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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Chantal Galladé seule face la vindicte du PS - une chasse aux sorcières acceptable?

Alors que les medias s'épanchent sur le sort des dissidents UDC, et traitent le parti UDC suisse de parti nationaliste et totalitaire, il est amusant de lire qu'une vindicte d'une rare violence existe au PS, parti pourtant autoproclamé de l'amour du prochain et du bien être d'autrui.

Le journal le Temps de lundi souligne que "ce n'est un secret pour personne, la jeune politicienne de 35 ans [Chantal Galladé] défend régulièrement des principes en porte à faux avec la ligne du PS. Ainsi, en automne 2005, elle a prôné l'ouverture des commerces dans les gares le dimanche. En 2007, la Zurichoise a empoigné la question de la criminalité chez les jeunes faisant une nouvelle fois grincer les dents de ses camarades de parti".

On se rappelle que Mme Galladé était portée au nues par les medias lorsqu'elle faisait compagne au Conseil des Etats contre Ueli Maurer, et qu'elle s'était désistée au profit de la verte-libérale Verena Diener. Aujourd'hui, elle est brutalement lâchée sans la moindre vergogne pour avoir osé le crime de lège majesté de remettre en question le dogme du PS pour maintenir un égalitarisme éducatif au rabais.  Pire, relégué en débat primaire du lutte des classes, le thème de l'éducation étatique est décidément un débat trop sérieux pour être discuté ouvertement et sereinement par une jeune socialiste de tendance libérale (ou tout simplement du 21e siècle). Elle était sympa comme porteur d'eau anti-UDC, mais c'est terminé semble-t-il.

Le quotidien renchérit en disant que "les propos les plus virulents contre Chantal Galladé ont été l'œuvre du syndicaliste et conseiller national Jean-Claude Rennwald. Le Jurassien l'a accusée de trahir les valeurs du PS. Il a en outre affirmé que «ceux qui veulent le libre choix de l'école sont les mêmes que ceux qui souhaitent privatiser les CFF et que ceux qui ont fermé des centaines de bureaux de poste». Une critique à peine déguisée à l'encontre de Moritz Leuenberger, dont Chantal Galladé est proche".

Qui a dit que la chasse au sorcières n'existait pas au PS! Ce n'est certainement pas la présidence d'un syndicaliste Christian Levrat au PS qui va arranger les choses!  Et pourtant, la réalité montre que de plus en plus de parents, même d'origines modestes, font de plus en plus le pas pour mettre leur enfant "au privé" et assurer un avenir pour leurs enfants, plutôt que de les abandonner à un socialisme éducatif doctrinaire qui a jeté au panier toutes les bases du respect de l'autorité envers le professeur (on se tutoie maintenant et on se vante d'avoir fumé des pétards en 68), et qui laisse des jeunes délinquants mal intégrés pourrir l'ambiance de la classe, sans parler bien sûr des rackets et autres mobbings fréquents dans les préaux de l'école publique. Frapper et dépouiller les enfants sages avec la raie sur le coté, on connait! On voit aussi en France que le passage de l’épreuve du baccalauréat ne vise plus la qualité, mais au contraire un taux de réussite maximum pour gommer les inégalités. Le résultat on le connait, des étudiants qui tirent leurs études au maximum pour éviter la confrontation désagréable d’un premier emploi.  Dans d’autres pays, des expériences existent pour faire participer des acteurs du secteur privé qui eux connaissent la réalité du  marché, et non celle écrite dans des livres de classes fastidieux. Pour que l’école fonctionne et n’aboutisse justement pas à une école à deux vitesses, il est urgent de placer l’emploi au cœur de la formation, et de garder dans les classes supérieures les élevés les plus méritants (oh le gros mot !), sans question d’origine. Mais ce langage est impossible chez ceux qui confondent intégration avec mea-culpa tiers-mondiste. On ne peut que constater que pour beaucoup de camarades, Karl Marx n'est décidément pas mort!


Politiques du PDC et PRD - Pince-mi et pince-moi dans un radeau à la dérive

Les nouvelles se suivent et se ressemblent, mais souvent certains journaux ont décidément de la peine a joindre des informations pourtant très complémentaires.

