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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Le débat socialiste sur l'insécurité évacue les faits pourtant avérés

Par Martin Killias, Professeur de criminologie à l'Université de Zürich
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

La population est toujours plus préoccupée, depuis une dizaine d'années, par la situation de la sécurité dans les villes notamment. Contrairement à certaines idées reçues, ce phénomène n'est pas indépendant de la criminalité «réelle».

Il est triste de voir comment certaines élites du PSS peinent à prendre au sérieux les membres de base et les habitants des quartiers où se concentrent les problèmes d'insécurité. Il est difficile aussi de comprendre les Jeunesses socialistes, qui semblent oublier qu'une grande partie de la violence dans les rues se dirige contre des jeunes - dont la sécurité s'est dégradée plus que pour les autres classes d'âge depuis vingt ans. Certes, les conclusions à tirer des réalités sont nécessairement de nature politique. Mais les faits sont têtus - les nier serait faire le jeu de ceux qui souhaitent contrer le PSS sur d'autres plans, tels la sécurité sociale et l'environnement. Le véritable enjeu pour le PSS, c'est de retrouver un discours plus proche de la réalité sur la sécurité, afin de se renforcer et de mieux pouvoir défendre ses positions dans ses domaines d'action essentiels. Pour le moment, le programme «anti-répression» qui est opposé au papier du Comité directeur du PSS brille largement par le rejet de toute intervention étatique. Il s'inspire du même esprit néolibéral que la gauche a plutôt pour habitude de combattre avec acharnement dans d'autres domaines.

Pour lire l'article complet, cliquez ICI


Initiative anti-minarets: l'expression d'une crainte

Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil vaudois, défend l'initiative comme un moyen de pression sur la communauté musulmane afin qu'elle se plie aux règles suisses.

François Brélaz
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

Pour vivre en harmonie, les différentes cultures et les différentes religions doivent se respecter mutuellement. La culture majoritaire doit respecter les minorités, mais celles-ci doivent éviter d'être trop revendicatrices et donner l'impression que les minorités veulent imposer leurs us et coutumes au plus grand nombre.

Il est de notoriété publique que les musulmans sont pluriels et divisés. De façon simpliste, je mets en évidence deux groupes: celui des Balkans, qui représente la moitié de la population musulmane de Suisse. Ce sont des gens discrets qui ne posent pas de problèmes. Le second groupe composé de ressortissants du Maghreb et de l'Orient est assez revendicatif.

C'est parce que j'ai trouvé que certains leaders étaient trop arrogants et se comportaient comme en pays conquis que j'ai décidé de soutenir cette initiative. Tous les pays musulmans sont des dictatures dans la mesure où, même s'il y a un parlement, il y a toujours une oligarchie royale ou militaire qui tire les ficelles. Ces prochains mois, lorsque le Conseil fédéral ou nos ambassadeurs rencontreront des représentants d'Etats où l'islam est religion d'Etat, ils devront expliquer ce qu'est la démocratie et par la même occasion exprimer leurs préoccupations concernant les persécutions dont les chrétiens sont victimes.

Parmi les revendications de certaines personnalités, je rappelle quelques déclarations maladroites de Mme Karmous, présidente des femmes musulmanes. Par exemple, lors de l'affaire des minarets, elle déclarait dans le journal Le Matin du 12.2.2006: «L'Occident veut-il une troisième guerre mondiale?» Puis, dans le même article, concernant la séparation des hommes et des femmes dans les piscines, elle déclare: «A la piscine, par exemple, la Suisse comprendra bien assez vite qu'il faut séparer les garçons et les filles. Je suis sûre que, d'ici dix ou quinze ans, ce sera le cas.» Et plus loin: «Mon rêve est que les autorités acceptent que les étudiantes et les enseignantes musulmanes puissent venir voilées à l'école. Mais ça viendra.» Le Tribunal fédéral a tranché: les élèves peuvent porter le voile à l'école, mais pas les enseignantes. Comme Suisse et chrétien, peut-on admettre sans réagir qu'une immigrée, même si elle a le passeport à croix blanche, puisse tenir des propos aussi conquérants?

