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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Elections fédérales 2007 – L’étude Select montre une UDC en pleine ascension, avec un électorat nettement plus jeune et autrefois de gauche

Alors que les medias de gauche dépeignent généralement l’électorat UDC comme un conglomérat d’abrutis, la dernière étude Select sur les dernières élections fédérales montre une toute autre image. Parmi les principales conclusions, on peut déjà souligner les points suivants : 

1.       L’électorat UDC a doublé de 1995 à 2007, comme d’ailleurs celui des Verts, pour atteindre 28.9% des sièges, alors que les seconds en sont à 9.6%. (Comme pour les statistiques commerciales  des pays émergents, la croissance en termes de pourcentages des Verts est toujours plus rapide quand on part de rien).

2.       La progression de l’UDC s’est faite principalement au détriment du PRD, dont 27% de l’électorat partage les thèses de l’UDC, et 19% des PDC. Pas moins de 89% des électeurs UDC suivent la ligne nationale du parti, ce qui en dit long le peu d’influence des courants bernois et grisons.

3.       La surreprésentation de l’UDC auprès des jeunes est également remarquée, alors que normalement l’électorat bourgeois est plus âgé. Le PS est d’avantage représenté parmi les 45-64 ans et perd les jeunes de 25-34 au profit des Verts.   

4.       L’UDC augmente également son attrait auprès des classes à faible revenus, autrefois le pré carré des socialistes, ce qui est une bonne nouvelle pour le « Schweizerische Volks Partei » et dément l’argument tant rabâché que ce parti blochérien ne serait pas proche des gens simples. Le pourcentage de personnes très qualifiés est néanmoins moindre que dans les autres partis, alors que les têtes de la nouvelle UDC blocherienne viennent d'en haut. Les radicaux perdent néanmoins du plus en plus  de personnes qualifiées

5.       De nombreux votants UDC avaient déjà décidé depuis longtemps pour qui voter, alors que les indécis de dernière minute ont voté  pour d’autres partis.

6.       Enfin, face à deux blocs UDC-PS, le centre PRD-PDC se réduit comme une peau de chagrin. Les attaques de l’ex chrétien-social Christophe Darbellay contre le PRD ne vont certainement rien arranger. De nombreux PDC ont déjà rejoint l'UDC.

7.
L’étude pointe également que la concordance n’existe plus car seulement 3 partis sont représentés au gouvernement. En effet, Georg Lutz est convaincu que Christoph Blocher représente la vraie UDC victorieuse et que le tour de passe-passe "Schlumpfien" fomenté par les PDC, Radicaux romands, PS et Verts se paiera aux prochaines élections fédérales de 2011. Pour lire l’étude complète, cliquez sur http://www.selects.ch/selects_07_f.pdf

Images pornographiques sur les natels - Près d'un jeune sur deux en visionne!

Selon une étude de l'université de Zurich, près de la moitié des gymnasiens en Suisse alémanique ont déjà visionné des films pornographiques ou des scènes de violence sur leurs natels. Une étude - pas encore publiée - de l'Université de Zurich montre que la consommation de films sexuels et de violence sur les téléphones portables est largement répandue parmi les jeunes. Pour l'étude, un sondage en automne dernier auprès de plus de 435 élèves de Suisse alémanique a montré que près de la moitié  des 12-16 ans ont déjà vu des images pornographiques ou violentes  sur leur natel au moins une fois. Le taux est même de 63 pour cent chez les garçons, et de 8 pour cent pour ceux qui consomment des films pornographiques et violents de façon régulière. 

Particulièrement choquant,  les adolescents apprécient particulièrement les vidéos X et des scènes pornographiques avec des animaux, ainsi que des film à caractère humiliant et douloureux qui servent à intimider d'autres jeunes. Plus répandues sont aussi les scènes filmées où quelqu'un se fait frapper. Egalement inquiétant, la plupart des films sont téléchargés par les jeunes depuis  internet sur leur téléphone mobile, soit presque un film sur dix. L'usage de ces films au sein d'un groupe peut également facilement déraper et amener à d'autres violences.

Selon la loi, les jeunes qui diffusent ces films à des tiers sont passibles d'amendes.  La police zurichoise a déjà saisi plus de 300 natels depuis le début de l'année.  (Source: Berner Zeitung, 28.4.08)

Il n'est pas normal que l'industrie se lave les mains en vendant des téléphones qui deviennent une nuisance pour d'autres. Egalement, les fournisseurs d'accès ne sont pas tenus de filtrer l'accès a des contenus érotiques sur internet, laissant le soin au parents -souvent déboussolés-de faire le nécessaire. Il n'est que temps de sévir et faire stopper ce commerce dégoutant et scandaleux.


