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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Fermement anti-raciste et résolument anti-intégriste

Depuis le 11 septembre, les opinions publiques européennes naviguent entre deux précipices.

Le premier précipice, dicté par la crainte justifiée de l'intégrisme, consiste à ne plus distinguer le terrorisme ou sa souche idéologique - l'islam politique liberticide, c'est-à-dire l'islamisme - de l'islam. Au risque de confondre le danger représenté par ce phénomène politique avec une forme d'«islamisation de l'Europe», comme s'il s'agissait d'un mouvement de masse déferlant sur le continent. Cette confusion repose sur une erreur de diagnostic: l'islamisme est une idéologie qui séduit au-delà des frontières et non une «maladie» importée dans les bagages de l'immigration.

La nuance échappe peut-être à certains mais elle doit être prise en compte si l'on ne veut pas adopter des mesures xénophobes, inefficaces contre les intégristes et injustes envers les immigrés. Je pense notamment au cas célèbre d'Ayaan Hirsi Ali, cette députée néerlandaise d'origine somalienne, sans doute l'une des plus brillantes incarnations de la résistance à l'islamisme, que l'Europe a perdue au profit de l'Amérique. Son cas est très révélateur du paradoxe des politiques sécuritaires. En l'occurrence, le Parti libéral-conservateur ,dont elle est devenue l'une des ambassadrices contre l'islamisme, a fini par voter des lois tellement restrictives envers le droit d'asile et l'immigration... qu'Ayaan Hirsi Ali elle-même n'aurait pu immigrer aux Pays-Bas si elles avaient été votées avant son arrivée!

Non seulement les politiques sécuritaires sont inopérantes face à l'intégrisme mais elles confortent les victimes de racisme dans un sentiment d'injustice propre à faciliter l'emprise de la propagande islamiste. Ce qui m'amène à parler du deuxième précipice: celui de la posture victimaire.

Autant la posture sécuritaire confond islam et islamisme, autant la posture victimaire confond la vigilance face à l'intégrisme avec une forme de racisme. On l'a vu à l'œuvre au moment de la publication de douze dessins danois sur Mahomet. On avait bien le droit d'être choqué par la caricature montrant Mahomet avec une bombe dans son turban, mais sûrement pas de sombrer dans la propagande visant à présenter ce journal danois comme un repaire de racistes, adeptes de la provocation gratuite, et méritant donc bien leur sort.

En l'occurrence, s'il est conservateur, le Jyllands-Posten n'est pas un journal d'extrême droite. Sa provocation n'était pas gratuite, puisqu'il s'agissait de briser un tabou d'un autre âge, celui du blasphème, dans un contexte où aucun dessinateur danois n'acceptait plus de dessiner Mahomet par peur de finir comme Théo Van Gogh. Alors que le talent des dessinateurs du monde entier est plus que jamais nécessaire pour résister par la dérision au fanatisme. Enfin, il ne s'agissait pas non plus d'un «deux poids, deux mesures». Contrairement à ce qui a été dit, le Jyllands-Posten a également publié des caricatures ironisant sur Jésus, au risque de faire bondir quelques chrétiens intolérants. L'auteur du dessin montrant Mahomet avec une bombe dans son turban avait même publié, quelques mois plus tôt, une étoile de David sur une bombe pour dénoncer la politique israélienne...

Si la dérive sécuritaire est incontestablement en passe de laminer la gauche au profit de la droite en Europe, la posture victimaire est plus répandue qu'on ne le croit. Elle sévit au cœur d'une certaine extrême gauche, subitement devenue bigote par solidarité avec l'islamisme face à l'impérialisme américain. Mais également au sein des instances internationales comme le Conseil des droits de l'homme de Genève, grâce au lobbying des pays de l'OCI (l'Organisation de la Conférence islamique) et à l'utilisation abusive du mot «islamophobie». Ce terme, volontiers repris par son rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, amalgame la critique de la religion en tant qu'idéologie avec une forme de phobie raciste envers les musulmans.

La confusion induite est dévastatrice. Car autant le racisme anti-musulman doit sûrement être sanctionné, autant la libre critique de la religion en tant qu'idéologie fait partie des libertés - dont découlent toutes les autres.

