PAUVRETÉ - L'augmentation du nombre de mendiants dans les rues lausannoises et la crainte d'un futur afflux font réagir l'UDC. Après Lyon puis Genève, la mendicité a fait irruption dans les rues lausannoises. Depuis près de six mois, elle a pris une nouvelle dimension. Faux musiciens, mères de famille ou handicapés, souvent d'origine rom, ils tendent la main aux passants, espérant un peu de charité. Le long de la rue de Bourg, il arrive qu'on en croise plusieurs à la suite. Et avec Genève qui s'apprête à serrer la vis, certains élus de droite vaudois craignent un afflux encore plus massif de mendiants. Alors que le Grand Conseil se penche ce matin sur le postulat de l'UDC François Brélaz demandant au Conseil d'Etat «d'étudier l'opportunité de prendre des mesures concernant la mendicité», son collègue de parti Claude-Alain Voiblet va déposer, ce soir une, interpellation allant dans le même sens au Conseil communal de Lausanne. Le secrétaire romand du parti s'inquiète notamment de savoir si la ville a pris acte de cette situation préoccupante et si elle envisage des «mesures de police énergiques» afin de réduire la mendicité. «Véritable activité économique, organisée par des transports en commun depuis la Roumanie, ces mendiants sont clairement exploités», souligne l'interpellation. «Rester attentif»Ce «tourisme de la misère» inquiète aussi LausannEnsemble. Si la situation n'est pas encore explosive dans les rues de la capitale vaudoise, la conseillère communale Françoise Longchamp appelle à «rester attentif» elle avait posé la question des faux musiciens de rue lors de la précédente séance et n'hésite pas elle aussi à rappeler les événements romains de ces derniers jours (ndlr: le meurtre d'une jeune femme à Rome par un Roumain et les mesures du gouvernement italien instaurant la possibilité de renvoyer dans leur pays les criminels venant d'un pays de l'UE) pour insister sur le caractère sensible du sujet.
Le municipal de la Police Marc Vuilleumier admet qu'une partie des mendiants actuellement à Genève pourrait faire le déplacement jusqu'à Lausanne en cas de durcissement de la part des autorités du bout du lac. Il tient toutefois à rappeler que la mendicité n'est pas illégale «l'on ne peut pas interdire la misère» et il regrette que même des mendiants puissent être exploités. «Ils doivent être traités avec humanité, même si on ne peut pas accueillir 200 à 300 mendiants au centre-ville de Lausanne.» Surtout qu'une la majorité d'entre eux viendraient en Suisse avec un statut de touriste. (24Heures)
En regardant la dernière émission d’infrarouge, on pouvait se rendre compte de la partialité de cette émission. D’un côté, les représentant de l’amour du prochain aux frais des autres, et dans le camp bourgeois 2 représentants qui osaient appeler un chat un chat. Car derrière la pseudo responsabilité des autorités cantonales de régler le problème (on peut à la limite accepter une aide temporaire avant le renvoi), il est nécessaire de parler de la responsabilité des pays sources. Or ou est passé l’ambassadeur de Roumanie à Berne? Comment se fait il que personne n’a daigné le convoquer à l’émission pour s’expliquer ? Au lieu de cela, on peut lire dans la presse d’hier que la Roumanie a le toupet de demander à l'Europe de mieux intégrer ses immigrés, les Roms en particulier, au lendemain du drame italien. Sans renier les problèmes auxquels sont confrontés bon nombres de minorités, la charité judéo-chrétienne telle que psalmodiée par le parti athée socialiste pourrait s’appliquer à toutes les démunis de la terre. Les accords de libre échange ainsi que le fameux milliard devraient aider ces pays à se réorganiser. Invoquer l’intégration des roms roumain en Suisse romande ( avec un logement !) est une insulte à la population qui mérite qu’on s’occupe d’elle en priorité.