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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Violence gratuite: ce n’est qu’un début

commentaires.com - Philippe Barraud 
lundi 4 février 2008

Parce que la société se défile et que l’autorité devient honteuse, les pires violences vont se multiplier.

Il n’est plus de semaine, voire de jour, qu’une nouvelle agression gratuite ne nous fasse bouillir d’indignation. Le scénario est toujours le même. Un innocent — peut-être vous, demain, ou l’un de vos enfants — est pris à partie par une bande d’excités, pour un prétexte futile, ou pour aucun prétexte du tout, puis défiguré ou battu à mort. Juste parce qu’il s’est trouvé là. Car de nos jours, on n’est plus sûr de pouvoir se trouver là où on a envie d’être: trop dangereux.

Notre désarroi face à ce genre d’événement vient non seulement de l’horreur que suscite en nous cette violence gratuite, mais aussi du sentiment confus que, à chaque nouvel épisode, notre monde change, notre vie quotidienne et celle de la société va s’en trouver transformée pour toujours. Déjà aujourd’hui, certaines rues et certains quartiers, que l’on pouvait traverser en sécurité il y a peu encore, sont devenus extrêmement dangereux dès la nuit tombée — voire en plein jour. Au point que ceux qui s’y font tabasser se voient reprocher... leur manque de prudence! 

(Lire la suite sur: http://www.commentaires.com/articles-516.html)

Face à la gratuité de tels actes, l'abolition de la prescription n'est pas seulement une question de nécessité mais aussi de dignité et de respect pour les victimes pour que ces "salopards" soient traqués et lourdement jugés. Cela suffit de trouver des excuses socio-ethno-économiques pour relativiser ces actes. Les agressions contre l'intégrité humaine, et les dommages parfois irréversibles qu'elles occasionnent méritent des sanctions exemplaires. Déjà, on pourrait exiger un suivi électronique des jeunes depuis leurs débuts à l'école. Comme pour le nouveau programme «Sedex»,  (de l’anglais «Secure data exchange») qui servira bientôt de la plateforme informatique pour l’échange sécurisé de données entre la Confédération, les cantons et les communes, les administrations scolaires devraient pouvoir bénéficier du suivi de chaque élève quelque soit son parcours en Suisse. Il est trop facile de lever les bras en l'air et de dire qu'on ne savait pas. Le déplacement d'élèves au comportement outrageant ne doit pas mener à l'amnésie, mais au contraire, garantir un suivi - un traçage - pour qu'un enseignement ferme et adapté soit appliqué. On pourrait imaginer des grades d'évaluation qui permettent d'un coup d'œil de déterminer si la nouvelle école du bambin doit l'orienter directement vers un centre spécialisé ou pas. Quand aux peines, la prison n'offre pas beaucoup de perspectives, mais on pourrait imaginer des cours de réinsertion  dans des milieux de soins aux victimes afin que les criminels soient confrontés et pour longtemps aux bandages de sang et de pus qui recouvrent encore les victimes. Face à ces garnements pourris gâtés devant leur télé, ils doivent voir ce que c'est que la vraie vie, chez les gens qui n'ont plus rien. Le DFAE pourrait rendre service à tout le monde en les envoyant faire un stage humanitaire à Bagdad ou au Darfour.


Les bras croisés

commentaires.com - Philippe Barraud 
lundi 4 février 2008

Deux faits divers au moins — mais on ne les connaît pas tous – ont rappelé la semaine passée que nous avons un problème avec la criminalité des étrangers.

Ce n’est pas une affirmation «xénophobe», c’est le simple reflet des statistiques. Malheureusement, sous la pression d’innombrables lobbies, la Suisse officielle ne veut pas voir le problème, et donc encore moins tenter de le résoudre. D’autant qu’au-delà des lobbies bien-pensants, il y a le carcan légal que nous impose l’Union européenne, et qui nous empêche, en particulier, de contrôler l’entrée des étrangers en Suisse. C’est pourtant une composante fondamentale de la souveraineté.
 