Al'heure ou le PRD et le PDC s'interrogent sur l'opportunité d'accorder l'asile aux UDC dissidents (le Parti Bourgeois Démocrate, équivalent à seulement 2.5% des votes de la population selon une étude des universités de Zurich et Genève),  ces deux parti brillent par leur inconsistance. Alors des commentateurs prévoient que le  PBD trouvera plus facilement un terrain d'entente avec les radicaux-libéraux qu'avec le PDC qui vote trop souvent avec la gauche, ce même parti radical vient de voter (a une courte majorité) pour soutenir l'initiative en faveur de la dépénalisation du cannabis. Comme auto-goal, difficile de faire mieux. Si certains PDB restent encore indécis, ils peuvent toujours revenir à l'UDC, qui elle est fermement contre ce type de proposition!  A l'offre qui était faite par Christophe Darbellay au lendemain des élections fédérales de proposer aux radicaux et UDC dissidents de s'aligner sous sa coupe, la réponse du président du PRD est également cinglante: Cette coalition n'intéresse pas les radicaux. A force de se prendre pour une grenouille qui veut être aussi grosse qu'un bœuf, Christophe Darbellay s'appellera bientôt Mini-Me.

Excisions en Suisse - la faute à un " faux romantisme culturel" de la part des services sociaux

Alors que plusieurs cas d'excisions de jeunes filles domiciles en Suisse pratiquées lors d'un séjour "familial"  dans des pays tiers ont fait la une des journaux, et récemment à Zurich où un tribunal a condamné des parents somaliens à 2 ans avec sursis, le quotidien Le Temps a donné ce lundi la parole a Mme Monika Hürlimann, coordinatrice chez Caritas Suisse à Zurich du Service de médiation pour la prévention contre l'excision des filles.

Son constat est particulièrement édifiant. Selon elle "beaucoup de personnes travaillant avec des migrants, et qui ont un rapport privilégié avec eux, en sont restées à un faux romantisme culturel. Elles ont peur de discriminer des groupes ethniques déjà très stigmatisés en Suisse. J'entends dire: «C'est leur culture, cela ne nous concerne pas...» . Les réticences sont plus grandes chez les spécialistes en Suisse que chez les familles migrantes. On a peur d'aborder la question et de parler de sexualité, et encore plus avec des Africaines! Mais les associations de migrants africains sont aussi très actives et fournissent un travail très professionnel pour informer leur communauté. C'est un dilemme classique dans les situations interculturelles. Mais, ici, la protection de l'enfant et les droits des femmes à l'intégrité corporelle doivent avoir la priorité absolue. l'Unicef suisse en 2005 a montré que notre pays était aussi concerné sur son territoire par l'excision. Elle estime qu'il y a de 6000 à 7000 femmes qui sont excisées ou courent le risque de l'être".

Cet état de fait est tout simplement consternant et démontre une fois de plus la chape de plomb qui existe chez ces spécialistes de l'intégration, ou ne rien dire est presque la norme, car on risquerait de discriminer un étranger….Ouïe, attention de ne pas réveiller le malin xénophobe! Pourtant, les mutilations sexuelles sont formellement interdites par notre code pénal. L'article 122, chiffre 1, al. 2, du Code pénal suisse précise ainsi que : « celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants […] sera puni de la réclusion pour dix ans au plus ou de l'emprisonnement ». Les deux ans avec sursis sont une maigre consolation pour la jeune victime zurichoise! Et si l'on appliquait la peine de la réciprocité et qu'on tailladait le pénis du père sans anesthésie pour lui montrer comment ça fait?

Pour en lire plus, vous pouvez lire une motion déposée en 2007 auprès du grand conseil genevois qui demande des mesures contre l'excision.



