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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Rallongement du délai de prescription de 5 à 8 ans pour lutter contre les naturalisations abusives

Le Conseil fédéral veut des délais de prescription plus longs pour lutter contre les naturalisations abusives. Il soutient pleinement l’idée d’une commission parlementaire de prolonger de trois ans la limite actuelle, au nom de la lutte contre les mariages blancs. Le gouvernement a formellement approuvé hier un projet de la Commission des institutions politiques du Conseil national, qui souhaite qu’une naturalisation acquise frauduleusement puisse être annulée dans les huit ans au lieu de cinq actuellement. Selon le Département fédéral de justice et police, il arrive, notamment lors de la naturalisation facilitée du conjoint étranger d’un citoyen suisse, que la personne obtienne la naturalisation en donnant de fausses indications, en particulier concernant la communauté conjugale. Dans la pratique, le délai de cinq ans pour annuler une telle naturalisation s’est avéré insuffisant.

La révision de la loi sur la nationalité, basée sur une initiative du conseiller national Ruedi Lustenberger (PDC/LU), correspond aux recommandations fédérales en matière de lutte contre les abus dans le domaine des migrations. L’autorité compétente pourrait ainsi retirer pendant huit ans la nationalité helvétique à toute personne qui l’a obtenue par un mariage fictif, par des déclarations mensongères ou en dissimulant des faits essentiels. Le projet prévoit encore d’introduire un délai d’annulation de deux ans après tout acte d’instruction concernant une personne naturalisée.

Si ce projet braque la gauche, la plupart des cantons jugent ce durcissement nécessaire. 58 annulations en 2007. Aucune annulation de naturalisation n'a été prononcée en 1999, seulement 8 en 2000 et 15 en 2001. Mais les chiffres ont ensuite rapidement grimpé: en 2004, 36 annulations ont été prononcées, 29 en 2005, 52 en 2006 et 58 en 2007. Et parmi les arguments retenus pour procéder au retrait de la nationalité suisse figurait surtout l'absence de communauté effective et stable au moment de la naturalisation, confirme Jonas Montani, porte-parole de l'ODM. «Dans la plupart des cas, les conjoints vivent effectivement ensemble, mais il manque la stabilité et l'intention de poursuivre la communauté également à l'avenir», précise-t-il. (ATS+Le Temps)

Il est piquant de constater la "normalité" avec laquelle cette proposition sensible est traitée par les medias. Alors que des propositions similaires provenant des rangs de l'UDC soulèvent généralement un tollé de la classe politique (et médiatique) bien pensante, cette fois-ci c'est motus et bouche cousue. Peut-être doit-on ce silence au fait que le projet vient d'un PDC de centre droit. En tout cas, l'opposition de l'UDC commence déjà à porter ses fruits si les autres partis commencent à adopter notre programme. Personne ne commente également comment le conseil fédéral a voté, mais il serait piquant de savoir si les Couchepin, Schmid, Schlumpf et Leuthard - pourtant tellement portés au pinacle de l'humanisme par les medias- avaient malgré tout voté pour l'extension du délai de prescription.


DDC: Walter Fust souhaite un office pour l'aide au développement

Walter Fust plaide pour la création d'un seul office fédéral pour le développement et la coopération. Cet organe devrait être placé sous l'égide du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a déclaré le chef de la DDC démissionnaire à Berne. La discussion au sein de la coopération suisse au développement n'est pas nouvelle. Deux scénarios s'affrontent: soit l'intégration, soit la "dissociation" des activités de la Direction du développement et de la coopération (DDC) et du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).S'exprimant lors de la conférence de presse annuelle de la DDC, M. Fust a dit soutenir la première variante. "Nous ne pouvons plus nous permettre dans le futur de disperser la coopération au développement dans différents départements ou offices fédéraux (...) Ce n'est pas efficace et cela coûte trop cher", a expliqué le chef de la DDC. Il faut lutter contre les "doublons", a-t-il ajouté. (ATS)

La division Coopération et développement économiques du Seco serait concernée par ce "mariage de raison". La DDC est chapeautée par le DFAE de Micheline Calmy-Rey. Le SECO est rattaché au Département fédéral de l'économie (DFE) dirigé par Doris Leuthard. Répondant à une question d'un journaliste, M. Fust a toutefois précisé que la DDC et le SECO n'étaient pas en "guerre". Les relations entre les deux institutions sont bien meilleures "que ce que certains politiciens pensent", a-t-il souligné. Il s'agissait de la dernière conférence de presse annuelle de M. Fust. Il quittera son poste en avril après avoir passé quinze ans à la tête de l'agence humanitaire de la Confédération qui gère un budget annuel d'environ 1,3 milliard de francs. (ATS)

Après l'annonce d'un manque à gagner d'un milliard de francs dans les caisses fédérales du fait des pertes d'UBS, saisissons l'occasion de donner un coup de canif dans la DDC. L'aide au développement ressemble trop à un mille feuilles ou chaque organisation nationale ou internationale cherche à hisser son petit drapeau humanitaire. Supprimons déjà l'aide au développement aux pays non coopératifs en matière d'asile, et chargeons le SECO de signer des accords commerciaux préférentiels avec ceux qui coopèrent. La charité gratuite et sans limite est un leurre.