(Lire la suite:
http://www.commentaires.com/articles-517.html)

La responsabilité des ambassadeurs des pays sources doit être une priorité. Il est choquant que certains ministres étrangers jouissent des salamalecs du protocole suisse alors que certains de leurs ressortissants se fichent de nos lois, à nos frais. Des taxes punitives devraient être imposées aux pays non coopératifs qui n'assument pas leurs ressortissants criminels.


Le grand malade de l’Europe pas près de quitter l’hôpital

 Dès que le gouvernement Prodi se mettait en place, il y a moins d’une année, on pouvait prédire que le pays appelé par The Economist le grand malade de l’Europe ne guérirait pas. Et il n’a pas guéri! Raison pour laquelle le président de l’Italie, Giorgio Napolitano, va dissoudre les deux Chambres, ce qui conduira à des élections anticipées. Mais sans la réforme de la loi électorale dont on attendait encore, il y a quelques jours, qu’elle puisse être promue par le président du Sénat, Franco Marini! Là aussi, échec.

Pour une bonne partie de l’opinion publique et des intellectuels, la maladie, c’était la tumeur Silvio Berlusconi. Les élections l’avaient ôtée et l’Italie allait guérir. Simplisme désespérant qui s’explique en partie par le fait que le «Cavaliere» avait, dans la période précédant le bref intervalle Romano Prodi, engendré des ressentiments délirants chez plusieurs journalistes. Le Monde du 20 décembre 2005 rapportait des propos selon lesquels «l’Italie était sur le point de devenir un Etat totalitaire parce que son gouvernement réduisait à néant sa liberté d’expression». Difficile de conduire une politique sérieuse dans un tel climat. Romano Prodi, malgré toutes ses qualités, n’a pas pu le faire. Et puis, otage d’une coalition hétéroclite et orientée à gauche, l’ancien président de la Commission européenne avait les mains liées.

On dira que Berlusconi n’a rien pu faire non plus. C’est vrai et notons, en passant, que, s’il avait été le «nouveau Mussolini» décrit par certains intellectuels bien-pensants lors de son élection en mai 2001, il aurait pu soit redresser l’économie italienne, soit l’enfoncer encore plus profondément dans une crise. Ni l’un ni l’autre ne s’est produit!

Quelles sont donc les chances de voir la Péninsule renouer avec une croissance solide après les élections législatives qui devraient avoir lieu autour du 13 avril? Faibles. Sans des investissements publics, l’économie italienne serait déjà entrée en récession. Mais l’Etat ne peut indéfiniment s’endetter pour faire de tels investissements, surtout en Italie, où la dette publique est déjà très lourde (plus de 100% du PIB). Quant au marché du travail, il est un peu moins rigide, mais au prix d’une augmentation de la précarité, ce qui affaiblit nécessairement la demande intérieure.

La disparité entre le nord et le sud ne devrait pas présenter, au plan économique et sur le long terme, un problème insoluble, mais elle a déjà engendré de telles tensions politiques qu’elle a bloqué, bloque et bloquera toute réforme profonde. Enfin, comment le gouvernement d’un pays moderne pourrait-il avoir assez de légitimité pour effectuer une restructuration nécessaire avec des perspectives sombres sur la croissance? Elle devrait en effet passer de 2% dans les deux dernières années à 1,5% en 2008. Pas de quoi se réjouir! (Agefi)

Quand on lit l'anniversaire des 10 ans du quotidien (de gauche) Le Temps, on se rappelle également des ses prévisions incantatoires suite à la défaite de Berlusconi: Avec Prodi, l'Italie irait au paradis.
Or Pour ceux qui connaissaient déjà l'oiseau lorsqu'il était à la tête de la commission européenne, on pouvait douter que ce crapaud à lunettes se transforme en beau prince florentin. Le résultat ne fait donc pas de doute. A voir si ce pays devrait passer à un système présidentiel pour garantir la stabilité de son exécutif. Forza Italia.


