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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Tous derrière Sarkozy !

Les derniers résultats de l’élection présidentielle n’ont pas fait surgir de troisième homme, tel un polichinelle sorti d’un tiroir. Ce vote était avant tout un vote utile, pour deux grands partis avec des visages nouveaux et plus jeunes.

Difficile d’en vouloir à un électorat somme toute pragmatique qui veut le changement mais recherche en même temps la continuité. Exit donc les votes protestataires. Le vote Le Pen a également été récupéré en grande partie par un Nicolas Sarkozy qui bénéficiait d’une grande aura en tant que ministre de l’intérieur  et également par ses contacts dans les entreprises et medias.  On peut parler ici d’une consécration du star système. Or il faut bien le reconnaitre, beaucoup du FN se retrouve dans le programme de Sarkozy, même si on peut regretter qu’il manque la suppression du droit du sol pour l’acquisition de la nationalité française. On peut aussi regretter un manque criant de chiffres chez le candidat UMP plutôt que de belles phrases.

Nicolas Sarkozy reste néanmoins le candidat à soutenir, car revoir les éléphants de la gauche et l’arrosoir subventioniste au pouvoir n’est pas acceptable.  Autre élément intéressant, le vote ouvrier est allé clairement au FN ce qui démontre un profond rejet des élites politiques par  « les masses travailleuses » qui votaient communistes. Ce point n’est pas à négliger si les méfaits du brigandage économique se poursuivent. Nicolas Sarkozy risque d’avoir du mal à s’affranchir de ses amis qui sont aux affaires.

Un vote Ségo serait néanmoins bien pire car comme pour l’OMC, la gauche rassemble une  coalition d’intérêts corporatistes particuliers qui aura vite fait de s’effilocher une fois au pouvoir.  Le slogan « tout sauf Sarkosy » n’aura sans doute aucune chance car « tout» s’applique aussi à Royal et aux vieux crocodiles du PS. Et ceux-là, personne ne veut les voir revenir. La diabolisation de l’opposant et non de ses idées est de plus une injure à la démocratie ! Elle reprend les vieilles ficelles anti-UDC ici qui n’ont  pas marché (l’UDC est le premier parti de Suisse). Il n’y a que les journalistes gauchistes pour ne pas s’en apercevoir.

Le site de Nicolas Sarkozy vaut quand même le détour avant le 2e tour le 6 mai :

www.sarkozy.fr

  

Petit bonjour du Maroc

Nous sommes, enfin, dans le vif du sujet. Des kamikazes explosent. Et des policiers meurent dans l'exercice de leur fonction. La guerre contre le terrorisme intégriste est ouverte, concrète et réelle. C'est une guerre mondiale. Qui peut, décemment, en douter encore chez nous? La nation a le droit, et le devoir, de se défendre.

Le démantèlement par les services de sécurité, après une traque implacable, du deuxième groupe de terroristes de la cellule du 11 mars met chacun devant ses responsabilités. Nous sommes, enfin, dans le vif du sujet. Des kamikazes explosent. Et des policiers meurent dans l'exercice de leur fonction. La guerre contre le terrorisme intégriste est ouverte, concrète et réelle. C'est une guerre mondiale. Qui peut, décemment, en douter encore chez nous? La nation a le droit, et le devoir, de se défendre. Et la société a l'obligation impérieuse de se protéger. Quiconque se perdra, une nouvelle fois, dans des justifications démagogiques de ces actes criminels, en refusant, notamment, de les condamner de la manière la plus nette et la plus solennelle qui soit, se rendra complice des terroristes. Le temps n'est plus au double discours, ni aux impostures d'un passé récent. Ni les analyses vaguement sociologisantes sur les origines sociales du terrorisme ni les développements hasardeux sur une prétendue «théologie» de la libération que constituerait l'intégrisme islamiste ne sont, désormais, admissibles. Le seul terreau de la haine, c'est la haine. (Aujourd’hui, Maroc –www.aujourdhui.ma )

Il faut saluer cette prise de position du journal marocain Aujourd’hui. L’éditorial du Temps de ce jour est par contraste consternant : «En Algérie comme au Maroc, les candidats au suicide se recrutent dans la misère sociale des bidonvilles. Une pauvreté d'autant plus insupportable que les élites algériennes s'enrichissent de façon spectaculaire grâce à la manne des hydrocarbures. Ce retour à la violence marque également la faillite de la politique d'exclusion des islamistes du processus démocratique à quelques semaines d'élections législatives. Enfin, l'alliance des gouvernements marocain et algérien avec Washington dans sa lutte contre le «terrorisme international» attise le ressentiment d'une partie de la population contre des pouvoirs perçus comme vendus à l'Occident.»

