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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Chantal Galladé seule face la vindicte du PS - une chasse aux sorcières acceptable?

Alors que les medias s'épanchent sur le sort des dissidents UDC, et traitent le parti UDC suisse de parti nationaliste et totalitaire, il est amusant de lire qu'une vindicte d'une rare violence existe au PS, parti pourtant autoproclamé de l'amour du prochain et du bien être d'autrui.

Le journal le Temps de lundi souligne que "ce n'est un secret pour personne, la jeune politicienne de 35 ans [Chantal Galladé] défend régulièrement des principes en porte à faux avec la ligne du PS. Ainsi, en automne 2005, elle a prôné l'ouverture des commerces dans les gares le dimanche. En 2007, la Zurichoise a empoigné la question de la criminalité chez les jeunes faisant une nouvelle fois grincer les dents de ses camarades de parti".

On se rappelle que Mme Galladé était portée au nues par les medias lorsqu'elle faisait compagne au Conseil des Etats contre Ueli Maurer, et qu'elle s'était désistée au profit de la verte-libérale Verena Diener. Aujourd'hui, elle est brutalement lâchée sans la moindre vergogne pour avoir osé le crime de lège majesté de remettre en question le dogme du PS pour maintenir un égalitarisme éducatif au rabais.  Pire, relégué en débat primaire du lutte des classes, le thème de l'éducation étatique est décidément un débat trop sérieux pour être discuté ouvertement et sereinement par une jeune socialiste de tendance libérale (ou tout simplement du 21e siècle). Elle était sympa comme porteur d'eau anti-UDC, mais c'est terminé semble-t-il.

Le quotidien renchérit en disant que "les propos les plus virulents contre Chantal Galladé ont été l'œuvre du syndicaliste et conseiller national Jean-Claude Rennwald. Le Jurassien l'a accusée de trahir les valeurs du PS. Il a en outre affirmé que «ceux qui veulent le libre choix de l'école sont les mêmes que ceux qui souhaitent privatiser les CFF et que ceux qui ont fermé des centaines de bureaux de poste». Une critique à peine déguisée à l'encontre de Moritz Leuenberger, dont Chantal Galladé est proche".

Qui a dit que la chasse au sorcières n'existait pas au PS! Ce n'est certainement pas la présidence d'un syndicaliste Christian Levrat au PS qui va arranger les choses!  Et pourtant, la réalité montre que de plus en plus de parents, même d'origines modestes, font de plus en plus le pas pour mettre leur enfant "au privé" et assurer un avenir pour leurs enfants, plutôt que de les abandonner à un socialisme éducatif doctrinaire qui a jeté au panier toutes les bases du respect de l'autorité envers le professeur (on se tutoie maintenant et on se vante d'avoir fumé des pétards en 68), et qui laisse des jeunes délinquants mal intégrés pourrir l'ambiance de la classe, sans parler bien sûr des rackets et autres mobbings fréquents dans les préaux de l'école publique. Frapper et dépouiller les enfants sages avec la raie sur le coté, on connait! On voit aussi en France que le passage de l’épreuve du baccalauréat ne vise plus la qualité, mais au contraire un taux de réussite maximum pour gommer les inégalités. Le résultat on le connait, des étudiants qui tirent leurs études au maximum pour éviter la confrontation désagréable d’un premier emploi.  Dans d’autres pays, des expériences existent pour faire participer des acteurs du secteur privé qui eux connaissent la réalité du  marché, et non celle écrite dans des livres de classes fastidieux. Pour que l’école fonctionne et n’aboutisse justement pas à une école à deux vitesses, il est urgent de placer l’emploi au cœur de la formation, et de garder dans les classes supérieures les élevés les plus méritants (oh le gros mot !), sans question d’origine. Mais ce langage est impossible chez ceux qui confondent intégration avec mea-culpa tiers-mondiste. On ne peut que constater que pour beaucoup de camarades, Karl Marx n'est décidément pas mort!


Politiques du PDC et PRD - Pince-mi et pince-moi dans un radeau à la dérive

Les nouvelles se suivent et se ressemblent, mais souvent certains journaux ont décidément de la peine a joindre des informations pourtant très complémentaires.