Un accord futur avec l’UE fait chanceler l’Exécutif serbe

 Le premier ministre serbe, le nationaliste Vojislav Kostunica, s’est opposé hier à un prochain accord politique avec Bruxelles, mettant en péril la survie de la coalition gouvernementale après la réélection du pro-occidental Boris Tadic à la présidence. M. Kostunica, l’un des dirigeants serbes les plus farouchement opposés à l’indépendance du Kosovo, a estimé dans un communiqué que cet accord était une «supercherie» qui contraignait en fait la Serbie à reconnaître la prochaine indépendance du Kosovo. L’accord, qui doit être signé jeudi à Bruxelles, interviendra alors que les pays de l’UE sont d’accord pour envoyer  prochainement une mission au Kosovo afin d’«encadrer» l’indépendance de la province serbe, administrée par l’ONU depuis 1999. Il a donc pour objectif, selon M. Kostunica, d’obtenir de la Serbie qu’elle «signe son consentement à l’indépendance du Kosovo». «La Serbie (...) deviendra ainsi le premier pays ayant indirectement reconnu l’indépendance du Kosovo», a-t-il estimé.

Feu vert juridique à une mission de l’UE au Kosovo

L’UE a donné lundi son feu vert juridique à sa mission au Kosovo après la victoire dimanche du président Tadic au second tour d’une présidentielle qui l’a opposé à l’ultranationaliste Tomislav Nikolic. Cette décision est intervenue alors que les leaders albanais du Kosovo accélèrent les préparatifs pour une proclamation d’indépendance qui pourrait intervenir courant février. «La décision illégale d’envoyer la mission signifie que, contrairement au droit international, l’UE crée avec les séparatistes albanais un faux Etat albanais sur le territoire serbe», a insisté M. Kostunica. Le Premier ministre a estimé que le parlement devait se réunir immédiatement pour condamner la mission de l’UE et l’accord politique proposé. Les déclarations du Premier ministre risquent de tendre considérablement ses relations avec le président Tadic, qui avait axé sa campagne électorale sur le rapprochement avec l’UE et présenté le vote comme un référendum pour ou contre l’Europe des 27. M. Kostunica n’avait pas soutenu M. Tadic à la présidentielle même si le parti du Premier ministre, le Parti démocrate de Serbie (DSS), est allié à celui du président, le Parti démocrate (DS), au sein de la coalition gouvernementale.– (afp)

Il est triste de constater que l'Europe n'a pas changé depuis 50 ans, et ne changera peut-être jamais. Après le remaniement de la Prusse et de l'empire austro-hongrois à la fin de la première guerre mondiale, au dépeçage des balkans après la mort de Tito, toutes les "bons offices" de l'Europe ont tourné au désastre. L'indépendance, ah quel beau mot, même s'il ne veut rien dire et mène à la guerre civile. Mais grâce aux subventions européennes, tout devrait rentrer dans l'ordre? Autant mettre un plâtre sur une jambe de bois. Forcer à tout pris l'indépendance du Kosovo ne rendra pas cette province plus forte, mais nous coutera cher. Le Kosovo peut en tout cas dire merci à Milosevic pour son indépendance, personne n'aurait fait mieux. Or une fédération avec les anciens ennemis aurait pu être concevable, comme les vaudois se sont remis avec les bernois et les autres confédérés après des siècles d'occupation. Fort heureusement l'UE n'existait pas, et c'est tant mieux pour nous.


La grande distribution agite les eurodéputés

Les eurodéputés s’apprêtent à interpeller la Commission européenne sur les pratiques de la grande distribution, en particulier le pouvoir grandissant des supermarchés sur la fixation des prix, a-t-on appris mardi auprès du Parlement européen. Une «déclaration écrite» en ce sens a obtenu 439 signatures -soit plus de la moitié des 785 députés européens- et devrait être annoncée lors de la prochaine session plénière du Parlement, prévue à Strasbourg du 18 au 21 février.

