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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Berlin lance ses hussards sur Vaduz

Un Etat démocratique peut-il user de méthodes criminelles pour pénétrer le secret bancaire d’un autre Etat? Si la réponse est oui, alors la Suisse devrait se barricader contre l’Allemagne.

Personne ne semble trouver choquant que le gouvernement allemand négocie un énorme pot de vin (entre 4 et 5 millions d’euros) avec un employé félon d’une banque du Liechtenstein, pour qu’il vole des documents confidentiels, à savoir des listings de clients allemands.

Il y a pourtant là, de la part d’un des principaux acteurs de l’Union européenne, un comportement clairement criminel, qui relève de l’espionnage économique pur et simple — sans parler de la violation de la souveraineté d’un Etat étranger....

(Lire la suite sur http://www.commentaires.com/articles-520.html)

Hormi les sites internet de Commentaires.com et UDC Friends, il n'y a vraiment pas grand monde pour défendre le Liechtenstein, considéré comme un repaire de brigands financiers par les medias moralisants qui applaudissent l'UE à deux mains. Or il est clair que récompenser des actes délictueux dans un pays tiers est en soit un acte criminel. Or la fuite des contribuables allemands trouve ses origines ailleurs, surtout par une fiscalité effrayante d'un état quasi en faillite et gangrené par des syndicats puissants. C'est connu, seul les états qui dépensent sans compter pourchassent leurs contribuables pour les étrangler jusqu'au dernier sou. Peu de politiciens s'engagent pour dénoncer au contraire les nombreux cas de copinage dans l'attribution des subventions étatiques et le manque de contrôles rigoureux dans les abus de l'aide sociale. Il est tellement plus facile de flinguer le Liechtenstein.

Le cas de ce petit pays, membre de l'EEE, est également symptomatique de ce que la Suisse a pu éviter en la refusant en 1992, soit la transposition directe du droit européen par la petite porte de l'EEE. C'est uniquement grâce à la position ferme de la Suisse de refuser l'échange d'informations bancaires que le Liechtenstein (+Belgique et Luxemburg) ont pu garder leur secret bancaire. L'Allemagne veut maintenant faire chanter ce petit pays pour l'obliger à imposer un impôt (volontaire) anticipés sur les avoirs boursiers des clients allemands, et en échange se montrer plus rapide dans le dossier de Schengen. Faute d'accord sur Schengen, la Suisse serait obligée de rétablir une frontière intérieure avec le Liechtenstein, ce qui souligne une fois de plus l’aberration kafkaïenne de l'UE.  La souveraineté d’un pays n’est pas négociable et la défense des contribuables et de leurs finances est un droit. Espérons que la police fédérale donnera la chasse contre les espions fiscaux européens. Le conseiller national UDC Hans Kaufman propose justement à la confédération de répertorier les noms des fonctionnaires fiscaux allemands pour pouvoir les arrêter à la frontière.


Dick Marty met en garde la Suisse avant sa reconnaissance du Kosovo

Le président de la Commission des Affaires Etrangères du Conseil des Etats, Dick Marty, a mis en garde la Suisse sur une rapide reconnaissance du Kosovo. Selon lui, la ministre des Affaires étrangères Calmy-Rey aurait fait une erreur quand elle avait soutenu l'indépendance du Kosovo il ya déjà deux ans. Par ailleurs, elle n'aurait pas même pas demanda permission au Conseil Fédéral ni au Parlement. Tout comme l’UDC, Dick Marty indique qu’une reconnaissance du Kosovo serait une violation de notre devoir de neutralité , et que si elle devait être présentée, elle ne devrait pas se faire à la hâte mais lentement pour garantir les droits des minorités (serbes) du Kosovo.

Pour Dick Marty, le Kosovo n'était pas prêt pour son indépendance car son économie est une vraie catastrophe. Aucune organisation ne peut nier le fait que ce pays est l’un des plus grands centres du crime  organisé (traite d'êtres humains, contrebande d'armes, et trafic de drogue). Pire, dix années de gestion onusienne sur place n'auraient pas changé la situation. C'est également un fait reconnu que de nombreux magistrats européens ont souvent  à traiter des affaires qui les conduisent directement au Kosovo.

L'indépendance unilatérale du Kosovo est également problématique parce que l'ONU n' a jusqu'à présent jamais reconnu cette pratique. Le résultat final est que la Suisse a réussi à fâcher la Serbie, alors que les deux pays siègent dans le même groupe à la Banque mondiale et le FMI (Groupe Helvetistan). De ce fait, la Suisse pourrait se trouver éjectée de son siège à la direction du groupe si la Serbie parvient à obtenir assez de soutien auprès des autres pays membres. Dick Marty regrette également que les Serbes soient souvent décrits comme une population de criminels en raison des atrocités commises par l’ancien dictateur Milosevic. Or ceci n’est plus crédible ni correct. De plus, selon Dick Marty, les négociations de paix engagées par l‘envoyé spécial onusien Martti Ahtisaari pour parvenir à un règlement entre la Serbie et le Kosovo n'ont été qu’une "pièce de théâtre". Il aurait mieux fallu que l'ONU aide la Serbie et le Kosovo à s’entendre mais malheureusement la Serbie a toujours été considérée comme la protectrice de criminels de guerre tels que Karadic et Mladic. Dick Marty est également particulièrement critique fâce au rôle de la Cour Pénale Internationale de la Haye, et de son ancien procureur suisse Carla Del Ponte. Celle-ci aurait tout bloqué pour obtenir la rédition des criminels de guerre , et par conséquent aurait contribué à renforcer la position des nationalistes serbes.  (Tages Anzeiger)

Une fois de plus, on voit que le suivisme de la Suisse dans cette affaire nous mène au désastre. Mais il est tellement facile et valorisant auprès des medias de vouloir jouer les facilitateurs pyromanes.  Car sans mandat de l’ONU pour gérer cette province sécessionniste, la Swisscoy n’a plus légalement l’obligation d’y rester, au grand déplaisir de Samuel Schmid et Calmy-Rey qui cherchent des jouets pour être utiles. Remplacer le mandat de la KFOR par l'EUROFOR, en voilà une bonne idée. Et tant pis si la Swisscoy ne sert à rien. Si le Kosovo est libre est indépendant, pourquoi alors ne pas supprimer toutes les autorisations d’asile accordées aux Kosovars ces dernières années ? Quand les medias leurs demandent s’ils veulent retourner dans leur pays, ces derniers deviennent beaucoup plus prudents et indiquent qu' ils préfèrent gagner confortablement de l’argent ici plutôt que chez eux. Comme quoi, l’indépendance confortablement vue à la télévision c’est beaucoup mieux ! Il est temps d’arrêter cette hypocrisie et d’encourager fermement le retour de Kosovars mal intégrés vivant en Suisse. Sinon, la politique Suisse au Kosovo n’aura vraiment servi a rien. Une nouvelle enveloppe suisse de Fr 13.9 million  sera investie au Kosovo in 2008 : les contribuables doivent pouvoir exiger un juste retour sur investissement !

Pour information, l'ASIN a aussi publié un communiqué sur ce sujet:
http://ch.novopress.info/?p=1772