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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Pascal Couchepin - Le désastre présidentiel

Voilà c'est fait. La Suisse a reconnu officiellement l'indépendance de l'appendice Kosovar de la Serbie. Comme il n'y a pas de base légale, le président valaisan préfère invoquer la future stabilité de la région, et adopter la politique du "suivons l'UE, on n’a pas le choix". En regardant plus près le vote "secret" du conseil fédéral comme publié par le Blick, il apparait que sa voix aurait été déterminante pour reconnaitre le Kosovo. On connait le suivisme européen de Micheline Calmy-Rey et du toutou Leuenberger. La position de Doris Leuthard est moins claire mais on imagine qu'elle préfère s'engager avec l'UE pour d'hypothétiques bénéfices économiques. Dans le camps de ceux qui préfèrent attendre pour mieux sauter, on retrouve les demis-conseillers fédéraux UDC Schmid et Widmer Schlumpf, pour une fois bien inspirés même si on doute des arrière pensées du premier concernant une prolongation sans fin du mandat de notre Swisscoy. Egalement dans le camp du non, on trouve avec plaisir le seul représentant radical digne de ce nom, Hans-Rudolf Merz. Car il ne fait pas de doute que le Kosovo ne peut vivre sans la perfusion à vie de l'UE (désormais devenue une union européenne de subventions au développement des autres).

Pascal Couchepin préfère  quand à lui se voir en magnanime Jules César qui d'un coté participe au découpage colonial des territoires étrangers, et de l'autre promet une enveloppe financière aux serbes pour les amadouer. La Suisse verse déjà 10 millions à la Serbie par an. On l'aura compris, Pascal Couchepin est un opportuniste qui surfe sur la vague pro-Kosovo des medias de gauche. Une peu d'aide au développement pour enrober l'égoïsme radical ne fait jamais de mal. En tout cas, les serbes ont déjà claqué la porte et rappelé temporairement leur ambassadeur pour consultations. La Suisse, elle, feint de ne rien voir et se drape déjà de gloire (ou de gloiire selon l'expression de Boris Vian) dans un comité ad hoc de pilotage du Kosovo créé ce jeudi à Vienne. svp, On ne rit pas! Dans sa grande mansuétude, la Suisse va même ajouter 20 experts policiers et juristes Suisse dans le projet européen au Kosovo EUROLEX. Un lapin Kosovar libre et heureux devrait parait-il en sortir. Or on lit le même jour dans la NZZ que le comité de pilotage (un autre!) de la Bosnie vient de refuser à la Republika Serbska de faire sécession sur le modèle kosovar. La minorité serbe du Kosovo quand à elle demande d'ores et déjà l'envoi de troupes russes pour la protéger. Bravo à la Suisse pour avoir contribué à aggraver la situation et de ne pas avoir mis les kosovars devant leur responsabilités. Les deux guerres mondiales ne nous ont décidément rien appris.

Pour en lire plus sur le Kosovo, voici l'article complet de la Weltwoche de cette semaine:

Kosovo - Ein polykrimineller Multifunktionsraum

In einem vertraulichen Bericht analysieren Geheimdienste, Diplomaten und Militärs düster die Lage im Kosovo. Das Gebiet wird regiert von der Mafia. Alle Aufbauversuche sind gescheitert. Eine verfrühte Unabhängigkeit ist 
kontraproduktiv und gefährlich
http://www.weltwoche.ch/artikel/?AssetID=18382&CategoryID=66