L’ASIN contre l’extension de la libre circulation

L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher a eu des mots durs samedi à Berne lors de l’assemblée générale de l’ASIN. Il reproché une «saloperie» à une commission du Conseil des Etats et accusé la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey de violer la neutralité. Début avril, la commission de politique extérieure du Conseil des Etats avait demandé que la reconduction de l’accord de libre circulation avec l’Union européenne (UE) et son extension à la Roumanie et la Bulgarie soient regroupées dans un seul paquet. Initialement, le Conseil fédéral avait proposé au Parlement deux projets séparés. Mais la reconduction de l’accord de libre circulation n’est possible qu’avec l’ensemble de l’UE et pas avec seulement certains Etats membres, a argumenté la commission. Le Conseil des Etats se saisira de ce dossier lundi lors d’une session spéciale. M. Blocher a qualifié cette exigence de la commission de «saloperie» ( «Schweinerei») devant l’assemblée générale de l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN). – (afp) Pour les adeptes de détails plus croustillants sur les discours des intervenants, voici les liens en question:  

Pour plus de détails, cliquez sur la page de l'ASIN

 

Banking reform must begin in boardroom

By Paul Myners, Former member of the Financial Reporting Council
Source: Financial Times

Proposals to overhaul the banking system have largely ignored the governance of our banks. But if other reforms are to have any traction, it is essential to shake up the boardrooms that oversee the rest of the operation.

First, board members should never forget that the most vital part of their job is to challenge executives. My rule of thumb is swiped from Voltaire: judge a person by his or her questions. Are board members asking the right questions and with enough persistence? Simple in theory, but not easy to do in environments where anything more than the occasional mundane query is regarded as bad form. I have had meetings in the boardrooms of nearly all our big banks. Some are stuffy and some are modern, but none of them feels like a room made for serious discussion, decision-making or curiosity about the source of profits and profitability or the location and scale of risk.

The typical bank board resembles a retirement home for the great and the good: there are retired titans of industry, ousted politicians and the occasional member of the voluntary sector. If such a selection – more likely to be found in Debrett’s Peerage than the City pages – was ever good enough, it is not now. The business of banking is exponentially more complicated than a generation ago, and the panel guiding it must be able to follow its dealings. At the very least the chairman and senior independent director or chairman of the risk committee should have recent and relevant banking experience. Most do not. Few non-executives have the skill or appetite to challenge the thinking behind risk budgeting; to identify weaknesses in risk measurement techniques or the spurious accuracy implied; to reach their own view on asset and liability valuations or reach a view on capitalisation independent from the minimum levels required by regulators and suppliers of credit.

Bankers’ pay is an area where independent directors on remuneration committees can have a big influence. It is their job to ensure that compensation aligns with the interests of shareholders. Yet given the explosion in financiers’ bonuses it is doubtful whether banks’ independent directors were sufficiently challenging about incentive effects or sensitive to the culture they were promoting. Since excessive pay often drives goofy corporate strategy, and vice versa, such a relaxed attitude has been doubly harmful.

Finally, all the talk about increased powers for regulators should take into account who those officials deal with. Regulators will typically bring concerns about risk to executives. It would be far more effective if they were also to engage with outside directors. The warnings about underpriced and undermeasured risk, particularly from the Bank of England, did not get through to the non-executive directors who had the obligation and power to challenge reckless pro-cyclical policies.

Unless there is a change in the way banks are governed, the excesses that led to the credit crunch stand to be repeated. It is not surprising that the Bank’s governor said this week’s bail-out was “not to protect the banks but to protect the public from banks”. Bank boards and their non-executives in particular, who played the main role in allowing this crisis to happen, are going to have to raise their game.


chez UBS, on ne change pas une équipe qui perd

Editorial paru dans l'Agefi le jeudi 24 avril 2008

La révolution ne passera pas. Les annonces de coup d’éclat ou de force s’étaient pourtant multipliées ces dernières semaines alors que se rapprochait la date de l’assemblée générale d’UBS. Et, vu la virulence de certaines déclarations d’actionnaires, on aurait pu croire à la possibilité d’un coup de force sous l’impulsion d’un front unifié. Mais l’union n’a pas eu lieu. Quelles qu’en soient les raisons, tous les points de l’ordre du jour soumis au vote ont été approuvés à d’écrasantes majorités dignes des élections à certains Politburo au siècle dernier.