Baisses de prix intenables

Les eurodéputés y relèvent la domination de plus en plus forte du secteur de la distribution par «un petit nombre de chaînes de supermarchés» qui «abusent de leur pouvoir d’achat pour contraindre les fournisseurs à baisser leurs prix jusqu’à des niveaux intenables, et pour leur imposer des conditions déloyales». Le texte «invite» les services européens de la concurrence «à enquêter sur les conséquences de la concentration du secteur européen de la grande distribution (...) et, en particulier, à évaluer tout abus lié au pouvoir d’achat qui pourrait résulter de cette concentration». Il demande aussi à la Commission «de proposer des mesures appropriées, notamment sous la forme de réglementations, permettant de protéger les consommateurs, les travailleurs et les producteurs de tout abus de position dominante ou  des conséquences négatives constatées durant cette enquête». La «déclaration écrite» est une procédure parallèle à l’adoption habituelle des textes par vote en séance plénière. Courte prise de position soumise par quelques eurodéputés, elle est adoptée sans vote et considérée comme une prise de position officielle du Parlement si elle recueille dans les trois mois les signatures de plus de la moitié des 785 eurodéputés. – (afp)

Le problème du cartel des grandes surfaces est une réalité qui dure déjà depuis pas mal de temps. Un dossier très instructif du canard enchaine il y a quelques années soulignait déjà les pratiques scandaleuses des marges arrières qui étranglent les petits producteurs. En Suisse, trois quart de la production agricole suisse part chez Coop et Migros. Etrangement, John Dupraz (ex-conseiller national radical genevois et paysan) indiquait à la RSR que les discounter allemand pouvaient être plus honnêtes que les distributeurs suisses. Quoi qu'il en soit, il est clair que la concentration des achats dans les temples de la consommation crée de fait une véritable pression pour les producteurs qui sont obligés d'y vendre leurs produits à moins de 50% de leur valeur, ou laisser la place aux crevettes thaï ou dindes polonaise. Les conditions d'entreposage souvent limite, les chaines du froid pas respectées, et les employés sous-payés  donnent un aperçu sinistre de cette branche économique. Que faire? La délocalisation géographique des centres commerciaux en périphérie des villes ont tué certains centres urbains, eux-mêmes asphyxiés par le zèle des chérifs des parkings. Il est plus facile de se parquer au centre Coop à Aubonne qu'au centre de Morges par exemple. Il faut redonner envie à la population d'aller à la rencontre des commerçants qui connaissent leur produits et favoriser le shopping en ville, et non persister dans la castration urbaine de l'automobiliste et de sa famille.


Nationalbank-Akteure sind für Kapitalerhöhung

Die Schweizer Finanzwelt bleibt im Banne der Milliardenverluste der UBS. Beruhigenden Kommentaren zur Si­cherheit der Grossbank stehen dabei zu­nehmend dringlichere Appelle an die Ak­tionäre gegenüber, die Kapitalspritze aus dem Osten nicht zu bekämpfen. Der Vizepräsident der Schweizerischen Nationalbank (SNB), Philipp Hildebrand, brachte in der «NZZ am Sonntag» sogar  das Landesinteresse ins Spiel. Die Rekapi­talisierung der UBS mit 13 Milliarden Fran­ken aus Staatsgeldern von Singapur und dem Nahen Osten sei «für die Kunden, für die Bank selber, für unser Land und auch für die Aktionäre ein wichtiger Schritt, um Vertrauen zu bilden und möglichst schnell zurück zur Profitabilität zu gelangen», sagte er.

Klage des Gliedstaats Massachusetts gegen Merrill Lynch

Immer mehr amerikanische Behörden befassen sich mit den Auswirkungen der Subprime-Krise. Im Mittelpunkt der Ermittlungen stehen regelmässig Merrill Lynch und die UBS, die beiden Hauptakteure im Geschäft mit der Verbriefung von minderklassigen Hypotheken. Die US-Staatsanwaltschaft in New York ermittelt im Zusammenhang mit der Subprime-Krise gegen die UBS. Wie das «Wall Street Journal» in seiner Online-Ausgabe am Wochenende unter Berufung auf gut unterrichtete Kreise berichtete, geht es dabei vorab um die Frage der angemessenen Bewertung von Hypotheken-Bonds und darum, ob die Bank ihre Kunden bewusst getäuscht hat. Es soll sich zunächst noch um Vorabklärungen handeln; Vorladungen («subpoenas») seien noch keine ergangen, hiess es weiter.

