2007/10/16 Le chômage à 2,5% – une réalité en trompe l’œil.
Alors qu'UNIA sonne le rappel dans une Berne fédérale sous une brume d'automne, les méfaits de la libre circulation sur les emplois éclatent au grand jour. Il faut se féliciter de cette prise de conscience, pour une fois soutenue par les suisses, qui devrait sérieusement nous faire réfléchir sur les bilatérales. Alors que de nombreux capitaines de l'économie cartellisée avaient promis au peuple que tout le monde y gagnerait et profiterait de l'été libéral, on constate que les mêmes empochent le magot, et laissent leur employés dans le noir.
Alors que les conventions collectives sont glorifiées par l'establishment bourgeois, et en partie par la gauche, il faut reconnaitre que ces conventions ne couvrent même pas la moitié du marché du travail. Le laisser-faire et l'autorégulation sont malheureusement utilisés par des managers feignants qui préfèrent remettre aux calendes grecques des engagements que la population demande pour garantir son avenir et celui de sa famille.
Dans les faits, force est de constater que notre marché du travail est mis a mal par une sous-traitance massive d'européens bon marchés sans protection sociale. L'emploi abusif de personnel temporaire existe à un point que les minimas sociaux sont contournés. Sans tomber dans du Zola, il faut reconnaitre que le ménage doit être fait également dans les rangs du patronat, qui compte malheureusement quelques moutons noirs. La justice et le respect de la nation excluent les profiteurs, qu'ils soient délinquants ou en col blanc. Des contrôles doivent être appliqués et autofinancés par la branche professionnelle et non pas par notre budget publique.
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16 Octobre 2007 à 18:46 dans
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