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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La Cour Européenne des Droits de l'Homme préfère protéger un multirécidiviste plutôt que les honnêtes gens!

La Suisse aurait violé le droit au respect de la vie privée d'un jeune Turc en décidant son expulsion après trois condamnations pénales. La Cour européenne des droits de l'homme lui alloue une indemnité de 3000 euros pour tort moral. La Cour européenne estime qu'au vu de la "gravité relative" des condamnations prononcées contre le requérant, de la faiblesse de ses liens avec la Turquie, et du caractère définitif de la mesure d'éloignement, la Suisse a violé la Convention européenne.

Arrivé en Suisse à l'âge de cinq ans, ce jeune étranger y a effectué toute sa scolarité obligatoire. Il y a toutes ses attaches familiales et sociales. En comparaison, les liens qu'il a conservés avec la Turquie, son pays d'origine, sont plus ténus. Les problèmes de santé du requérant, qui souffre d'un "trouble de la personnalité" avec des éléments "impulsifs et borderline" ont aussi pesé dans la décision. Elle n'a pas ménagé un "juste équilibre" entre son intérêt à contrôler l'immigration et les intérêts du requérant et de sa famille. En plus d'une indemnité pour tort moral de 3000 euros (4860 francs), le requérant se voit allouer 4650 euros pour ses frais et dépens. En 2004, le Tribunal fédéral était arrivé à une conclusion inverse. Il avait jugé que l'intérêt public à éloigner le jeune homme prédominait sur son intérêt à demeurer en Suisse (ATS)

Or si on lit la version alémanique (non-épurée) de la dépêche ATS  reprise par le journal bernois "Der Bund", on voit que cette personne avait commis plusieurs vols et cambriolages, des délits routiers et plus grave encore une agression physique contre une autre personne, qui l'ont conduit à un total de 18 mois et demi en prison. C'est sur cette base que la police des étrangers du canton de Neuchâtel avait décidé en juin 2003 de l'expulser hors du pays pour une durée indéterminée. Egalement, le Tribunal Fédéral avait également décidé qu'il était dans l'intérêt du pays de l'expulser. Il avait été renvoyé une première fois en octobre 2004 et était revenu (par la fenêtre) illégalement, pour être expulsé une deuxième fois, à nos frais bien évidemment. Est-ce que la CEDH va ensuite demander qu'on naturalise ce gentil garçon? On le voit une fois de plus, une juridiction déconnectée de la réalité préfère fouler des pieds le droit des honnêtes gens à vivre tranquille et récompenser un multirécidiviste. Parler de "gravité relative" est donc tout simplement scandaleux. La CEDH et ses amis de la Commission Fédérale contre le Racisme (autorité morale autoproclamée) préfère sans doute saupoudrer des demi-mesures teintées d'angélisme intégrationniste, plutôt que de protéger les vraies victimes. Quelle honte!


La Weltwoche tire à boulets rouge sur le DFAE, les bureaucrates fédéraux et les abus de l'aide sociale par les naturalisés

1. Behördenpropaganda
Hinter den Kulissen
Von Urs Paul Engeler

Bundesräte und Verwaltung dementieren, doch die Beeinflussungsmaschine Bundeshaus läuft effizient. Ein Blick in die Werkstatt der behördlichen Meinungsmacher.

2. Die Terroristenflüsterin
Von Pierre  Heumann

Das EDA unter Chefin Calmy-Rey hat einen Trommler der terroristischen Hamas wiederholt als Referenten eingeladen. Die Aussenministerin wird zum Risiko für die Schweiz.

 

3. Einbürgerungen - Pass und tschüss
Von Alex Baur

Wer einbürgern sagt, meint in der Regel vor allem ausreisen. Dies zeigt eine Statistik aus Zürich.

 


Accord sur la libre circulation des personnes : le Conseil fédéral s’abstient provisoirement d’invoquer la clause de sauvegarde spéciale

Berne, 21.05.2008 (DFJP) - Le Conseil fédéral a décidé, lors de sa séance de ce jour, de s’abstenir provisoirement d’invoquer la clause de sauvegarde spéciale. Actuellement, la Suisse n’a en effet aucun intérêt à réintroduire des contingents d’immigration. Cette décision est essentiellement motivée par les expériences positives réalisées dans le domaine de la libre circulation des personnes et par la toujours très forte demande de main-d’œuvre de l’Union européenne émanant de l’économie suisse.

