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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Après le milliard, le chantage de l’UE sur la fiscalité cantonale continue

C’est bien connu, au poker on n’abaisse jamais ses cartes avant d’avant d’être sûr de son coup de bluff. Or en diplomatie, la Suisse a une fois de plus manqué de sens politique pour défendre ses intérêts. Que faire une fois qu’on a déjà baissé son pantalon ? Après avoir goulûment digéré l’impôt du pseudo-bénéfice de l’élargissement, voila l’UE qui repart la charge. Qui leur en voudrait tellement nos politiques font preuve d’une incrédulité et une immaturité politique incroyable. Après la vache et le prisonnier, voici Micheline et Doris, le duo de l'incompétence économique.

C’est en effet en ayant des position fortes, et en exigeant un retour sur notre argent (le milliard) qu’on peut se faire respecter. Or une fois que l’on paie un investissement avec les yeux bandés sans connaître la facture, on prend le risque de paraître ridicule une fois de plus. L’art de la négociation n’est pas fait pour les agneaux qui bêlent les bienfaits d’une UE en décrépitude. On contraire, c'est l’art de faire payer cher pour recevoir beaucoup (par ex : protection du secret bancaire, de la fiscalité cantonale, et financement du transit alpin). En donnant beaucoup sans rien demander en retour, sauf d’hypothétiques retour sur investissements à l’Est, nous restons dans l’esprit de l’UE (après les USA) que des nains de jardin que l'on peut intimider à souhaits pour leur extorquer de l’argent. C'est bien connu, les Suisses paient toujours!

Le commentaire de l’Agefi est saisissant de clarté : L’issue positive du vote, qui, se plaint-on à Bruxelles, a engendré un déplaisant sentiment d’autosatisfaction en Suisse, ne signifie pas pour autant que l’Union rampera dorénavant devant Berne. Ce «réchauffement» n’a pas débuté hier, tant s’en faut. La Commission a confirmé que la Suisse devra cracher au bassinet pour la Roumanie et la Bulgarie (et pas peut-être comme le disait Doris durant la campagne). Et, surtout, que Bruxelles ne relâcherait pas la pression sur Berne dans le dossier, extrêmement sensible, de la fiscalité cantonale.

On est bien parti!