A croire que rien ne s’est passé au sein de la plus grande banque de Suisse. Le fait que les pertes s’affichent désormais à quelque 38 milliards de francs et qu’elles annulent purement et simplement la totalité des bénéfices enregistrés par l’institution depuis sa création en 1998 n’aura finalement fait que peu de vagues. Pas plus que le rapport publié en début de semaine et tentant d’expliquer les incroyables circonstances et la suite de choix absurdes qui ont mené à creuser ce trou colossal. Rien n’y a fait. Pire, seul verrou à sauter, Marcel Ospel a fait en sorte de laisser derrière toute sa clique d’«Ospel boys» qui ont largement contribué à mettre en péril la banque qui les emploie. A commencer par son remplaçant à la tête du conseil d’administration, Peter Kurer, aussi connu pour son rôle actif dans la débâcle de Swissair et dans celle de la très coûteuse Swiss. Les doutes quant à la capacité de ce juriste à redresser la barre d’UBS sont désormais imprimés dans l’esprit de la plupart des observateurs. Les plus violentes critiques se sont tout de même fait entendre hier encore lors de l’annonce de son élection accueillie par un tollé et des sifflets. Mais Peter Kurer n’est pas la seule scorie du passé puisqu’il s’est adjoint les services de Stephan Häringer, lui aussi disciple d’Ospel, en tant que vice-président.

Si le plan de réorganisation et la nouvelle stratégie, toute faite de prudence, énoncés ont été loin de rassurer, le plan de recapitalisation, ouvert cette fois à tous les actionnaires, a pu redonner un certain espoir aux détenteurs de titres UBS. Et cela, malgré la dilution que va entraîner l’arrivée de 15 milliards de francs, en plus des 13 milliards obtenus, il y a quelques semaines, auprès de fonds singapouriens et moyen-orientaux. Enfin, les nouvelles règles de gouvernance, qui instituent notamment une réévaluation annuelle des membres du conseil, semblent tenir davantage d’un effet de style que d’une réelle garantie contre de nouvelles dérives.

Il y a décidemment quelque chose d’insoutenable à voir le directoire d’une institution incapable de reconnaître l’mpleur réelle de ses erreurs et de prendre les mesures qui s’imposent pour changer une équipe qui a manifestement perdu. UBS a trop longtemps été l’étendard du système bancaire suisse pour ne pas mériter mieux que des demi-réformes, émanations de l’amateurisme effarant d’une coterie qui ne veut tout simplement pas renoncer au pouvoir. Sinon, cette icône helvétique risque bien de finir en petits morceaux et reléguée en deuxième ligue.


Affaire Garbani - La presse exécute le policier délateur plutôt qu'une syndique bourrée qui insulte ses subordonnés

S'il fallait une preuve supplémentaire que notre pays nage en plein délire gauchiste, l'affaire Garbani en apporte une fois de plus la preuve. L'émission Infrarouge d'hier soir est symptomatique du copinage socialo-médiatique actuel qui pardonne l'impardonnable à une syndique socialiste arrêtée pour insulte à l'encontre d'agents communaux, pourtant ses subordonnés.

Une question s'impose: le traitement médiatique aurait-il été le même si un élu UDC avait fait de même? On peut en douter. A la place donc de classer cette affaire somme toute sordide et démettant cette politicienne avec effet immédiat, comme cela serait le cas dans le secteur privé, on préfère lui trouver des excuses, et mettre sa situation familiale en exergue. Jean Studer n'exclu même pas de la représenter aux prochaines élections! Mme Garbani n'aurait pas déshonoré sa fonction publique, mais elle aurait révélé au monde les atrocités de la violence conjugale, et le drame des femmes dans notre société. On croit rêver…On en aura pendu pour moins!

Quelle sera la prochaine affaire? Apres avoir minimisé ce dérapage, quel sera la limite du tolérable fixée par les medias? Que dira-t-on si des photos montrent un élu en train de sniffer de la coke, ou de s'adonner à des ébats zoophiles? Aura-ton la même tolérance pour un élu de droite quand on voit l'acharnement médiatique contre les excès de vitesse du PDC tessinois Philipo Lombardi? Or on le sait, la gauche minimise les atteintes contre la police et préfère traiter les automobilistes de criminels. La réponse est pourtant claire: un mandat politique doit garantir l'intégrité d'un élu! Une démission pour raison de "santé" n'est pas forcément une honte mais une juste conséquence de ses actes, et aussi une marque de respect pour les électeurs et le parti. Malheureusement, de cela on est bien loin!