Depuis la suppression du contingentement, au 1er juin 2007,  les ressortissants des Etats de l'UE-15 ainsi que ceux de Chypre et de Malte bénéficient de la totale liberté de circulation. La clause de sauvegarde prévue dans l'accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) offre à la Suisse la possibilité de réintroduire unilatéralement des contingents, pour une durée limitée, si le nombre d'autorisations de séjour délivrées au cours d'une année dépasse d'au moins 10 % le seuil de la moyenne annuelle des autorisations émises au cours des trois années précédentes.

Une année après la suppression du contingentement, ces conditions formelles sont remplies pour les autorisations de séjour B (d'une durée de 5 ans), mais non pour les autorisations de courte durée L (d'une durée de 4 à 12 mois). En effet, bien que le nombre des autorisations de séjour B octroyées (80 300 jusqu'à fin mars 2008) a fortement progressé depuis la suppression des contingents, la demande d'autorisations de courte durée est en net recul. Plus de la moitié des nouvelles autorisations de séjour B ont cependant été délivrées à des personnes travaillant déjà en Suisse, soit comme titulaires d'une autorisation de courte durée, soit comme frontaliers (effet de conversion).

Le Conseil fédéral a analysé les répercussions politiques et économiques d'un recours à la clause de sauvegarde. Sa décision de ne pas invoquer cette clause pour l'instant est notamment motivée par les expériences très positives, pour la plupart, réalisées avec l'ALCP et par la toujours très forte demande de travailleurs ressortissants de pays membres de l'Union européenne.

L'immigration en provenance de la zone UE a évolué en fonction des besoins de l'économie suisse, contribuant à l'essor économique de notre pays. La situation conjoncturelle favorable a induit une nette baisse du taux de chômage. De manière générale, il n'a été constaté ni éviction de la main-d'œuvre indigène, ni répercussions négatives sur le niveau des salaires. Quant aux assurances sociales, les coûts supplémentaires se sont avérés nettement inférieurs aux prévisions. Tels sont les résultats publiés fin avril 2008 dans le rapport de l'Observatoire de la libre circulation des personnes concernant le marché du travail suisse.

Actuellement, la Suisse n'a donc aucun intérêt à réintroduire des contingents d'immigration. Le Conseil fédéral se réserve le droit de reconsidérer ultérieurement cette question, notamment en cas de changement important des conditions économiques ou de la situation du marché du travail. Le DFJP est dès lors chargé de poursuivre son travail d'observation et de soumettre un nouveau rapport au Conseil fédéral d'ici l'automne 2008.(DFJP)

On l'aura compris, l'aplaventrisme federal continue. Alors que le nombre d'immigrants européens a augmenté fortement, et que le revenu net des suisses a diminué même durant la periode economique faste de 2002-2006, le conseil federal refuse de mettre en place des mesures qu'il avait promis aux suisses pour faire passer la votation sur la libre circulation. Alors que le taux de chomage suisse a certes diminué, il reste tres important dans les zones frontieres, sans compter la pression sur le marché de l'immobilier et des loyers. Bref, le conseil federal se fiche des suisses comme de sa derniere chaussette, car il roule en secret pour une adhesion a l'UE. Quelle trahison!

Ci-dessous, les chiffres  migratoires  de  l'ODM (fichier 1 et fichier 2) et un graphique de l'OFS sur le niveau réel des salaires:


Calmy-Rey considère son voyage en Iran comme exemplaire

Traduction de la NZZ page 17, 15 Mai 2008
http://l036sys0.nzz.ch/2008/05/15/il/articleG53S9.html

Au cours d'un discours durant le Swiss Export Day à Lucerne, la conseillère fédéral Calmy-Rey s'est pliée à un vieil exercice, comme de nombreux conseillers fédéraux  avant elle: débattre de la politique économique extérieure de la Suisse.

