Victorieux, Zisyadis? Mais non, débouté!
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05 Juin 2007 à 11:06 dans
- Général
La Suisse, à l’image de l’Europe, s’est récemment réveillée avec une lourde épée de Damoclès au-dessus de son territoire: la menace d’une prochaine pénurie d’énergie électrique. Il va bientôt manquer au pays des milliards de kilowattheures. Le temps d’agir est venu.
La dernière grande centrale du pays a été mise en service en 1984. Entre-temps, la consommation a augmenté de 45%. La Suisse a tenu le coup grâce au parc nucléaire français, sur lequel elle possède des droits de tirage. Mais cet appoint va progressivement disparaître à partir de 2012 environ, d’autant plus que la France voit fondre ses réserves elle aussi. Vers 2020, nos besoins auront augmenté d’au moins 30%. Sait-on ce que signifie, pour un pays industriel, le fait de manquer d’électricité? Même s’il est déjà très, très tard, il faut de toute urgence donner aux entreprises électriques qui en ont l’ambition les moyens de mettre en chantier sans délai les futures centrales nécessaires.
A cet égard, le petit jeu qui consiste à opposer le gaz au nucléaire relève de l’obstruction. Ces deux sources sont complémentaires. La solution? Deux nouvelles grandes centrales nucléaires sur les sites existants en Suisse alémanique, et des ouvrages à gaz, en Suisse romande notamment, pour combler dans l’intervalle les manques prévisibles de ces prochaines années. Encore faut-il créer les conditions nécessaires à la construction des ouvrages nécessaires. Or les projets de centrales à gaz de Chavalon et de Cornaux, parmi d’autres, sont mis en péril par les décisions des Chambres fédérales en matière de compensation des émissions de CO2. Un péril qui s’ajoute à l’inertie que nous n’avons cessé de conjurer dans la présente Lettre de l’énergie depuis une dizaine d’années au moins. (Source: Fédération romande pour l'énergie)
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http://www.frenergie.ch/f/informations/lettre_energie/lettres/penurie_energie.html
L'Europe est désormais également une zone d'opération pour les terroristes islamistes s'inspirant d'Al-Qaïda. Les événements de l'année dernière - attentats de Londres, attentat-suicide d'une Belge convertie à l'islam en Irak - ne laissent plus aucun doute à ce sujet. En tant qu'Etat européen, la Suisse fait partie de cette zone d'opération. Le "Rapport sur la sécurité intérieure de la Suisse", publié aujourd'hui par l'Office fédéral de la police, tente de présenter la situation de façon objective et fait état des autres menaces pesant sur la sécurité intérieure de la Suisse en-dehors du terrorisme djihadiste.
Le rapport décrit les évolutions constatées en 2005 dans les domaines du terrorisme, de l'extrémisme, du service de renseignements prohibé, de la prolifération et de la criminalité, qu'elle soit générale, organisée ou économique. Il revient également sur les mesures préventives et répressives adoptées ou prévues et précise leur signification.
Une situation de la menace sujette à des changements brusques et soudains
Le djihadisme, une forme de terrorisme islamiste inspiré par Al-Qaïda, a visiblement connu un tournant. Les attentats-suicides de Londres l'ont clairement démontré en 2005. Le djihad violent n'est plus seulement mené sous la conduite opérationnelle de structures établies dans les zones de combat de l'Irak ou de l'Afghanistan, mais par des individus isolés agissant dans leur environnement proche, également en Europe. Pour la Suisse en tant qu'Etat européen, cela signifie qu'elle aussi fait partie de la zone d'opération djihadiste, même si les informations à disposition ne permettent en rien de considérer que la Suisse est une cible primaire d'attaques terroristes. En effet, il n'a jamais été prouvé de manière définitive que des actes préparatoires concrets à de telles actions ont été entrepris. Au vu des développements constatés, cette situation pourrait néanmoins évoluer rapidement et à tout moment.
Autres menaces potentielles liées à l'extrémisme violent
La menace terroriste émanant de groupes européens tels que l'ETA ou l'IRA semble se réduire, alors même que l'extrémisme violent d'origine étrangère conserve son potentiel. Le calme relatif constaté en Suisse en 2005 ne change rien au fait que les problèmes et les conflits non résolus dans les pays d'origine de certaines communautés peuvent provoquer des réactions au sein des groupes extrémistes violents également présents en Suisse, comme le PKK et les LTTE.
Malgré un nouveau succès électoral du Parti des Suisses nationalistes (PSN), qui a renforcé un peu plus son assise, les milieux d'extrême droite continuent d'avoir recours à la violence. Les efforts de recrutement ont contribué à renforcer le noyau dur de l'extrême droite. Il faut s'attendre, également à l'avenir, à des affrontements violents entre extrémistes de droite et de gauche. Les milieux d'extrême gauche hésitent moins à faire usage de la violence, également à l'encontre de personnes. Les extrémistes de gauche ont réagi à la perte de leur principale plate-forme d'action, le mouvement antimondialisation, en opérant un changement de stratégie. Ils ont mené leurs actions sur toute l'année et n'ont plus seulement agi en fonction des événements. La "lutte contre le fascisme" et la lutte contre la prétendue répression policière sont devenues leurs chevaux de bataille.
Persistance de phénomènes négatifs
La tendance à davantage de criminalité violente et, dans son sillage, la violence juvénile demeurent problématiques. L'augmentation de la violence a également été perceptible dans le domaine de la traite d'êtres humains. Le crime organisé, quelles que soient ses origines, continue d'être une source d'inquiétude. Citons à titre d'exemples le groupe mafieux de la ´Ndrangheta, les groupes de souche albanaise (héroïne, prostitution) ou les réseaux d'Afrique de l'Ouest (cocaïne, escroqueries).
Les phénomènes décrits dans le rapport se caractérisent presque tous par leur caractère transnational. Voilà pourquoi le rapport présente pour la première fois les bases de la coopération policière internationale et de la coopération entre les services de renseignements, à laquelle participe la Suisse. (Source: FedPol)
Le rapport complet est disponible sur:
http://www.ejpd.admin.ch/etc/medialib/data/sicherheit/bericht_innere_sicherheit.Par.0039.File.tmp/BISS_2005_f.pdf