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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La fragilité d’une intégration bilatérale apparaît au grand jour

La Commission européenne estime que la Suisse viole les règles de concurrence inscrites dans l’accord de libre-échange que celle-ci a conclu avec la Communauté économique européenne en 1972. Pour sa part, la présidente de la Confédération affirme que la Suisse respecte ses engagements. L’observateur, déconcerté par les polémiques qu’a déclenchées ce différend, notamment du côté de la frange souverainiste et europhobe de notre classe politique, se pose trois questions :

Primo: Comment se fait-il qu’après deux ans de discussions au sein du Comité mixte appelé à gérer cet accord, les deux parties divergent encore sur les faits? Bruxelles affirme que certains cantons suisses taxent différemment des sociétés holding et similaires selon que leurs revenus sont gagnés à l’étranger ou en Suisse. Les cantons concernés, dont la fiscalité est encadrée par la Loi fédérale sur l’harmonisation des impôts directs, affirment que tel n’est pas le cas. A noter que la Commission admet explicitement la concurrence fiscale; ce ne serait pas là le point litigieux.

Secundo: À supposer que des dégrèvements sélectifs aient effectivement lieu, ces pratiques affectent-elles les échanges entre la Suisse et les 27? La Commission ne présente aucune preuve ni exemple précis; elle rappelle simplement qu’au sein de l’Union, certains éléments de la fiscalité des entreprises peuvent être assimilés à des aides d’Etat, interdites; un code de conduite a été adopté à ce sujet en 1997.

Tertio: L’accord de libre-échange, ancêtre de tous les accords bilatéraux conclus entre Berne et Bruxelles, accord qui a toujours fonctionné à la satisfaction des deux partenaires et leur a apporté d’incontestables bénéfices, est-il, en somme, un pur accord de libéralisation ou implique-t-il une participation de la Suisse au marché intérieur; autrement dit, serait-il devenu un accord d’intégration, ce qui justifierait éventuellement que l’on interprète les règles de concurrence selon la jurisprudence communautaire? C’est bien là que se situe le nœud du problème: en 1972, au moment du premier élargissement de la Communauté et bien avant l’achèvement du marché intérieur, parler d’un accord de libéralisation se justifiait sans doute. Aujourd’hui, nous comptons une vingtaine d’accords bilatéraux importants et plus d’une centaine d’arrangements de moindre importance. La libre circulation des personnes a notamment été instaurée. L’accord de 1972 ne prévoit pas le recours à l’arbitrage ou à une justice supranationale; si des divergences d’interprétation graves devaient subsister, des mesures de sauvegarde seraient la dernière conséquence. On voit là pointer le risque d’une sorte de détricotage du tissu d’arrangements bilatéraux. En même temps, sur un plan économique, le grand marché européen englobe incontestablement la Suisse. Dès lors, la grande fragilité d’une intégration bilatérale et sélective apparaît au grand jour.

Source: AGEFI


Vaud: Zisyadis, locomotive des bourgeois

commentaires.com - Philippe Barraud

lundi 12 mars 2007

Avec le récidiviste popiste sur sa liste, la gauche va mobiliser les électeurs bourgeois contre elle, et faire passer Leuba et de Quattro.

On est déçu en bien, comme on dit dans le Pays de Vaud. Le basculement de majorité tant prophétisé par une gauche aux dents longues n’a pas eu lieu au Grande Conseil et, selon toute vraisemblance, il n’aura pas lieu non plus au Conseil d’Etat.

Dans les deux camps en présence, l’ambiance est fort différente à l’heure d’aborder la campagne du deuxième tour. Dans le camp bourgeois, les électeurs ont voté avec une discipline remarquable, comme en attestent les scores très proches de Philippe Leuba et de Jacqueline de Quattro: il est loin, le temps des coups de crayon rageurs entre bourgeois. Et il est rassurant de constater que les manoeuvres agressives de déstabilisation lancées par la gauche contre ces deux candidats ont fait long feu, malgré l’entrée en campagne, médiocre et amère, d’Yvette Jaggi.

Dans l’autre camp, l’ambiance est nettement plus lourde, et les explications promettent d’être sanglantes: le PS va faire payer cher aux Verts leurs velléités d’émancipation et leurs ambitions. Les Verts se sont clairement «plantés» mais, plutôt que d’incriminer leur volonté d’indépendance, louable en soi quand bien même elle était périlleuse, c’est le choix du candidat qui n’était pas judicieux. Le fait d’être un haut-fonctionnaire est en soi un lourd handicap; et s’il n’est pas compensé par une personnalité et un charisme hors pair, la difficulté devient insurmontable.