Recel de données bancaires - L'UE tombe bien bas

Alors que les spécialistes du monde financier connaissent bien les possibilités d'évitement fiscal (ou optimisation), les grands pays de l'UE jouent ces jours-ci les gros bras en pratiquant le recel d'informations bancaires volées par un informaticien indélicat dans une banque au Liechtenstein. Alors que la Suisse pratique la rétrocession des intérêts de l'épargne, selon l'accord inclus dans les bilatérales II, l'UE sonne une nouvelle fois la charge pour demander la fin  du secret bancaire. Les autres pays associés (Autriche, Belgique, Luxembourg et Liechtenstein) ont également trouvé leur compte dans cet accord qui sauvegarde la sphère privée des clients, même si la rétrocession des intérêts aux pays membres de l'UE génère de la paperasse et n'amène que des peanuts face aux désastres budgétaires record des français et des allemands. En vigueur depuis le 1er juin 2005, l'accord de la fiscalité de l'épargne négocié entre la Suisse et l'UE impose d'appliquer par étapes une retenue à la source de 35% - 15% jusqu'en juin 2008 - sur les intérêts des comptes épargne détenus par des Européens dans ces pays tiers. Dans le cas helvétique, ces prélèvements ont rapporté 536 millions de francs en 2006, répartis à 75% entre les Vingt-Sept (402 millions) et la Suisse (134 millions). Ces mêmes recettes en provenance du Liechtenstein ont seulement atteint 5 millions de francs en 2006.

Or le débat relancé il y quelques jours soir sur infrarouge, et surtout par Christian Levrat,  futur président du parti socialiste, crée une confusion entre la fraude fiscale et l'évasion fiscale. Alors que M. Levrat rêve sûrement d'une police secrète fiscale pour traquer les "riches" jusqu’aux derniers centimes, il met de fait ces deux pratiques sur un pied d'égalité, ce qui est profondément injuste. La fraude fiscale relève d'un délit pénal en Suisse et en Europe puisqu'il consiste à obtenir des faveurs fiscales indues (aides sociales indues, détournement de la TVA par la fausse exportation de biens, importation frauduleuse de biens étrangers, faux dans les titres). L'évasion fiscale est plus subtile, et contrairement à ce que dit M. Levrat, n'est pas une activité criminelle en tant que telle car l'argent placé ailleurs et non déclaré appartient au premier chef au contribuable qui a gagné cet argent. Il y a donc certes une soustraction fiscale, mais non une infraction pénale pour obtenir des avantages indus.

Est-ce que la Suisse doit modifier son droit pour faire plaisir à l'UE? Si l'évasion fiscale était un délit pénal en Suisse et créait une différence entre des suisses soumis à la loi, et des étrangers non soumis, on pourrait à la limite comprendre que l'EU critique notre droit. Or dans le cas précis, l'évasion fiscale n'est pas un délit pénal mais administratif. Il n'est donc pas question d'introduire une nouvelle législation. Les contrôleurs des impôts en Suisse peuvent vérifier l'exactitude des déclarations des contribuables et ce malgré le secret bancaire. L'impôt à la source sur les intérêts de l'épargne, et remboursable en cas de déclaration en Suisse, sert exactement ce but. On peut également partir du principe que les autorités fiscales suisses tolèrent la petite évasion fiscale tant que celle-ci n'est pas trop évidente. Combien de contribuables ne déclarent pas leur maison de vacance en France ou en Espagne? On le voit bien, donner la chasse aux contribuables qui veulent soustraire une partie de leurs actifs au fisc le feront de toute manière, même s'il le faut en l'enterrant dans leur jardin ou sous le matelas comme cela se pratiquait durant les siècles derniers. On peut aussi "planquer" son capital en achetant des œuvres d'art et les revendre sur Ebay.

Prétendre qu'un échange d'information - lourd de bureaucratie - permettrait de faire disparaitre cette pratique est illusoire. D'autres places financières existent, et Londres par exemple ne pose aucune question sur le bénéficiaire réel des trusts en Grande Bretagne. Alors que les allemands et les italiens semblent aimer transporter leur argent dans une valise ou dans le coffre de la voiture, la création d'un bas de laine dans un compte dans une banque étrangère peut aussi passer par des comptes tiers de toute façon indétectables. La création de sociétés offshore dans les iles britanniques (BVI) ou dans les Caraïbes sont à ce titre particulièrement facile. Donc on le voit bien, la réalité du monde financier, et des milliards de transactions chaque jour rendent impossibles un contrôle total des comptes. C'est donc au pays d'origine de rétablir une certaine crédibilité et permettre à ceux qui le peuvent d'épargner, plutôt que de les égorger dans l'abattoir fiscal et faire vivre les profiteurs de subventions et prestations sociales. La Suisse et le Liechtenstein doivent donc s'allier avec les autres places financières pour délivrer une fin de non recevoir à ce racket fiscal auquel se livrent les ex-empires coloniaux européens en déliquescence.