Unter der Lupe der SEC

Die Vorgänge an den Hypotheken- und Kreditmärkten und insbesondere die Verbriefung von minderklassigen Hypotheken und deren Verpackung in sogenannte CDO (Collateralized Debt Obligations) werden mittlerweile von verschiedenen Behörden untersucht. Vergangene Woche hat das Federal Bureau of Investigation (FBI) bestätigt, dass strafrechtliche Ermittlungen gegen 14 Unternehmen im Gange seien. Ob die UBS dazugehört, ist nicht bekannt; das FBI nannte keine Namen. Die Behörde Securities and Exchange Commission (SEC) hat bisher rund drei Dutzend Verfahren eröffnet. Die Ermittlungen der Wertpapieraufsicht gegen UBS und Merrill Lynch - die zusammen mit Citigroup zu den Hauptakteuren im Geschehen im Zusammenhang mit der Subprime-Krise zählen und bisher auch die weitaus grössten Abschreibungen auf solchen Wertschriften vornehmen mussten - haben kürzlich «formellen» Status erhalten; das bedeutet, dass die SEC Informationen und Aussagen erzwingen kann. Im Zentrum dieser Untersuchungen stehen ebenfalls Fragen der Bewertung der Bonds und der angemessenen Orientierung und Beratung der Investoren.

Klage als möglicher Präzedenzfall

Der Gliedstaat Massachusetts hat am Freitag gegen die Investmentbank Merrill Lynch eine zivilrechtliche Klage angestrengt. Es geht um die Anschaffung von CDO für das Konto der Stadt Springfield im Wert von 13,9 Mio. $. Der Wert dieser Position hat sich in weniger als einem Jahr auf 1,2 Mio. $ vermindert. Merrill Lynch willigte nach einem heftigen Disput am vergangenen Donnerstag ein, die Wertschriften zum Nennwert zurückzukaufen, so dass den Steuerzahlern von Springfield kein Schaden erwachsen würde. Die Stadtbehörden waren damit einverstanden, aber die Finanzmarktaufsicht von Massachusetts unter der Leitung von Staatssekretär William Galvin klagte dennoch, dies mit dem Argument, dass Merrill Lynch unangemessen und ungesetzlich gehandelt und die Risiken dieser «esoterischen» Wertschriften nicht ausreichend erklärt habe. Die Klage könnte Bussen und andere Strafen für Merrill Lynch zur Folge haben. Rechtsexperten zeigten sich erstaunt über den Vorstoss, der sich als Präzedenzfall in der Aufarbeitung der Subprime-Krise herausstellen und den Finanzinstituten einiges Kopfzerbrechen bereiten könnte. Separat von der Finanzaufsicht ermittelt auch der Generalstaatsanwalt von Massachusetts gegen Merrill Lynch und deren Verkäufe von CDO.

Die Milliardenverluste der UBS sind nach den Worten des ehemaligen Privatbankiers Hans Vontobel ein Problem für den ganzen Schweizer Finanzplatz. Die Bank Vontobel profitiere zwar von Kunden, die bei der UBS abwanderten, bestätigte der Ehrenpräsident der Bank in einem Interview des «Sonntags-Blicks». Kunden merkten, dass die Grösse kein Garant für Sicherheit sei. Dies sei aber ein schwacher Trost; was jetzt passiere, sei ein Fiasko für den Finanzplatz Schweiz. Die Grossbanken seien dem Wahn erlegen, globale Dienstleister sein zu können. Das sei aber sehr schwierig, denn in den USA herrschten ganz andere Wertvorstellungen. Er kritisierte auch die kurzfristige Ausrichtung des Finanzsektors auf Quartalsergebnisse und die Rolle der Medien bei der Bewertung der Resultate. Nötig seien aber nicht neue Regulierungen. (Tages Anzeiger et NZZ 04 février 08)

