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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Doris Leuthard en Chine – Une nouvelle trahison pour les PME suisses

Après les difficultés de Doris Leuthard à imposer au peuple suisse le principe du Cassis de Dijon, et ce contre l’intérêt des PME, notre ministre continue à servir docilement Economiesuisse.

 

Lors de son voyage en Chine, Mme Leuthard a loué dans des termes inappropriés l’ « eldorado » que constituait la Chine pour les entreprises suisses. Dans les faits, un tiers seulement des patrons suisses ont vraiment réussi a ce faire une place dans ce pays il faut le rappeler très corrompu. La question des droits de l’homme n’a pas été abordée, alors que l’on sait que certains paysans pauvres sont réquisitionnés et leurs terres confisquées par le parti communiste pour contribuer aux grands projets (barrages) dont la Chine a besoin. On oublie aussi que l’arrière pays ressemble plus au pays des Shogun plutôt qu’au nouveau New-York chinois qu’est Shanghai. Les méthodes expéditives de ce régime, qui n’est pas une démocratie, sont à prendre au sérieux pour l’investisseur étranger. Des licences peuvent être révoquées sans préavis, vos produits copiés, vos cadres ‘exécutés’ sans possibilité de recours.

 

Sur le plan économique, la Chine profite encore de son statu de « pays en voie de développement » pour éviter de se soustraire aux normes de l’OMC, et inonde le monde de ses produits jetables. Question monnaie, la Chine utilise un système de change contrôlé pour favoriser ses exportations.

 Il y a peu, la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine de surveillance de la santé publique, a bloqué toutes les cargaisons de fruits de mer et de poissons destinées au marché américain en attendant que les exportateurs chinois prouvent qu'elles ne contiennent pas de résidus d'antibiotiques. La FDA a testé 89 échantillons entre octobre 2006 et mai 2007 et a trouvé 25% des produits contenant des résidus potentiellement dangereux. Et ce n'est pas tout. Il y a quelques semaines, les supermarchés américains ont dû rappeler 90 aliments pour animaux de compagnie après que plusieurs centaines de chiens et de chats sont morts empoisonnés. Des  milliers de tubes de dentifrice contenant des produits chimiques interdits et en provenance de Chine ont dû être retirés du marché La Suisse vient aussi de détecter des produits chinois falsifiés. Ses exportateurs ont frauduleusement ajouté de l'urée pour du gluten de maïs. La tricherie porte sur 2500 tonnes de gluten de maïs importé en Suisse au cours des six derniers mois. Or la Suisse importe 80% du

gluten de maïs, riche en protéines, de la Chine. Dernièrement, la Chine a imposé des mesures de rétorsion contre les produits alimentaires américain pour se venger du blocage de la FDA.

 

La Chine ne peut être en fait que l’amie de la grande distribution suisse qui utilise de la main d'œuvre de l'UE sans qualifications, fait pression sur les salaires, et refile au client lambda de la camelote à des prix soi-disant imbattables et peut être dangereux pour la santé. La demande chinoise en matières premières (acier et pétrole) fait aussi exploser les cours, alors que l’Europe se regarde le nombril pour réduire les émissions de C02, sans voir que la production sale se fait ailleurs.

  Ayons le courage de regarder cette réalité en face et refusons un traité de libre échange dans des conditions aussi scandaleuses.  Un traité de libre échange doit être « Win-Win » et garantir des emplois dans les 2 pays, et offrir un avantage au consommateur. Importer de la camelote de pays émergeants sans autre service après vente que la poubelle, et employer des armées de vendeurs de rayons sans qualifications pour engraisser quelques managers sans scrupules n’est pas une vision acceptable pour la Suisse.

 


Il faut sauver la Lex Koller

commentaires.com - Philippe Barraud

mercredi 4 juillet 2007


L’abrogation de la Lex Koller est une folie, n’en déplaise à ceux qui rêvent déjà d’opérations immobilières fumantes.

Il paraît que la Lex Koller est devenue «inutile». Il faut un certain aplomb pour dire cela! Le marché immobilier est-il mourant, dans des cantons touristiques désertés? Les promoteurs et les entrepreneurs sont-ils donc au bord de la faillite? Soyons sérieux: le risque d’explosion de la construction n’a jamais été aussi grand. Partout en Europe, les nouveaux très riches ont fondu comme des oiseaux de proie sur les plus beaux terroirs. Dans le Lubéron par exemple, on vous explique que les prix ont tellement grimpé, que même les Suisses n’ont plus les moyens. Et on ne parle même pas des Français, exclus depuis longtemps de leur propre marché, comme en attestent les plaques d’immatriculation des voitures des résidents de Saint-Paul-de-Vence ou de Vaison-la-Romaine. Les Anglais et les Russes, forts d’une prospérité insolente, font exploser les cours, et le moindre cabanon dépasse les 800'000 euros.

