Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Bilan de la libre circulation à Genève

Lors d'un séminaire organisé par l'Institut européen de l'Université de Genève en date du 19 décembre intitulé "Les Accords bilatéraux: quel bilan pour l'emploi?", quelle n'a pas été la déception d'assister à un véritable festival de commentaires rassurants et satisfaisants sur les bilatérales.  Alors que M. Blaise Matthey, Directeur Général de la Fédération des Entreprises Romandes, défendait la ligne officielle d'Economiesuisse sur les avantages non négligeables de ces accords pour l'économie suisse et genevoise, et du désastre économique qu'impliquerait un vote négatif en 2009 sur un référendum contre les bilatérales 1, il fut pour le moins surprenant d'écouter le représentant d'Unia Genève, M. Jamshid Pouranpir, acquiescer sans broncher. A les écouter, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, et les mesures d'accompagnement auraient donc déployés leur effets, y compris par l'application généralisée de contrats cadres collant avec les conventions collectives sectorielles. L'impassibilité d'Unia  à défendre les accords bilatéraux est probablement à situer dans le bras de fer reusssi du syndicat pour obtenir un règlement dans le secteur de la construction (dont la convention avait été dénoncée par le patronat). Le syndicat Unia avait montré les muscles en organisant une grève générale du bâtiment dans toute la Suisse et menacé de ne pas soutenir un referendum contre la libre circulation. Les appels au clame du patronat ont semble-t-il été entendus. 

Interrogés sur la délicate question des travailleurs (indéfiniment) temporaires pas vraiment couverts par les contrats cadres de travail, celle des travailleurs détachés ou faussement indépendants qui ne paient pas de contributions sociales, de l'obligation d'annonce des travailleurs étrangers après 3 mois de vide juridique qui favorise le travail au noir et la prostitution sur l'arc lémanique, et enfin par le manque de moyens des inspecteurs du travail donc le sous effectif dans les cantons est notoire, toutes ces questions sont restées sans réponse claires, que de vagues promesses de règlement. Or il faut rappeler que ces question sont réelles et préoccupent grandement la population. M. Matthey peinait à estimer le nombre de faux indépendants travaillant en Suisse mais se bornait à souligner l'importance des frontaliers dans l'économie genevoise (60'000 personnes ou 20% des travailleurs). Il rappelait également que les étrangers qualifiés qui s'installent en Suisse créent également des emplois dans l'économie locale, mais que "l'économie suisse ne peut employer des employés suisses que si leur niveau d'enseignement est bon", fustigeant en passant la médiocre qualité de l'enseignement dans le passé récent.  

On ne peut que sourire en pensant à certains patrons gangsters qui se servent des bonus à la louche et qui plombent leur entreprise avec des combines financières irresponsables, alors qu'ils peinent à engager de jeunes diplômés sous les prétextes fallacieux de couts et d'expérience. Le ministre cantonal de l'économie, M. Pierre-François Unger (PDC) relativisait également le nombre important de chômeurs tombés des statistiques fédérale du chômage (après 400 jours d'indemnités) et comptabilisés en catimini dans les statistiques cantonales de l'aide sociale. Selon lui, le nombre de genevois percevant l'aide sociale a diminué en parallèle au taux du chômage. Il reste néanmoins un nombre considérable de personnes en fin de droit, avec pourtant une qualification professionnelle, mais dont personne ne veut alors qu'ils rentrent dans le chômage de longue durée (une majorité de suisses âgés de 20-40 ans). Questionné sur une possible application unilatérale par la Suisse des dispositions lies à la libre circulation, en cas de refus populaire des bilatérales, M. Mathey trouve l'idée insensée et très dommageable pour la suisse en termes diplomatiques.  