Aide au dévelopement - non au sous-développement

Beat Kappeler
Samedi 23 février 2008

Cette semaine, le Conseil fédéral a promis un milliard aux agences de développement et de désendettement international. L'émission Chacun pour tous collecte des outils de construction pour Madagascar et les œuvres d'entraide lancent une pétition pour transférer 0,7% du produit national aux pays en développement. Tous ces organes résistent aux faits qui sont devant nos yeux: il y a cinquante ans, les pays d'Asie et d'Afrique étaient dans le même état de pauvreté. Aujourd'hui, les Asiatiques sont riches, ils achètent nos entreprises avec leurs excédents, l'Afrique est toujours pauvre. Mais l'Asie n'a jamais reçu la même attention, les mêmes moyens publics, le même désendettement. On n'a jamais envoyé des pioches gratuites à Taïwan.  Chaque personne qui sait raisonner doit se dire que, visiblement, ces transferts gratuits ne font pas la différence. Il doit y avoir autre chose. Il faudrait connaître les ressorts du développement, que ces responsables de ces transferts aveugles ne semblent pas connaître. Ils ne sont plus les experts qu'il faut écouter.

La science économique critique depuis plus de dix ans déjà ce type de myopie de l'aide au développement. On a découvert que ce n'est pas le capital qui manque. Le capital est présent partout dans ces pays, mais il est éparpillé entre les ménages, et il est stocké sous des formes stériles. Car il n'y a pas de système bancaire fiable. L'essor du microcrédit montre qu'il faut simplement trouver le moyen et la fiabilité pour mobiliser. Ensuite, on a découvert l'importance des facteurs intangibles, de la «gouvernance», comme on dit pour les entreprises. Elle est un facteur central pour les pays entiers. Elle demande la prévisibilité des actes des gouvernements, le respect des lois et des contrats, la séparation entre l'exercice des fonctions publiques et l'appartenance tribale des personnes qui les détiennent, la gestion rationnelle et non pas magique des rapports entre les acteurs. La science économique récente ajoute l'importance des «petites idées» qui amènent la croissance - comme de meilleurs vaisseaux de transports ou les téléphones mobiles qui font des merveilles en Afrique aussi pour coordonner les activités. La science économique se soucie donc des «soft factors» du développement, et les seuls «experts» de toujours ne les prennent pas au sérieux. Au contraire, leurs dons, par la gratuité du développement qu'ils suggèrent, dispensent de tout effort les gouvernants et les gouvernés.

Il est complètement naïf, au moment où la Chine abreuve l'Afrique de milliards de crédits bon marché, de continuer le désendettement comme si de rien n'était. Il est souvent faux d'accourir après chaque dévastation politique et guerrière avec de nouveaux crédits et des aides comme on le fait pour le Kenya maintenant. En effet, le Kenya est le dernier des pays africains plus ou moins prometteurs qui se sont étripés - après le Liberia, le Sierra Leone, le Zimbabwe. Le Tchad arrive à se saborder avant même de décoller. La France admet sotto voce avoir commis des erreurs monumentales au Congo et au Rwanda sous Mitterrand. La France et l'Europe sabotent le développement des 14 pays d'Afrique de l'Ouest qu'ils lient à l'euro et qui de ce fait sont devenus trop chers par rapport au dollar et aux monnaies dévalués des concurrents asiatiques. Des facteurs de ce genre nuisent bien plus que ce que toute aide en capital peut apporter. Dire que l'Afrique est entièrement différente n'est que du racisme. Et si tel était le cas, les pioches et les crédits gratuits ne la sauveraient pas non plus. Qui plus est, les «experts» du développement doivent appliquer l'observation ethnologique à eux-mêmes, et pas seulement aux Africains. Ces experts inspirent un style de gestion bureaucratique, ils mènent un train de vie d'élite. Les gens sur place ne sont pas dupes. Ils commencent à demander des émoluments pour assister aux séances avec les représentants de l'aide internationale. Et pourquoi pas, si les experts eux-mêmes sont indemnisés aux tarifs européens. (Source: Le Temps)

Il faut du courage et de l'imagination pour sortir du politiquement correct et pour changer tout cela. Les acteurs de cette semaine n'en disposent pas.  