Lors d'une conférence organisée par l'association des exportateurs suisses, la cheffe du DFAE est remontée jusqu'à 1917 lorsque le Conseil fédéral pratiquait la séparation des département du commerce et de l' économie pour des raisons de neutralité, et laissait les diplomates du commerce agir comme un ministère de l'ombre des affaires étrangères. Calmy-Rey n'a pas (du moins pas explicitement) plaidé pour une réintégration de la section commerciale étrangère dans le DFAE. Elle a néanmoins décrit l'ère de la politique commerciale extérieure  "apolitique", comme étant du passé.

Nucléaire et traité gazier

Calmy-Rey a utilisé l'événement à Lucerne non seulement pour justifier sa présence à Téhéran pour la signature de l'accord gazier pour EGL, la filiale d'Axpo. Elle a également décrit ce voyage comme "un modèle d'exemple de coopération réussie entre une entreprise suisse et la diplomatie suisse». La société (qui appartient aux cantons situés dans la partie orientale du pays) livrera la plus grand partie du gaz acheté en l'Italie, mais la Suisse bénéficiera de la diversification de ses voies d'approvisionnement

Sa remarque selon laquelle l'accord entre Axpo-EGL et la société gazière étatique iranienne Nigec aurait été conclu grâce au rôle de Suisse dans le différend nucléaire avec l'ONU est particulièrement surprenante. D'après la cheffe du DFAE, "les liens étroits établis dans ce contexte ont permis d'obtenir un soutien spécifique pour ce projet afin que les négociations pour le contrat gaz puissent être conclues avec succès." Cette mention figure en bas de page 4 du texte du discours disponible sur le site du DFAE

Commentaire

Les États-Unis ont plus ou moins toléré le traité le gazier signé par la Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran depuis 1979. Pour des raisons stratégiques ou pour réduire la domination de la Russie comme fournisseur de gaz en Europe, Washington est intéressé par un couloir gazier du Caucase au Sud de la Méditerranée. Mais si le DFAE fanfaronne (pour des raisons domestiques), sur la réalisation de ce  contrats lucratif avec l'Iran par le biais de ses activités de médiation, il envoie alors un message à ceux qui dans le pays cherchent à considérer le DFAE que comme "un département de service",  et l'étranger à ceux qui ont introduit des recours collectifs contre les entreprises suisses qui opèrent en Iran.


Le nouveau Justice "Stress" : un clip polémique

Depuis le 1er mai circule sur internet le nouveau clip du groupe français Justice, intitulé "Stress". Si la qualité de la musique est au rendez-vous, c'est l'illustration donnée à travers le clip qui suscite la polémique... Agressions, saccages, vols, incendie, passage à tabac, insultes, ... Pendant plus de 6 minutes ce sont des scènes très dures et très violentes, crées par une bande de jeunes aux blousons ornés du logo en forme de croix du groupe, qui sont diffusés dans le clip. Réalisé par Romain Gavras, membre du collectif Kourtrajmé, ce clip reçoit donc de très nombreuses critiques positives et négatives sur le net, après plus de 300 000 vues sur Dailymotion. Les avis de certains dénoncent un message raciste, d'autres se félicitent de la vision réaliste de cette violence urbaine devenue quotidienne, d'autres analysent la scène finale comme une dénonciation de l'ultra-médiatisation du monde moderne et du voyeurisme de la télévision. Pour Frédéric Lagache, du syndicat de police Alliance, "ce genre d'approche est inacceptable, intolérable dans une société qui a d'abord besoin de repères. [...] L'apologie de la violence est un crime réprimé par la loi".