Prix alimentaires - la dure loi de la réalité

Rouxel Jean - mercredi 16 avril 2008
Les4verités.com

Selon Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, 33 États seraient menacés par des troubles politiques liés au renchérissement des denrées alimentaires. Dans ce contexte, la Banque mondiale et le FMI, souvent décrits comme les temples de « l’ultra-libéralisme », demandent des interventions urgentes des gouvernements – de ces 33 pays d’abord, mais aussi du reste du monde.

Quelle est la réalité ? L’augmentation de la demande de biocarburants, de la consommation, des coûts de transport, et la mise en jachère de nombreuses terres arables dans les pays développés, se conjuguent pour entraîner une forte hausse des prix alimentaires. La Banque mondiale estime cette hausse à un doublement au cours des trois dernières années !

On savait déjà que le contrôle de l’eau était un enjeu majeur pour le Proche-Orient. Nous (re)découvrons ces derniers temps la place des matières premières dans l’économie mondiale. En un sens, cette crise tombe à point nommé pour nous rappeler une fois de plus que l’économie purement virtuelle – qu’elle soit socialiste ou de spéculation financière – n’a aucun avenir : les opérations financières n’ont d’intérêt que pour aider au développement à grande échelle de l’économie réelle, pas pour la remplacer.

Or, l’Occident en général et l’Europe et la France en particulier continuent à se gargariser des charmes de la « désindustrialisation ». Et l’UE pousse même l’aberration jusqu’à financer – sur les deniers du contribuable – la mise en friche des terres agricoles. De la fin des années 1990 jusqu’à la récolte 2007, il a même existé un taux de jachère obligatoire (!) de 10 % des terres. Fort heureusement, à l’automne dernier, ce taux de jachère obligatoire a été passé à 0 % pour tenir compte des tensions sur les marchés agricoles (le cours du blé a augmenté de 120 % en un an !).

Souhaitons que cette saine réaction marque le commencement d’un retour à la sagesse et que l’UE et les gouvernements non seulement ne reviennent pas à la scandaleuse jachère obligatoire mais cessent aussi de subventionner la mise en friche ! Et, pendant qu’on y est, peut-on se prendre à rêver que la France et l’UE redécouvrent par la même occasion qu’abandonner toute compétence industrielle, que fantasmer sur des usines entièrement délocalisées, comme naguère le patron d’Alcatel, n’est certainement pas de bonne politique dans la situation actuelle de la concurrence mondiale. (Source: les4verites.com)

Alors que les altermondialistes hurlent à la hausse (capitalistique) des prix agricole sur les marchés mondiaux, et justifient ainsi  les démonstrations populaires dans certains pays en développement, on est en droit de s'interroger sur le double langage des amis du tiers monde. D'un coté, Walter Fust (ancien chef de la DDC) condamne les subventions agricoles des pays industrialisés qui tuent les fermiers du tiers monde en bloquant leurs exportations vers le nord ou en inondant leurs marchés avec des produits subventionné (ex. le poulet US au Mexique), de l'autre la gauche veut taxer le commerce international avec des taxes C02 et encourager le commerce bio de proximité à un coût élevé.

Jean Ziegler, le clown altermondialiste dépêché par la Suisse au conseil des droits de l'homme, compare même les biocarburants à un crime contre l'humanité alors que les écologistes ne juraient que par cela il y a peu. Or il faut voir que les biocarburants permettent aux pays industrialisés souffrant d'une surcapacité agricole comme la Suisse de se diversifier. En effet, après des années de restructurations du marché agricole, de suppressions de quotas et de prix garantis, et de chute dramatique du nombre d'exploitations agricoles (30% de working poors chez les paysans suisses selon l'USP,  et un salaire annuel de 40'000 francs) , les biocarburants permettent aux paysans suisses de se refaire un peu alors qu'un accord agricole avec l'UE menace. La question de la hausse des produits agricoles est certes due à une demande croissante de certains pays, du développement de biocarburants à la place de zones de cultures, mais aussi à l'inefficacité des politiques locales dans ces mêmes pays en voie de développement.