Prétendre qu’une augmentation du capital d'UBS serait dans l'intérêt du pays, comme le fait le vice-président de la BNS Philipp Hildebrand est un véritable scandale. Il faut rappeler qu'au début de la crise des subprimes, la BNS minimisait complètement son impact sur la Suisse...presque des peanuts. La BNS serait-elle donc devenue le caniche docile de l'UBS alors qu'on annonce déjà des pertes de plusieurs millions dans le 2e pilier? Aux USA, la SEC a déjà placé l'UBS dans sa ligne de mire pour avoir vendu des dérivés hypothécaires à un prix trop élevé. Dans le Massachussetts, la banque Merrill Lynch a déjà craché au bassinet et remboursé plusieurs million à la ville de Springfield, mais en Suisse c'est le calme plat comme d'habitude. Silence, on vous escroque! Comme dans la défunte Swissair, ce sont les contribuables travailleurs qui en seront pour leur frais. Le fantôme des fonds souverains s'est transformé quand a lui en gentil génie, sauveur providentiel d'une Heidi sonnée et privée des ses attributs. Et on ose encore parler - sans rire - de la nécessité de bonne gouvernance sans supplément de lois dans les salons feutrés du WEF à Davos. La révolte gronde, et le peuple exige des comptes et des têtes sur des piques....Ospel pour commencer.


Chad - Idriss Déby, der Krieger im tschadischen Präsidentenpalast

Präsident Déby gilt als brillanter Stratege und harter Kämpfer. Vor 17 Jahren hat er selbst als Rebell N’Djaména gestürmt. Kapstadt. – Jubel soll in den Strassen von N’Djaména aufgebrandet sein, als am Samstag die Rebellen in die  tschadische Hauptstadt einzogen. Idriss Déby Itno, dem im Präsidentenpalast verbarrikadier­ten Staatschef, würde die Bevölkerung nicht nachtrauern. Längst hat der Unmut gegen ihn selbst den innersten Kreis der Macht erreicht: die Zaghawa, seine eigene Volksgruppe, mit deren Angehörigen er die wichtigsten Posten in Staat und Armee besetzt hatte. Timan Er­dimi, einer der Rebellen­führer, ist sein Neffe. Frankreich hat dem be­drängten tschadischen Präsidenten angeboten, ihn in Sicherheit zu brin­gen – er hat abgelehnt. Wenn er untergehen muss, so wird Idriss Déby untergehen, wie er ge­herrscht hat: mehr als Kriegsherr denn als  Staatsmann. Déby war 1990 selber an der Spitze einer Rebellentruppe aus Sudans wildem Westen nach N’Djaména  gezogen, um den damaligen tschadischen Machthaber, den brutalen Hissène Habré, zu stürzen. Seit diesem Putsch  herrscht Déby seinerseits mit eiserner Hand über das islamische Sahel-Land, das in der Uno­Statistik für humanitäre  Entwicklung ei­nen der letzten Ränge belegt. Trotz des seit 2003 geförderten Erdöls, an dem so­wohl China wie die  USA grosses Interesse zeigen.