Comme les autres, ce parti réalise qu’il n’est rien de plus difficile que de faire émerger des personnalités pourvues à la foi de talent, de convictions, de charisme et... d’esprit de sacrifice pour le bien public: combien a-t-on entendu de possibles candidats verts préoccupés seulement de ne rien sacrifier de leur vie privée? L’autre problème des Verts vaudois est que leur programme politique pour le canton n’a aucune visibilité (quelles propositions, au juste, en matière d’environnement?), et qu’ils n’ont semble-t-il pas réalisé que le réchauffement climatique devenait une préoccupation populaire importante. S’il y avait une vague sur laquelle surfer, c’était bien celle-là! Le plus dur, c’est qu’ils doivent maintenant quémander un strapontin sur le ticket de la gauche pour le deuxième tour — bienvenue à Canossa...

Le parti socialiste quant à lui n’a pas réussi à bouleverser la majorité au Grand Conseil, tandis que son allié popiste connaissait un effondrement spectaculaire. Le voici donc à devoir ficeler une liste unique avec des Verts dont il se méfie comme de la peste, et un Zisyadis qui plus que jamais ne représente que lui-même. Anne-Catherine Lyon, qui soit dit par euphémisme n’a pas tout à fait le charisme d’un Maillard, aura bien du mal à tirer cette baroque ambulance, obligée d’embarquer un pestiféré et un ambitieux sans légitimité parlementaire.

Mais c’est très bien: les commentateurs s’inquiétaient dimanche du fait que la liste bourgeoise pût manquer d’une locomotive au deuxième tour, Broulis et Mermoud étant déjà élus. Mais a-t-on besoin d’une locomotive, quand l’adversaire fournit un repoussoir garanti efficace? La simple crainte de voir Josef Zisyadis s’approcher du Château suffira largement à mobiliser les électeurs!

Verts et Socialistes – Les vrais ennemis de l’agriculture Suisse

Les débats sur l’agriculture ne correspondent généralement pas aux schémas gauche-droite usuels. Le Conseil national qui a entamé hier l’examen de la politique agricole 2011 n’a pas failli à la règle. «C’est le monde à l’envers, s’est exclamée Doris Leuthard. La gauche et les Verts défendent les vertus de la concurrence alors que la droite réclame des mesures étatiques». Sans illusions, la cheffe du Département de l’économie s’apprête à avaler quelques pilules amères. La majorité bourgeoise a commencé hier à freiner le rythme des réformes imposé à l’agriculture. Elle devrait persévérer aujourd’hui sur cette voie en maintenant les aides à la production fromagère et en renforçant l’enveloppe financière à disposition de l’agriculture pour la période 2008-2011.

Bio-fermiers contre fermiers bios:

La majorité bourgeoise est également parvenue à assouplir les règles de production biologique. A l’avenir, la désignation bio pourra s’appliquer même à des exploitations qui ne pratiquent la culture bio que sur une partie de leur production. Là aussi il n’y a pas de divergence avec le Conseil des Etats. (AGEFI)

Il est piquant de constater que les Socialistes et les Verts, grands pourfendeurs de la malbouffe, n’éprouvent aucun probleme à « flinguer » l’agriculture Suisse au profit de produits étrangers (par ex : augmentation des quotas sur les patates) qui pourtant voyagent en camion, et non pas à la charue solaire. Comme le rappelait hier soir le candidat francais de Chasse Peche et Traditions, le paysan est le vrai producteur bio car il adapte quotidiennement ses methodes de production à son environement. Il se distingue particulièrement d’un autre animal, la taupe ecologiste de 68, qui finance l’ecologie par un assomoir de taxes. Oui à une agriculture Suisse de proximité en cohabitation avec l’environement !


Vaud: UDC et Verts cartonnent

C’est la Bérézina à l’extrême gauche tout comme chez les radicaux qui
poursuivent leur descente aux enfers, entraînant les libéraux.

A l’échelle du législatif, les résultats confirment en effet les tendances observées ailleurs. Les grands gagnants du verdict populaire se comptent parmi l’UDC (+5,11%) et les Verts (+3.22%). Les démocrates du centre paraissent s’imposer face aux radicaux, le nombre d’élus fléchissant symétriquement ici de 5,11%. A l’autre bord de l’échiquier, l’extrême gauche enregistre elle aussi une déroute, une véritable Bérézina. Elle perd plus de 7 sièges: dans un Grand Conseil de 150, sa députation se réduit en peau de chagrin à 5.

