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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La gauche suisse monte au créneau pour défendre une vision passéiste de la justice fiscale

Comme au temps des camarades de l’Est, la Gauche a enfourché sa Trabant pour défendre «une politique fiscale correcte et équitable». La Constitution contient en effet les deux principes – égalité de traitement et imposition selon la capacité économique – que le PS estime bafoués dans la réforme votée par la majorité du Parlement.

Le projet prévoit en effet qu’on n’imposera plus, au plan fédéral, que 60% des dividendes versés. Les cantons doivent suivre, mais la plupart sont déjà bien en dessous de ce plafond (jusqu’à 20% à Glaris). De quoi inciter, là où cela est possible, à se faire payer en dividendes (partiellement imposés) plutôt qu’en salaire (entièrement taxés), note un député PS fribourgeois. Avantager le revenu du capital au détriment du revenu du travail est «faux économiquement et socialement», ajoute-t-il: il en résultera des pertes fiscales de millions de francs (jusqu’à 2 milliards, estime Daniel Lampart, économiste à l’USS) ainsi qu’un manque à gagner de 150 millions par an pour l’AVS (les dividendes n’étant soumis aux cotisations sociales). (Agefi)

Le PS Suisse est, comme le PS français, une anomalie du XXIe siècle. Alors que d’autres socialistes européens (le fameux Labour en Grande Bretagne ou la CSU en Allemagne sans parler des ex-pays de l’Est) ont su se transformer dans une forme progressive qui cohabite avec la mondialisation, on assiste en Suisse comme chez son voisin français à un replis identitaire sur soi ainsi qu’a une sacralisation du léninisme et de la lutte des classes. Cette gauche obsolète considère que l'idéal politique de la gauche doit viser à réduire la place du marché pour accroître celle de l'Etat. L'idée que le marché puisse servir de levier de lutte contre les inégalités est profondément étrangère à sa culture. Dans ce même ordre d'idées, la dérégulation du marché du travail est profondément rejetée car jugée trop libérale, alors que le système actuel est le plus inique qui soit puisqu'il vise à renforcer la position des insiders au détriment des outsiders. L'augmentation du salaire minimum est une autre illustration de la très profonde inculture économique de la gauche. Elle pense qu'augmenter continuellement le salaire minimum est une mesure de justice sociale sans voir, par exemple, que plus on augmente le salaire minimum, plus on rend difficile l'entrée des outsiders sur le marché du travail.

Sur la question des étrangers, la problématique est encore plus flagrante, tant la gauche peine à renier le refrain de l’internationale communiste et à considérer que certains étrangers peuvent être des criminels. Le PS peut-il encore se reformer? Les réformateurs restent pour l’instant tapis dans l’ombre. Seule une nouvelle défaite aux élections fédérale pourrait remettre en question la dérive de M. Fehr. Comme le titrait le Tages-Anzeiger, le PS est trop longtemps resté dans le «Schlafwagen » (wagon couchette) de l’UDC, agitant sans cesse le chiffon du démon blocherien. Cette stratégie ne marche plus, les Suisses l’ont heureusement compris!


Fonds de Cohésion – Un racket organisé par les bureaucrates bruxellois

La Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, membres de l’Espace économique européen (EEE), se sont mis d’accord avec les Vingt-Sept pour accroître de 60 millions d’euros par an leur contribution financière à la réduction des disparités économiques et sociales au sein de l’UE. C’est une conséquence de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie au club communautaire, qui contraindra également la Suisse à délier une nouvelle fois les cordons de la bourse – on parle d’un peu moins de 60 millions de francs par an.

En décembre 2006, les Vingt-Cinq ont chargé la présidence de l’Union et la Commission européenne de réclamer une contribution supplémentaire de Berne, en faveur de la Roumanie et de la Bulgarie. Le Conseil fédéral a reçu leur demande, non chiffrée, en février 2007, mais n’y a pas encore répondu. «Il ne se passera rien avant les élections fédérales d’octobre», prédit-on à Bruxelles, où l’on se veut rassurant: «La Suisse sera traitée sur un pied d’égalité avec la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein», affirme-t-on. Ainsi, l’accroissement du montant de son aide sera calculée en fonction de critères précis: la superficie du pays, sa population et son PIB par habitant. Bruxelles estime dans ce cadre à un peu moins de 60 millions de francs par an le soutien financier que Berne devrait apporter à Bucarest et Sofia. (Agefi)

Cette demande de fonds supplémentaires n’est rien d’autre que du racket, avalisé par les moutons européistes du Conseil Fédéral. Rappelons que Madame Leuthard avait promis durant la campagne que rien n’était dû (en parlant de la Roumanie et de la Bulgarie), et que la Suisse restait souveraine pour des paiements ultérieurs. Quel mensonge! On voit en fait que l’UE nous met le couteau sous la gorge, et évalue la ponction financière en fonction de la population et du PIB ! Une magouille qui cache mal les difficultés de l’UE à financer de vrais projets publics souvent objets de convoitises et corruption. Pour mieux faire passer la pilule en catimini, l’UE veut attendre les résultats des élections fédérales et ne pas donner des arguments aux citoyens outrés qui votent UDC. Et après on parle de Démocratie? Après une telle trahison, Mme Leuthard veut nous faire avaler une couleuvre de plus, l’adoption unilatérale du Cassis de Dijon, mais heureusement les PME Suisses et l’UDC veillent au grain !