Les délégués UDC Vaud approuvent l'expulsion d'EWS et de sa section grisonne
Faut-il ou non exclure Eveline Widmer-Schlumpf (EWS) et tous ses camarades grisons? A ces questions, les délégués UDC Vaudois ont répondu le 6 mai à Poliez-le-Grand. Ils l’ont fait en deux votes, ce qui a minimisé les risques d'un vote plus tendu si les deux objets avaient été réunis. Ainsi, à une écrasante majorité (114 oui contre 28 non et 3 abstentions), les délégués ont voté pour l’expulsion d’EWS. Peu étaient ceux qui lui trouvaient encore des excuses après avoir visionné plusieurs fois le film de la DRS! Il reflète par ailleurs le climat général au sein de l'électorat UDC scandalisé par le tour de passe-passe du 12 décembre. La section vaudoise compte par ailleurs un gain de 500 à 600 nouveaux membres suite à ce coup de Jarnac.
Par 78 voix contre 70, les délégués se sont ensuite prononcés pour l’expulsion de la section des Grisons. Malgré quelques réticences compréhensibles sur une procédure inhabituelle, et par désir de ne pas condamner tout le monde, certains ont voté non. Néanmoins, la majorité a fait sienne l'adage "qui ne s'oppose consent". Le documentaire montre par ailleurs l'ancienne présidente de la section grisonne dans le train avec EWS pour un soit disant meeting avec les UDC fédéraux a Berne. Or Eric Bonjour confirme que durant les dernières années ou il s'est rendu à Berne, jamais il n'y a vu EWS, même pas ce jour là. L'ancien conseiller national Jean Fattebert indique quand à lui que la section grisonne vote 9/10 contre l'avis du groupe UDC aux chambres et que ses membres sont mal à l'aise. Il demande, ainsi de leur rendre leur liberté et de leur souhaiter bonne chance pour l'avenir. Une belle formule noble! On ne peut regretter que la section grisonne n'ait pas réussi a s'affranchir du lobby familial d'EWS, et surtout de son père. Une nouvelle section naitra et les anciens membres seront acceptés.
Selon le secrétaire général Claude-Alain Voiblet, le débat a été franc et direct. Il a rappelé que les cinq délégués qui participeraient au comité central du 17 mai restaient libres de leur vote. «Nous ne voulions pas que nos adversaires puissent exploiter ce débat interne au parti», a-t-il ajouté, justifiant le huis clos imposé aux journalistes. Il n'empêche, les élus fédéraux PAI du canton, opposés a l'expulsion de la section grisonne, ont senti le vent Blocherien passer. Le lendemain, les fribourgeois et neuchatelois ont fait de même! Ce n'est qu'un juste retour des choses car s'engager à l'UDC exige un esprit d'équipe et une coopération entre les membre, ce qui n'existe pas chez certains bourgeois adeptes de flutes de champagne dans des clubs mondains et dénués de patriotisme populaire.
Alors que le centre-droite romand collaborationniste s'extasie devant la prestation d'EWS à Lausanne, il prétend toujours qu'elle représente la vraie UDC. Peut-être plait-elle tant à ces derniers qu'elle est de leur bord, de ceux qui placent leur intérêt personnel avant celui du parti, et qui changent d'avis comme la météo, au gré des critiques journalistiques, et tels des paons roucoulent et font la roue. Comme Mr. Madonna, du nom gratifié par la presse au compagnon sans intérêt de Madonna, ils sont et resteront des "nobody".
Certains de nos pseudos-alliés bourgeois et des socialistes traitent l'UDC de parti dictatorial alors que la tête du parti radical, Fulvio Pelli, commence à suivre la doctrine UDC puisque lui aussi demande plus de discipline de la part de ses sections cantonales. Alors que les membres de l'UDC reçoivent de nombreuses formations politiques, c'est le néant du coté radical. Leur élus sont laissés en rase campagne et doivent se débrouiller tout seul, du coup il pactisent avec des intérêts corporatistes pour défendre leur porte-monnaie plutôt que de défendre une économie responsable qui récompense les travailleurs méritants. Les soit-distantes lignes de conduites promises au peuple après chaque scandale (Swissair, UBS) ne sont que la poudre aux yeux afin d'éviter leur lynchage. Jusqu'à quand? Seule une stratégie "win-win" pour baisser la pression sur les pme, des travailleurs ainsi que leur familles sera le garant de la prospérité. Favoriser l'un, et remettre à demain les autres en engraissant les fonctionnaires (nationaux, européens ou onusiens) mènera le pays à la faillite.
Sans ligne de conduite claire à tout les échelons de la politique suisse (fédéral, cantonal, district, communal), l'électeur est perdu face à des girouettes qui abusent de l'étiquette de leur parti. L'électorat UDC l'a compris, ce qui se traduit par le raz de marée fédéral. Et cela continue dans les cantons. Merci Christoph!
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08 Mai 2008 à 16:10 dans
- Général