Et pourtant, c'est bien cette liberté et non le racisme qu'a décidé de combattre le nouveau Conseil des droits de l'homme. Né peu de temps après l'affaire des caricatures de Mahomet, il a fini par céder aux demandes des pays de l'Organisation de la Conférence islamique en votant une résolution visant à combattre «la diffamation envers les religions». Ce qui vise à protéger l'islam, mais aussi les pays musulmans, de toute critique. Le Soudan et l'Iran par exemple.

C'est dire si les postures sécuritaires d'un côté et victimaires de l'autre sont appelées à se renforcer mutuellement au détriment de l'intérêt commun. Et s'il est urgent de sortir de ce cercle infernal en faisant appel à une pensée équilibrée et lucide. Fermement anti-raciste et résolument anti-intégriste.  (Source : Le Temps)

Caroline Fourest est invitée par la Licra-Genève à donner une conférence intitulée «Le choc des préjugés» jeudi 7 juin à 20h, à Uni-Mail, 40, bd du Pont-d'Arve à Genève, auditoire MS 150. Entrée libre. Elle a écrit un ouvrage sur le double discours de Tariq Ramadan, «Frère Tariq», et vient de publier «Le Choc des préjugés: l'impasse des postures sécuritaires et victimaires» (Calmann-Lévy).

Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse

L'Europe est désormais également une zone d'opération pour les terroristes islamistes s'inspirant d'Al-Qaïda. Les événements de l'année dernière - attentats de Londres, attentat-suicide d'une Belge convertie à l'islam en Irak - ne laissent plus aucun doute à ce sujet. En tant qu'Etat européen, la Suisse fait partie de cette zone d'opération. Le "Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse", publié aujourd'hui par l'Office fédéral de la police, tente de présenter la situation de façon objective et fait état des autres menaces pesant sur la sécurité intérieure de la Suisse en-dehors du terrorisme djihadiste.

Le rapport décrit les évolutions constatées en 2005 dans les domaines du terrorisme, de l'extrémisme, du service de renseignements prohibé, de la prolifération et de la criminalité, qu'elle soit générale, organisée ou économique. Il revient également sur les mesures préventives et répressives adoptées ou prévues et précise leur signification.

Une situation de la menace sujette à des changements brusques et soudains
Le djihadisme, une forme de terrorisme islamiste inspiré par Al-Qaïda, a visiblement connu un tournant. Les attentats-suicides de Londres l'ont clairement démontré en 2005. Le djihad violent n'est plus seulement mené sous la conduite opérationnelle de structures établies dans les zones de combat de l'Irak ou de l'Afghanistan, mais par des individus isolés agissant dans leur environnement proche, également en Europe. Pour la Suisse en tant qu'Etat européen, cela signifie qu'elle aussi fait partie de la zone d'opération djihadiste, même si les informations à disposition ne permettent en rien de considérer que la Suisse est une cible primaire d'attaques terroristes. En effet, il n'a jamais été prouvé de manière définitive que des actes préparatoires concrets à de telles actions ont été entrepris. Au vu des développements constatés, cette situation pourrait néanmoins évoluer rapidement et à tout moment.

Autres menaces potentielles liées à l'extrémisme violent
La menace terroriste émanant de groupes européens tels que l'ETA ou l'IRA semble se réduire, alors même que l'extrémisme violent d'origine étrangère conserve son potentiel. Le calme relatif constaté en Suisse en 2005 ne change rien au fait que les problèmes et les conflits non résolus dans les pays d'origine de certaines communautés peuvent provoquer des réactions au sein des groupes extrémistes violents également présents en Suisse, comme le PKK et les LTTE.

Malgré un nouveau succès électoral du Parti des Suisses nationalistes (PSN), qui a renforcé un peu plus son assise, les milieux d'extrême droite continuent d'avoir recours à la violence. Les efforts de recrutement ont contribué à renforcer le noyau dur de l'extrême droite. Il faut s'attendre, également à l'avenir, à des affrontements violents entre extrémistes de droite et de gauche. Les milieux d'extrême gauche hésitent moins à faire usage de la violence, également à l'encontre de personnes. Les extrémistes de gauche ont réagi à la perte de leur principale plate-forme d'action, le mouvement antimondialisation, en opérant un changement de stratégie. Ils ont mené leurs actions sur toute l'année et n'ont plus seulement agi en fonction des événements. La "lutte contre le fascisme" et la lutte contre la prétendue répression policière sont devenues leurs chevaux de bataille.

