La multiplication des vols à la tire et à l’astuce était devenue inquiétante dans la capitale. L’an dernier, la police avait constaté une augmentation de 35,25% de ce type de forfait, mettant en évidence la nécessité d’organiser des surveillances plus marquées dans les rues. Aujourd’hui les différents dispositifs «donnent des résultats tangibles grâce à la vigilance des six agents de la brigade de rue, renforcée par l’unité cycliste», explique Anne Plessz, porte-parole de la police. A Lausanne, ces vols sont notamment dus à la présence de personnes de passage des pays de l’Est ou d’Afrique du Nord, attirées par l’abondance de l’offre des villes. La sanction de non-entrée en matière pour une partie des requérants d’asile cause aussi des problèmes quant à leur subsistance. Malgré ces résultats positifs, la police rappelle la difficulté de traquer ce genre de délit. Ces délinquants se déplacent très facilement et rapidement d’un quartier, d’une ville ou même d’un pays à l’autre. Preuve en est l’expérience d’un inspecteur de la PJ. «Après avoir interpellé un individu pour des vols de natels dans deux voitures, il a croisé cette même personne quelques semaines plus tard à Amsterdam, lors d’un séjour, raconte un membre de la brigade de rue. Après un mois de prison en Suisse, le voleur venait d’arriver aux Pays-Bas.»
Les trois techniques de vol les plus utilisées:
- Le coup de la monnaie. Le voleur demande des pièces et parvient à subtiliser les billets du porte-monnaie de la victime.
- Le coup de la tache. Une personne qui se rend à la banque est suivie par deux voleurs. En sortant, ils tachent ses habits et la détroussent en la nettoyant.
- Le coup de la portière. Le voleur signale un problème sous la carrosserie au conducteur qui sort. Un complice ouvre l’autre portière et vole ce qu’il peut. (20minutes)
Cet article a au moins le mérite d’appeler un chat un chat, ou plutôt un mouton noir. Remercions nos valeureux policier constamment lâchés par des politiques sans couleur ni saveur. Car la démotivation est grande chez ces gardiens de la paix, qui retrouvent dans la rue ceux-là même qu’ils avaient arrêtés. Les victimes elles peuvent attendre leur compensation pour tord financier et psychologique. Autre zone active pour les voleurs à la sauvette, la zone de transit à l’aéroport de Genève. Des vagabonds clandestins se baladent dans les couloirs au su et vu de la police qui ne peut rien faire. Tant pis pour les voyageurs sortant des détecteurs de métaux qui se croient en sécurité.