Sarkozy ou le retour des vraies valeurs
Il ne faut ni gâcher son plaisir, ni cacher son drapeau: l’éclatante victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle française est une providence, et pas seulement pour nos voisins.
Il est heureux que cette victoire ait été acquise largement. Le nouveau président y trouve une légitimité extrêmement forte, aussi bien face aux Français que face à ses futurs interlocuteurs étrangers, dans l’Union européenne et dans le monde.
Cette légitimité ne sera pas de trop car l’ampleur de la tâche est redoutable. M. Sarkozy a promis qu’il entreprendrait de profondes réformes, et il le fera. Et déjà, «l’anti-sarkozysme» a lancé ses premiers slogans imbéciles («Sarko-facho»), déjà il a incendié ses premières voitures. C’est dire que la résistance sera vive car, entre autres croisades, il va s’en prendre aux privilèges dont profitent indûment tant de gens, en France. Il va notamment remettre en cause les fameux «régimes spéciaux» de la retraite, un véritable scandale auquel aucun gouvernement, jusqu’ici, n’avait osé s’attaquer; il va réduire – ô! prudemment – la pléthorique administration française, l’une des plus nombreuses du monde. Toutes ces réformes, on s’en doute, vont susciter de violentes résistances, car personne n’aime perdre privilèges et sinécures. Et on peut compter sur la gauche et sa nouvelle cheffe de file pour souffler copieusement sur les braises.
Mais plus que ces indispensables réformes, le changement viendra des mots mêmes prononcés dimanche soir par Nicolas Sarkozy. En rupture complète avec l’idéologie de Mai 68, il a réhabilité d’une manière particulièrement solennelle des mots et des valeurs jusqu’ici imprononçables, car honteux et tabous. Des mots que, grâce à lui, partout et non seulement en France, on osera à nouveau prononcer sans encourir l’opprobre, le ridicule ou les lazzi du politiquement correct: oui, il a osé évoquer et célébrer le travail, l’autorité, le mérite, la morale, le respect, la nation, l’identité nationale, la fierté d’être français...
N’oublions pas ces mots, faisons-les nôtres, et saluons la formidable audace de celui qui, contre le front de taureau d’une bonne partie de l’intelligentsia, a osé les prononcer à la face du monde. Oui, décidément, c’est une véritable rupture! (Commentaires.com)
La victoire de Nicolas Sarkozy est également une bonne nouvelle pour le voisin suisse qui observe avec inquiétude l’augmentation des délits transfrontaliers. Nicolas Sarkozy aura fort à faire pour se débarrasser une bonne fois pour toute de l’obstructionnisme de la gauche, et de ses alliés syndicalistes. L’avenir de la gauche est bien au centre, car c’est sur des bases économiques claires que la gauche peut proposer un programme crédible. Tant que celle-ci joue la carte protestataire de l’extrême gauche, elle sera inapte à gouverner. C’est également le cas en Suisse avec M. Fehr qui fait de la surenchère contre les salaires des patrons. Les écologistes suisses ressemblent également plus à des clones d’Olivier Besancenot qu’à une Dominique Voinet. La bonne nouvelle de ces élections est aussi la « sarkozysation des esprits » qui se répand en France et chez les Français expatriés. Gageons que ces idées donneront plus de poids aux arguments de l’UDC qui se bat sur des fronts assez similaires. Si les succès de notre voisin se confirment, l’UDC devrait pouvoir en tirer parti à voir les votes sarkosystes en Suisse romande. Coté médiatique romand, c’est la claque pour les cireurs de chaussures segolistes qui dépeignaient la « France présidente » sous le meilleur jour. On a pu lire aussi que voter Sarkozy amènerait un grand danger et provoquerait des émeutes. Il est clair que cette forme d’opposition par la rue pour contrer un suffrage démocratique est un scandale. Les elus syndicalistes et socialistes qui soutiendraient des mouvements de rue devraient en payer le prix fort. Le droit doit être appliqué dans son intégralité et ne saurait accepter une dictature de la rue. Vive la république !
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07 Mai 2007 à 18:49 dans
- France