Il n’en va pas autrement en Espagne, en Croatie, en Suisse ou ailleurs, partout où chacun voudrait couler des jours heureux. Au moins, en Suisse, nous avons l’effet modérateur de la Lex Koller, qui empêche que les stations de montagne deviennent trop vite des mégalopoles à la montagne, avec leurs lits froids, et la destruction du paysage en prime, déjà bien avancée. Même aujourd’hui, malgré la Lex Koller, on voit des grues partout, et le moratoire décrété par le gouvernement valaisan paraît bien fragile face à la frénésie de construction qui a saisi les promoteurs de ce canton.

L’idée du Conseil fédéral, c’est de rendre la responsabilité entière de leur aménagement du territoire aux cantons et aux communes, sous réserves de dispositions protectrices qui devraient préalablement être inscrites dans la loi fédérale sur l’aménagement du territoire.

Ce dispositif en deux temps est compliqué, lourd et boiteux. Il faudra une armée de fonctionnaires pour en contrôler le bon déroulement, prévu sur trois ans au minimum. Les cantons touristiques, bien entendu, exigent l’abrogation de la Lex Koller, sans contrepartie: que chaque commune soit reine sur son territoire, sous l’oeil plus ou moins complaisant du canton!

A l’opposé, les milieux de la défense du paysage et de la protection de la nature refusent fermement cette abrogation, que rien ne justifie. Si elle devait être acceptée par le parlement, elle se verrait opposer à la fois un référendum, conduit par l’UDF et peut-être les Verts, et deux initiatives de Franz Weber – excusez du peu. De quoi rendre l’issue incertaine...

Mais franchement: notre gouvernement est-il si peu sage, ou si soumis aux lobbies, pour qu’il faille encore et toujours un Franz Weber pour sauver le sol national d'un bradage insouciant? (Source: commentaires.com)

Il faut préciser que les bilaterales ont d'ores et déja supprimé la préférence nationale, et que de ce fait les européens peuvent déjà aquérir des bien immobiliers. Il reste néanmoins que la problematique des prix de l'immobilier, des lits froids et de la souveraineté nationale doivent impérativement étre adressés. Les individualistes Radicaux s'en fichent, mais il est important d'eviter une trop grande spéculation immobilière. Le projet du Valais de conditionner l'achat d'un appartement à une location "forcée" devrait être étudiée sans tomber dans les travers des requisition soviétiques.


Selon un sondage, les USA seraient le plus grand danger pour la paix

Selon le résultat d’un sondage commandé et publié par le Financial Times. Il apparaît que les Européens, dans leur majorité, voient dans les Etats-Unis une menace pour la stabilité du monde et non dans des pays tels que la Chine, l’Iran ou la Corée du Nord. Il est donc plus que jamais nécessaire de rappeler qu’un avis majoritaire n’est pas nécessairement vrai. Où est-elle donc, la vérité? Quatre observations s’imposent. La première est que ce sondage a été fait chaque mois entre juillet 2006 et juin 2007. Durant cette année on trouve une majorité d’Européens qui jugent que les Etats-Unis représentent le plus grand danger contre la stabilité mondiale. Mais cette majorité n’est pas absolue: entre ces deux dates, elle a oscillé de 28% à 38%, le pourcentage restant se divisant entre d’autres pays. Deuxième observation, la stabilité mondiale n’est pas synonyme de paix. On peut avoir un monde stable, comme durant la Guerre froide, parce que des dizaines de pays n’osent pas bouger, terrorisés qu’ils sont par des tanks ou des services secrets. Troisième observation: De 1945 à 1989, les Européens de l’Ouest ont été protégés par les Etats-Unis. Aujourd’hui, ils savent que les Etats-Unis ne viendront pas automatiquement à leur secours si quelque menace pèse sur eux. Il est probable que c’est par leur désengagement envers l’Europe que les Etats-Unis paraissent dangereux. Quatrième observation: les Européens n’arrivent pas à former un contrepoids à la puissance américaine. Ils constituent bien une entité économique solide, mais pas une entité géopolitique capable d’intervenir dans le monde. On conclut que le sondage du Financial Times révèle plus le désarroi européen qu’une animosité envers les Etats-Unis.  Des adolescents peuvent détester leur père parce qu’ils se croient abandonnés. L’Europe, adolescente elle aussi, déteste son tuteur américain parce qu’elle est appelée à s’assumer dans le monde et qu’elle n’y arrive pas. Mais cette détestation est le fait d’une majorité relative et non (Source: Agefi) 

