Jean-Claude Mermoud - nouveau chef du département de l’économie vaudoise
Ce sera donc Jean-Claude Mermoud qui héritera du Département de l’économie Vaudoise. De la radicale Jacqueline Maurer à l’UDC, le passage de témoin s’exercera en douceur. «Je vais mettre ces prochaines semaines à profit pour discuter avec elle et les entreprises», nous affirme le magistrat, à l’évidence ravi de changer d’air et de quitter ce qui s’appelle encore le Département des institutions et des relations extérieures. L’économie n’est pas le département le plus lourd à porter. Dans ce domaine et d’un point de vue purement libéral, moins on y voit la main-mise de l’Etat, mieux on se porte. «Disons que les incitations sont préférables aux coercitions», remarque Claudine Amstein. Ce message est reçu cinq sur cinq par Jean-Claude Mermoud. «Je me réjouis de faire le pont avec l’économie dans un Canton qui attend 100.000 personnes de plus et créera 50.000 emplois supplémentaires ces quinze prochaines années», assure-t-il. Attaché à renforcer la promotion économique, il sera sans doute plus à même que sa prédécesseur de relancer la coopération régionale romande avec Genève et Fribourg. Il tentera de faire venir des entreprises de pointe dans le Canton. Sans avoir revendiqué le retour de la formation professionnelle dans le giron de l’économie, il promet aussi de vouer un soin particulier aux élèves en échec ou en difficultés scolairse, qui sucitent les plaintes réitérées des patrons. Adepte à la fois de la concurrence et de la coopération, il s’efforcera de faire écouter la voix romande autant de fois que nécessaire à Berne, profitant s’il le faut du relais précieux de Christoph Blocher. On observera également avec intérêt si son poids dans le futur gouvernment restera le même qu’aujourd’hui. Dans sa nouvelle constellation, Jean-Claude Mermoud pourrait désormais se trouver quelque peu coincé au centre droite entre des personnalités aussi fortes que le radical Pascal Broulis et le libéral Philippe Leuba. (AGEFI)
Cette mutation du conseiller d'état UDC au service de l'économie est une bonne nouvelle, car ce secteur a trop longtemps été le pré carré des magouilles de l'establishment radical. Alors que l'UDC talonne les radicaux au parlement, les relais avec les milieux économiques sont plus difficile car les sections UDC sont nouvelles dans le paysage romand. Or pourtant, l'UDC est un parti économique. Gageons que M. Mermoud sera une bonne courroie de transmission, face a la démagogie des verts et de la gauche. L'économie doit travailler avec un aménagement du territoire qui lui sert de cadre, tout en fournissant un environnement vivable et agréable. La mobilité douce ne doit pas être un dogme qui étrangle au contraire l'économie. Espérons également que M. Mermoud s'engagera pour un code de conduite des entreprises pour favoriser l'employabilité des suisses, jeunes et moins jeunes. La crédibilité de l'économie est à ce prix.
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04 Mai 2007 à 15:46 dans
- Economie
