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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Services publics - une libéralisation en trompe-l'œil

Les dernières nouvelles provenant des autorités fédérales de régulation en charge des telecoms (OFCOM) et de la poste (POSTREG) nous montrent l'hypocrisie d'une libéralisation en trompe l'œil qu'a subi la Suisse au cours de dernières années. La faute à notre ministre du ‘sommeil’ M. Leuenberger, qui a maintenu le pouvoir de nuisance des syndicats et défendu des projets pharaoniques en matière de tunnels alpins plutôt que de briser les monopoles étatiques et de relancer l'innovation.  Les deux rapports en bas de texte montrent que la concurrence n'a pas pu opérer une baisse sensible des prix ni une migration des clients vers des opérateurs privés. La poste conserve son monopole de 100 grammes alors que l'UE a déjà abaisse le seuil a 50 grammes, Swisscom, de son côté fait tout pour bloquer la concurrence d'opérateurs privés et bloque une fois de plus sur les prix d'interconnexion. Quel paradoxe pour un pays moderne à la pointe de la technologie. Les CFF ne sont par ailleurs pas en reste puisqu'ils restent déficitaires et comptent sur le voyageur lambda pour éponger ses nouvelles lignes de chemin de fer alors que d'autres prestataire de services pourraient proposer d'autres services aux passagers captifs abreuvés d'infects Rail Bars.  Alors que la gauche utilise à envi les mauvaises expériences de libéralisation en Grande Bretagne (British Rail) et aux USA pour freiner la modernisation de notre économie, nous assistons de l'autre côté au ronronnement satisfait des petits copains bourgeois de l'économie. Pourquoi en effet se gêner de faire cracher au bassinet le Suisse moyen sous le prétexte fallacieux de la suissitude de nos entreprises. Swisscom n'a eu de cesse d'empêcher la concurrence d'effectuer son travail salutaire de baisse des prix et nous présente comme nouveauté des antiquités technologues qui font sourire ailleurs. On pense aux tarifs incroyablement bas de la Freebox en France, alors même que Suisse possède un taux très élevé d'utilisation d'internet. La Poste Suisse quant à elle bloque des quatre fers la libéralisation du courrier sous le prétexte également fallacieux de la couverture nationale. Des idées alternatives existent pour permettre à des commerçants dans les régions reculées ou en périphérie de fournir les mêmes prestations. On s'interroge également sur la stratégie minimaliste de la Poste quand elle se grime en petit épicier pour vendre des produits annexes digne d'une papeterie soviétique.

Ce n'est donc pas la concurrence qui mine notre économie et étrangle l'innovation, mais bien au contraire le carcan somnolant mis en place par nos pseudo-élites qui empêche de briser les faux symboles de la Suisse.  Vive la concurrence, vive la Suisse.

Rapport sur les telecoms (OFCOM)

Ouverture du dernier kilomètre (pdf, 167kb)

Le secteur des télécommunications en Suisse et dans l'UE (pdf, 135kb) 

Rapport sur le service postal (POSTREG):

 http://www.postreg.admin.ch/postreg/dokumentation/medienmitteilungen/artikel/20070711/02462/index.html?lang=fr http://www.postreg.admin.ch/imperia/md/content/postreg/berichte/19.pdf 


Initiative de Travail.Suisse pour obtenir 6 semaines de vacances

La dernière initiative en date de Travail Suisse pour augmenter le nombre de jours de vacances à 6 semaines s'inscrit dans la stratégie plus générale de gauche de miser sur les jours de congé plutôt que sur une hausse improbable des salaires. Travail.Suisse invoque un durcissement des conditions de travail et une dégradation de la santé des travailleurs pour justifier sa campagne. L'initiative ne dit pas comment les vacances seraient compensées, et il est probable qu'il n'y ait pas de réponse tant il est facile de taxer l'employeur. Or comme toujours, les syndicats font miroiter les millions qui dorment dans les caisses des amis d’Econoniesuisse mais oublient que les PME ne nagent pas toutes dans les piscines remplies d’or.  Dans le canton de Vaud, la gauche a réussi à faire passer 2 jours féries (2 janvier et le Lundi de Pentecôte) en plus. Alors que personne, sauf Economiesuisse ne conteste l'augmentation des pressions salariale et l'emploi d'européens à bas prix,  la droite doit s'engager pour trouver des solutions créatives (ex: télétravail) et une requalification du travail pour permettre à la classe moyenne de changer facilement d'emploi. Il est également clair que la faillite du filz radical et de leurs copinages abusifs (avec leur étalage indécent de bonus indus) nous coutent cher et trahissent le noble esprit du libéralisme. Tant que les différences de salaires entre les pseudos cadres (qui passent leur temps au restaurant ou dans des conseils d’administration anémiques) ne seront pas indexées sur le travail, la plus value à l’entreprise, les syndicats auront toujours plus de revendications. Il n’est pas normal que la classe moyenne qui travaille n’obtienne pas aussi des bonus en fonction de sa productivité. On sait très bien que les gros ventres satisfaits de blue chips suisses sans innovation se partagent la mise et laissent des miettes à ceux qui font réellement tourner la boutique.