D'autre part, en lisant M. Hani Ramadan, on peut se poser la question de savoir si islam et démocratie sont compatibles: «L'islam comprend une notion qui est étrangère à la démocratie moderne: l'obéissance de tous les citoyens musulmans va d'abord à la loi divine. C'est elle, la charia, qui constitue la référence normative de la communauté» (L'islam et la dérive de l'Occident, Editions Maison d'Enmour).

Dans les pays du Maghreb et d'Orient, la situation des chrétiens est désespérée. En Arabie saoudite, la liberté religieuse est inexistante. Il est strictement interdit aux non-musulmans de pratiquer leur religion et ils sont privés de tout lieu de culte. Cet Etat, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne permet pas chez lui la construction de la moindre chapelle.

En Iran et en Irak, des femmes chrétiennes sont obligées de porter le voile pour ne pas être importunées. Depuis l'adoption, en 2006, par les autorités algériennes, de règles visant à réglementer les activités religieuses autres que musulmanes, les chrétiens sont persécutés: fermetures d'églises, procès et menaces de prison pour détention d'exemplaires de la bible, prison avec sursis pour des personnes qui décident de quitter l'islam pour la chrétienté.

En juin 2008, un conseiller national s'est inquiété de cette situation et a interpellé l'exécutif fédéral. Dans la réponse, Mme Calmy-Rey affirme que le Conseil fédéral a connaissance des tracasseries auxquelles sont soumis certains milieux chrétiens et que le sujet a été abordé par le Conseil fédéral lors d'échanges avec les autorités algériennes.

Dans ce contexte, il faut défendre le principe de la réciprocité: ce n'est pas parce que nous sommes une démocratie qu'il faut admettre qu'un immigré puisse, au nom de la religion, exprimer des revendications excessives, se les voir accordées, alors que ce même musulman, dans son pays d'origine, mettra le chrétien en prison!

Tout immigré qui vient en Suisse doit respecter les habitants de souche, et je me souviens de cette expérience faite en juin 2006. Le Centre islamique de Lausanne avait organisé une soirée de débats. A un moment donné, je discute avec une musulmane; à la fin de notre entretien, je lui tends la main pour dire au revoir et, à mon grand étonnement, elle la refuse: comme pratiquante, elle ne serre pas la main d'un homme. J'ai été tout d'abord étonné, puis vexé. Et là, je suis prêt à passer pour intolérant, mais je n'admets pas une telle attitude. Cette femme doit comprendre que même comme personne très pratiquante, elle ne peut pas se comporter de la même manière selon qu'elle vit à Alger ou à Lausanne et que dans notre pays elle doit consentir à des adaptations.

S'ils veulent être acceptés, les musulmans doivent être moins revendicatifs et plus discrets...
(Le Temps)

Pour illustrer la justesse de ses propos, un article paru dans le journal français Le Point, rapporte l'étonnante controverse autour du port du voile dans une auto-école...Jusqu'où irons nous avant de réagir! L'histroire ne dit pas si le frère de la conductrice voilée devra être présent à l'examen théorique et pratique. En Arabie Saoudite, les femmes ne peuvent conduire seule.




Que se passerait-il si Blocher était à la place de Schmid?

 par Eros N. Mellini, député au Grand Conseil, Lugano (TI)

"J'ai oublié… Oui, j'ai commis une faute… Moi aussi je ne suis qu'un homme…": on avait presque pitié avec ce pauvre Samuel Schmid et on avait envie de consoler ce pauvre garçon … n'étaient quelques détails qui ne manquent pas d'importance.

Pour commencer, on relèvera qu'il ne s'agit pas d'un enfant qui a fait une bêtise à l'école, mais d'un homme représentant le septième du pouvoir exécutif au niveau national, d'un ministre qui pourrait devenir vice-président du Conseil fédéral – le subjonctif s'impose cependant de plus en plus – et qui occuperait ainsi en 2010 le poste de premier représentant de la Suisse. C'est trop de pouvoir pour un homme qui, dans la mesure où nous pouvons en juger, souffre de si graves troubles de mémoire qu'on est amené à le soupçonner d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Un examen médical s'impose dans tous les cas.

Mais parlons clair: comment un homme ose-t-il nous prendre tous pour des imbéciles en justifiant par un simple oubli un comportement inacceptable, donc le fait d'avoir dissimulé à ses collègues du Conseil fédéral la procédure judiciaire ouverte contre Roland Nef durant la phase de nomination du chef de l'armée? Ne serait-il pas temps "d'oublier" de lui verser son salaire?