Ce sondage est navrant pour ceux qui ont vécu les régimes totalitaires, alors que pour les européens douillets il est de bon ton de se pavaner avec un t-shirt de Che Guevara ou Hugo Chavez. Quelle ironie que les bénéficiaires de la démocratie en viennent à aduler des régimes dictatoriaux parce qu’ils se vendent socialistes et anti américains. "Idiots utiles", ils ne sont que le reflet d'une presse de gauche qui jour après jour mine les fondements de notre état libéral pour assoir la domination socialiste. Europe, réveille-toi !


Taxe sur les actions: le PS joue à l’apprenti sorcier

Ca y est, les socialistes remettent le couvert. Samedi dernier, ils ont plébiscité la taxe sur les actions. Le projet du vice-président Pierre-Yves Maillard a été accepté par un vote soviétique. Adopté à l’unanimité moins une abstention, la résolution préconise de promouvoir une taxe de 5% sur les dividendes pour à la fois assainir l’assurance invalidité (AI) et améliorer les prestations de l’AVS. La mesure pourrait dégager quelque 3 à 4 milliards de francs par année. Quand il faut ponctionner le contribuable, les socialistes ne sont jamais à court d’idées. Mais voilà, cette proposition ne va pas faire l’unanimité auprès des actionnaires, loin s’en faut. Le parti de la rose oublie un peu vite que les actionnaires ne sont pas tous riches. D’autre part, ceux-ci prennent des risques pour investir dans des sociétés qui quelque fois passent à la trappe. En outre, le peu de revenus qu’ils touchent est déjà imposé comme tout revenu déclaré dans la déclaration d’impôts.

 

Plus grave encore, cette résolution ruinerait la place financière helvétique car elle deviendrait de cette manière beaucoup moins concurrentielle que ses rivales et serait donc pénalisée. A la clé, des pertes d’emplois sont à prévoir. Comme souvent, les solutions préconisées par le Parti socialiste suisse (PSS) sont basées sur de vieux préceptes qui n’ont aujourd’hui plus cours. Malheureusement, le grand fantasme de la gauche est de «faire payer les riches» ou ceux supposés comme tels. La rengaine est connue, mais la réflexion est un peu courte car elle fait bien entendu abstraction de la réalité des institutions de prévoyance. En effet, les fonds de pension qui investissent de plus en plus dans les actions encaissent également des dividendes et les bénéfices de ces investissements sont redistribués à leurs cotisants.

 

En y regardant de plus près, on se rend compte que la campagne pour les élections fédérales a été lancée ce week-end avec les assemblées des délégués des trois principaux partis gouvernementaux. S’il est de bonne guerre de vouloir se positionner pour se lancer dans une bataille qui s’annonce très indécise, le PSS fait fausse route en s’appuyant sur cette résolution pour espérer gagner des voix. C’est une idée simpliste et populiste. De plus, comme l’a si bien rappelé le ministre des Finances Hans-Rudolf Merz, cette proposition va en sens inverse de la tendance internationale. Un auto-goal en somme. En outre, l’impôt sur les dividendes ne ferait que supprimer des emplois. Pour un parti qui lance une «offensive sociale» le résultat ne serait pas à la hauteur des espoirs. Et surtout, cette proposition serait trop liée à la conjoncture. Nous sommes actuellement dans un schéma très positif en termes de marchés boursiers. Lorsque les Bourses ne progresseront plus de la même manière, le PSS aura-t-il trouvé une solution de rechange? (Source Agefi)

L'ironie, pour ceux qui ont étudié un minimum la finance, est que les actionnaires préfèrent capitaliser leurs gains boursiers en revendant leur actions au plus haut plutôt que de recevoir des dividendes qui sont imposables. Les gains en capitaux ne sont pas taxés enSuisse, et c'est heureux car nul n'est sûr de gagner en bourse. Comme le disait un jour un banquier americain, la bourse est un jeu de hasard légalisé (legalized gamble). En proposant de taxer encore plus les dividendes, les actionnaires et nos fonds de pensions recevrons moins de dividendes pour assurer leur existence. Mais cela les socialistes s'en fichent, ils proposeront alors une autre taxe, pour compenser la taxe précédente.