Le constat est donc bien que les membres de l'OMC doivent pouvoir garantir une nourriture de proximité et à des prix abordables sans être trop tributaire des marchés mondiaux. La grande distribution est la grande gagnante de la mondialisation de l’agriculture alors que les petits producteurs peinent à survivre. L'offre domestique doit être garantie pour éviter une aspiration des prix vers le haut, et a terme des déséquilibres mondiaux et une crise mondiale.

Eveline Widmer-Schlumpf finira par lasser ceux qui l'ont élue

Par Dominique Baettig, conseiller national UDC du Jura, s'en prend à la conseillère fédérale, qu'il estime être un parfait caméléon, et dénonce la perte de crédibilité des institutions.

Dominique Baettig
Mardi 22 avril 2008
Source:Le Temps,
http://www.letemps.ch/template/opinions.asp?page=6&article=230338

Ils ont la jouissance ostentatoire, les donneurs de leçons de démocratie au service exclusif de la classe politique. Eux, les vrais experts et les vrais sages savent reconnaître ce que le peuple veut, ce qu'il lui faut et comment les institutions doivent fonctionner.

La confiscation de la représentation d'une partie de l'électorat, le tour de passe-passe permettant de placer une candidate sans profil autre que celui de rouage bien huilé de l'Administration à la place d'un manager porte-voix du peuple était sans doute puéril mais légal à défaut d'être légitime. Soit. On ne peut s'empêcher de penser à l'exemple calamiteux de l'Etat d'Israël qui reconnaît comme interlocuteur (et collaborateur!) Mahmoud Abbas au lieu des représentants élus et légitimes du peuple palestinien. Et aux dégâts qu'une telle opération occasionne en perpétuant l'oppression et en disqualifiant l'autorité désignée.

Qu'on essaie de parer de toutes les qualités celle qui a voulu jouer le rôle de «potiche» fréquentable pour tous les anti-blochériens enragés ou primaires constitue un exercice délicat de déconstruction de la culture politique helvétique. En termes de crédibilité d'abord et d'image ensuite.

Car Madame Eveline Widmer-Schlumpf, au service exclusif de son autopromotion et de sa carrière, est un parfait caméléon. Comme Nicolas Sarkozy, son modèle, elle se prête à incarner tous les désirs de ceux qui projetteront sur elle une identité ou des intentions. «Je suis tout ce que vous voulez et pensez», dit-elle: libérale, souverainiste et européenne, gentille-méchante, de gauche et de droite, femme et «homme politique», vraie UDC ou fausse centriste, tout, je serai tout.

A ce jeu de mystifications: UDC élue par le centre gauche, femme à poigne plus adroite (à défaut d'être à droite!), plus efficace dans le fond que Christoph Blocher (parlant encore moins bien français!) qui lui, dérangeait sur la «forme», pion ou missile, sous-marin, alibi ou authentique, il n'y aura au final que des déçus. Car la rusée montagnarde fera surtout du «Blocher par défaut» pour surfer sur la vague de popularité ou d'hostilité que le «boxeur politique» UDC a suscitée.

La perte de crédibilité de nos institutions est grande, comme la diminution du capital de confiance en la classe politique qui fait du psychodrame, du soap opera de petite cuvée, alors que les nuages noirs s'amoncellent. Crash de l'UBS, de CFF-Cargo, pressions inadmissibles sur notre politique extérieure de neutralité (Iran), interdiction de critiques de l'islamisation et imposition des minarets comme symboles d'occupation coloniale, chantage sur notre fiscalité, sur la démocratie directe.

C'est la sarkozysation de la politique fédérale à laquelle nous assistons: faire du Blocher sans Blocher, en le vidant de sa substance, de son style, de son projet. Le mariage de la carpe et du lapin, de la gauche volant au secours de la droite, au service du fonctionnement des rouages de l'Etat et de l'Administration qui expliquent au peuple ce qu'il doit faire. Et ne pas faire, surtout accepter de payer sans rechigner et se soumettre aux directives et pressions extérieures. De l'UDC light, sans contenu concret. Une politique spectacle: sainte Eveline et martyre contre les méchants UDC, Cendrillon féministe contre macho-managers et peuple vulgaire, femme de dossiers de fer contre homme de paroles, économie et juridisme comme valeurs suprêmes contre légitimité populaire et valeurs identitaires.