L’UE ne reconnaît pas le parlement des Serbes du Kosovo

La Commission européenne a indiqué dimanche qu’elle soutenait la position de la Mission des Nations Unies au Kosovo selon laquelle la création samedi par les Serbes du Kosovo de leur propre parlement n’a "aucune légalité ni aucun effet". (ATS)

Après avoir décidé unilatéralement de l'indépendance du Kosovo, et avec l'applaventrisme affligeant de la Suisse et de certaines grandes puissances (plus intéressés à sécuriser le "Trans-Balkan" pipeline passant dans le coin) la commission refuse de reconnaître le parlement des serbes au Kosovo. Pas facile de gérer la situation résultant de cette incroyable décision. Il est tellement plus facile de traiter les serbes de racistes et de les déconsidérer ad-aeternam. Mais on ne s'étonne plus vraiment des prises de positions ubuesques de cet organe non-démocratique qui ne supporte pas la critique. Peut-être qu'un jour la commission de reconnaitra plus la république d'Irlande ou la Suisse s'ils persistent a voter non.

Ci-dessous, un article du Guardian anglais sur les dessous du " Trans-Balkan pipeline"
The Guardian: Trans-Balkan pipeline "the cause of the crisis in Yugoslavia"

Doris Leuthard nomme un nouveau Monsieur Prix

Stefan Meierhans, 40 ans, occupera le poste de surveillant des prix libéré par le départ à la retraite du socialiste Rudolf Strahm. Employé actuellement auprès de Microsoft Suisse, il entrera en fonction le 1er octobre. Le choix de Doris Leuthard s’est porté sur un membre de son entourage personnel. Stefan Meierhans est le mari de l’ancienne porte-parole du PDC Béatrice Wertli. Lui-même est membre du comité du PDC du canton de Berne. Il bénéficie de conditions de faveur: la fonction de M. Prix sera à l’avenir une occupation à 100%. «Nous avons dû nous adapter en cours de route. Il était difficile d’attirer des personnes expérimentées avec un poste à 60%», explique la cheffe du Département fédéral de l’économie.

Inconnu du grand public, Stefan Meierhans dispose d’une double expérience de l’administration et de l’économie privée. C’est un atout décisif aux yeux de la cheffe du Département de l’économie car il devra négocier des tarifs avec des entreprises. Après avoir obtenu un titre de docteur en droit à l’Université de Bâle en 1998, le nouveau M. Prix a travaillé six ans au secrétariat général du Département fédéral de justice et police dans l’état-major des conseillers fédéraux Arnold Koller et Ruth Metzler. Dans le cadre de son emploi actuel, il conseille le directeur général de Microsoft suisse sur les affaires gouvernementales et il représente son entreprise dans des organes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Le poste a suscité de l’intérêt. Une quarantaine de candidatures sérieuses sont parvenues au Département de l’économie. Deux femmes figurent parmi les noms évoqués: l’agronome Sybil Anwander, responsable de la politique économique chez Coop, et la Fribourgeoise Marianne Meyer Genilloud, ancienne secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs. Elles faisaient figure de favorites, sachant que Doris Leuthard veut augmenter la proportion de femmes parmi les cadres. Toutes deux sont membres du PDC, à l’instar de la personne retenue. Doris Leuthard assure que l’appartenance partisane n’a pas joué de rôle dans son choix mais il lui aurait été difficile de nommer un socialiste après avoir déjà placé le syndicaliste Serge Gaillard à la Direction du travail. Cela excluait le Valaisan Jean-Noël Rey, qui aurait aussi eu le profil requis. (Source: AGEFI)

Le copinage PDC continue

Cette nomination du mari d'une ancienne porte-parole du PDC est un scandale! Pourquoi pas engager son jardinier ou sa femme de ménage pendant qu'on y est! Quelle transparence y-a-t-il eu lors de la sélection des candidatures? De plus, M. Stefan Meierhans a travaillé pour Microsoft, une entreprise déjà condamnée pour des pratiques cartélaires! Le prochain M. Prix viendra-t-il de Swisscom ou de la Poste? Tout cela est ridicule et symptomatique d'un état d'esprit ou tout se fait en catimini. Dans un débat plus général, on peut s'interroger sur ce poste, taillé à 100% pour l'occasion, et qui duplique ce que fait déjà la commission de la concurrence. La réaction de Sara Stalder, la directrice de la "Stiftung für Konsumentenschutz" (SKS) à Berne exprime également de la surprise sur la nomination d'un lobbyiste pour défendre les consommateurs. Mais le PDC n'en est pas à une contradiction près (http://www.espace.ch/artikel_535135.html)