Christian Levrat - Linksdynamik aus dem Greyerzerland

Von Stéphane Zindel

Der 37-jährige SP-Nationalrat Christian Levrat gilt als neue Geheimwaffe der Linken. In einem Monat dürfte der redselige Romand das Parteipräsidium übernehmen. Statt Cüpli-Sozialismus predigt Levrat Klassenkampf. Seine Aufgabe bleibt schwierig.

http://www.weltwoche.ch/artikel/?AssetID=18232&CategoryID=91


Tour d’horizon de la situation planétaire

Par Milliere Guy - mercredi 30 janvier 2008
http://www.les4verites.com/Tour-d-horizon-planetaire-1800.html 

• Les États-Unis sont fort loin de se porter aussi mal que leurs ennemis et faux amis se plaisent à le dire : la croissance fléchira peut-être un peu, mais il n’y aura vraisemblablement pas de « krach », juste une correction boursière.

L’année 2008 y sera une année électorale importante puisque le premier mardi de novembre se trouvera élu le successeur de George Walker Bush. Contrairement à ce que d’aucuns disaient et disent encore, rien n’est joué. Hillary Clinton, côté démocrate, ne semble plus incarner un élan irrésistible, et Barack Obama est parvenu à déstabiliser la machine de son adversaire. Du côté républicain, c’est plus serré encore : l’avance dont Giuliani jouissait s’est effondrée. Le courant conservateur religieux se porte vers Mike Huckabee. Mitt Romney semble en difficulté, John McCain reprend des allures de favori, mais nous ne serons fixés que le 5 février.

Il est passionnant de voir une vraie démocratie fonctionner et donner à chacun sa chance de se faire entendre. Comme en 2006, je pense que si les Républicains perdent, c’est qu’ils auront laissé échapper la victoire, car leurs adversaires ne sont pas délivrés de la dérive bobo qui leur a fait tant de tort au cours des récentes décennies.

• En Amérique latine, la vague gauchiste semble s’essouffler, ce qui est une excellente nouvelle, même si la région reste en proie à une confiance délétère en des solutions étatistes qui la condamnent à un moindre développement. Le « chavisme », semble, en tout cas, appartenir au passé bien davantage qu’au futur.

Comme l’illustre la situation au Kenya, peu d’espoirs se dessinent du côté de l’Afrique subsaharienne qui continuera à être un lieu dont on extrait des matières premières et d’où les habitants s’enfuient.

Il n’y a pas de sauveur

• En Asie orientale, la Chine va continuer à croître et se présenter bien aux Jeux Olympiques, mais derrière le masque, les problèmes d’environnement s’accentueront, les effets d’une fuite en avant qui fait l’impasse sur la vie de centaines de millions de gens se feront davantage sentir. Toutes les aventures sont possibles pour les années à venir, et je fais partie de ceux qui, comme Thierry Wolton dans son livre « Le grand bluff chinois », pensent que cela ne se passera pas bien, et que l’euphorie laissera place à la douleur. La stratégie la plus sage restera celle de l’endiguement pratiquée par les États-Unis, et qui consiste à s’appuyer sur l’Inde et le Japon. La ligne à ne pas franchir restera le détroit de Taïwan.

La Russie poursuivra une dérive autocratique qui pourra s’appuyer sur les revenus du gaz et du pétrole, mais qui ne pourra remédier à l’effondrement démographique et sanitaire du pays.

• Reste le Moyen-Orient. Le seul point positif, là, est la stabilisation de l’Irak où l’après-guerre est en voie d’être gagné. Un rapport très politisé des agences de renseignement américaines est venu donner des arguments aux adversaires d’une action contre le régime des mollahs qui restera, donc, très vraisemblablement en place. Malgré la situation positive en Irak, les dictatures de la région sont parvenues à éviter ce qui, pour elle, aurait été le pire : une démocratisation qui ferait tache d’huile. Le retour au statu quo n’annoncera là rien de fécond. Israël devra se battre dos au mur, et se retrouvera dans une situation pas très différente de celle qui prévalait avant Bush.

• L’Europe, continuera à vivre sur son passé. L’économie de la connaissance, huit ans après Lisbonne, reste enlisée sous trop de rigidités étatiques. L’Allemagne survit en faisant de la sous-traitance en Europe centrale. Londres est, avec New York, la place financière primordiale. Il reste de la richesse, mais les peuples vieillissent, comme en Russie.
Des changements de population s’opèrent. Le capital intellectuel s’en va doucement. Le déclin se poursuit à un rythme qui reste, semble-t-il, tolérable pour les populations.

