Violence gratuite: ce n’est qu’un début
commentaires.com - Philippe Barraud
lundi 4 février 2008
Parce que la société se défile et que l’autorité devient honteuse, les pires violences vont se multiplier.
Il n’est plus de semaine, voire de jour, qu’une nouvelle agression gratuite ne nous fasse bouillir d’indignation. Le scénario est toujours le même. Un innocent — peut-être vous, demain, ou l’un de vos enfants — est pris à partie par une bande d’excités, pour un prétexte futile, ou pour aucun prétexte du tout, puis défiguré ou battu à mort. Juste parce qu’il s’est trouvé là. Car de nos jours, on n’est plus sûr de pouvoir se trouver là où on a envie d’être: trop dangereux.
Notre désarroi face à ce genre d’événement vient non seulement de l’horreur que suscite en nous cette violence gratuite, mais aussi du sentiment confus que, à chaque nouvel épisode, notre monde change, notre vie quotidienne et celle de la société va s’en trouver transformée pour toujours. Déjà aujourd’hui, certaines rues et certains quartiers, que l’on pouvait traverser en sécurité il y a peu encore, sont devenus extrêmement dangereux dès la nuit tombée — voire en plein jour. Au point que ceux qui s’y font tabasser se voient reprocher... leur manque de prudence!
(Lire la suite sur: http://www.commentaires.com/articles-516.html)
Face à la gratuité de tels actes, l'abolition de la prescription n'est pas seulement une question de nécessité mais aussi de dignité et de respect pour les victimes pour que ces "salopards" soient traqués et lourdement jugés. Cela suffit de trouver des excuses socio-ethno-économiques pour relativiser ces actes. Les agressions contre l'intégrité humaine, et les dommages parfois irréversibles qu'elles occasionnent méritent des sanctions exemplaires. Déjà, on pourrait exiger un suivi électronique des jeunes depuis leurs débuts à l'école. Comme pour le nouveau programme «Sedex», (de l’anglais «Secure data exchange») qui servira bientôt de la plateforme informatique pour l’échange sécurisé de données entre la Confédération, les cantons et les communes, les administrations scolaires devraient pouvoir bénéficier du suivi de chaque élève quelque soit son parcours en Suisse. Il est trop facile de lever les bras en l'air et de dire qu'on ne savait pas. Le déplacement d'élèves au comportement outrageant ne doit pas mener à l'amnésie, mais au contraire, garantir un suivi - un traçage - pour qu'un enseignement ferme et adapté soit appliqué. On pourrait imaginer des grades d'évaluation qui permettent d'un coup d'œil de déterminer si la nouvelle école du bambin doit l'orienter directement vers un centre spécialisé ou pas. Quand aux peines, la prison n'offre pas beaucoup de perspectives, mais on pourrait imaginer des cours de réinsertion dans des milieux de soins aux victimes afin que les criminels soient confrontés et pour longtemps aux bandages de sang et de pus qui recouvrent encore les victimes. Face à ces garnements pourris gâtés devant leur télé, ils doivent voir ce que c'est que la vraie vie, chez les gens qui n'ont plus rien. Le DFAE pourrait rendre service à tout le monde en les envoyant faire un stage humanitaire à Bagdad ou au Darfour.
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06 Février 2008 à 23:39 dans
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