Attentions aux personnes sensibles, cette vidéo semble plus vraie que nature et il reste encore flou si les victimes ont volontairement participé au film. Compte tenu de cette violence gratuite et si réaliste on peut en douter.
http://triples.20minutes-blogs.fr/archive/2008/05/07/le-nouveau-justice-stress-un-clip-polemique.html


En Suisse, on apprend également dans le 24 heures que les jours-amendes, entrée en vigueur en janvier 2007, n’ont pas passé auprès de l’opinion. D'après l'édito de Philippe Maspoli du 08 Mai 2008, les juges et des avocats, auxquels s’associe même le procureur général du canton, affirment que le système des «peines pécuniaires» n’est pas adapté à la réalité. Le Code pénal fédéral doit être revu, aux politiciens de jouer, concluent-ils. Coïncidence ou non, ce coup de gueule inhabituel dans un ordre judiciaire d’ordinaire plutôt discret intervient alors que des policiers sont frappés à Aigle et que deux affaires de tabassages sont révélées dans le Nord vaudois. Or, rappelle un président de tribunal vaudois, les condamnations de mineurs augmentent depuis plusieurs années. Une partie de ces jeunes plonge dans la délinquance et se retrouve, après 18 ans, devant les tribunaux pénaux, face à une justice d’adultes qui donne depuis plus d’une année une image floue. Auprès de petits délinquants qui se fichent de jours-amendes sans conséquence réelle pour eux, cela se transforme en sentiment d’impunité. Ce que le juge de terrain demande, c’est de pouvoir sortir un vrai carton jaune avec une signification précise: l’infraction vaut cinq mois de prison, j’accorde peut-être le sursis parce qu’une chance mérite d’être donnée, mais en cas de rechute, les barreaux seront au rendez-vous. Certains criminologues ne croient pas aux vertus de la dissuasion, mais les juges, oui. Il vaut la peine de les écouter, sous peine de voir la justice démissionner. (24Heures)
 On le voit bien, la justice socialiste qui pensait faire payer les riches ne marche pas. Les paumés de tout poil s’en sortent et les délits continuent.

Des cancres des droits de l’homme épinglent la Suisse

Le Conseil des droits de l’homme a critiqué la Suisse hier. En cause, les étrangers et le suicide des jeunes. La Suisse ne prendrait pas assez au sérieux les suicides. Grâce à cette tribune onusienne d'opérette, des pays totalitaires comme Cuba, la Chine et plusieurs pays d’Asie et d’Afrique peuvent s'offrir le plaisir d'épingler la Suisse pour sa gestion des droits humains. On en rigole presque! L’exercice un brin surréaliste s’est joué hier lors de l’examen périodique universel auquel Berne a accepté de se soumettre. Cuba a notamment pointé la Suisse du doigt sur la question du suicide des jeunes, car la Suisse affiche l’un des taux les plus élevés du monde. L’ambassadeur d’Algérie a aussi recommandé à la Confédération de prendre des mesures pour combattre la xénophobie. L’Egypte a relevé que l’on observait une augmentation des tendances racistes. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont critiqué l’arbitraire du traitement des dossiers des demandeurs d’asile, ainsi que la possibilité de faire des tests ADN pour accélérer les procédures. Des ONG se sont engagées à ce que les recommandations de l’ONU soient suivies d’effet. Plusieurs pays ont insisté sur la nécessité de créer en Suisse une véritable institution nationale des droits humains. D'autres ont exprimé leurs inquiétudes sur la politique migratoire et les discriminations raciales. Le porte-parole de l'Egypte a relevé que l'on observait depuis plusieurs années une montée du racisme. Plusieurs pays comme l'Algérie ou encore la Côte d'Ivoire l'ont déploré. Même l'Iran s'est fendu d'un couplet sur la question. Les ONG ont souligné «l'impact négatif des campagnes xénophobes».

Or malgré cet exercice d'auto-flagellation ridicule, on apprend que la Cour suprême du canton de Zurich n'est pas entrée en matière sur un recours contre l'abandon de la procédure pénale dans l’affaire de l'affiche des moutons de l'UDC.  Dans un jugement publié jeudi, la Cour a néanmoins rappelé que l'affiche ne violait pas la norme pénale contre le racisme. Le recours a été rejeté pour des raisons formelles: les deux personnes qui l'ont déposé n'étaient pas habilitées à le faire. La Cour a cependant examiné le fond et constaté que l'affiche ne violait pas la loi, comme l'affirmait le Ministère public zurichois. L'affiche des trois moutons blancs qui éjectent un mouton noir ne vise pas une ethnie, une race ou une communauté religieuse précise. 
Un recours contre la décision de la Cour suprême peut être déposé dans un délai de 30 jours auprès du Tribunal fédéral. C'est le 19 septembre 2007 que 25 personnes proches du Parti du travail à Zurich avaient déposé plainte. La procédure avait ensuite été classée. Deux personnes avaient alors déposé un recours contre cette décision. (20minutes)