Document stratégique de l'Union démocratique du centre sur l'aide au développement: http://www.udc.ch/file/Entwicklungshilfe-Papier_f.pdf

Liberté et responsabilité individuelle au lieu de dépendance et corruption:
http://www.udc.ch/index.html?page_id=3544


Les paysans contre un accord de libre-échange agricole avec l'UE

Guy Parmelin, conseiller national UDC du canton de Vaud, s'insurge contre la politique de la conseillère fédérale Doris Leuthard et laisse entrevoir des représailles sur d'autres dossiers.

Dans un article paru le 6 février dernier dans le quotidien Le Temps, il est fait un état des lieux de la situation telle qu'il la juge avant la décision, présentée comme acquise, de l'ouverture de négociations avec l'UE sur l'épineux sujet d'un accord de libre-échange agricole. Cette analyse est toutefois incomplète sur quelques points cruciaux que les citoyens de ce pays sont en droit de connaître et que le département de Doris Leuthard s'ingénie à dissimuler en faisant miroiter une baisse de 25% des prix des produits agricoles pour les consommateurs suisses, sans par ailleurs fournir les preuves chiffrées, exemples concrets à l'appui de ces assertions.  Cet accord, s'il se conclut, est un accord qui concerne le commerce des produits agricoles pour l'essentiel; et la nuance est d'importance puisque les seuls gagnants à coup sûr seront les acteurs de la grande distribution dont les intérêts seront ainsi pour l'essentiel préservés.

Du côté des producteurs, c'est une perte de revenu de 2 milliards de francs au bas mot qui va les toucher, principalement dans le secteur de la viande et des grandes cultures. Les prix à la production vont diminuer et les coûts suisses (énergie, prix du terrain, amortissements, salaires, etc.) sur lesquels les producteurs n'ont aucune prise et qui représentent environ deux tiers de leurs charges ne seront nullement touchés. Et je laisse de côté toutes les exigences suisses en matière de protection des animaux, des eaux et de l'aménagement du territoire (pour certaines nullement remises en cause par l'agriculture) qui subsisteront et qui contribuent aussi à augmenter l'écart des coûts avec l'étranger.  Si l'industrie agroalimentaire suisse conserve, elle, une petite marge de manœuvre supplémentaire en pouvant librement travailler des matières premières importées le cas échéant, sa situation sera tout aussi critique vu que les règles du jeu ne sont pas du tout les mêmes dans l'UE qu'en Suisse. Ainsi, l'Union européenne, contrairement à la Suisse, subventionne parfois à plus de 50% les investissements dits du premier échelon tels les frigos de stockage de pommes, les fabriques d'aliments pour le bétail, les abattoirs ou encore les usines de transformation de matières premières énergétiques (éthanol par exemple).  A cela, vous ajoutez les différences astronomiques du prix du terrain pour construire des infrastructures de transformation et de mise en valeur des matières premières agricoles, qui passe de 2,50 fr./m2 en Espagne à 20 fr./m2 dans la région parisienne pour culminer à plus de 250 fr./m2 en Suisse et vous avez une vision beaucoup plus objective des raisons qui pousseront dans tous les cas les milieux agricoles à lutter de toutes leurs forces contre ce qui s'apparente de plus en plus à un marché de dupes et qui condamnera un grand nombre d'entre eux à la ruine. 

Cette politique aberrante du Département de l'économie, outre de mener à la faillite une bonne partie du monde agricole, va aussi faire baisser drastiquement le taux d'auto approvisionnement en denrées agricoles de notre pays, déjà parmi les plus bas du monde (55% actuellement), alors que la raréfaction des matières premières agricoles sur les marchés mondiaux fait augmenter considérablement les prix et fragilise tout notre système d'approvisionnement.  Le Conseil fédéral est à la veille d'échéances capitales dans ses relations avec l'UE en matière de fiscalité, de marché de l'électricité et de libre circulation des personnes. Il m'étonnerait fort que les milieux agricoles, qui ont soutenu avec force ce dernier dossier, apportent le même appui au moment où il s'agira de confirmer cette extension, voire de l'étendre à d'autres pays de l'UE.  En sacrifiant l'agriculture suisse sur l'autel d'un libre-échange qui ne sera favorable qu'à un cartel d'importateurs et de grands distributeurs, le Conseil fédéral prend le gros risque de subir un échec dans le dossier essentiel de la libre circulation des personnes, autrement important pour l'économie de ce pays. Qu'il en assume clairement l'entière responsabilité avec les milieux qui le soutiendront dans cette voie sans issue pour le pays!  (Source:Le Temps)


