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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La Suisse n’interesse personne, que faire ?

 Le Temps (28/1): Par rapport à votre dernier Forum de Davos en tant que président, en 2003, comment la position et l'image de la Suisse ont-elles évolué?

Pascal Couchepin:  L'influence de la Suisse se dilue un peu. Elle participe à l'effort international en matière de développement, de promotion de la paix, nos interlocuteurs saluent cette bonne volonté mais n'attendent pas que la Suisse sauve le monde. Ce qu'elle peut faire de mieux, c'est recevoir les gens, être disponible, apporter sa contribution. L'Afghanistan, par exemple, est très reconnaissant de ce que nous faisons, mais c'est une niche par rapport aux besoins du pays. Ce qui me frappe, par ailleurs, c'est que nul ne parle de nos débats intérieurs. L'initiative sur les minarets n'est pas un sujet. Lors de mon récent voyage au Maroc et en Egypte, personne ne m'en a touché un mot.

Moralité : Si la Suisse et ses affaires intérieures n’intéressent personne, profitons de cette bonne nouvelle pour signer l’initiative anti-minarets !


Rentabilité de la TSR – circulez il n’y a rien à voir

La SSR a mis à l'étude une éventuelle fusion entre la télévision et la radio alémaniques, SF et DRS. Le cabinet de conseil McKinsey examine le potentiel de synergies selon le modèle tessinois, où la radio et la télévision sont déjà regroupées en une unité. L'étude est en cours, a indiqué Viktor Baumeler, président du conseil d'administration de la SSR suisse alémanique, confirmant un article de la NZZ am Sonntag.

Mais comme on peut s’y attendre, ce débat n’est pas pour demain en Suisse romande, ou efficacité et rentabilité sont des mots obscènes qu’on n’osera jamais prononcer dans le temple socialiste du service public. Pour le directeur de la TSR, Gilles Marchand: la collaboration entre la RSR et la TSR est déjà bien en place, notamment par le biais de coproductions, d'un centre multimédia commun et de services informatiques et juridiques communs.  Gilles Marchand, qui fait partie du groupe de réflexion sur le rapprochement entre SF et DRS, préfère d'ailleurs le terme de «convergence» à celui de «fusion»: dans tous les cas, les deux chaînes gardent leur identité propre. On comprend bien que sous cette prose intello il n’y a que du blabla, encore du blabla. A quand une initiative pour renvoyer dans la poubelle de l’histoire la redevance TV et un subventionnement public scandaleux?


La concurrence intercantonale sur la fiscalité doit rester saine

 La bataille fiscale que se livrent les cantons pour attirer des entreprises sur leur sol inquiète la Conférence des chefs des départements cantonaux de l’économie publique (CDEP). Elle répète son credo: le rabattage actif d’entreprises déjà imposées en Suisse est interdit. Réunis en séance, les cantons ont réactualisé une déclaration de 1997 allant dans ce sens, indique vendredi la CDEP dans un communiqué. Leurs directeurs de l’économie conviennent qu’une concurrence trop vive «n’est pas judicieuse du point de vue économique». A leurs yeux, une saine compétition entre cantons doit exister mais il faut veiller «à ce que leurs activités de promotion économique se développent dans le respect des règles usuelles fondées sur la loyauté». (ATS)

En lisant ces lignes, on pourrait chantonner le vieux refrain populaire comme ceci: " le premier canton qui baissera ses impôts aura une claquette!" Quelle aplaventrisme lamentable! Au royaume des faux bourgeois en charge des économies publiques (et des impôts), proposer une baisse fiscale en devient presque grossier. Il est clair que les gros cantons qui abreuvent les assistés de tout genre de subventions n'ont aucun intérêt à faire un effort et baisser la pression fiscale. Psalmodier la loyauté des cantons et donc d'une gratuité et hypocrisie incroyable. Peu étonnant que le président de la CDEP soit un opportuniste du PDC.


Laïcité: Sarkozy franchit la ligne rouge

Laïcité: Sarkozy franchit la ligne rouge

Le projet de Nicolas Sarkozy de modifier la loi sur la laïcité de 1905 pose l'énorme problème de la place de la religion dans notre société occidentale.  D'après un article de Marianne sur le sujet, le président français tenterait de faire revenir la religion par la grande porte, en donnant une légitimité quasi-officielle aux représentants religieux. Moins problématique pour quelques illuminés chrétiens, elle est beaucoup plus perverse quand il s'agit de donner plus de pouvoir au conseil des musulmans en France pour juguler la crise d'identité des banlieues. Face à cette dérive de notre état de droit, il s'agit de rester ferme et de refuser le communautarisme.

Un bref extrait de Marianne résume la situation dans ces termes:

Le danger, c'est le communautarisme. L'expression « laïcité positive » n'est pas sans rappeler celle de « discrimination positive ». Aujourd'hui, en France, les croyants fondent des associations, reconnues juridiquement, au travers desquelles ils s'expriment dans le débat public. C'est absolument leur droit. Mais il ne faut pas que des représentants religieux soient reconnus par la puissance publique comme des interlocuteurs politiques. Ce serait légitimer des corps intermédiaires et leurs "chefs" censés se prononcer pour une "communauté".

Car il y a trois choses que le régime de laïcité réussit seul à faire, et qui échappent au modèle de tolérance tous azimuts sur lequel semble lorgner le président de la République:
1. Le régime laïque rend impossible toute officialisation du religieux (ou de l'athéisme); les religions sont protégées contre l'Etat et réciproquement. En outre, il y a égalité morale entre les croyants, et aussi entre les croyants et les incroyants.
2. Le régime de laïcité est incompatible avec le communautarisme. Les communautés (religieuses ou autres) peuvent s'organiser librement, elles jouissent d'un statut juridique et ont toute liberté d'expression, mais elles ne peuvent pas prétendre à la reconnaissance politique, réservée aux citoyens et à leurs représentants élus.
3. La laïcité ouvre un espace civique et critique commun. Elle demande à chacun, d'abord à l'école puis comme citoyen, de faire un pas au-delà de son origine, de faire un effort pour ne pas se réduire à une appartenance préalable à laquelle personne n'est tenu de renoncer.

Pour éviter le choc des civilisations, pour lutter contre les fanatismes terroristes, il est impératif, pense Nicolas Sarkozy, d'installer les religions sur la place publique, de les accompagner comme il l'a fait en sortant l'islam des caves et en créant le Conseil français du culte musulman (CFCM). Ainsi ouvre-t-il la boîte de Pandore sans se rendre compte de ce qu'il y a d'incongru à brandir d'un côté la Rolex et la bague Dior et de l'autre la croix et le croissant, à célébrer le Veau d'or, et en même temps ces ascètes fervents qui ont chassé les marchands du Temple. Il faudra donc voir, écouter ses vœux ce soir aux « forces religieuses », comme il dit. Peut-être qu'il les enverra par SMS, à moins qu'il demande à Jean-Marie Bigard de raconter une histoire « drôle », façon de parler. Ou alors il devrait plutôt inviter Carla Bruni à chanter sa chanson : « Le ciel dans une chambre »… Mais pas partout ailleurs !

Les quelques articles suivants  sont à ce sujet instructifs.

http://www.marianne2.fr/Sarkozy,-fou-de-Dieu_a82935.html
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-menace-t-il-la-laicite-_a82464.html
http://www.marianne2.fr/Laicite-Sarkozy-franchit-la-ligne-rouge_a82970.html
http://www.ripostelaique.com/