Interlaken BE (ats) Démise de ses fonctions pour des propos tenus sur l'Eglise, l'ancienne cheffe de la communication du parti démocrate-chrétien a vu sa plainte contre deux journaux dominicaux rejetée. Sa sphère privée n'a pas été violée, estime le Conseil suisse de la presse.
Sous certaines conditions, les médias peuvent partir du principe que les avis exprimés sont destinés au grand public, selon une décision rendue publique vendredi par l'instance de contrôle de l'éthique des médias. Ces conditions sont remplies lorsque qu'une personne occupant une charge politique importante donne son propre avis sur une question en rapport avec son activité. Il doit également avoir été exprimé dans un contexte politique ou professionnel. Le 5 décembre 2005, la "NZZ am Sonntag" et la "SonntagsZeitung" avaient publié des propos tenus par la porte-parole du PDC Monika Spring, très critiques envers l'église catholique et le pape, qu'elle avait traité d'"imbécile". Le même jour, elle avait présenté sa démission.
Propos privés
Monika Spring estime que les journalistes ont violé sa sphère privée, selon sa plainte déposée auprès du conseil. Les deux parties avaient convenu que les propos, tenus en marge de la session d'hiver des Chambres fédérales, n'avaient rien d'officiel et étaient privés. Mme Spring avait bien dit, ironiquement, qu'elle pouvait être citée, ce qu'elle avait ensuite retiré. Les deux journalistes ont évalué différemment les faits. L'échange a bien eu lieu sur un mode détaché, mais n'était pas privé, selon eux: ils ont discuté de thèmes politiques avec la porte-parole dans le Palais fédéral. Il s'agit bien d'un contexte professionnel. Monika Spring aurait dû s'attendre à ce que ses propos puissent être rendus publics, estime le Conseil de la Presse. En raison de sa fonction, ils sont politiquement relevants. Les opinions concernant la foi appartiennent effectivement à la sphère privée, rappelle l'instance. Mais dans un parti démocrate et chrétien comme le PDC, la relation à l'église est une partie constituante du discours politique. Pour le Conseil, les journalistes n'avaient pas à demander l'aval de Mme Spring pour la citer. Selon l'usage, cette autorisation n'intervient que lorsqu'il s'agit d'un entretien agendé ou lorsque la personne interrogée le demande expressément. Le principe de responsabilité n'est pas violé. Demander aux journalistes de soupeser chaque fois les conséquences pour une personne de publier ses dires irait trop loin. Cela vaut en particulier pour un adulte occupant une charge à responsabilité, qui dispose en outre d'une grande expérience des médias.
ATS / 01.12.06
Une fois de plus, le pseudo-conseil de la presse décide ce qu’il veut tant l’argent et le sensationnel sont rois dans le monde de la presse de boulevard. Même si la porte parole du PDC aurait du se méfier, on constate une fois de plus que c’est le lobby des journaliste de gauche qui décide de ce qui peut être publié ou ne l’est pas. L’écrasante majorité des plaintes étant toutes rejetées. Quelle légitimité démocratique a donc ce conseil de la presse, on se le demande. Fort heureusement, les nouveaux media Internet permettent aux opposants à cette mise sous tutelle de la pensée de s’exprimer. A quand un vrai débat sur de vraies procédures de recours face à l’arrogance de certains medias, ainsi qu’une analyse de leur responsabilité sur les dérives des valeurs de la société.