Berlin lance ses hussards sur Vaduz

Un Etat démocratique peut-il user de méthodes criminelles pour pénétrer le secret bancaire d’un autre Etat? Si la réponse est oui, alors la Suisse devrait se barricader contre l’Allemagne.

Personne ne semble trouver choquant que le gouvernement allemand négocie un énorme pot de vin (entre 4 et 5 millions d’euros) avec un employé félon d’une banque du Liechtenstein, pour qu’il vole des documents confidentiels, à savoir des listings de clients allemands.

Il y a pourtant là, de la part d’un des principaux acteurs de l’Union européenne, un comportement clairement criminel, qui relève de l’espionnage économique pur et simple — sans parler de la violation de la souveraineté d’un Etat étranger....

(Lire la suite sur http://www.commentaires.com/articles-520.html)

Hormi les sites internet de Commentaires.com et UDC Friends, il n'y a vraiment pas grand monde pour défendre le Liechtenstein, considéré comme un repaire de brigands financiers par les medias moralisants qui applaudissent l'UE à deux mains. Or il est clair que récompenser des actes délictueux dans un pays tiers est en soit un acte criminel. Or la fuite des contribuables allemands trouve ses origines ailleurs, surtout par une fiscalité effrayante d'un état quasi en faillite et gangrené par des syndicats puissants. C'est connu, seul les états qui dépensent sans compter pourchassent leurs contribuables pour les étrangler jusqu'au dernier sou. Peu de politiciens s'engagent pour dénoncer au contraire les nombreux cas de copinage dans l'attribution des subventions étatiques et le manque de contrôles rigoureux dans les abus de l'aide sociale. Il est tellement plus facile de flinguer le Liechtenstein.

Le cas de ce petit pays, membre de l'EEE, est également symptomatique de ce que la Suisse a pu éviter en la refusant en 1992, soit la transposition directe du droit européen par la petite porte de l'EEE. C'est uniquement grâce à la position ferme de la Suisse de refuser l'échange d'informations bancaires que le Liechtenstein (+Belgique et Luxemburg) ont pu garder leur secret bancaire. L'Allemagne veut maintenant faire chanter ce petit pays pour l'obliger à imposer un impôt (volontaire) anticipés sur les avoirs boursiers des clients allemands, et en échange se montrer plus rapide dans le dossier de Schengen. Faute d'accord sur Schengen, la Suisse serait obligée de rétablir une frontière intérieure avec le Liechtenstein, ce qui souligne une fois de plus l’aberration kafkaïenne de l'UE.  La souveraineté d’un pays n’est pas négociable et la défense des contribuables et de leurs finances est un droit. Espérons que la police fédérale donnera la chasse contre les espions fiscaux européens. Le conseiller national UDC Hans Kaufman propose justement à la confédération de répertorier les noms des fonctionnaires fiscaux allemands pour pouvoir les arrêter à la frontière.


Dick Marty met en garde la Suisse avant sa reconnaissance du Kosovo

Le président de la Commission des Affaires Etrangères du Conseil des Etats, Dick Marty, a mis en garde la Suisse sur une rapide reconnaissance du Kosovo. Selon lui, la ministre des Affaires étrangères Calmy-Rey aurait fait une erreur quand elle avait soutenu l'indépendance du Kosovo il ya déjà deux ans. Par ailleurs, elle n'aurait pas même pas demanda permission au Conseil Fédéral ni au Parlement. Tout comme l’UDC, Dick Marty indique qu’une reconnaissance du Kosovo serait une violation de notre devoir de neutralité , et que si elle devait être présentée, elle ne devrait pas se faire à la hâte mais lentement pour garantir les droits des minorités (serbes) du Kosovo.

