La Colombie accuse: un membre très influent des FARC vit incognito à Lausanne L'homme se cacherait sous les traits d'un prof de philosophie. Le DFAE se tait

«Les autorités colombiennes le soupçonnent d'obtenir des armes via des trafiquants turcs, d'être responsable du financement des FARC en Europe et de servir d'intermédiaire avec l'organisation basque ETA», écrit «El Pais».
Selon les services secrets colombiens, outre le prof de philo, au moins cinq membres des FARC se cacheraient à Genève, Lausanne et Zurich sous couvert d'organisations sociales. Il y a quelques semaines, Micheline Calmy-Rey avait déclaré au ministre de la Défense colombienne qu'«il n'y a en Suisse aucun représentant des FARC reconnu officiellement».Contactés hier, ni le ministère des relations extérieures colombien ni les affaires étrangères suisses n'ont voulu commenter ces révélations. «Aucune demande officielle d'entraide judiciaire de la part de la Colombie n'est parvenue à l'Office fédéral de la justice», affirme le porte-parole du DFAE Jean-Philippe Jeannerat. Selon la journaliste d'«El Pais», une demande de la justice colombienne serait pourtant bien partie de Bogotá.(Source: Le Matin)
En réalité, la Weltwoche a publié la semaine dernière un article édifiant sur ce sujet, avec la photo de ce représentant des Farc à Lausanne. L'article critique ouvertement la politique de bienveillance du DFAE envers les Farcs, y compris une généreuse politique d'asile pour certains d'entre eux. Alors que les verts et les socialistes sont si prompts à demander une enquête sur le fonctionnement de l'armée, une autre enquête parlementaire se doit d'interroger notre ministre du DFAE sur son éventuelle complicité (si ce n'est trahison!) dans ses rapports avec les Farcs. Pour lire l'article de la Weltwoche, cliquez ICI
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31 Juillet 2008 à 11:28 dans
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