Rapport de politique étrangère au parlement - Les moutons acquiescent, la caravane passe
Pour ceux qui trouvent le temps de regarder ces jours les débats au parlement , la présentation du rapport de politique étrangère est un exemple de plus de la docilité des élus à accepter des arguments simplistes et mensongers mais très politiquement corrects.
Comme pour chaque commission chargée de rapporter "favorablement" les objets du Conseil Fédéral, la commission des affaires étrangères du Conseil National chante une fois de plus la poltique de Micheline Calmy-Rey. Il est en effet tellement glorifiant pour des élus ternes et sans relief intellectuel d'être consultés sur les affaires de l'état dont ils n'ont souvent pas la moindre idée. C'est en effet le lot de nombreux parlementaires de milice qui n'ont pas de "staffers" autours d'eux pour les conseiller. Se sentant investis d'une noble mission, ces cigales ne se sentent alors plus de voix, et se lancent en plenum dans des litanies de pseudo-vérités déjà prémâchées par l'administration. Donner l'argent des autres ne mange pas de pain, l'honneur est sauf, alléluia!
Etre parlementaire est si facile et pas fatiguant pourvu qu'on ne change surtout rien aux rapports gouvernementaux. A ceux qui se sont publiquement livré à un "copier-coller" verbal, il ne fait pas de doute qu'ils seront loués par les medias dès demain. Or comme d'habitude, seule l'UDC ose remettre en question le bien fondé de nos relations bilatérales avec l'UE est questionne le dogme selon lequel "les bilatérales avec l'UE sont indispensable au bonheur de la Suisse". Dans le camp des heureux de cette idéologie, on retrouve naturellement les socialistes qui voient dans l'UE le sommet de l'étatisme centralisateur qui amènerait à la Suisse un déluge de réglementations sociales, environnementales, et pourquoi pas comportementales. Pour la gauche, et certains profiteurs bourgeois, la Suisse est une anomalie, qui "aurait tellement plus à apporter dans le débat européen, ou elle serait écoutée avec respect par les autres pays membres". Sortez les kleenex, mon dieu que c'est beau! Or on le voit bien dans les débats européens, les règles communautaires ne s'appliquent pas aux grands pays de l'EU, mais bien au petits priés de s'aligner prestement.
Véritable 5e colonne vendue par opportunisme aux intérêts étrangers comme jadis dans l'affaire des fonds en déshérences, la gauche se prépare à prendre le pouvoir dans un pays devenu vassal des eurocrates. Du coté radical, c'est également catastrophique puisque ce parti renie ses engagements budgétaires pour donner aveuglement son obole à des projets européens farfelus, afin de se vendre comme un gentil parti bourgeois digne de siéger au conseil fédéral. Or il faut avouer que la coopération avec ce parti devra être à l'avenir plus dure, car il n'est pas normal que l'UDC accorde son soutien inconditionnel pour des reformes fiscales, alors que ce parti signe avec la gauche pour plus d'harmonisation avec l'UE. La position suisse devient malheureusement de plus en plus inextricable au fur et a mesure que celle-ci participe à des programmes européens pour en retirer quelques subventions. Ce suivisme européen est pour ainsi dire le seul programme du DFAE. Que ferait Mme Calmy-Rey si l'UE n'existait pas? Les tentatives de la Suisse à signer des accords de libre échange avec d'autres pays complémentaires sont de bons augures, car elle peut les limiter à des secteurs clé et atteindre des synergies. Par opposition, le suivisme européen n'amène quand à lui aucune perspective originale.
La volonté de l'EU de lier politiquement tout les dossiers passés et futurs n'augure donc rien de bon, et la Suisse doit prendre conscience que son intégration devra bien être stoppée un jour, faute de quoi elle sera avalée par un loup européen qui aura su l'amadouer avec des propos rassurants mais trompeurs. Comme dans la fable du corbeau et du renard, les escrocs ne vivent que de la crédulité de leurs victimes, et une fois la tromperie réalisée il ne reste que les yeux pour pleurer. Ne faisons pas la même erreur. La solidarité fiscale européenne est un leurre qui ne trompe personne, sauf nous et notre stupide culpabilité d'être plus riche que les autres! La faillite de la Suisse incombera principalement à nos propres élites qui ont trompé la population en manipulant des données statistiques, ou en cachant des promesses secrètes avant les élections. Agissons contre cette élite bien pensante qui nous condamnera tous!
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04 Mars 2008 à 14:25 dans
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