• La France ? Elle ressemble à l’Europe : comme l’a noté Hubert Védrine dans son rapport aseptisé sur la mondialisation (remis au président de la République le 4 octobre), le futur y fait peur. On a rêvé d’un sauveur. On risque de découvrir qu’il n’existe pas.


Le XXIe siècle sera-t-il musulman ?

Par Bonnal Nicolas - mercredi 30 janvier 2008
http://www.les4verites.com/Le-xxie-siecle-sera-t-il-musulman-1798.html 

On adore nous dire qu’il y a environ un milliard et demi de musulmans dans le monde. Ce qu’on oublie de nous dire, c’est qu’il y en avait cent trente millions en 1900.

Le nombre a donc plus que décuplé, pendant que la population chrétienne ne faisait que tripler, et que la population européenne stagnait, ou peu s’en faut. Les deux guerres mondiales et la décolonisation nous auront vidé de notre vitalité spirituelle et physique.

Les musulmans maîtrisent l’arme démographique, mais ils maîtrisent aussi maintenant l’arme économique et financière. Les réserves financières des pays pétroliers sont estimées à 4 000 milliards de dollars, pendant que l’Occident, de l’Espagne à l’Amérique en passant par la France ou l’Italie croule sous les dettes. Aujourd’hui, l’Algérie est plus riche que la France. Les tours de passe-passe du galopin présidentiel montrent, outre son admiration pour l’argent (essayons le dernier yacht ou le dernier jet de l’émir untel), que les décisions sont prises là-bas et plus ici.

Bush junior est allé s’humilier en Arabie Saoudite pour demander un prix discount sur le pétrole que bien sûr il n’a pas obtenu. Cela au moment où nos sacro-saints marchés financiers cassent la valorisation de toutes les entreprises occidentales, qui n’ont pourtant jamais été aussi bien gérées et rentables (elles sont valorisées à 11 fois leurs bénéfices nets à Paris). C’est bien l’Occident qui a décidé de sous-valoriser la technologie Alcatel, et de surévaluer le pétrole, alors que nous avions pourtant été prévenus dès 1973 de l’usage politique et même religieux qui pourrait être fait de l’or noir.

D’autres éléments sont à prendre en compte : le pape actuel est courageux (on se souvient de la guerre qui lui fut déclarée récemment), intellectuellement remarquable, mais il n’a guère de divisions… Les églises continuent de se vider, et les vrais catholiques, en France ou ailleurs, se constituent des Katholik Parks pour survivre en marge de la société multiculturelle européenne.

On ne parlera pas des cathos de gauche… Je rappelle que dans un de ses derniers textes, Jean-Paul II avait courageusement déconseillé le mariage des chrétiennes avec les musulmans. Conseil suivi de peu d’effet, on s’en sera douté. En Amérique du sud, les évangélistes continuent de progresser et d’écraser l’église, pendant qu’en Amérique du Nord, les latinos commencent à se convertir massivement à l’islam, femmes comprises. Cette religion a décidément le vent en poupe, en dépit ou grâce à sa violence, grâce surtout à sa cohérence doctrinale et à son maintien d’un strict lien entre la vie temporelle et celle spirituelle. Je le dirais au risque de choquer : c’est un monothéisme plus efficace que le nôtre.

La brutalité ou l’intransigeance de l’islam attirent d’ailleurs beaucoup d’anciens (ou de nouveaux) nationalistes, en France comme ailleurs. Il y aura cent millions de musulmans en Europe en 2100, jeunes pour l’essentiel. Et ceux-ci font déjà la loi, non seulement en France mais également en Angleterre, où l’on impose la viande hallal à l’école primaire à certains “kafirs” (incroyants) britanniques, où l’on interdit la lecture des Trois petits cochons (pas hallal, justement) et où l’on fait peu à peu disparaître tous les arbres de Noël.

C’est la même Angleterre blairiste qui est allée prêter son soutien à Bush pour liquider le seul régime laïque arabe, qui donnait des responsabilités aux chrétiens, sans les chasser, comme ils l’ont été depuis cinquante ans de tout le monde musulman. Quand on a des amis comme cela, on n’a même plus besoin d’ennemis…

Six ans et demi après les attentats du 11 septembre, tout semble nous montrer que l’islam a gagné la bataille de la globalisation en Occident ; qu’il va s’imposer partout, et imposer trois types de populations : les musulmans proprement dits, les convertis (300 000 en France), et les dhimmis, ou vrais soumis, qui vont approuver les diktats des imams et des émirs du pétrole. Cela pourrait prendre moins de temps qu’on nous l’a dit.

Il a cent ans environ, René Guénon prévoyait une guerre traditionnelle qui ferait plier l’Occident moderniste. Aujourd’hui, ce dernier est nihiliste, sénile et vénal, et il a même plié sur le plan matériel : le XXIe siècle a donc de fortes chances d’être musulman, au moins dans notre partie du monde.