In Frankreich ausgebildet

Idriss Déby Itno wurde 1952 als Sohn ei­nes Kameltreibers in Fada, im Osten des Landes, geboren. Dort leben die Zaghawa – die gleiche Volksgruppe, die in der sudanesischen Darfur-Region gegen Khartum rebelliert. Um der Armut zu entkommen, trat Déby früh in die tschadische Armee ein. Er legte Ehrgeiz und Schneid an den Tag, absolvierte die Offiziersschule in N’Djaména und danach eine Ausbildung zum Kampfpiloten in Frankreich. Im Bürgerkrieg schlug er sich auf die Seite von Hissène Habré und wurde, sobald dieser an die Macht gelangte, 1982 zum General­stabschef der Armee ernannt. Als solcher führte er eine Reihe von legendären Feld­zügen gegen die von Libyen finanzierten Rebellenverbände im Osten Tschads und die Clans im Süden. Zur Belohnung schickte Habré den siegreichen Armee­chef 1985 an die Elitemilitärschule École de Guerre in Paris. Dort knüpfte Déby ein nützliches Beziehungsnetz und schmie­dete Pläne. Nach seiner Rückkehr über­warf er sich mit Habré und musste 1989, nach einem verfehlten Putschversuch, ins Aus­land flüchten. Exil fand er zunächst beim vorigen li­byschen Feind, danach im Sudan. Innerhalb weniger Wochen stellte er eine Re­bellenarmee auf und mar­schierte 1990 auf N’Dja­ména. Die Stadt fiel kampflos. Frankreich, das seit 1968 im Tschad eine Mili­tärbasis unterhält, liess Déby gewähren. Der Dik­tator Habré, räumte  der damalige französische Kooperationsmi­nister Jacques Pelletier später ein, sei nicht mehr länger tragbar gewesen. «Ich bringe euch ein Geschenk, das weder Gold noch Silber ist», verspracht Déby der Bevölke­rung bei seinem Machtantritt, «es heisst Freiheit.» Lange hielt er nicht Wort. Das Mehrparteiensystem, das er ein­führte, erwies sich bald als scheindemokra­tische Fassade für Korruption und Misswirtschaft. 2005 erzwang Déby eine Verfas­sungsänderung, um sich ein Jahr später ein drittes Mal im Amt bestätigen zu lassen. Um ihn daran zu hindern, drangen die Re­bellen schon damals bis in die Hauptstadt vor – dank französischer Militärhilfe konnte Déby sie zurückschlagen. Jetzt ver­meidet Paris mit Rücksicht auf die geplante EU-Friedenstruppe eine direkte Interven­tion. Auch dieser Krieger im Präsidenten­palast scheint kaum mehr tragbar. (cda)
 
KOMMENTAR
Konflikt holt Europa ein

Die EU-Friedenstruppe im Tschad soll dabei helfen, das Flüchtlingselend an der Grenze zum Sudan zu mindern. Mit dieser Mission wollen die Europäer sich solidarisch zeigen und ihren Teil zur Lösung der humanitären Krise in Darfur bei­steuern. Die Mission ist europäisch, aber ohne das Drängen Frankreichs wäre sie nicht zu Stande gekommen. Frankreich stellt die meisten Solda­ten, es leiht der EU-Truppe seine Er­fahrung in einem schwierigen Ter­rain; seit 1968 unterhält Frankreich im Tschad eine Militärbasis. Genau dadurch gefährdet Paris die kurz vor dem Einsatz stehende EU­Mission aber auch. Mit seiner militä­rischen Präsenz verfolgt Paris im Tschad nämlich eine Afrika-Politik, bei der nicht humanitäre, sondern strategische Überlegungen im Vor­dergrund stehen. Nur dank der Prä­senz des französischen Militärs konnte sich der Diktator Idriss Déby so lange an der Macht halten.

Die Rebellen, die Déby seit Jahren vergeblich zu stürzen versuchen, se­hen Frankreich deshalb als einen Verbündeten des verhassten Staats­oberhauptes an. Und sind versucht, auch eine mehrheitlich aus französi­schen Soldaten bestehende EU­Truppe nicht als neutrale Schutzmis­sion aufzufassen. Um die EU-Mission nicht zu ge­fährden, vermeidet es Frankreich zurzeit, dem von der Rebellion be­drängten Déby zur Hilfe zu eilen.
Damit kommt Paris aber auch der su­danesischen Regierung entgegen. Meisterhaft hintertreibt diese seit Jahren alle Versuche der internatio­nalen Gemeinschaft, ihre Gewaltpoli­tik zu vereiteln und der leidgeplag­ten Bevölkerung von Darfur zu hel­fen. Genau aus diesem Grund hat der Sudan auch die tschadischen Re­bellen bewaffnet, die Déby gerade jetzt zu stürzen drohen. Die Komple­xität des Darfur-Konfliktes hat Europa endgültig eingeholt.(Tages Anzeiger – 04 Février 08)


L’anti-totalitarisme n’est pas politiquement correct

Par Guy Milliere

La couverture par les médias français de la campagne présidentielle américaine promet d’être un vrai régal de gourmet. J’ai dit, à l’attachée de presse qui s’occupe en ce moment de moi, d’insister sur ma parfaite connaissance du pays, de son histoire, de sa culture et de son camp conservateur, mais je crains que cela, pour l’essentiel, me desserve et que l’ignorance en tous ces domaines soit la qualité recherchée.