Reste que les socialistes, bénéficient pour l’heure aussi de l’effet Maillard, avec une légère progression de 0,44%. Ils restent ainsi le plus grand groupe au Grand Conseil avec leurs 39 sièges. Quant aux radicaux, ils continuent de perdre beaucoup de plumes. Les 26 sièges obtenus leur permettent pour l’heure de se maintenir au deuxième rang au Grand Conseil, mais l’UDC, avec 3 fauteuils de moins est désormais à un souffle. Plus Pascal Broulis semble visible, plus il masque leur déficience de positionnement, en matière fiscale notamment. Les cousins libéraux (22 sièges), en baisse de 2,55% subissent d’une certaine manière les effets collatéraux de la grosse reculade du vieux parti. (Source: AGEFI)


L’écologie – le nouveau communisme vert

La récente campagne écolo lancée tout azimuts par les socialistes et leurs strapontins écologistes pour augmenter la part des ressources renouvelables à 30% en 2020 relève encore une fois d’un romantisme et d’un amateurisme affligeant. Pour rappel, les energies renouvelables ne comptent que pour 0.9% !!! du parc energetique Suisse, contre 60% d'hydrolique (barrages), et 40% de nucléaire. On est donc loin du compte. L’Europe, qui a déjà loupé son soi-disant plan de Lisbonne qui visait à propulser en 10 ans l'economie de l'UE a la tête de la planète (quelle chute !), propose à son tour des energies renouvelable à hauteur de 20% en 2020. Les promesses, ça ne mange pas de pain, dixit Chirac. Ces deux stratégies relèvent une fois de plus de l’utopie. Encore une fois, le consommateur devra passer à la caisse. Il payait déjà avant, mais que voulez-vous, la nouvelle énergie –comme la lessive OMO - lave plus blanc qu’avant et « est bonne pour l’environnement ». Que dire des entreprises électriques qui ont engrangé des réserves considérables grâce aux monopoles cantonaux et qui veulent maitenant financer de nouvelles installations « propres » sur notre dos. Que dire aussi des nuisances sonores et maux de têtes occasionnés par les héoliènes, que dire également des panneaux solaires produits avec des produits toxiques comme le silicium, l’arsenic, et le fluor. Le bioéthanol également fort prisé a le gros désavantage de générer de la monoculture et d’appauvrir les sols ainsi que les populations. Eriger des chiffres en dogme comme au temps des « gosplans » soviétiques est inquiétant car une fois de plus on prends la population pour des lanternes, juste bon a payer les folies que quelques gourous écolos.

Malgré quelques Besancenot, Bové et Arlette Laguiller en France voisine, il faut reconnaître que la lutte des classes ne marche plus guère dans notre pays à l’heure du plaisir individuel, n’en déplaise à une extrême gauche en déroute; alors que le dogme de la bien séance écologique, du « développement durable », de la « mobilité douce » interpelle le bourgeois bohème tant il est de bon ton de se sentir concerné par le réchauffement climatique. Or a y voir de plus près, nos écologistes utilisent les vieilles ficelles de l’arrosoir subventioniste pour financer des pseudo fonds sans grands impacts, mais fortement imprégnés de connotation alter mondialiste. Avec ce nouveau dogme, bientôt interdit de fumer, de rouler, de skier, de manger gras à cause des flatulences de méthane, d’acheter une grande villa antisociale car grande consommatrice d’énergie. A ce rythme la, nous nous retrouverons – comme dans le docteur Jivago - dans un appartement collectiviste ou tout désir individuel devra auparavant être approuvé par le comité central. Tout étant a priori interdit, des sages nous distilleront la bonne parole sur ce qui est bien pour l’environnement ou ne l’est pas. Finie la démocratie et vive des équipes d’experts et d’inspecteurs en charge d’appliquer des directives mondiales jouissant de la meilleure réputation puisque leur raison d’être serait de protéger notre planète et, par conséquent, l’humanité. Pour tous les assoiffés de pouvoir, le réchauffement climatique pourrait donc fournir la matière d’une nouvelle légitimité. Nouvelle et incontestable! Car qui pourrait s’opposer à un pouvoir chargé de la protection de notre planète et de notre bien-être? Mécanisme classique au demeurant: l’émergence d’une nouvelle classe de gouvernants s’est toujours faite au nom du bien du peuple ou du prolétariat, soit par la voie révolutionnaire, soit par la voie de réformes radicales.