On l’aura compris, expliquer le terrorisme que d’un point de vue néo-communiste (abattre le capitaliste pro-américain) est simpliste et si fréquent dans les medias gauchistes. Ils préfèrent se gausser de l'enlisement des USA en Iraq sans rien proposer en retour. Les terroristes n’ont aucune excuse. Ils ne sont pas différents des criminels de guerre de Bosnie ou d’ailleurs. Ce sont en effet des pirates qui ne méritent aucune clémence ni protection humanitaire.


Traité sur la diversité culturelle: où est passé l’esprit critique?

De Sophie Paschoud, centre patronal, Paudex (Agefi)

Tous les partis gouvernementaux, sauf l’UDC, sont favorables à la ratification par la Suisse de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Le fait que cette convention reconnaisse le droit souverain des parties de «formuler et mettre en œuvre leurs politiques culturelles et d’adopter des mesures pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles» semble susciter des délires d’enthousiasme. On avait pourtant l’impression que le droit de prendre des mesures de quelque sorte que ce soit était l’essence même d’un Etat souverain. Doit-on s’attendre à voir fleurir des conventions internationales reconnaissant entre autres aux Etats le droit de prélever des impôts, de garantir l’accès à l’école publique ou encore d’entretenir leur réseau routier?

Certains vont même jusqu’à considérer la convention comme une arme contre l’OMC, renforcée par le fait que les Etats s’engagent à prendre en compte ses «dispositions pertinentes» lorsqu’ils interprètent ou appliquent d’autres traités, de même que lorsqu’ils souscrivent à d’autres obligations internationales.

Quelles sont donc les dispositions pertinentes? Après plusieurs lectures de la convention, on les cherche encore. En effet, l’intégralité du texte est constituée de kilos de mots formant des phrases dont le sens ne saurait être qualifié de limpide. Qu’implique exactement l’objectif de renforcement des «capacités stratégiques et de gestion du secteur public dans les institutions culturelles publiques, grâce aux échanges culturels professionnels et internationaux, ainsi qu’au partage des meilleures pratiques»? Quelle est la portée de l’engagement que prennent les parties de s’employer à «intégrer la culture dans leurs politiques de développement à tous les niveaux, en vue de créer des conditions propices au développement durable (…)»? Quels moyens doivent-elles mettre en œuvre pour «créer un environnement encourageant les individus et les groupes sociaux (…) à avoir accès aux diverses expressions culturelles provenant de leur territoire ainsi que des autres pays du monde»?

Notre pays ne tirerait pas le moindre avantage d’une ratification. Au mieux, on considérera que l’on respecte déjà les «dispositions pertinentes», la seule nouveauté étant alors une participation au Fonds international pour la diversité culturelle. Mais le plus probable est que la Confédération tirera prétexte du traité pour s’arroger de nouvelles compétences et distribuer de généreuses subventions à tout ce qui se réclame de la culture, du grand raout interculturel – avec au menu sushi sur coulis de raisinée, papet au curry et strudel aux papayes, suivis d’un concert d’accordéon et tamtam – au dernier CD du rappeur Stress, en passant par toutes sortes d’expositions de peintures ou sculptures d’illustres inconnus persuadés d’avoir du génie. Et cela sans compter toutes les mesures qu’il faudra prendre au moindre froncement de sourcils de l’Unesco.

L’élémentaire bon sens voudrait donc que l’on jette ce projet de convention aux vieux papiers.


Saisie record de Khat à Mategnin

Les gardes-frontières ont effectué il y a une dizaine de jours une saisie record de Khat à proximité de Mategnin, révèle aujourd’hui l’administration fédérale des douanes. Quelque 216,5 kilos de cette drogue importée d’Afrique ont été découvert dans le coffre d’une voiture immatriculée dans le canton de Vaud qui tentait de rentrer en Suisse. Mais, à la vue d’un contrôle inopiné dans la région de Mategnin, son conducteur a tenté de faire demi-tour par la route de Prévessin. Lors de son arrestation, l’homme a eu un malaise, heureusement sans conséquence. Un deuxième véhicule au comportement suspect a également été intercepté. Au volant, un complice, selon les agents, remis avec le convoyeur ainsi que leur marchandise à la police judiciaire genevoise.