Persistance de phénomènes négatifs
La tendance à davantage de criminalité violente et, dans son sillage, la violence juvénile demeurent problématiques. L'augmentation de la violence a également été perceptible dans le domaine de la traite d'êtres humains. Le crime organisé, quelles que soient ses origines, continue d'être une source d'inquiétude. Citons à titre d'exemples le groupe mafieux de la ´Ndrangheta, les groupes de souche albanaise (héroïne, prostitution) ou les réseaux d'Afrique de l'Ouest (cocaïne, escroqueries).

Les phénomènes décrits dans le rapport se caractérisent presque tous par leur caractère transnational. Voilà pourquoi le rapport présente pour la première fois les bases de la coopération policière internationale et de la coopération entre les services de renseignements, à laquelle participe la Suisse.  (Source: FedPol)

Le rapport complet est disponible sur:
http://www.ejpd.admin.ch/etc/medialib/data/sicherheit/bericht_innere_sicherheit.Par.0039.File.tmp/BISS_2005_f.pdf


Incendie à la synagogue - Halte a la dictature mentale du PS

Le socialiste Roger Nordmann accuse Christoph Blocher d’être le responsable politique de l’acte criminel qui a détruit la synagogue de Malagnou, à Genève. Roger Nordmann a-t-il dépassé les bornes? Le conseiller national vaudois écrit sur son blog: «Incendie de la synagogue de Malagnou. M. Blocher, assez joué avec les allumettes!» Pour le socialiste, le ministre de la Justice est le responsable politique de l’acte criminel qui a ravagé le 24 mai la synagogue genevoise. La veille, Christoph Blocher avait convoqué une réunion pour débattre de l’affaiblissement, voire de la suppression de la norme pénale contre le racisme et l’antisémitisme: «Il n’a donc fallu moins de 12 heures à des esprits sinistres pour passer à l’acte suite au signal donné par M. Blocher», continue le socialiste. De tels propos ont provoqué de vives réactions, y compris dans son propre parti. Dans le Matin Dimanche, le vice-président du PS Pierre-Yves Maillard considère que son «camarade» a réagi avec un peu trop de tempérament: «Il faut rester prudent tant que l’enquête n’est pas bouclée.» (Source: 24 Heures) 

Cette fois ci, s'en est trop! Le PS dépasse les bornes! Accuser notre ministre Blocher de banaliser le racisme pour expliquer l'incendie de la Synagogue est une honte. Il faut bien se rendre compte que le PS utilise comme à son habitude les minorités comme un jouet politique: un jour les dealers africains de la Fareas, un jour le Congres Juif Mondial, un jour le Hamas, or - pour paraphraser un politicien français - le PS n'a pas le monopole du cœur.  

Comme les terroristes, les extrémistes qui brulent les batiments religieux et publics recherchent la confrontation violente en manipulant des événements pour justifier idéologiquement leurs actes. Dans ces cas, il s'agit bel et bien faits de criminel de droits communs tombant sous de droit pénal, et non de faits pouvant être règlés grâce à un coup de baguette antiraciste. C'est ce que la gauche n'a pas compris et ne comprendra jamais. Faute de clientèle, la gauche utilise les minorités pour lutter contre la classe moyenne suisse. Or parler de la révision de la loi antiracisme est nécessaire car elle est trop fréquemment utilisée par la gauche pour alimenter son quotidien politique sur fonds de discussions de café du commerce.  Aux dernières nouvelles, l'incendie serait l'oeuvre d'une déséquilibrée. On tombe dans la pantalonade.

Par manque d'idée, la gauche se complait donc dans la dictature mentale qui ne nécessite pas de grandes connaissances politiques mais lui sert de tribune facile dans la presse de boulevard. Il est grand temps de poursuivre pénalement ces insultes gratuites qui nuisent à la démocratie et au débat des idées. Car on PS, il faut le savoir, on vote "mouton" en suivant les consignes des "guides" de la révolution. On le voit avec l'arrêt sur la fiscalité obwaldienne, la gauche déteste les votations populaires quand elles ne suivent pas ses instructions. Les 70% de Suisses qui ont adopté les révisions des lois sur l'asile et les étrangers sont stigmatisées comme racistes, comme le sont ceux qui sont inquiets du développement de l'islam radical dans notre pays. Le PS utilise par conséquent les juges de gauche pour retirer le droit de vote quand le risque d'auto détermination est trop fort. Or la démocratie ne dois pas connaître de limites, elle doit être totale et non sous tutelle.