La Berner Zeitung, contrairement à d'autres journaux complaisants, ne cache également pas son scepticisme et critique un choix de parti:

Zweifel sind unausweichlich Bundesrätin Doris Leuthard lässt einen jungen, unbekannten CVP-Mann zum neuen Preisüberwacher wählen. Bisher haben national bekannte Parlamentarier gegen Preismissbrauch gekämpft. Jetzt soll sich ausgerechnet ein ehemaliger Mitarbeiter des US-Software-Giganten Microsoft für die Interessen der Konsumenten stark machen. Zweifel, ob Stefan Meierhans die richtige Wahl ist, sind unausweichlich. Denn der neue Preisüberwacher hat drei Hypotheken: ? Sein Vorgänger Rudolf Strahm hat dank seiner Unabhängigkeit und seinem Leistungsausweis dem Amt neuen Glanz und Einfluss verliehen. Strahm war sehr aktiv und hat immer wieder eigene Themen gesetzt. Im Gegensatz dazu muss sich Meierhans sogar seine Bekanntheit erst mühevoll erarbeiten. ? Meierhans hat im Bundeshaus offiziell für Microsoft lobbyiert. Das ist gleich doppelt problematisch. Die EU hat Microsoft gebüsst, weil der Konzern seine Monopolstellung zur Durchsetzung höherer Preise missbraucht hat. Meierhans hat ein Imageproblem, wenn er als ehemaliger Microsoft-Manager gegen Preismissbrauch von Monopolisten vorgehen muss. Und mit dem Etikett des Lobbyisten dürfte es Meierhans schwerfallen, beim breiten Publikum Sympathien zu gewinnen. ? Weil ihn nicht Bekanntheit oder spezielle Leistungen für das Amt qualifizieren, liegt der Verdacht nahe, dass das Parteibuch bei der Wahl eine wichtige Rolle spielte. Wird die CVP künftig in ihren Prestigekampf gegen die Hochpreisinsel neben ihrer Bundesrätin auch den Preisüberwacher einbinden? Bei der Wahl des Gewerkschaftsökonomen Gaillard ins Seco hat Leuthard mehr Mut bewiesen. Meierhans erhält ab Oktober die Chance, alle Zweifel zu widerlegen und die Handicaps mit Engagement und Mut wettzumachen.


L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Ecoutez l'ancien prisonnier politique soviétique Vladimir Bukovsky nous mettre en garde sur l'UE:
L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Pour lire son profil, cliquez ICI


Libre circulation - La hausse de +26% de frontaliers en 5 ans dépasse allégrement les 10% de la clause de sauvegarde

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les frontaliers sont passés de 165.300 personnes fin mars 2003 à 208.000 cinq ans plus tard, en augmentation de 26%. Mais cette augmentation n’est pas régulière: après une poussée de 10% en 2000, la hausse s’est réduite à 2 ou 3%, pour remonter à 9,5% en 2006 et revenir à 5,5% en 2007. La progression suit donc la conjoncture économique. L’OFS donne leur répartition selon sept grandes régions. Ils sont 68.000 dans la Région lémanique, 16.500 dans l’Espace Mittelland, 58.000 dans Nord-Ouest, 5300 à Zurich, 18.000 en Suisse orientale, 42.000 au Tessin et 230 en Suisse centrale. Les régions non limitrophes sont donc moins concernées. La possibilité de travailler en Suisse centrale pour les frontaliers n’existe que depuis juin 2007.

La situation peut aussi être très inégale à l’intérieur d’une même grande région. Ainsi, dans l’Espace Mittelland, le nombre de frontaliers est de 8120 à Neuchâtel et de 5360 dans le Juras, mais de 96 à Fribourg. Au niveau cantonal, et en chiffres absolus, c’est à Genève qu’ils sont plus nombreux: 51.000 (contre 15.320 dans le canton de Vaud ou 1738 en Valais). Observée sur cinq ans, la progression la plus forte est enregistrée dans l’Espace Mittelland, avec 56%. Elle est suivie de la Région lémanique (44%), de Zurich (34%), du Tessin (28%), de la Suisse orientale (9,5%) et du Nord-Ouest (7,3%). Pour la Suisse centrale, l’évolution ne peut pas encore être calculée. Ces tendances n’indiquent toutefois pas encore l’importance de la main-d’oeuvre frontalière par rapport à l’ensemble des actifs. Au niveau suisse, cette proportion est de 4,7% (contre 4% en 2003). Mais elle est 22% au Tessin, de 8,3% dans la Région lémanique et de 1,8% dans l’Espace Mittelland. (ATS)

