa publication, la chronique de M. Allègre a déchaîné une véritable tempête au sein des centres de recherches et des media. On a ainsi appris que plusieurs climatologues avaient envoyé le 3 octobre 2006 une lettre de protestation à l’Académie des sciences, à l’Institut national des sciences de l’univers (INSU), au Ministère de la recherche ainsi qu’à l’Express. On lui a reproché explicitement de jeter le discrédit sur tous les chercheurs qui travaillent sur ces thèmes et d’instiller le doute sur des sujets sur lesquels le consensus semble de mise. Cette vague de protestation fut ensuite relayée par la campagne médiatique qui a entouré le lancement du film d’Al Gore. Mieux que les critiques, elle a balayé les propos du sceptique Allègre en scandant le discours bien connu de l’urgence.

Ces deux événements illustrent ce que dénonce le climatologue Richard Lindzen dans un article pour le Wall Street Journal du 12 avril 2006, à savoir que les tenants du réchauffement global d’origine humaine cherchent à éviter tout débat sur la question, faisant ainsi croire qu’elle serait résolue. Le climatologue est d’avis que les trois affirmations généralement acceptées dans la communauté scientifique – la température moyenne du globe a augmenté d’environ un degré depuis la fin du XIXe siècle; les niveaux de CO2 dans l’atmosphère ont crû d’environ 30% sur la même période; et le CO2 devrait contribuer à un réchauffement futur – ne sont ni une raison de s’alarmer, ni une preuve de la responsabilité de l’homme pour le réchauffement qui a déjà eu lieu. Cette responsabilité est aussi remise en cause par un certain nombre de chercheurs au Canada, en particulier par Ian Clark, professeur en hydrogéologie et paléoclimatologie à l’Université d’Ottawa. Ces chercheurs pensent, en effet, que le réchauffement serait principalement le résultat d’une activité solaire plus importante. Ils ont notamment montré que le cycle de réchauffement et de refroidissement de notre planète correspond avec un petit décalage au cycle de l’activité solaire. Il n’est pas facile de se lever contre ce qui confine aujourd’hui la climatologie à l’alarmisme. Il faut être ancien ministre et l’un des scientifiques français les plus titrés pour oser braver l’interdit et ne pas céder à la peur et à l’intimidation. On ne peut donc que se réjouir des propos d’un Claude Allègre qui s’élèvent contre cette fièvre alarmiste et rappellent au public que le débat sur le changement climatique et ses origines est loin d’être clos. Il est temps d’avoir un véritable débat non seulement sur le réchauffement climatique, mais aussi sur les moyens visant à le limiter, comme le protocole de Kyoto.

Directeur Institut économique Molinari et chercheur au Centre for the New Europe

(Source: Agefi)

Faim dans le monde: énième dénonciation. A quoi bon?

Hier, amusante ou triste coïncidence: à peu près au moment où le chanteur britannique Elton John demandait que l’on interdît les religions au nom de la… compassion, le pape Benoît XVI dénonçait le drame de la faim dans le monde, soulignant que plus de 850 millions de personnes dans le monde sont affectées par ce drame.

En elles-mêmes, ces dénonciations sont légitimes, peut-être nécessaires. L’ennui est que plus elles abondent, plus elles marquent notre impuissance à éliminer la faim dans le monde. Au même moment que le pape, Jacques Diaouf, le directeur de la FAO, rappelait qu’en 1996 le sommet mondial de l’alimentation à Rome avait fixé un objectif pour 2015: réduire de moitié la faim dans le monde. Eh bien, par rapport à cet objectif, le président de la FAO a annoncé «qu’aucun progrès n’avait été fait».

Nous avons des quantités abyssales de théories, d’études statistiques, de rapports d’experts sur ce sujet. A quoi bon puisque la situation empire?! Le pape n’avait pas tort, hier, dans son rapport dominical, d’en appeler à un «changement de notre modèle de développement pour s’attaquer aux causes de la faim dans le monde», mais c’est là un vœu pieux que nous entendons depuis au moins trente ans. Et puis, quand il ajoute, à propos de ces causes: «Il faut les éliminer, car elles sont liées à un système de gouvernement de l’économie mondiale qui destine la majorité des ressources de la planète à une minorité de la population», on est désagréablement surpris. Non pas que le pape ait tort sur le constat! Il faudrait être fou ou aveugle pour ne pas voir cette injustice. Mais où et quand a-t-il aperçu un «système de gouvernement de l’économie mondiale»? Comme on aimerait que ce soit aussi simple: s’il y avait un système ou un gouvernement qui dirige l’économie mondiale, on pourrait soit le changer, soit s’en débarrasser, comme les vieux marxistes d’antan le croyaient à propos du capitalisme. Hélas, il n’y a rien de tel et la pauvreté du propos papal, sur ce point, est regrettable. Que le pape ne comprenne pas l’économie, soit! Mais il devrait avoir un conseiller compétent en ce domaine. Tel ne semble pas être le cas.

De plus, en nourrissant l’illusion d’un gouvernement mondial responsable du malheur du monde, Benoît XVI se lance dans une opération dangereuse, car il encourage les esprits à chercher un bouc émissaire. On sait ce que cela peut donner: s’il y a un gouvernement de méchants parmi nous, il faudra s’en débarrasser… La pensée libérale n’est peut-être pas exaltante, mais au moins a-t-elle cette vertu de nous arracher à plusieurs simplismes intellectuels. En particulier celui qui consiste à postuler une entité (groupe ou minorité) qui, délibérément, poursuit ou tolère le mal ou l’injustice sur cette terre pour garder ses privilèges. Malheureusement, de Léon XIII à Jean Paul II, la papauté a toujours eu du mal à comprendre le libéralisme, et l’on peut craindre, au vu de ses propos de ce dimanche, que Benoît XVI perpétue cette tradition. Que faire alors contre la faim?

D’abord se dire que, justement, il n’y a peut-être rien à faire, c’est-à-dire comprendre qu’il n’y aura jamais de plan global de lutte contre ce fléau. Cette lutte dépendra de l’initiative des individus. A cet égard, le microcrédit est un pas dans la bonne direction. Ensuite, prendre conscience de la complexité de l’action humaine. Deux images: le développement des forces productives n’est pas né d’un plan concerté mais de l’éthique calviniste pour qui le salut de l’âme venait bien avant les nourritures terrestres. Au final, c’est pourtant le souci de ces nourritures qui a triomphé. Autre image: dans le bouddhisme zen, il faut apprendre, pendant des années, à ne pas viser la cible pour l’atteindre. Ensuite, seulement, on peut se mettre à l’ouvrage. Cet apprentissage devrait être fait par tous ceux qui veulent lutter pour le bien en général, contre la faim en particulier.

(Source: Agefi)