 


Doris Leuthard en Chine – Une nouvelle trahison pour les PME suisses

Après les difficultés de Doris Leuthard à imposer au peuple suisse le principe du Cassis de Dijon, et ce contre l’intérêt des PME, notre ministre continue à servir docilement Economiesuisse.

 

Lors de son voyage en Chine, Mme Leuthard a loué dans des termes inappropriés l’ « eldorado » que constituait la Chine pour les entreprises suisses. Dans les faits, un tiers seulement des patrons suisses ont vraiment réussi a ce faire une place dans ce pays il faut le rappeler très corrompu. La question des droits de l’homme n’a pas été abordée, alors que l’on sait que certains paysans pauvres sont réquisitionnés et leurs terres confisquées par le parti communiste pour contribuer aux grands projets (barrages) dont la Chine a besoin. On oublie aussi que l’arrière pays ressemble plus au pays des Shogun plutôt qu’au nouveau New-York chinois qu’est Shanghai. Les méthodes expéditives de ce régime, qui n’est pas une démocratie, sont à prendre au sérieux pour l’investisseur étranger. Des licences peuvent être révoquées sans préavis, vos produits copiés, vos cadres ‘exécutés’ sans possibilité de recours.

 

Sur le plan économique, la Chine profite encore de son statu de « pays en voie de développement » pour éviter de se soustraire aux normes de l’OMC, et inonde le monde de ses produits jetables. Question monnaie, la Chine utilise un système de change contrôlé pour favoriser ses exportations.

 Il y a peu, la Food and Drug Administration (FDA), l'autorité américaine de surveillance de la santé publique, a bloqué toutes les cargaisons de fruits de mer et de poissons destinées au marché américain en attendant que les exportateurs chinois prouvent qu'elles ne contiennent pas de résidus d'antibiotiques. La FDA a testé 89 échantillons entre octobre 2006 et mai 2007 et a trouvé 25% des produits contenant des résidus potentiellement dangereux. Et ce n'est pas tout. Il y a quelques semaines, les supermarchés américains ont dû rappeler 90 aliments pour animaux de compagnie après que plusieurs centaines de chiens et de chats sont morts empoisonnés. Des  milliers de tubes de dentifrice contenant des produits chimiques interdits et en provenance de Chine ont dû être retirés du marché La Suisse vient aussi de détecter des produits chinois falsifiés. Ses exportateurs ont frauduleusement ajouté de l'urée pour du gluten de maïs. La tricherie porte sur 2500 tonnes de gluten de maïs importé en Suisse au cours des six derniers mois. Or la Suisse importe 80% du

gluten de maïs, riche en protéines, de la Chine. Dernièrement, la Chine a imposé des mesures de rétorsion contre les produits alimentaires américain pour se venger du blocage de la FDA.

 

La Chine ne peut être en fait que l’amie de la grande distribution suisse qui utilise de la main d'œuvre de l'UE sans qualifications, fait pression sur les salaires, et refile au client lambda de la camelote à des prix soi-disant imbattables et peut être dangereux pour la santé. La demande chinoise en matières premières (acier et pétrole) fait aussi exploser les cours, alors que l’Europe se regarde le nombril pour réduire les émissions de C02, sans voir que la production sale se fait ailleurs.

  Ayons le courage de regarder cette réalité en face et refusons un traité de libre échange dans des conditions aussi scandaleuses.  Un traité de libre échange doit être « Win-Win » et garantir des emplois dans les 2 pays, et offrir un avantage au consommateur. Importer de la camelote de pays émergeants sans autre service après vente que la poubelle, et employer des armées de vendeurs de rayons sans qualifications pour engraisser quelques managers sans scrupules n’est pas une vision acceptable pour la Suisse.