Gageons qu'il faudra pourtant prévoir un plan B en cas de détermination négative du peuple! Clairement, l'espoir d'une rémunération juste dans un cadre de travail humain et participatif n'existe pas pour la majorité des gens, préoccupés qu'ils sont par l'idée de perdre leur travail. Les réassurances des amis d'Economiesuisse sont faibles quand on agite devant les yeux de travailleurs suisses très peu syndiqués la rengaine de la compétitivité internationale, et la fin du travail à vie. Pour que quelqu'un puisse acquérir de l'expérience, il faut le former, or il est souvent moins cher d'employer de la main d'œuvre bon marché temporaire dans les taches pénibles de l'hôtellerie et la restauration. Le travail au noir est un problème réel et rien n'est proposé pour régler le financement des commissions tripartites chargées de la mise en œuvre des mesures d'accompagnement. Pourquoi ne serait-ce pas aux différents secteurs de l'économie de financer elles mêmes les contrôleurs au prorata du nombre d'employés dans la branche. Un organisme de contrôle indépendant de droit public (comme dans le cas de la lutte contre le blanchiment d'argent) pourrait être financé par les milieux concernés. La libre circulation n'est pas un long fleuve tranquille qu'il faudra renouveler d'un hochement résigné de la tête, le débat politique devra aborder les problèmes qui rendent, pour beaucoup de suisses exposée au dumping salarial, une extension de la libre circulation tout simplement inacceptable.    

 


Swisscom pris la main dans le sac

Swisscom devra à nouveau passer à la caisse. Le géant bleu essuie un revers sur le front de ses prix d’interconnexion. Ses factures, en ce domaine, étaient trop élevées de 15 à 20% pour le réseau fixe durant les années 2004 à 2006. Il devra bien sûr rembourser les partenaires lésés. La facture pourrait dépasser 300 millions de francs. Cette décision de la Commission fédérale de la communication (ComCom) est tombée lundi. (ATS)

 

Une fois de plus, Swisscom est pris la main dans sac de la forfaiture économique. Après avoir tout fait pour empêcher l'adoption de la nouvelle loi sur les télécoms (en offrant des abonnements natel gratuits aux parlementaires) et surtout pour bloquer le dégroupage du dernier kilomètre (qui permet aux concurrents de se connecter à la centrale Swisscom), Swisscom est encore encore une fois en infraction pour avoir fait payer trop cher les frais d'interconnexion. En effet, Swissom a fait payer aux clients concurrents un abonnement mensuel de 35 francs, alors qu'elle ne facturait que 25 francs pour ses propres clients. Swisscom a même osé leur offir ces frais en l'échange d'un abonnement combiné fixe-mobile.

 

Outre le fait de dénoncer ces pratiques scandaleuses, il faut aussi demander des comptes à notre ministre de tutelle, M. Moritz Leuenberger. En effet, comme la Confédération est encore majoritaire dans Swisscom à hauteur de 54.8%,  la confédération est de fait le vrai patron de la boite, même si dans le quotidien, la firme clame son indépendance. Comment le gouvernement Suisse peut-il être le propriétaire d'une entreprise qui foule des pieds le droit à la concurrence, qui soit dit en passant crée des emplois alors que Swissom les supprime.  Une interpellation de la part d’un élu UDC sous la coupole serait appréciable.


Non-réélection de Christoph Blocher : Quelles conséquences pour l'UDC et la Suisse ?

La non-réélection de Christoph Blocher au Conseil Fédéral du fait d'une alliance de putschistes gauchistes, écologistes et démocrate chrétiens est une gifle pour 29% de la population qui a voté Blocher aux dernières élections d'octobre. Face à ceux qui déjà s'accommodent de l'élection d'une UDC soft des grisons, Mme Evelyne Widmer-Schlumpf, il faut souligner que celle-ci ne doit son élection, non pas à ces capacités certes réelles, mais dans son instrumentalisation face au leader incontesté de l'UDC, Christoph Blocher.

Lire la suite sur: http://www.ericbonjour.ch/index.php?option=com_content&task=view&id=72&Itemid=33


Eviction de Christoph Blocher au Conseil Federal - Son discours prononcé ce matin devant l'Assemblée Fédérale

Vor vier Jahren wurde ich von diesem Parlament zum Bundesrat gewählt. Ich habe die damalige Wahl als Auftrag angenommen und mich mit ganzer Kraft und nach bestem Wissen und Gewissen in den Dienst für unser Land und unser Volk gestellt. Die Bilanz meines Schaffens lege ich nicht hier vor; ich werde es dann am 28. Dezember tun. Heute haben Sie mich wieder aus diesem Amt entfernt - durch eine Wahl und vor allem durch eine Nichtwahl, ohne eigentlich zu sagen, was der Hintergrund ist. Für mich ist klar - und das ist das Schöne in diesem Land -: Das Parlament kann zwar Leute aus der Regierung entfernen, aber nicht aus der Politik und nicht aus dem politischen Schaffen im Lande.