Alors que les pythies fédérales Leuthard et Calmy-Rey affirment lors d'incantations médiatiques que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes en ce qui concerne la libre circulation, et que l'impact est minime sur l'économie suisse, les chiffres de l'OFS parlent d'eux mêmes: +26% sur 5 ans, soit bien au delà des mesures de sauvegardes prévues par la Suisse en cas d'augmentation de 10% sur trois ans. Les cantons frontaliers sont naturellement ceux qui souffrent le plus, et encore une fois les travailleurs non qualifiés sont les dindons de la farce. Selon l'OFS, 146'000 suisse n'arrivent pas a tourner financièrement. Mais l'impact économique sur les plus faibles échappe naturellement à nos ministres fédérales et aux fonctionnaires grassement payés qui peuvent toujours se recycler à l'ONU. Espérons que le peuple sera remballer nos bonimenteurs fédéraux lors du referendum!


Le NON irlandais - La victoire du peuple contre les fossoyeurs européistes de l'identité nationale

Le refus des irlandais de ratifier le mini-traité européens concocté par les fossoyeurs européistes de l'identité nationale est une excellente nouvelle pour tout ceux qui abhorrent les boursoufflements sans fin d'une Europe technocratique et élitiste.  Les beaux idéaux d'après guerre et post-soviétiques d'une Europe garante de la paix se sont vite effacés au profit d'une Europe alibi utilisée par les ex-grandes puissances coloniales pour faire avaler aux petits pays leurs bas projets mercantiles et annihiler leur indépendance fiscale.

Les délocalisations vers une Europe low-cost pour  contourner les réglementations salariales nationales ont miné l'esprit d'une Europe des nations. Ce qui aurait pu devenir un bel exemple de "win-win" avec une bonne utilisation des avantages compétitifs de chacun dans la préservation des identités nationales, et devenu une sorte d'accord de libre échange au rabais, complémentés par de multiples projets étatiques  (fonds de cohésion, recherche, Galileo) non transparents et ruineux comparables aux gosplans soviétiques. Les employés qualifiés dans l'industrie pharmaceutique, chimique, des machines ou bancaires sont les gagnant. Les loosers sont les autres, la majorité.  Les grands projets concoctés par les pseudos-experts du bonheur collectif dans les salons feutrés ou limousines de fonction ne les concernent décidément pas. Comme en 1789, la révolte des sans-culottes gronde. Reste à voir qui ouvrira la trappe sous les pieds de ces pyromanes qui trahissent la démocratie et se pavanent dans des cocktails étatiques mondains. C'est non sans malice que l'ASIN a d'ailleurs envoyé une lettre de félicitations à l'ambassade d'Irlande a Berne pour la féliciter de son vote. On ne peut que regretter l'attitude bornée des bureaucrates européens qui font comme si de rien n'était, tels des vieillards séniles durs de la feuille.

Le peuple suisse doit savoir que le mini traité, célébré en grande pompe quasi religieuse à Lisbonne, est presque identique à l'ancien projet de constitution, sauf qu'il permet aux leaders européens de duper une fois de plus leurs peuples sans soumettre l'objet au referendum. A l'heure ou les élections sont plus un exercice marketing des élites tournantes, qu'un acte d'humilité et de respect envers ses electeurs, ce vote irlandais sonne comme une sanction pour de telles manigances corporatistes. 

Le NON irlandais vu par Rouxel Jean (Les4verites.com)
http://www.les4verites.com/Le-NON-irlandais-1961.html

Jeudi 12 juin, les Irlandais ont rejeté par référendum le traité de Lisbonne, qui avait vocation à remplacer le Traité constitutionnel européen, rejeté en 2005 par les Français. Le score est sans appel : 53,4 % pour le non. Il est aggravé par une faible participation : 53,1 %. Ce qui signifie que les personnes qui, intellectuellement, étaient favorables à la ratification, n’ont pas jugé bon d’exprimer cette adhésion. En d’autres termes, les seuls à s’être vraiment intéressés au traité sont… les « nonistes » !

