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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

L'argument fantôme de Micheline Calmy-Rey

Pour convaincre les citoyennes et citoyens suisses de voter le milliard de l'aide aux pays de l'Est le week-end prochain, rien de tel que de recourir à des exemples concrets. Micheline Calmy-Rey l'a bien compris, elle qui bat la campagne pour expliquer les enjeux politiques et économiques de ce scrutin. Ainsi parsème-t-elle ses interventions publiques, écrites ou verbales, de cas concrets visant à démontrer que «la coopération bilatérale avec l'Est génère des retombées financières directes sous la forme de commandes à l'économie suisse». Elle cite en l'occurrence «l'acquisition d'instruments médicaux pour le traitement des nouveau-nés dans la région de Katowice en Pologne», qui a dégagé un volume de commandes de 15 millions pour des fournisseurs suisses, «tels Baer Medical à Zoug, Siemens Suisse à Zurich et Médico-Technique à Neuchâtel». Euh, oui, c'est très bien, mais il y a un hic: Médico-Technique n'existe plus! C'est «L'Express» qui a levé le lièvre. Cette société a bel et bien travaillé en Pologne, mais elle a fusionné il y a sept ans avec une entreprise alémanique, Argus Medical. Elle n'existe plus que sur le papier et n'emploie plus de collaborateurs, révèle le quotidien neuchâtelois. La poisse pour Micheline Calmy-Rey.

(Source: Le Temps)
http://www.letemps.ch/template/print.asp?article=194376

Dans le genre économie virtuelle, Micheline pourrait peut-être demander à Deiss de lui faire une petite place à l'institut des"présages" économiques qu'est le BAK à Bâle.


« Nos valeurs deviennent pourries »

Le délégué bâlois à l'intégration Thomas Kessler exige des punitions plus dures pour des jeunes délinquants. Une majorités de jeunes d’origine étrangère auraient participé aux récentes agressions sexuelles. Comment l'État et la société peuvent réagir là dessus ?

« Le Bund » : Lors des viols à Zurich, la moitié des auteurs sont des étrangers, et le reste sont des suisses naturalisés. Dans les cas de Steffisburg et de Rhäzüns il y avait aussi des jeunes étrangers, hormis un Suisse. Avons-nous un problème avec les étrangers ?

Thomas Kessler : Nous avons un problème avec les jeunes hommes dont les parents sont venus dans les années quatre-vingt-dix et de quatre-vingts des Balkans, d'Anatolie et du Portugal. Cette catégorie de jeunes hommes se fait remarquer négativement dans toutes les statistiques : des problèmes à l’école, de chômage ou de criminalité. Mais nous n’avons pas de problèmes avec la majorité des étrangers.

« Le Bund » : Que doit-il l'État faire concrètement ?

Thomas Kessler : Mettre en place une politique d'intégration moderne et proactive. C'est-à-dire encourager et exiger à partir du premier jour. Encourager les Cours de langue, les cours d'intégration, l’enseignement d'aide aux écoles. Ici, beaucoup est fait en Suisse. Celui qui nécessite de l'aide l’obtient. Mais on doit aussi exiger des choses des jeunes hommes. Ils doivent apprendre la langue et respecter les lois en vigueur. Basta.

« Le Bund » : Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy exige en France un contrat entre la république et chaque immigrant. Celui qui ne s'en tient pas à ce contrat doit s’en aller.

Thomas Kessler : C'est une voie possible que nous empruntons longtemps à Bâle. La dernière année nous avons expulsé 30 personnes. En plus il ne nécessaire d’avoir de nouvelles lois. Nous avons fait de tels contrats à Bâle avec les étrangers qui transgressent des règles. Ces personnes ne peuvent plus se le permettre. Sinon, ils doivent s’en aller.

Source: (Der Bund: http://www.espace.ch/artikel_284346.html )Belle analyse d’un responsable balois ex-gauche alternative qui n’a pas peur du politiquement correct !


La SSR ne peut pas échapper à la concurrence

La colère qui s'exprime contre la hausse de la redevance radio/TV est compréhensible. Aucun secteur économique ne peut aujourd'hui augmenter pareillement ses tarifs, sauf ceux qui jouissent d'un monopole ou du privilège régalien. La colère porte davantage que par le passé car beaucoup s'interrogent sur le contenu de plus en plus indifférencié des programmes et sur la volonté de la SSR d'étendre son emprise sur de nouveaux territoires commerciaux comme Internet. Contrairement à ce que les dirigeants de la SSR disent, l'impératif de service public n'est pas l'origine première de la hausse demandée. En réalité, les chaînes de TV et de radio du géant SSR mènent une politique d'expansion qui anticipe une libéralisation du marché qui se produira avec l'arrivée de nouveaux opérateurs. Cette offensive, logique du point de vue de ses dirigeants, heurte de plein fouet les intérêts des éditeurs de journaux. Avec raison, ils ont le sentiment que le monopole SSR poursuit ses développements en puisant dans la poche des ménages captifs. Par comparaison, en Grande-Bretagne, non seulement la BBC a dû accepter des coupes budgétaires, mais son site internet ne comporte pas de publicité. Si comparaison n'est pas raison, si la pluralité culturelle suisse et la taille du pays sont de réelles contraintes, la SSR ne peut pas s'étendre à l'infini et occuper tous les segments sous le prétexte d'une mission d'intérêt général alors que d'autres acteurs se débattent mais sans aucune garantie financière. La SSR a sans doute atteint les limites du modèle d'une chaîne généraliste qui se finance par la publicité et la redevance. Il ne s'agit pas d'interdire l'accès de la SSR à Internet et encore moins de lui briser les ailes par une tutelle politique. Mais, plus simplement, de la soumettre aux règles d'une saine et loyale concurrence. Si la SSR a raison de dire que la technologie a fait sauter les barrières des médias, elle doit admettre que son tuteur a l'obligation de défendre la pluralité économique.

Les dirigeants de la SSR brandissent la menace d'une modification de la clé de répartition de la redevance, favorable jusqu'ici aux minorités linguistiques. Cette menace frise l'impolitesse politique: il n'appartient pas à la SSR de définir les instruments d'un Etat fédéral qui, par essence, rétablit des équilibres qui échappent à la logique de la démographie.

(Source: Edito Le Temps - Pierre Veya, ex journaliste à l'AGEFI)