Ich schwanke zwischen Erleichterung und Enttäuschung und Empörung; das werden Sie verstehen. Warum Empörung? Eigentlich weniger, weil Sie einen anderen Bundesrat gewählt haben, als darüber, wie Sie es getan haben. Erleichterung, weil ich von jetzt an - ich muss es zuerst noch etwas lernen - wieder sagen kann, was ich denke, und weil ich in Zukunft über Dinge reden kann, die mir eigentlich unter den an sich guten Titeln wie Kollegialität, Konkordanz usw. verboten wurden, auch wenn sie eigentlich nicht hätten verboten werden sollen. Das ist der Vorteil, dass jetzt über alles gesprochen werden kann. Der gestrige Tag hat mir die Notwendigkeit gezeigt, dass es so sein muss.

Was habe ich in den letzten Monaten nicht alles gehört - ich spreche hier vor allem die CVP an: Konkordanz - fast ein heiliger Tempel; Toleranz - die grösste Tugend; Kollegialität - bis zur Selbstverleugnung; Amtsgeheimnis - sehr oft, um viel Dreck und Dinge zuzudecken, die niemand sehen durfte. All das aufzudecken ist in der Opposition - "Opposition" kommt ja von "opponere", "ponere" heisst "legen", "ob" heisst "entgegen", "opponere" bedeutet also "entgegenlegen" - jetzt möglich, sofern es nach dem gestrigen Tag noch nötig ist.  Leistungsausweis, Volkswillen, Volkswohl - das war auf keinen Fall das Motiv dieser Wahl, sondern es sollte etwas unterdrückt werden.

So scheide ich hier aus dieser Regierung aus, aber nicht aus der Politik. All die besorgten Briefe, die ich gestern und in dieser Nacht bekommen habe und in denen befürchtet wurde, ich verlasse jetzt die Politik und ziehe mich irgendwo an die Riviera zurück - da macht man die Rechnung mit dem Falschen! Ich werde mich voll und ganz in den Dienst der Politik stellen - ausserhalb der Regierung.

Was daraus wird, werden wir sehen. Vielleicht wird es ja dazu führen, dass die Regierung und, möchte ich sagen, vor allem auch das Parlament das Richtige tun, weil sie Angst haben, es würde sonst durch eine gute Opposition aufgedeckt. Das wäre ja das Allerbeste.  Sie begnügen sich heute mit einer Regierung aus drei Parteien und mit zwei Vertretern, die nicht mehr Mitglied einer Fraktion sind. Ich wünsche Ihnen dabei sehr viel Glück, und ich kann diejenigen, die Angst haben, ich scheide aus, beruhigen - ich scheide nicht aus -, aber meine Gegner auch entsprechend beunruhigen! (Stehende Ovation der SVP-Fraktion)
(Source:Parlement.ch)


Teuer erkaufter Sieg

Christoph Blocher (67) ist, wenn heute im Bundeshaus nicht erneut gänzlich Unerwartetes passiert, als Bundesrat abgewählt. Der 12.Dezember 2007 geht damit in die Geschichte ein. Als Tag, an dem das Politsystem Schweiz erschüttert wurde. Als Tag, an dem sich die CVP klar links positionierte und sich der SP auslieferte. Als Tag, an dem sich die Wahlverlierer am Wahlsieger rächten. Möglicherweise aber auch als Tag, der Blocher zur Bildung einer neuen Volkspartei veranlasste. Aus staatsbürgerlichem Blickwinkel ist die Abwahl Blochers bedenklich. Fast 30 Prozent der Wählerschaft haben im Oktober bei den National- und Ständeratswahlen die SVP gewählt. Sie haben die Politik unterstützt, die der Justizminister als Spiritus Rector geprägt und im Bundesrat konsequent vertreten hat. Diese Wählerschaft muss sich verraten vorkommen. Verraten vom Parlament, das sich vom Volk offensichtlich dermassen weit entfernt hat, dass mit Fug und Recht von einer «Classe politique» gesprochen werden kann.