Train de mesures contre la violence des jeunes

Communiqués, DFJP, 29.06.2007

Berne. Le Département fédéral de justice et police (DFJP) a élaboré un train de mesures pour contribuer à la lutte contre la violence des jeunes dans son domaine de compétence, au travers d’une démarche ciblée et coordonnée. Le rapport afférent a été envoyé ce vendredi pour avis aux milieux intéressés. Sur la base des résultats de cette consultation, les offices fédéraux concernés du DFJP mettront en œuvre les mesures prévues.

Plusieurs infractions graves commises par des mineurs ces derniers mois ont choqué la population. Le chef du DFJP, M. Christoph Blocher, conseiller fédéral, a fait faire une étude sur ce phénomène. Il a tenu à cette fin deux séances de réflexion avec des spécialistes et chargé plusieurs services d’approfondir certaines questions. Les résultats de cette étude ont été réunis dans un rapport qui examine l’étendue et les causes de la violence des jeunes et contient des propositions concrètes.

Prendre le problème au sérieux

Les statistiques des plaintes déposées et des jugements pénaux dont on dispose aujourd’hui ne permettent pas de tirer des conclusions précises sur l’étendue de la violence juvénile, car il existe un chiffre noir de la criminalité qu’elles ne laissent pas apparaître. Toutefois, on peut conclure de ces statistiques que la propension des jeunes à la violence s’est nettement accrue ces dernières années. Par exemple, la statistique policière de la criminalité montre que, pour certains types d’infractions violentes, le nombre de mineurs arrêtés a augmenté entre 1999 et 2006 de manière sensible et continue (les cas de lésions corporelles sont passés de 760 à 1525 ; ceux de menaces de 405 à 869). Quant au nombre de condamnations pénales prononcées contre des mineurs pour infraction violente, il a considérablement augmenté, passant de 1241 à 2268 durant la même période (lésions corporelles simples : de 288 à 638 ; menaces : de 148 à 317). Les professionnels estiment en outre à l’unanimité que les violences graves ont pris de l’ampleur. Il ne faut pas minimiser le problème : la violence des jeunes est assez présente pour effrayer une grande partie de la population.

Les causes de cette violence sont multiples : de nombreux facteurs augmentent le risque du passage à l’acte, entre autres, le manque de surveillance parentale, une éducation chaotique, des problèmes à l’école, l’association à une bande, l’appartenance à un milieu défavorisé, l’arrière-plan culturel et le manque d’intégration des jeunes étrangers. L’influence des vidéos violentes ou pornographiques sur le comportement des jeunes reste encore à prouver.

Mesures limitées au domaine du DFJP

La violence des jeunes ne pourra être combattue efficacement que si les autorités compétentes et les particuliers prennent des mesures conjointes appropriées, combinant la prévention et la répression. Les mesures proposées dans le rapport se limitent pour l’essentiel au travail de la police, des autorités de poursuite pénale, des autorités d’exécution des peines et des autorités compétentes en matière de migration, ce qui correspond aux compétences du DFJP dans les domaines de l’intégration et de la sécurité. Les Offices fédéraux de la justice, des migrations et de la police seront chargés de la mise en œuvre des mesures.

Les mesures prévues sont les suivantes :

Mesures immédiates

  • adopter, dans les cantons, une pratique des renvois d’étrangers délinquants plus systématique et plus lisible, afin de donner un signe clair quant aux conséquences des infractions en matière de législation sur les étrangers ;
  • améliorer l’examen des conditions de naturalisation par des directives contraignantes et par l’institutionnalisation des échanges d’opinion et d’expérience entre les autorités concernées ;
  • une grande partie des infractions étant commises par un nombre restreint de jeunes, se concentrer sur ces multidélinquants ; établir une analyse de la situation et du problème à l’échelle de la Suisse en vue de la création d’un système de détection précoce et de la mise en place de mesures appropriées.

Mesures à moyen terme

  • examiner les options législatives possibles, dans le cadre de l’unification de la procédure pénale applicable aux mineurs, pour accélérer cette dernière ; une procédure plus courte permettra de sanctionner plus rapidement et systématiquement les jeunes délinquants ;
  • mieux coordonner les procédures pénales, l’exécution des peines et les procédures relevant de la législation sur les étrangers, afin d’éviter des investigations parallèles et des résultats contradictoires ;
  • établir une statistique de l’exécution des peines permettant de tirer des conclusions sur l’efficacité des peines et des mesures ;
  • donner aux autorités chargées des naturalisations un meilleur accès aux informations sur l’intégration des candidats.