Mais, au-delà de ce score net et sans bavure, ce qui est frappant, c’est, une nouvelle fois, le profond décalage entre les « élites » et les peuples. Après avoir chanté sur tous les tons que le non au référendum serait une catastrophe planétaire, nous entendons aujourd’hui les caciques de l’Union européenne expliquer que ce n’est pas le vote de quelques centaines de milliers d’Irlandais qui nous empêchera de réaliser la grande et belle Union…

Ainsi le Quai d’Orsay a-t-il déclaré le 13 juin : « Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due (sic), même si nous la regrettons. […] Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’État ou de Gouvernement des 27 États membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres États membres poursuivront le processus de ratification. Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens. »

Ce qui, en français courant, se traduirait ainsi : « Votez oui, votez non ; peu importe, nous nous chargeons de tout ! » Et ce qui donne aux grandes déclarations sur le respect dû à la décision démocratique du peuple irlandais et sur la future Europe pleinement démocratique une saveur assez cocasse. Il est permis de ne pas considérer que les peuples sont toujours bien placés pour apprécier les conditions de leur propre bonheur. Mais il est difficile de se moquer plus cyniquement d’un vote populaire, soi-disant pour faire triompher une démocratie plus parfaite… Il est probable que ce que les Irlandais ont rejeté soit d’abord cela : une démocratie qui, selon le mot de Brecht, préférerait dissoudre le peuple, plutôt que de le voir « mal » voter. Nous pouvons les assurer que les Français partagent leur avis !


Dissidents UDC bernois et grisons bientôt en congrès dans une cabine téléphonique

Alors que les medias romands font la danse de la pluie autour des dissidents UDC, soudains devenus formidables et fréquentables, et chantent leurs louanges en espérant que cette minorité supplante un jour l'UDC véritable, il est plaisant de lire le commentaire réaliste du président des radicaux bernois sur ce sujet.
Comme on le sait déjà, ce petit Burgerliche Partei n'a aucune chance car son agenda politique manque de différentiation par rapport aux PRD et UDC. Mais au sein des portes-craillons du PS dans les rédactions romandes, peut importe que la réalité colle avec leurs utopies. Cela permet surtout de ne pas parler d'autre chose, comme par exemple la probable défaite du PS aux prochaines élections fédérales, du fait d'un président socialiste trop jeune et trop syndicaliste pour attirer les bobos et les modérés suisse allemands.

Pour lire l'article du Berner Zeitung "«SVP-Basis ist auf Blocher-Kurs», cliquez ici
http://www.espace.ch/artikel_534553.html

La banque iranienne Melli visée par les sanctions de l’UE - Que fait la Suisse?

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé lundi que l’Union européenne allait convenir de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment le gel des avoirs à l’étranger de la plus grande banque du pays, à cause du refus de Téhéran de suspendre son programme nucléaire sensible. Dans sa dernière résolution adoptée le 3 mars 2008 contre l’Iran, le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé à tous les pays d’«exercer une vigilance accrue (...) sur toutes les banques domiciliées en Iran, notamment les banques Melli et Saderat». Ces derniers jours, plusieurs journaux iraniens ont rapporté que le président Mahmoud Ahmadinejad a ordonné le transfert des capitaux iraniens des institutions financières européennes vers les pays asiatiques. – (afp)

Face à ce renforcement des sanctions financières contre l'Iran, le contrat gazier d'EGL conclu grâce à Micheline Calmy-Rey se révèle une fois de plus être une ineptie totale. L'histoire ne dit pas comment EGL va payer le gaz aux iranien si les transactions via la Banque Melli ne sont plus possibles? UBS et CS ont déjà fermé boutique en Iran suite aux pressions des USA.  A quand un programme gaz contre nourriture?

Pour information, le rapport (en allemand) sur la politique étrangère de la Suisse au Proche Orient publié par le Réseau de Politique des Affaires Etrangères et de Sécurité de la Suisse (SSN) est très critique sur le role du DFAE dans la région.