Sicher, Blocher hat Fehler gemacht. Sicher, Blocher hat auch verbrannte Erde hinterlassen. Gestolpert ist er aber über seine Durchschlagskraft. Der Justizminister triumphierte mit der Verschärfung des Asyl- und Ausländerrechts und mit der Vereinheitlichung des Straf- und Zivilprozessrechts. Er formte die SVP zur Siegerpartei, dynamisierte den Bundesrat, beschleunigte Prozesse, forcierte das Parlament, entschlackte sein Departement, überzeugte durch Dossierkompetenz und glänzte als Redner an der Front. Was immer Blocher tat und sagte – es entsprach dem Charakter eines Unternehmers und war für alle Beteiligten eine Herausforderung.  Für das Parlament eine zu grosse Herausforderung. Für das Parlament, das Gleichförmigkeit fordert und fördert und bereit ist, zu köpfen, was über den Durchschnitt hinausragt.

Die Kardinalsfrage ist nun, was dieses Parlament, das an der Herausforderung Blocher scheiterte, befähigt, die wirklichen Herausforderungen unserer Zeit bewältigen zu können. Die Staatsverschuldung? Der enorm wachsende Verkehr? Der EU-Steuerstreit? Die Bilateralen? Zweifel sind angebracht. Denn der Sieg, den die Linke und die ihr zugewandten Orte aus dem bürgerlichen Lager gestern feierten, wird ein Pyrrhussieg sein. Die Bundespolitik wird durch das Nein zu Blocher an Konsistenz verlieren. Grabenkämpfe werden folgen, eine verstärkte Polarisierung, Attacken und Repliken. Auch Stillstand. Das spaltet das Volk, schadet der Schweiz und ihrer politischen Entwicklung. Und beflügelt die Hardliner-Politik einer von Blocher geführten (neuen?) SVP. Ein Wahlerfolg von deutlich über 30 Prozent sei hiermit dieser Partei für 2011 prognostiziert.

(Source: Berner Zeitung, edito)


Une erreur historique

commentaires.com - Pascal Décaillet (lauréat du prix 2007 du "Journaliste de l'année")


mercredi 12 décembre 2007

Ourdi depuis la fin de l’été, le complot des socialistes et des Verts pour évincer Christoph Blocher a fini par recevoir l’appui du PDC, et par réussir devant l’Assemblée fédérale. N’en déplaise à l’immense majorité des commentateurs et à la jouissance des putschistes de ce matin, cette victoire de la combinazione contre la volonté du peuple, clairement exprimée le 21 octobre dernier, se retournera un jour contre les vainqueurs d’aujourd’hui.

L’UDC plébiscitée par le souverain, c’est celle de Blocher, pas celle de Schmid ni de Madame Widmer-Schlumpf. S’imaginer que tout va rentrer dans l’ordre en neutralisant l’UDC avec deux gentils agrariens, c’est n’avoir rien compris à la lame de fond populaire qui, d’année en année, ne cesse de monter en Suisse.

Christoph Blocher est encore jeune. Il a en lui une puissance de travail phénoménale. Chef de l’opposition, demain, il amènera la Suisse dans l’ère de la confrontation, par la voie référendaire et parfois aussi celle de la rue. Il entraînera dans son sillage les Suissesses et les Suisses, innombrables, à qui le petit jeu parlementaire de ce matin aura donné la nausée.

Le PDC et la gauche signent la mort de la concordance, et misent sur la survie d’une république de Weimar

La non réélection de Chrisoph Blocher au Conseil Federal est une insulte pour le tiers de la population qui a voté UDC. Cette non-réélection est un vote de vengeance de la coalition du déclin au parlement  qui a sorti du chapeau la candidate UDC des Grisons Widmer-Schlumpf  sans même la consulter. Apres le « halb bundesrat » Schmid, élu contre l’avis de son parti, la majorite vert-rose-et pdc veut faire de même.