Kreise der Auserwählten

Von Urs Paul Engeler, Weltwoche

Die neuen Zirkel der Eliten heissen «Unser Recht» oder, gleich anmassend, «Club Helvétique». Die Kritiker des freien Bürgerwillens verabsolutieren Völkerrecht und Richtergewalt. Hinter den Kulissen planen sie den Angriff auf die direkte Demokratie. Eine Milieustudie.

Jeder Bürger und gute Demokrat, der sich über den Zerfall des Werts seiner Stimme an der ­Urne zu wundern beginnt, der sollte gelegentlich die Homepage des Vereins «Unser Recht» (www.unser-recht.ch) konsultieren. Dort kann er sich auch über die drohenden weiteren ­Kursverluste ins Bild setzen. Die feine Gilde, präsidiert vom Zürcher PR-Berater Ulrich E. Gut (FDP), Ehemann der ebenfalls im Klub agierenden Zürcher Regierungsrätin Ursula Gut (FDP), verfolgt den eher umständlich formulierten Zweck, «für Verständnis, Achtung und Weiterentwicklung von Rechtsstaat und Völkerrecht im Verhältnis zur Demokratie einzutreten». Etwas knapper, dafür genauer: Die Gruppe, die sich im letzten Dezember formiert hat, führt an vorderster Front den Kleinkrieg gegen die direkte Demokratie und für den Aus­bau des Richterstaats....

Pour lire l'article complet (en allemand) sur les fossoyeurs de la démocratie suisse, cliquez ICI


Genève - Le bijou de la Confédération

Genève apporte à la Suisse un rayonnement international qu’elle n’aurait, sinon, guère. La qualité de vie y est remarquable. A cela s’ajoute aussi une touche de provincialité.

Ce qui frappe l’observateur, c’est la répartition sociale, assez imperméable, de la population genevoise. Il y a les Genevois "ordinaires", qui font le quotidien et regroupent des résidents, des travailleurs frontaliers ainsi que les très nombreux demandeurs d’asile. Les résidents, surtout, vivent mal l’internationalité de Genève; ils sont d’ailleurs si critiques envers les "internationaux" qu’un jour, le secrétaire d’Etat Franz Blankart a proposé dans un rapport interne "tongue in cheek" de son département d’imaginer une méthode de psychanalyse collective afin de traiter ce problème. Le "patriciat", la classe des Genevois établis depuis longtemps tels que les Pictet, de la Rive, de Saussure, Mirabaud, Duboule, etc., a peu de contacts avec ces deux groupes. On reste entre soi et On se considère comme le support naturel de la République; à l’instar de la bonne société bâloise ou bernoise, ces gens sont discrets, leur langage est châtié et ils s’engagent non seulement auprès des banques privées, mais aussi dans des activités civiques. Vivant eux aussi en cercle fermé, les "internationaux" et les "oligarques" n’ont qu’un accès superficiel avec ce monde.

Un phénomène relativement nouveau est l’affluence d’Arabes et d’Européens de l’Est très fortunés. Ils sont encore moins en connexion avec la vie quotidienne genevoise que les "internationaux". Ils stimulent le marché des articles de luxe, mais aussi de l’immobilier haut de gamme, entraînant une flambée des prix de location et de vente, bientôt inabordables pour les Genevois.

Pour lire l'article complet de la Weltwoche (en français) , cliquez ICI

Les délégués UDC Vaud approuvent l'expulsion d'EWS et de sa section grisonne

Faut-il ou non exclure Eveline Widmer-Schlumpf (EWS) et tous ses camarades grisons? A ces questions, les délégués UDC  Vaudois ont répondu le 6 mai à Poliez-le-Grand. Ils l’ont fait en deux votes, ce qui a minimisé les risques d'un vote plus tendu si les deux objets avaient été réunis. Ainsi, à une écrasante majorité (114 oui contre 28 non et 3 abstentions), les délégués ont voté pour l’expulsion d’EWS. Peu étaient ceux qui lui  trouvaient encore des excuses après avoir visionné plusieurs fois le film de la DRS! Il reflète par ailleurs le climat général au sein de l'électorat UDC scandalisé par le tour de passe-passe du 12 décembre. La section vaudoise compte par ailleurs un gain de 500 à 600 nouveaux membres suite à ce coup de Jarnac.

