Fisc Suisse - l'UDC répond aux critiques de Ségolène Royal
En lançant la campagne pour les élections fédérales, l'UDC a répondu également aux critiques françaises sur la fiscalité suisse. Les attaques d'Arnaud Montebourg renforcent la position du parti farouchement opposé à l'UE, selon Jean-Claude Mermoud.
Le porte-parole de Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, "donne raison à l'UDC", a déclaré à Lausanne le conseiller d'Etat vaudois interrogé sur les critiques virulentes parues la veille contre les impôts des cantons. Le député socialiste français s'en est pris notamment "aux pratiques prédatrices des paradis fiscaux", Genève en particulier.
Ces déclarations servent surtout la campagne électorale française pour la présidence, a jugé le président de l'UDC. Ueli Maurer a averti que son parti excluait tout "compromis" sur la souveraineté fiscale helvétique. Yvan Perrin a jugé qu'Arnaud Montebourg essayait ainsi de mettre le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy en position "délicate" après l'installation de son ami Johnny Hallyday à Gstaad (BE). Pour le conseiller national neuchâtelois, les problèmes sont en France et non pas en Suisse où l'on travaille 20% en plus. Il estime que les Français doivent s'acquitter aujourd'hui de la facture des 35 heures. Mais "la France ne saurait faire payer à la Suisse la funeste loi Aubry", a-t-il martelé.
© SDA-ATS News Service
Les socialistes Suisses ne seraient pas en reste et regrettent semble-il aussi que la France s'occupe de nos affaires. Vraiment? Il faut le savoir, la gauche Suisse envie le PS français où des années de mitterandisme ont pourtant transformé le pays en une énorme bureaucratie. Il est facile de redistribuer l'argent de ceux qui travaillent. Nul besoin de budget à gauche, on ouvre simplement les vannes de l’argent gratuit « en taxant les riches ». Le quotidien Le Temps ne se prive également pas de solliciter les donneurs de leçon français, anglais ou bruxellois pour abolir le secret bancaire et la concurrence fiscale sous le prétexte fallacieux de pratiques anticoncurrentielle ou d’un prétendu manque de solidarité. La gauche cite en exemple les médiocres performances de la France et de l'Allemagne pour détruire en fait le fondement même de notre pays, le fédéralisme et assoir à terme un gouvernement éclairé qui redistribuerait des richesses du pays de manière « socialement juste ». Prions pour que ce monde n’arrive jamais. Une étude parue récemment dans la presse indique au contraire que la démocratie directe fédéraliste (à la Suisse) redistribue plus efficacement les richesse qu'une démocratie (française) parlementaire centralisée, où l'électeur sert d’alibi à des barons du PS vivent dans des grands appartements luxueux!
-
04 Janvier 2007 à 15:15 dans
- Général