Rappelons-nous, la gauche avait eu le meme probleme en 1993 quand la droite ne voulait pas élire la candidate officielle du PS Christiane Brunner et avait élu Francis Matthey à la place. Finalement le PS avait bricolé pour transférer les papiers de la bernoise Ruth Dreifus à Genève. Dans le cas present, le PDC et la gauche ont signé l’arrêt de mort de la concordance car comment peut on avoir deux ministres UDC sans l’appui de leur parti. Le résultat sera que plus aucun parti ne pourra pretendre nommer son ministre comme dans le passé. La nomination de la belle Leuthard sans expérience n’a été possible que par une election tacite acceptee par les autres partis. Dans le futur, le PDC sera l’otage du PS, car la droite UDC ne soutiendra plus les projets de Doris Leuthard sur l’UE (casiss de dijon, elargissement avec Calmy-Rey).

Le PDC est cuit car son electorat (40% en Suisse centrale) vote pour une droite pro-Blocher mais son programme libéral sera bloqué à gauche. Dans le futur, Blocher sera surement président de l’UDC avec une campagne endiablée. Les ministres UDC nommés par la gauche seront forcés de démissionner ou ne pourront rester longtemps sans parti. Mme Widmer-Schlumpf ne peut pas se permettre d’etre élue sans le soutien de son parti. Si elle refuse demain sa nomination, alors ce sera plus difficile pour le PDC et les Verts de placer un des leurs au gouvernement car les quelques faux-culs romands PRD qui ont voté pour une UDC soft ne voteront jamais pour un Vert ni un PDC de gauche.

Enfin, la sortie de l’UDC blocherienne du gouvernement est une grave erreur car l’UDC gagnera en puissance pour denoncer les futurs accords avec l’UE par referendum et proposera son initiative pour une election du CF par le peuple. Cette désélection de Blocher a donc été faite sans penser à la suite et fait rentrer la Suisse dans une république de Weimar,  avant sa chute car l’UDC sera libéré de poids de la concordance hypocrite et gagnera encore plus de sièges dans 4 ans.


Couchepin au Conseil Fédéral: La bastille après la présidence?

Il faut dire que Pascal Couchepin ne s'y attendait pas: Grace à la victoire (toute relative) du PDC sur le PRD, et de ses appétits revigorés pour demander un 2e siège au conseil fédéral, la retraite du parrain du valais parait bien compromise. Autant il semble vain d'attendre un remaniement ce mercredi au Conseil Fédéral, tant la possibilité que le PDC se jette sur ce siège pour la succession de Couchepin en 2009 semble plus probable. De fait, une élection partielle pour remplacer le Roi déchu saura peut être trouver une alliance à Gauche pour remplacer le siège radical vacant. Dans ce scénario, Couchepin pourrait décider de rester jusqu'a la fin de la législature pour pouvoir permettre à son parti de présenter un autre candidat en 2011, tout en menaçant de ne pas voter pour les autres membres des autres conseillers fédéraux. A la dernière émission d'Aréna le weekend dernier, on pouvait voir un Félix Gutzwiller embarrassé sur cette question. Pascal Couchepin pourrait donc avoir à subir une présidence Blocher et subir ses assauts pour changer de département.  Pas sur que le valaisan tienne encore 4 ans....


Fonds juifs en déshérence: la Suisse blanchie dans le cas Jagmetti

La Suisse n'a pas violé la liberté d'expression du journaliste Martin Stoll en le condamnant pour avoir publié une note confidentielle sur l'indemnisation des victimes de l'Holocauste. C'est la conclusion du jugement en appel de la Cour européenne des droits de l'homme. Martin Stoll avait publié en janvier 1997 dans la "SonntagsZeitung" des extraits du "rapport stratégique" de Carlo Jagmetti, alors ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis, sur les négociations entre le Congrès juif mondial et les banques suisses à propos des avoirs en déshérence. M. Stoll avait été condamné en décembre 2000 par le Tribunal fédéral à 800 francs d'amende. Le diplomate avait démissionné suite au tollé provoqué par la divulgation de cette note dans laquelle il écrivait que la controverse entourant les avoirs juifs représentait pour la Suisse "une guerre" qu'elle devait "gagner sur les fronts extérieur et intérieur". Saisie d'une plainte, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait jugé en avril 2006 que la Suisse avait violé l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantit la liberté d'expression. Les juges de Strasbourg avaient alors estimé que "la confidentialité des rapports secrets ne saurait être protégée à n'importe quel prix". Opposée à cette décision, la Suisse avait demandé le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la CEDH. (Source: ATS)