Ceux qui auront prêté le jeu à cette confiscation, à cette énucléation du politique (orchestrée par la stratégie PDC, socialistes et Verts) portent une lourde responsabilité dans la disqualification de la concordance et le développement d'un modèle du faux-semblant. Ni reconnue et adoubée par l'UDC, investie d'un rôle qu'elle n'a pas par les «autres», elle finira par lasser. Il n'y avait qu'à voir les mines déconfites de ses supporters à l'émission de la TV romande Infrarouge l'autre soir. Elles en disaient long.


L’UE peine à faire pression sur la Bulgarie et la Roumanie

Traduction d’un article paru dans le Financial Times le 18 avril 2008 (EU hampered in pressuring errant weapons to put pressure on newcomers)


Le mécontentement face la corruption, le crime organisé et les atermoiements politiques en Bulgarie et en Roumanie reste en travers de la gorge des anciens membres de l'Union européenne et également à Bruxelles. 
Mais les décideurs européens affirment que, du fait que la Bulgarie et la Roumanie sont membres à part entière du bloc de 27 nations, l'Union européenne a peu instruments efficaces à sa disposition pour obliger ses deux nouveaux arrivants (également les plus pauvres) d’élever leurs standards.

Dans les mois précédant l’entrée de la Bulgarie et la Roumanie en janvier 2007, l'UE s'est retrouvée dans un piège car elle sentait qu'ils n'étaient pas prêts pour l'adhésion, mais ne pouvait retarder leur entrée sans revenir sur ses promesses et ternir la réputation de l'UE.  Pourtant les traités d'adhésion de la Bulgarie et la Roumanie contiennent trois clauses qui fournissent une base légale pour d'éventuelles mesures de rétorsions à leurs égards, mais elles ne s'appliquent que jusqu'à la fin 2009.


La "clause de sauvegarde économique" permet une intervention si l'entrée de ces états dans le marché commun cause des dommages aux secteurs économiques européens. Or cette clause est peu susceptible d'être invoquée parce que les problèmes ne sont pas principalement de nature économique.

En vertu de la "clause du marché intérieur", certains projets financés par l'UE pourraient être interrompus si, par exemple, Sofia ou Bucarest ne respectaient pas les règles relatives aux marchés publics. Les subventions à l'agriculture pourraient également être coupés ou retenues.

Ce sont des armes puissantes, car la Roumanie doit recevoir €32 milliards (SFr. 51 milliards) et la Bulgarie € 11 milliards (SFr. 17 milliards) d’aides d'ici 2013. Mais certains responsables de l'Union jugent ces châtiments comme inadaptés parce que l'agriculture et les achats publics ne sont pas au cœur des problèmes de corruption.

La clause "justice et affaires intérieures " permet également à d'autres états de refuser de reconnaître les décisions judiciaires Roumaines et Bulgares s’ils font peu confiance dans les systèmes judiciaires de ces deux pays. Dans des circonstances extrêmes, les Etats membres de l'UE pourraient invoquer l'article 7 du traité sur l'Union européenne. Cet article permet de suspendre certains droits d'un Etat membre s’il est jugé comme étant en "violation grave et persistante» des principes européens de liberté, de démocratie, de droits de l'homme et de la primauté du droit. (FT)

Bref, on le voit, l’adhésion de ces deux nouveau membres est loin d’être une formalité ni une partie de plaisir. Or au bureau de l’intégration, chez Mme Calmy-Rey et Mme Leuthard, c’est le mutisme. Au contraire, la propagande fédérale marche la fleur au fusil et traite le peuple sceptique d’imbécile. L’argumentation pour étendre la libre circulation de ces deux pays «  pour le bien du pays » est donc un tissu de mensonges qui ne rend que plus impératif le devoir de faire taire ce gouvernement camé à l’europhilie.  


Die Abwahl - Die Geheimoperation gegen Christoph Blocher


Ein Film von Hansjürg Zumstein

Am 12. Dezember 2007 wird Bundesrat Christoph Blocher überraschend abgewählt. Die Sozialdemokraten und die CVP haben hinter dem Rücken der SVP eine Gegenkandidatin organisiert: Die SVP-Regierungsrätin Eveline Widmer-Schlumpf. Die Wahlsiegerin SVP geht in die Opposition. Mit minutiösen Recherchen zeigt DOK wie es soweit kommen

Als Video ansehen: http://www.sf.tv/sf1/dok/index.php?docid=20080306-2000-SF1

Blocher's Interview: http://www.teleblocher.ch/