Pour Dick Marty, le Kosovo n'était pas prêt pour son indépendance car son économie est une vraie catastrophe. Aucune organisation ne peut nier le fait que ce pays est l’un des plus grands centres du crime  organisé (traite d'êtres humains, contrebande d'armes, et trafic de drogue). Pire, dix années de gestion onusienne sur place n'auraient pas changé la situation. C'est également un fait reconnu que de nombreux magistrats européens ont souvent  à traiter des affaires qui les conduisent directement au Kosovo.

L'indépendance unilatérale du Kosovo est également problématique parce que l'ONU n' a jusqu'à présent jamais reconnu cette pratique. Le résultat final est que la Suisse a réussi à fâcher la Serbie, alors que les deux pays siègent dans le même groupe à la Banque mondiale et le FMI (Groupe Helvetistan). De ce fait, la Suisse pourrait se trouver éjectée de son siège à la direction du groupe si la Serbie parvient à obtenir assez de soutien auprès des autres pays membres. Dick Marty regrette également que les Serbes soient souvent décrits comme une population de criminels en raison des atrocités commises par l’ancien dictateur Milosevic. Or ceci n’est plus crédible ni correct. De plus, selon Dick Marty, les négociations de paix engagées par l‘envoyé spécial onusien Martti Ahtisaari pour parvenir à un règlement entre la Serbie et le Kosovo n'ont été qu’une "pièce de théâtre". Il aurait mieux fallu que l'ONU aide la Serbie et le Kosovo à s’entendre mais malheureusement la Serbie a toujours été considérée comme la protectrice de criminels de guerre tels que Karadic et Mladic. Dick Marty est également particulièrement critique fâce au rôle de la Cour Pénale Internationale de la Haye, et de son ancien procureur suisse Carla Del Ponte. Celle-ci aurait tout bloqué pour obtenir la rédition des criminels de guerre , et par conséquent aurait contribué à renforcer la position des nationalistes serbes.  (Tages Anzeiger)

Une fois de plus, on voit que le suivisme de la Suisse dans cette affaire nous mène au désastre. Mais il est tellement facile et valorisant auprès des medias de vouloir jouer les facilitateurs pyromanes.  Car sans mandat de l’ONU pour gérer cette province sécessionniste, la Swisscoy n’a plus légalement l’obligation d’y rester, au grand déplaisir de Samuel Schmid et Calmy-Rey qui cherchent des jouets pour être utiles. Remplacer le mandat de la KFOR par l'EUROFOR, en voilà une bonne idée. Et tant pis si la Swisscoy ne sert à rien. Si le Kosovo est libre est indépendant, pourquoi alors ne pas supprimer toutes les autorisations d’asile accordées aux Kosovars ces dernières années ? Quand les medias leurs demandent s’ils veulent retourner dans leur pays, ces derniers deviennent beaucoup plus prudents et indiquent qu' ils préfèrent gagner confortablement de l’argent ici plutôt que chez eux. Comme quoi, l’indépendance confortablement vue à la télévision c’est beaucoup mieux ! Il est temps d’arrêter cette hypocrisie et d’encourager fermement le retour de Kosovars mal intégrés vivant en Suisse. Sinon, la politique Suisse au Kosovo n’aura vraiment servi a rien. Une nouvelle enveloppe suisse de Fr 13.9 million  sera investie au Kosovo in 2008 : les contribuables doivent pouvoir exiger un juste retour sur investissement !

Pour information, l'ASIN a aussi publié un communiqué sur ce sujet:
http://ch.novopress.info/?p=1772


Expulsion des criminels - La leçon de Platon

Comme dans l'allégorie de Platon dans le mythe de la caverne, les medias et les politiciens du consensus mou sont aujourd'hui forcés de sortir de leur caverne, et de contempler les 232'749 signatures de Suisses qui en ont assez du laisser faire face aux criminels étrangers. Alors que 69% de la population (selon un sondage du Matin Dimanche et Sonntagsblick) soutient également cette initiative, et que le directeur de l'Office des Migrations Eduard Gnesa avoue que plus de la majorité des jeunes délinquants sont étrangers, les adeptes du politiquement correct semblent au contraire tétanisés face à une maison Suisse en feu. Comme dans un harem de poules sans têtes, c'est la débandade. La défaite morale est totale.