 

Cette décision est une bonne nouvelles contre ceux qui placent la liberté de la presse comme alibi pour affaiblir la position de la Suisse lors de négociations ardues. Comme le dit la presse, la justice n'avait pu identifier l'auteur de la fuite mais il semble que l'auteur fasse partie d'un cercle d'initiés très restreint...On se rappelle que la présidente de la Suisse de l'époque, Mme Dreifus, partageait certainement une autre vue que l'ambassadeur Jagmetti. N'est-ce pas elle qui avait promis un versement de la Suisse comme compensation? Le jugement de la CEDH relativise aussi la liberté de la presse dans un pays démocratique comme la Suisse. Les discussions confidentielles existent et aucun accord ne pourrait voir le jour sans ces prises de position et stratégies secrètes. Or la séparation des pouvoirs dans un état de droit doit pouvoir garantir que des infractions soient découvertes et jugées. Ce n'est donc pas à la presse, sous couvert de la liberté de la presse et du secret de la source, de faire du journalisme partisan et de relayer des  fuites dans un but clairement politique (ex. la fuite sur la subvention de Suisse tourisme lâchée par le collaborateur de Couchepin). Quand au Conseil Suisse de la Presse, on ne peut que constater le faible nombre de remise à l'ordre décidé par cet organisme. En 2002, l'UDC n'avait pas obtenu gain de cause quand un journaliste de l'Hebdo avait comparé les mesures anti-anthrax dans les guichets de vote comme une mesure sanitaire anti-UDC. Le Conseil de la Presse n'avait pas trouvé choquant de comparer l'UDC à une épidémie (voir http://www.presserat.ch/15360.htm) ....belle exemple de pseudo-impartialité.


Cannabis: le National a rejeté sa dépénalisation

Le Conseil national a rejeté par 106 voix contre 70 l'initiative populaire demandant la dépénalisation de la consommation du cannabis. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer. Le peuple aura le dernier mot en 2009 ou 2010.La majorité de droite a maintenu sa position de 2004 lorsqu'elle avait fait capoter la révision de la loi sur les stupéfiants. Celle-ci prévoyait une légalisation de la consommation de chanvre. Le Conseil fédéral, qui soutenait ce principe, a entre-temps retourné sa veste et préconise aussi le rejet de l'initiative. Lancé à la suite du rejet de la révision de la loi, ce texte prévoit, outre la dépénalisation de la consommation à usage personnel, des mesures de protection de la jeunesse. La Confédération devrait en outre édicter des prescriptions concernant la culture, la production, l'importation, l'exportation et le commerce des substances psychoactives du chanvre. (Source: ATS)

 

On ne peut que se féliciter de ce résultat au Conseil National. Prétendre que c'est ok de dépénaliser le cannabis pour pouvoir lutter plus efficacement contre le trafic de drogue, et donner la compétence à la confederation de faire le contrôle, est une absurdité. En effet, c'est un fait reconnu, et même la campagne de l'OFSP le dit, que fumer du cannabis pour les jeunes en parcours scolaire est néfaste à leur développement et leurs résultats. A moins bien sur que la gauche veuille une génération de jeunes attardés qui ne savent s'exprimer qu'en verlan et qui vivotent du social. Pour les autres (les adultes), le chef de la police Fédérale avait indiqué il y a quelques années que la police ne s'occupait pas de poursuivre les fumeurs adultes occasionnels. Les 68ards peuvent dormir tranquille. L'intitulé de l'initiative «pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant effectivement la jeunesse» est d'ailleurs mensonger puisqu'il propose exactement le contraire. Qui va aider ensuite les parents des jeunes dégénérés qui fument leur "pot" dans leur chambre au lieu d'aller à l'école ou chercher un boulot? Faudra-il encore plus de travailleurs sociaux? Clairement, la réponse est non.