De toute manière, qu'il soit de nature éthique et morale (il a menti) ou qu'il soit dû à la négligence et à la maladie (attitude superficielle combinée avec la maladie d'Alzheimer puisqu'il oublie), le manquement de cet homme est si grave qu'il n'est pas opportun de le laisser au Conseil fédéral. On pourrait même dire que ce serait dangereux.

Nous en arrivons à la troisième raison qui nous empêche de consoler ce personnage lamentable: Samuel Schmid colle à son siège! Personne ne sait si Samuel Schmid reste à sa place par obstination ou à cause des pressions des partis qui ont évincé Christoph Blocher du Conseil fédéral et qui craignent par-dessus tout un retour de l'authentique UDC au Conseil fédéral, de cette UDC qui suit sans compromis sa ligne politique et qui, revenant au gouvernement, mettrait encore plus clairement en évidence leur incapacité de gouverner le pays.

Hormis les Verts, ces partis ont été incapable jusqu'ici de prendre une position claire. Les uns attendent les résultats de l'enquête ouverte par la commission de gestion, les autres (les socialistes) parlent certes d'une situation intenable, mais se contentent de demander au ministre de clarifier la situation; d'autres enfin accordent toute leur confiance à Schmid et affirment sans gêne aucune que le crédit du conseiller fédéral n'est nullement atteint par cette affaire. Et le Conseil fédéral in corpore le soutient. La vérité est qu'il préfère un collège incompétent et conciliant à un ministre dont les compétences n'avaient même pas été mises en doute par ses pires ennemis, mais qui était ferme et qui refusait les compromis de toutes sortes.

Si tous ces politiciens, tous ces prêcheurs super-intègres, ces champions de l'éthique et de la morale en politique, étaient fidèles à leurs belles convictions même quand l'UDC n'est pas en jeu, alors le Parlement proposerait à la quasi-unanimité à Samuel Schmid de se retirer. Il suffirait d'ailleurs qu'ils se posent la bonne question: "Que ferais-je si Christoph Blocher était à la place de Samuel Schmid?" Le problème, c'est qu'ils devraient, une fois au moins, être honnêtes en répondant à cette question.

 


L'UDC devient la première force politique de droite au Grand Conseil de Bâle

par Silvia Bär, secrétaire générale UDC Suisse ad interim

L'UDC a fait une belle progression lors des élections au Grand Conseil de Bâle-Ville. De surcroît, cela fait la cinquième fois d'affilée cette année qu'elle gagne des élections parlementaires cantonales. Occupant 14 sièges sur les 100 que compte de législatif cantonal bâlois, elle est désormais la première force politique de droite de ce demi-canton. C'est dire que le peuple fait confiance à la politique rectiligne, fiable et rigoureuse de ce parti.

En remportant 14 des cent sièges du parlement de Bâle-Ville, l'UDC prend la tête des formations politiques bourgeoises. Bien que le nombre de sièges ait été ramené de 130 à 100, l'UDC a réussi à conserver ses 14 mandats. En termes de suffrages, l'UDC a progressé de 1,7%. Le grand perdant a été le Parti socialiste qui accuse un recul de 3,1%. La participation s'est inscrite à 38,9%.


La tendance nationale observée depuis le début de cette année s'est poursuivie à Bâle-Ville; l'UDC progresse pendant que le PS recule – de 2,8% dans le canton de Thurgovie, de 6,4% dans celui de Schwyz et de 3,8% à St-Gall. Les partis du centre ont eux aussi perdu du terrain dans toutes les élections cantonales. Malgré la réduction de l'effectif de divers parlements cantonaux (de 180 à 120 à St-Gall et de 130 à 100 à Bâle-Ville), l'UDC a gagné au total 23 sièges supplémentaires alors que le PS en a perdu 44, le PDC 35 et le PRD 25.

Les résultats indiquent avec toute la clarté nécessaire que les électeurs continuent d'apporter leur soutien à l'UDC et de faire confiance à sa politique rectiligne, fiable et rigoureusement bourgeoise. L'UDC est le seul parti qui s'engage sans concession pour la baisse des impôts, pour plus de sécurité et contre l'adhésion de la Suisse à l'UE.