Alors que durant la campagne électorale, la coalition de l'immobilisme avait tout fait pour minimiser la criminalité étrangère et traité les affiches de l'UDC de raciste, l'aveu de l'ODM sonne comme un constat d'échec. Comme dans la caverne de Platon, les partisans d'une politique cosmétique et de saupoudrage de demi-mesures se sont contentés de contempler les images rassurantes projetées par la propagande fédérale. Seul l'UDC et ses électeurs ont osés se lever, et sortir de la caverne pour voir le soleil de la réalité. Les partis socialos-bourgeois ont aujourd'hui beau jeu de prétendre que la nouvelle loi sur les étrangers règle tout les problèmes. Ils préfèrent vite remettre la tête dans le sable, car la réalité leur fait trop peur et risquerait d'ébranler leurs certitudes.

Or l'initiative de l'UDC pour chasser les moutons noir est nécessaire pour automatiser les renvois de délinquants multirécidivistes, et de ceux qui abusent de l'aide sociale. La clause de "sauvegarde de l'ordre public" comme agitée fébrilement par l'ODM et les cantons, n'est qu'une roue de secours. Heureusement qu'elle existe, mais cela ne règle certainement pas le cas de l'expulsion des mineurs et des délinquants condamnés à des peines de prisons de moins de 2 ans. Concernant les ressortissants de l'UE-Schengen, il n'est pas certain que nous puissions facilement révoquer des permis B et C accordés (presque automatiquement) à leurs ressortissants. L'interdiction de la double peine dans le nouveau code pénal est à ce titre particulièrement problématique, et l'entrée dans Schengen ne va rien améliorer. A l'heure actuelle, la population étrangère résidant en Suisse se compose comme suit: 60% proviennent des Etats membres de l'UE et 40% des Etats non membres. Ces proportions sont différentes quand on considère les délinquants étrangers puisque près de 75% d'entre eux sont originaires d'Etats non membres de l'UE. Mais comme l'EU s'étends sans cesse, peut être un jour jusqu'a Moscou, Pristina, Alger ou Tripoli, la problématique doit être prise de manière globale.

La coalition  socialo-bourgeoise anti-UDC va-t-elle s'empresser de présenter un contre-projet alibi pour sauver la face? Nul ne le sait encore, mais il est clair que la clairvoyance de l'UDC à anticiper les enjeux de demain fait de ce parti le véritable gagnant de la politique fédérale.  (EB)

Pour lire l'argumentaire de l'initiative pour le renvoi, cliquez sur:
http://www.typo3start.ch/sites/ausschaffungf/fileadmin/webfiles/images/070713-ausschaffungsinitiative-f1.pdf


Metro M2 à Lausanne - Bientôt un nouvel arrêt "Riponne-T'as pas 2 balles?"

D'après le 24Heures du 13 février, on peut lire que la municipalité prévoit que les marginaux pourront zoner à l'abri sur la place de la Riponne. Au départ prévu pour le confort de ses usagers, le métro va mettre à l'enquête publique un couvert qui coiffera la sortie du M2 qui fera aussi office d'abri pour les marginaux. "Les marginaux qui zonent à l'entrée du parking de la Riponne aborderont le prochain hiver avec plus de sérénité". On est rassuré! Dès l'ouverture du M2 en septembre, ils disposeront d'un abri moderne, tout de verre et de métal: le couvert qui coiffera la future sortie du métro. Les  autorités lausannoises ont en effet décidé de les tolérer à cet endroit. «Nous appliquons le principe de réalité», assure Jean-Christophe Bourquin, le directeur de la sécurité sociale. Le fameux couvert est par ailleurs soumis à l'enquête publique dès aujourd'hui. Reste qu'ils devront cohabiter avec les usagers du M2. On parle d'une fréquentation quotidienne de 40 000 personnes tout de même. Jean-Christophe Bourquin: «Nous sommes conscients de cette cohabitation qui sera sans doute source de problèmes. Il n'empêche: au moment de voter sur le local d'injection, les Lausannois avaient clairement été informés sur les conséquences d'un refus.» Et le municipal des Affaires sociales de confirmer s'attendre à des difficultés."(24Heures)

On reste perplexe et stupéfait devant cet aménagement du futur arrêt du M2. Peut-être que la gauche proposera aussi de leur offrir le métro gratuitement pour qu'ils puissent tranquillement aller s'approvisionner à l'extérieur de la ville, ou encore d'offrir un wagon spécial shootoir pour que les junkies n'aient pas froid. On imagine en tout cas la cohabitation, et le harcèlement "t'as pas 2 balles" au moment de prendre son billet. Bref, au lieu de réalisme, la municipalité fait preuve d'un amateurisme affligeant.