Quand, voici quatre ans, j’ai publié « Pourquoi Bush sera réélu », j’étais seul sur mes positions, mais je ne fus invité à la radio et à la télévision qu’une seule journée : celle de la grande déprime où tous ceux qui avaient pris leurs désirs pour des réalités subissaient le choc traumatique de la défaite de John Kerry.

Cette année, après plusieurs mois où il n’y en avait que pour la merveilleuse, intelligente, progressiste et si remarquable Hillary Clinton (j’ai écourté délibérément la liste des adjectifs louangeurs), la vogue se porte sur Barack Obama, qui se trouve lui-même paré de toutes les qualités imaginées et de l’ensemble de celles qui restent à inventer. On pourrait croire que les États-Unis sont un pays de parti unique où tout le monde vote démocrate, ou, au moins, tous les gens raffinés, éduqués, tous ceux dont le quotient intellectuel est supérieur à celui d’un débile profond.

Lorsqu’une émission sur le sujet est pluraliste, elle ressemble à l’une de celles, rares, très rares, auxquelles j’ai été convié. J’étais en compagnie d’un assortiment de gens qui pensaient à gauche, très à gauche, ou extrêmement à gauche, soit un assez large éventail. J’ai entendu, de la part d’un saxophoniste de jazz que je respecte en tant qu’artiste, mais pas en tant que politologue, une litanie sur le racisme anti-Noirs qui continuerait, me disait mon interlocuteur, à pourrir de l’intérieur la société américaine.

Un professeur de sciences politiques qu’on m’avait présenté comme « centriste » a exprimé toute son aversion pour les gens de l’Amérique profonde, confits d’ignorance, de bigoterie et de préjugés. J’aurais pu imaginer compter sur l’appui d’Édouard Balladur, présent au début de l’émission, et qui venait prôner le rapprochement et la synergie Europe-Amérique, mais il se montra incorrigiblement gaulliste, donc teinté d’antiaméricanisme, de préjugés et d’une fatuité très française qui consiste à sembler penser que la France a des leçons à donner à la planète entière.

Mon ami Ted Stanger, qui participait lui-même à l’émission, et qui est un démocrate modéré (ce qui le classe aux États-Unis au centre-gauche, mais le placerait en France à la droite de l’UMP), a résumé le contexte en une formule lapidaire, glissant à la cantonade : « Vous êtes tous tellement à gauche que vos positions seraient incompréhensibles de l’autre côté de l’Atlantique ». L’émission est ce qui se fait de mieux en France aujourd’hui en matière de pluralisme. Ce qui en dit long sur la situation du pays. Dans d’autres émissions, c’est pire : voici quelques jours, lors de la primaire démocrate, un « débat contradictoire » était organisé sur France 2 avec des gens qui étaient en profond désaccord, certains étaient des démocrates comme on en trouve à New York, d’autres des démocrates comme on en trouve à Boston : un écart fondamental.

Pendant ce temps, les vrais débats, les seuls qui comptent, ont lieu de Washington à Los Angeles. La plus puissante et la plus ancienne démocratie du monde occidental choisit celui ou celle qui aura pour quatre ans entre ses mains le sort économique et géopolitique de la planète.  Si cela se jouera entre Hillary et Obama côté démocrate (le seul côté qui semble compréhensible et déchiffrable en France), du côté républicain, la balance penche de plus en plus en direction de John McCain. Qui osera expliquer aux Français que McCain est en position de favori républicain parce qu’il a toujours parlé clairement de la guerre contre le terrorisme islamiste, parce qu’il a été favorable d’emblée à la libération de l’Irak et parce qu’il a défendu dès le départ la stratégie mise en œuvre avec efficacité et pertinence par le général Petraeus ?
 
(Source:
http://www.les4verites.com/L-anti-totalitarisme-n-est-pas-politiquement-correct-1808.html)