La consommation de cette drogue, coutumière dans certains pays d’Afrique, Somalie ou Ethiopie par exemple, reste interdite en Suisse et dans l’Union européenne, à l’exception des Pays-Bas et de la Grande-Bretagne. Cette dernière saisie est la plus importante jamais réalisée par le Corps des gardes-frontières à Genève dans le trafic routier (Source: Tdg)

Et après on dit que le trafic de drogue africain n'existe pas et qu'il est une invention des méchants UDC....Comme le dit très justement le chef de la police vaudoise, les requerants d'asile ne sont pas tous des dealers, mais la majorité des dealers sont des requérants d'asile. Et dans le reseau de distribution de la dogue géré par les mafias de l'Est, bon nombre de petites mains sont également d'origine africaine. On peut nier la realité et financer des études pour trouver les raisons sociologiques qui pousse ces gens à se lancer dans le commerce de la drogue. La realité est que bon nombre d'entre eux n'ont rien à faire en Suisse et doivent par consequent être renvoyés illico dans leur pays d'origine, sans obstacles droit de l'hommistes.


Policier inculpé de lésions corporelles: un inspecteur témoigne

Un gendarme vient d’être inculpé de lésions corporelles simples et d’abus d’autorité. Le journal 20 minutes a révélé qu’un trafiquant de drogue a été maltraité la semaine dernière dans un poste de police. Le prévenu, connu des forces de l’ordre, aurait craché au visage d’un des policiers. «Il avait une boulette de drogue dans la bouche», soutient un des agents. Le gendarme poursuivi est suspecté d’avoir répliqué en frappant le jeune requérant d’asile africain. Ce dernier est apparemment séropositif, le fonctionnaire, qui a reçu le crachat mêlé de sang, a dû se soumettre à une trithérapie. Pourquoi ce sang dans la salive? Le prévenu avait-il subi des mauvais traitements avant de cracher sur le gendarme? L’enquête devra répondre à ces questions. Le juge Graber, en charge du dossier, estime qu'il y a eu dérapage. "Le gendarme inculpé a frappé le prévenu d'un coup de poing en plein visage alors qu'il était dans une salle d'audition, maîtrisé et menotté dans le dos. Il a craché son sang sur le gendarme mais suite à la blessure causée par le coup reçu. "Inculpé, le policier, défendu par Me Robert Assaël, se retrouve également sous le coup d'une enquête administrative. Il a été suspendu provisoirement de ses fonctions.(Tribune de Genève)

Un policier, souhaitant garder l’anonymat, assure que la victime n’est pas un ange: «Il a blessé un collègue de la police judiciaire avec une seringue et a été condamné pour cela. A l’époque, l’inspecteur concerné a également subi une trithérapie.» Le policier en question n’est autre que Marc Gygli, président du Syndicat de la police judiciaire.

«Les faits ont eu lieu en 2001 avec le même prévenu qui avait l’hépatite C et le virus du sida confirme le syndicaliste contacté cet après-midi. J’ai dû subir, dans les 48 heures, un traitement lourd durant un mois, des prises de sang, des contrôles. C’était dur à vivre.» Selon nos renseignements, c'est en fouillant les poches du prévenu que Marc Gygli se serait blessé. La Justice a reproché au requérant d'asile de ne pas avoir signalé la présence de cette seringue. (Tribune de Genève)

Comme d'habitude, c'est la police que les medias fusillent en premier. Dans l'univers nauséabond des 68ards qui pullulent dans nos médias, il est de bon ton de s'offusquer du moindre dérapage de police. L'enquête devrait pourtant suivre. Ce qui est navrant, c'est qu'encore une fois on protège des parasites qui vivent aux crochets de notre société en vendant de la drogue. Le policier est souvent débordé car ces individus utilisent de nombreux stratagèmes pour hurler au racisme anti-noir même si une boulette est trouvée sur eux. La police a toujours bon dos, et les agents doivent de plus en plus se transformer en agents sociaux pour gérer les méfait de certains individus qui utilisent l'asile pour ne pas pouvoir être renvoyés. Pauvre Suisse.


Les neurones de Couchepin ne tournent pas rond

Pour son 65 anniversaire, le conseiller fédéral Pascal Couchepin, brille par son incompréhension de la problématique musulmane dans notre pays. Peut-être est-ce temps pour lui de tirer sa révérence?