Le chômage et précarité - Un bilan mitigé de la situation

Selon les relevés du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), à fin janvier 2008, 111’877 personnes étaient inscrites au chômage auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 2’865 de plus que le mois précédent. Le taux de chômage est resté inchangé à 2,8% pendant le mois sous revue. Le chômage a reculé de 19’180 personnes (-14,6%) par rapport au mois correspondant de l'année précédente. Néanmoins, en lisant le rapport, on constate que la tranche 25-49 est toujours surreprésentée dans le chômage de longue durée (4%), et que les étrangers (moins qualifiés?) ont un taux de 5.6% soit le double de la moyenne nationale. Comme d'habitude, les romands et tessinois sont les lanternes rouge du chômage avec un taux de 4.8%. Allez donc leur expliquer les bienfaits de la libre circulation.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/03/22/press.Document.104305.pdf

Le même jour, on apprend que 9% des personnes âgées de 20 à 59 ans entraient en 2006 dans la catégorie des personnes jugées pauvres, contre 9,1% en 2000. Selon l´étude de l´OFS, le taux de personnes qui travaillent sans pouvoir échapper à la pauvreté (Working Poors) a légèrement régressé durant la période sous revue, passant de 5% à 4,5%. Le seuil de pauvreté ainsi défini s’élève à 2200 francs pour une personne vivant seule, 3800 francs pour une personne élevant seule ses 2 enfants et 4650 francs pour un couple marié avec 2 enfants. Si les 100 francs par membre du ménage de 16 ans sont soustraits du seuil de pauvreté, on obtient un seuil de privation monétaire sévère. Ce n'est pas brillant.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/20/03/blank/dos/01.Document.104312.pdf


Quand le conseiller national Andreas Gross compare l'UDC au parti Nazi

Le conseiller national socialiste Andreas Gross aurait-il fumé la moquette quand il prend la défense de "Sa Courtoise Suffisance" Pascal Couchepin? Dans une interview publié le le 12 février par la Berner Zeitung, M. Gross prend la défense du ministre dans l'affaire Morgeli-Mengele et soutient - sans rire - que les méthodes de communication de l'UDC ressemblent à celles utilisées par le parti nazi. Il va même plus loin puisqu'il soutient l'autre gaffe de Pascal Couchepin quand il avait comparé Christoph Blocher au Duce. Tout cela n'est vraiment pas digne d'un conseiller national, et il est piquant de constater que la gauche soutient un ministre pourtant hué lors de la réforme de l'AVS et de sa proposition d'augmenter l'âge de la retraite. Mais comme on le sait, l'ennemi de mon ennemi est mon ami, et donc elle préfère soutenir le parrain du valais tant qu'il ferraille sur l'UDC. Le Temps titrait comme par miracle un article anti-UDC le même jour sous: "Christoph Mörgeli, portrait d'un «tueur» politique au service d'un autre Christoph". Et la présidente de la commission des sciences au conseil nationale soutient également - sans rire - que "la confidentialité est très importante pour notre démocratie".

Rappelons quand même que M. Gross ne s'était pas gêné quand il avait prétendu des dérapages racistes de la part de M. Blocher lors d'une réunion en commission. L'affaire GPK-Roschacher est également l'exemple parfait du "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Des fuites avec la complicité des medias avaient bien servi la cause anti-Blocher. Triste vie politique est on forcé de constater. Or dans une affaire aussi banale, la divulgation d'un propos déplacé mérite d'être autorisée.

SP-Nationalrat Andreas Gross: "Couchepin muss sich dafür sicher nicht entschuldigen"
http://www.espace.ch/artikel_481907.html