Al'heure ou le PRD et le PDC s'interrogent sur l'opportunité d'accorder l'asile aux UDC dissidents (le Parti Bourgeois Démocrate, équivalent à seulement 2.5% des votes de la population selon une étude des universités de Zurich et Genève),  ces deux parti brillent par leur inconsistance. Alors des commentateurs prévoient que le  PBD trouvera plus facilement un terrain d'entente avec les radicaux-libéraux qu'avec le PDC qui vote trop souvent avec la gauche, ce même parti radical vient de voter (a une courte majorité) pour soutenir l'initiative en faveur de la dépénalisation du cannabis. Comme auto-goal, difficile de faire mieux. Si certains PDB restent encore indécis, ils peuvent toujours revenir à l'UDC, qui elle est fermement contre ce type de proposition!  A l'offre qui était faite par Christophe Darbellay au lendemain des élections fédérales de proposer aux radicaux et UDC dissidents de s'aligner sous sa coupe, la réponse du président du PRD est également cinglante: Cette coalition n'intéresse pas les radicaux. A force de se prendre pour une grenouille qui veut être aussi grosse qu'un bœuf, Christophe Darbellay s'appellera bientôt Mini-Me.

Excisions en Suisse - la faute à un " faux romantisme culturel" de la part des services sociaux

Alors que plusieurs cas d'excisions de jeunes filles domiciles en Suisse pratiquées lors d'un séjour "familial"  dans des pays tiers ont fait la une des journaux, et récemment à Zurich où un tribunal a condamné des parents somaliens à 2 ans avec sursis, le quotidien Le Temps a donné ce lundi la parole a Mme Monika Hürlimann, coordinatrice chez Caritas Suisse à Zurich du Service de médiation pour la prévention contre l'excision des filles.

Son constat est particulièrement édifiant. Selon elle "beaucoup de personnes travaillant avec des migrants, et qui ont un rapport privilégié avec eux, en sont restées à un faux romantisme culturel. Elles ont peur de discriminer des groupes ethniques déjà très stigmatisés en Suisse. J'entends dire: «C'est leur culture, cela ne nous concerne pas...» . Les réticences sont plus grandes chez les spécialistes en Suisse que chez les familles migrantes. On a peur d'aborder la question et de parler de sexualité, et encore plus avec des Africaines! Mais les associations de migrants africains sont aussi très actives et fournissent un travail très professionnel pour informer leur communauté. C'est un dilemme classique dans les situations interculturelles. Mais, ici, la protection de l'enfant et les droits des femmes à l'intégrité corporelle doivent avoir la priorité absolue. l'Unicef suisse en 2005 a montré que notre pays était aussi concerné sur son territoire par l'excision. Elle estime qu'il y a de 6000 à 7000 femmes qui sont excisées ou courent le risque de l'être".

Cet état de fait est tout simplement consternant et démontre une fois de plus la chape de plomb qui existe chez ces spécialistes de l'intégration, ou ne rien dire est presque la norme, car on risquerait de discriminer un étranger….Ouïe, attention de ne pas réveiller le malin xénophobe! Pourtant, les mutilations sexuelles sont formellement interdites par notre code pénal. L'article 122, chiffre 1, al. 2, du Code pénal suisse précise ainsi que : « celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants […] sera puni de la réclusion pour dix ans au plus ou de l'emprisonnement ». Les deux ans avec sursis sont une maigre consolation pour la jeune victime zurichoise! Et si l'on appliquait la peine de la réciprocité et qu'on tailladait le pénis du père sans anesthésie pour lui montrer comment ça fait?

Pour en lire plus, vous pouvez lire une motion déposée en 2007 auprès du grand conseil genevois qui demande des mesures contre l'excision.



L’UE ne reconnaît pas le parlement des Serbes du Kosovo

La Commission européenne a indiqué dimanche qu’elle soutenait la position de la Mission des Nations Unies au Kosovo selon laquelle la création samedi par les Serbes du Kosovo de leur propre parlement n’a "aucune légalité ni aucun effet". (ATS)

Après avoir décidé unilatéralement de l'indépendance du Kosovo, et avec l'applaventrisme affligeant de la Suisse et de certaines grandes puissances (plus intéressés à sécuriser le "Trans-Balkan" pipeline passant dans le coin) la commission refuse de reconnaître le parlement des serbes au Kosovo. Pas facile de gérer la situation résultant de cette incroyable décision. Il est tellement plus facile de traiter les serbes de racistes et de les déconsidérer ad-aeternam. Mais on ne s'étonne plus vraiment des prises de positions ubuesques de cet organe non-démocratique qui ne supporte pas la critique. Peut-être qu'un jour la commission de reconnaitra plus la république d'Irlande ou la Suisse s'ils persistent a voter non.

Ci-dessous, un article du Guardian anglais sur les dessous du " Trans-Balkan pipeline"
The Guardian: Trans-Balkan pipeline "the cause of the crisis in Yugoslavia"