Interview du Journal le Temps avec Pascal Couchepin:

- Faut-il tolérer une enseignante voilée dans une école publique?
L'important, c'est d'éviter les pressions. Si une jeune fille vient de son propre chef avec un voile, pourquoi la blesser en le lui interdisant? La limite est plus stricte pour les enseignantes, qui pourraient exercer une influence directe sur les enfants.

- Pourquoi ne pas édicter des règles claires?
Ce serait précisément commettre une erreur. Plus on a des chances de régler le problème au niveau local, au cas par cas, moins on stigmatise. Evitons d'attiser le communautarisme. Il ne faut pas réduire l'identité des individus de confession musulmane à leur religion! Les extrémistes en Suisse ont peu de succès. Or, multiplier les interdits leur donne du grain à moudre.

- Inutile, donc, de définir des critères d'intégration?
Comment les appliquer? J'ai lu qu'une commune argovienne avait conçu une charte pour les personnes qui viennent s'y établir, afin que ces dernières respectent les us et coutumes du village.

- Vous n'êtes donc pas opposé à la construction de minarets?
Non, ça relève du règlement des constructions. Elever une jolie mosquée à proximité de voies d'accès, avec des places de stationnement, c'est agréable pour les usagers, non? Et pour les résidents du quartier, il y a des visions plus désagréables qu'un minaret!

Apres avoir complètement raté la réforme de l’AVS et de l'AI et s’être pavané dans diverses manifestation culturelles, l’étatiste Couchepin – autrefois libéral quand il présidait le SECO – ne laissera certainement pas une trace indélébile dans l’histoire de notre pays.


Elections 2003 – L’UDC grand vainqueur!

L’Office fédéral de la statistique publie les résultats de deux études consacrées aux élections au Conseil national de 2003. Les résultats sont surtout une bonne nouvelle pour l’UDC dont voici les conclusions :

L'UDC est maintenant le premier parti dans 9 cantons:

Le paysage politique suisse a beaucoup changé au cours des deux dernières décennies. Cette période a été marquée notamment par l'essor de l’UDC. Ce parti représentant un courant national-conservateur prononcé a recueilli 26,7% des suffrages, devenant ainsi le parti le plus puissant du pays. Le PRD et le PDC ont quant à eux essuyé de lourdes pertes. L’UDC a gagné des voix dans tout le pays lors des élections de 2003 : par rapport à 1983, elle a obtenu un meilleur résultat dans tous les cantons à scrutin proportionnel et a enregistré une hausse de plus de 20 points dans 7 cantons. L'UDC est maintenant le premier parti dans 9 cantons (1983: 2 cantons). A l’inverse, le PRD et le PDC ont perdu du terrain dans presque tous les cantons à scrutin proportionnel (sauf à SH pour le premier, et à JU et BE pour le second). Le PDC n’est resté le premier parti que dans 4 cantons (1983 : 7 cantons). Le PRD occupait encore la première place dans 5 cantons en 1983 ; en 2003, il n'est arrivé en tête que dans un canton à scrutin proportionnel (TI). Les gains et les pertes se sont compensés pour le PSS si l’on compare ses résultats de 1983 et de 2003.

L’UDC prend aussi pied dans les villes:

L’essor de l’UDC a aussi eu pour effet de transformer la structure d’implantation de ce parti : en 1983, l’UDC était encore clairement implantée à la campagne (54% de ses électeurs habitaient dans des communes rurales); elle a maintenant aussi pris pied dans les communes urbaines puisque 67% de ses électeurs en 2003 vivaient en ville. Les structures d’implantation des autres partis gouvernementaux ont par contre bien moins changé: ainsi, le PDC est encore fortement implanté dans les communes rurales (1983 : 45%, 2003 : 41%), alors que le PSS demeure le parti gouvernemental qui est le mieux implanté dans les villes (1983: 74% ; 2003 : 79%). Le PRD se situe une fois encore entre le PSS et le PDC : sa structure d'implantation correspond assez précisément à la répartition des électrices et électeurs inscrits entre communes rurales et communes urbaines.