Par 78 voix contre 70, les délégués se sont ensuite prononcés pour l’expulsion de la section des Grisons. Malgré quelques réticences compréhensibles sur une procédure inhabituelle, et par désir de ne pas condamner tout le monde, certains ont voté non. Néanmoins, la majorité a fait sienne l'adage "qui ne s'oppose consent". Le documentaire montre par ailleurs l'ancienne présidente de la section grisonne dans le train avec EWS pour un soit disant meeting avec les UDC fédéraux a Berne. Or Eric Bonjour confirme que durant les dernières années ou il s'est rendu à Berne, jamais il n'y a vu EWS, même pas ce jour là. L'ancien conseiller national Jean Fattebert indique quand à lui que la section grisonne vote 9/10 contre l'avis du groupe UDC aux chambres et que ses membres sont mal à l'aise. Il demande, ainsi de leur rendre leur liberté et de leur souhaiter bonne chance pour l'avenir. Une belle formule noble! On ne peut regretter que la section grisonne n'ait pas réussi a s'affranchir du lobby familial d'EWS, et surtout de son père. Une nouvelle section naitra et les anciens membres seront acceptés. 

Selon le secrétaire général Claude-Alain Voiblet, le débat a été franc et direct. Il a rappelé que les cinq délégués qui participeraient au comité central du 17 mai restaient libres de leur vote. «Nous ne voulions pas que nos adversaires puissent exploiter ce débat interne au parti», a-t-il ajouté, justifiant le huis clos imposé aux journalistes. Il n'empêche, les élus fédéraux PAI du canton, opposés a l'expulsion de la section grisonne, ont senti le vent Blocherien passer. Le lendemain, les fribourgeois et neuchatelois ont fait de même! Ce n'est qu'un juste retour des choses car s'engager à l'UDC exige un esprit d'équipe et une coopération entre les membre, ce qui n'existe pas chez certains bourgeois adeptes de flutes de champagne dans  des clubs mondains et dénués de patriotisme populaire. 

Alors que le centre-droite romand collaborationniste s'extasie devant la prestation d'EWS à Lausanne, il prétend toujours qu'elle représente la vraie UDC. Peut-être plait-elle tant à ces derniers qu'elle est de leur bord, de ceux qui placent leur intérêt personnel avant celui du parti, et qui changent d'avis comme la météo, au gré des critiques journalistiques, et tels des paons roucoulent et font la roue. Comme Mr. Madonna, du nom gratifié par la presse au compagnon sans intérêt de Madonna, ils sont et resteront des "nobody".

Certains de nos pseudos-alliés bourgeois et des socialistes traitent l'UDC de parti dictatorial alors que  la tête du parti radical, Fulvio Pelli, commence à suivre la doctrine UDC puisque lui aussi demande plus de discipline de la part de ses sections cantonales. Alors que les membres de l'UDC reçoivent de nombreuses formations politiques, c'est le néant du coté radical. Leur élus sont laissés en rase campagne et doivent se débrouiller tout seul, du coup il pactisent avec des intérêts corporatistes pour défendre leur porte-monnaie plutôt que de défendre une économie responsable qui récompense les travailleurs méritants. Les soit-distantes lignes de conduites promises au peuple après chaque scandale (Swissair, UBS) ne sont que la poudre aux yeux afin d'éviter leur lynchage. Jusqu'à quand? Seule une stratégie "win-win" pour baisser la pression sur les  pme, des travailleurs ainsi que leur familles sera le garant de la prospérité. Favoriser l'un, et remettre à demain les autres en engraissant les fonctionnaires (nationaux, européens ou onusiens) mènera le pays à la faillite.