Mesures à long terme

  • cibler encore mieux les subventions fédérales de construction et d’exploitation aux établissements d’exécution des peines et mesures, après examen de la pratique actuelle en matière de subventions ; l’objectif est d’assurer que les jeunes délinquants soient traités de manière appropriée, dans des institutions adéquates ;
  • faire des études périodiques sur le chiffre noir de la criminalité, afin de recueillir des connaissances plus complètes sur l’étendue et l’évolution de la violence des jeunes ; prendre les mesures nécessaires et faire une analyse fiable de leur efficacité.

Les milieux intéressés ont jusqu’à fin août 2007 pour adresser leur prise de position au DFJP.
http://www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr/home/dokumentation/mi/2007/2007-06-29.html

Contrairement à une Micheline Calmy-Rey qui ne brasse que du vent, Christoph Blocher va de l'avant! Il faut encourager les étrangers à collaborer avec la police pour faire le ménage au sein de ceux qui justifient leur mal être par la violence. Les victimes, Suisses ou étrangères, le demandent.


Une insulte au citoyen-soldat

commentaires.com - Philippe Barraud

jeudi 21 juin 2007

Le message que vient d’envoyer le Conseil des Etats aux citoyens-soldats suisses est aussi clair qu’insultant: «Sachez que le pays n’a pas confiance en vous. Avec votre arme à la maison, vous êtes des individus dangereux».

Les munitions à la maison, c’est fini. Demain, c’est l’arme qui restera à l’arsenal. C’est ainsi que petit à petit, les dames bien-pensantes du parlement et les médias auront la peau de l’armée de milice. On n’a pas encore bien mesuré, en Suisse, la portée de cette insulte faite aux centaines de milliers de citoyens-soldats qui, en citoyens responsables, n’ont jamais imaginé utiliser leur arme de service autrement que dans le cadre réglementaire.

Comme quoi un patient travail de sape permet d’arriver bien plus efficacement à la liquidation de l’armée, que des initiatives radicales à répétition. La radio nous a servi les commentaires ravis de diverses élues — roses, vertes et mordorées — trop heureuses d’avoir convaincu le Conseil des Etats de sacrifier à l’antimilitarisme ambiant, en interdisant aux militaires d’emporter leurs munitions à la maison.

On nous dira que c’est un bienfait pour la sécurité publique. On répondra qu’il ne s’agit que d’une gesticulation hypocrite. Après tout, le nombre de morts par usage de l’arme et des munitions de service demeure dérisoire. Si les dames du parlement se préoccupaient vraiment de la sécurité de leurs concitoyens et de leurs enfants, elles agiraient contre les vraies menaces mortifères, celles qui font des milliers de morts inutiles chaque année — cigarette, circulation, pollution, malbouffe...

En réalité, cette instrumentalisation de l’émotion populaire qui surgit chaque fois qu’un cinglé utilise son arme de service pour régler ses comptes, est avant tout la nouvelle stratégie des milieux de la gauche pour supprimer l’armée. Ils ont trouvé là un terreau très favorable, émotionnel et politiquement correct.

Surtout, ils ont compris que pour que les Suisses finissent par lâcher l’armée de milice, il fallait d’abord détruire tout l’appareil mythique qui entoure l’institution, ces particularités uniques au monde qui suscitent encore, chez de nombreux Suisses, un réel attachement à leur armée, qui va bien au-delà du rationnel. Lorsque notre armée (vous voyez: on dit encore «notre» armée) sera devenue un petit corps de professionnels et de techniciens plus désincarnés que jamais, les Suisses la regarderont avec distance car ils ne s’y reconnaîtront plus. Peut-être même qu'ils en auront peur. Le moment sera venu alors de porter le coup de grâce, et d’abandonner notre défense à nos bienveillants voisins.

Déjà, les dames sus-mentionnées préparent la prochaine étape, l’interdiction de l’arme au domicile des soldats. Demain sans doute, elles exigeront qu’on ne voie plus de militaires dans les gares et dans les trains, pour ne pas traumatiser les enfants — sans parler des avions de combat, évidemment, qu’il faudra clouer au sol.

Dans son excellent roman d’anticipation «Forteresse», l’écrivain fribourgeois Georges Panchard raconte l’histoire (on est en 2039) d’une directrice d’école suédoise condamnée à une lourde peine de prison et de rééducation, parce que des élèves avaient trouvé au fond de la caisse à jouets pédagogiques des soldats de plomb. Découverte qui avait profondément traumatisé les enfants, malgré l’appui de bataillons de pédopsychologues. Vous verrez, un jour, nous en arriverons là, sous les coups d’un pacifisme légèrement totalitaire qui s’installe gentiment dans les esprits.