L'UDC compte le plus d’électeurs fidèles et d’électeurs flottants:

Si l’on considère l’aspect « subjectif » de l'électorat, deux éléments peuvent expliquer le succès de l'UDC. D’une part, c’est l’UDC qui a le mieux réussi à mobiliser ses électeurs fidèles : 74% des personnes qui avaient voté pour elle en 1999 l’ont à nouveau choisie en 2003. D’autre part, l’UDC a une fois encore et de manière accrue rallié d’anciens partisans du PRD à sa cause et a également su séduire d’anciens adeptes du PDC et des petits partis.

Le communiqué complet est disponible sur : http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.89770.pdf

Ces études confirment les conclusions des dernières votations que l'UDC n'est pas - comme le prétendent la gauche et les medias romands - un parti d'agrariens attardés et xénophobes, mais au contraire représente bien la population Suisse. Egalement, la solidarité des votants UDC pour soutenir les candidats Philippe Leuba et Jacqueline de Quattro a également été démontrée dans les urnes et sur les marchés.


Un imam radical piégé par la télévision italienne

Un prêcheur turinois s'en prenait, dans ses exhortations, aux catholiques, aux juifs et aux femmes.

SOUAD SBAI est indignée. Cette Marocaine qui a fait de l'intégration des immigrés en Italie le combat de toute sa vie, ne supporte pas le climat de haine et de violence que de prétendus imams prêchent dans leurs mosquées.
Les exemples sont légion. Dernier en date, un imam turinois, Mohammed Khohaila, professe en chaire la défiance du catholique et du juif : « Ne fréquentez aucun étranger (à l'islam, NDLR). Ne faites aucun compromis avec les athées. Il faut les tuer. Un point c'est tout. » À l'égard des femmes, son enseignement est du même acabit : « Elles sont inférieures à l'homme. Soumettez-les. N'hésitez pas à les battre. Elles fileront droit. »
Des mariages arrangés
Mais les invectives de ce marchand de fruits et légumes marocain, émigré en Italie depuis dix-neuf ans et qui s'est un jour improvisé prédicateur de la foi, ne sont pas passées inaperçues. La scène a été filmée par une caméra cachée de la Rai, et diffusée à la télévision où elle a fait grand bruit. Alfredo Mantovano, ancien vice-ministre de l'Intérieur de Silvio Berlusconi et sénateur d'Alliance nationale, demande l'expulsion immédiate du prédicateur. La magistrature a ouvert une enquête.
Ces exemples de fanatisme religieux se multiplient dans les mosquées italiennes. De Turin à Milan en passant par Padoue, l'Italie du Nord pullule de ces imams radicaux. Certains sont proches d'al-Qaida ou de sectes terroristes assimilées. Tel Abou Omar, l'imam égyptien enlevé en 2003 à Milan par un commando de la CIA. Ou encore Boukiri Bousta, le prédécesseur de Khohaila, expulsé d'Italie pour ses discours fanatisés.
Des actes d'intolérance dont les femmes d'immigrés sont les premières victimes, Souad Sbai en cite des dizaines. Cela va du mari, installé à Vérone, qui fracasse la mâchoire de sa femme sans raison apparente et que le juge relaxe au prétexte que cela « fait partie de leurs habitudes culturelles », au médecin syrien qui conseille à ses patients d'avoir plusieurs femmes « parce que cela fait du bien à la prostate ». En passant par des mariages arrangés dès le plus jeune âge, ou des imams qui célèbrent en douce des unions polygames en infraction avec la loi italienne, et d'innombrables cas de séquestration de femmes et de filles à la maison.
« Comment ne pas être révoltée ? », s'indigne Souad Sbai, qui préside la communauté marocaine d'Italie et dirige des publications destinées à faciliter l'intégration des immigrés. Elle part en guerre contre « l'hypocrisie » de la gauche : « Elle se remplit la bouche de multiculturalisme, de respect des diversités culturelles. Sans chercher à dénoncer les pressions et les violences auxquelles les femmes d'immigrés musulmans sont soumises. » Elle poursuit : « De nombreuses Marocaines sont contraintes de porter le voile parce que l'imam a dit à leur mari qu'il n'était pas un homme si sa femme s'y refusait. Elles restent analphabètes. » Alors qu'au Maroc, fait-elle valoir, le voile n'est pas obligatoire et le taux d'analphabétisme a régressé de 80 à 35 % en sept ans parmi les femmes grâce à la nouvelle loi sur la famille. Elle réclame davantage de fermeté vis-à-vis des imams radicaux prêchant le djihad : ils devraient, selon elle, être expulsés. (Source: FIGARO)