Sans ligne de conduite claire à tout les échelons de la politique suisse (fédéral, cantonal, district, communal), l'électeur est perdu face à des girouettes qui abusent de l'étiquette de leur parti. L'électorat UDC l'a compris, ce qui se traduit par le raz de marée fédéral. Et cela continue dans les cantons. Merci Christoph!


Il suffit de féliciter Israël

par Luciano Ferrari – Tagesanzeiger, 6 mai, page 1 (Traduction)

Ce jeudi, Israël célèbrera son 60e anniversaire. La ministre des affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a exprimé publiquement son « regret » et sa « déception personnelle » que le gouvernement suisse n'ait pas été invité à la célébration. Pourquoi toutes ces histoires?

Quelles que soient les raisons exactes de la non-invitation, est-ce que la dernière action de politique étrangère de notre conseillère fédérale n’a pas été la bénédiction d’un contrat de livraison de gaz iranien à Téhéran? Calmy-Rey a ensuite souligné le fait qu'il s’agissait  «des intérêts stratégiques vitaux de notre pays. » Ainsi soit-il. Toutefois, on ne peut pas y aller et vendre cela en même temps que la « politique de neutralité active ». Il est plus que compréhensible qu’Israël refuse vigoureusement un début de relations d'affaires avec un pays qui a déclaré son intention de réduire à néant l'Etat juif de la carte du monde et se vante d'être le principal soutien au Hamas anti-israélien.

Est-ce que Calmy-Rey s'attendait sérieusement à une invitation? Son seul regret est explicable pour deux raison: soit elle ne connaît pas les conséquences de sa politique, ce qui signifierait qu'elle agirait sans penser, ou des personnes au sein du département des affaires étrangères ne savent pas ce qu'ils veulent. Est-ce que le DFAE pense sérieusement qu'il est en mesure de négocier simultanément en Iran et dans le conflit israélo-palestinien? Ce faisant, la Suisse surestime largement son champ d'influence.

La politique extérieure de la Suisse doit encore trouver son équilibre entre la noble approche de la conduite strictement humanitaire et de la politique étrangère "neutre" , et du non moins légitime objectif de la poursuite des intérêts essentiel suisses. Pour ce faire, des priorités claires en ce qui concerne le contenu et la géographie doivent être définis.

Enfin, les mots instructifs de Mme Calmy-Rey's […] "surtout Israël avec son histoire douloureuse devrait valoriser" […]que la Suisse rappelle à tous de respecter les droits de l'homme, sont presque une insulte. La ministre des affaires étrangères ferait mieux de mettre rapidement à l'écart des ses regrets et de féliciter l'État d'Israël pour son 60e anniversaire dans une ambiance chaleureuse et particulièrement crédible.




Ballons: Joyeux Anniversaire des 60 ans!Homme: Je pense qu’une petite carte serait suffisante…(Tages-Anzeiger, page 1)

Ce qui est par contre absolument détestable est l'intervention dans le dossier iranien  d'Alfred Donath, le président démissionnai
re de la Fédération suisse des communautés israélites, et de Ronald Lauder, président du Congrès Juif Mondial. 

Il est en effet tout a fait inadmissible qu'un mouvement religieux en Suisse représente en même temps les intérets d'Israel. Que dirions nous si des associations musulmanes représentaient les intérêts de pays musulmans? Cela ne sert absolument pas la cause de ces groupes religieux d'avoir en même temps un pied à l'interieur, et un pied à l'exterieur. La compassion actuelle envers la communauté juive, par égards à la Shoah, est une chose, mais il s'agissait d'un génocide d'israélites européens, et non d'israeliens car ce pays n'existait pas alors. Accepter de recevoir ces deux personnes était donc complétement déplaçé de la part de Mme Calmy-Rey. Mais elle n'en est pas à une bourde près.

Confondre les deux (israélites et israéliens), et mélanger les genres est également dangereux car cela accrédite la thèse de nombreux extremistes islamistes que les israélites dans  le monde sont des cibles légitimes car ils représentent l'état d'Israel qu'ils détestent.  De plus, octroyer un droit supérieur à une communauté religieuse pour "convoquer" un ministre n'est pas correct par rapport à d'autres communautés qui se sentiraient discriminées.