Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Affaire Schmid – La farce continue

Après le rejet sans surprise du programme d’armement par le Conseil National ce matin, c’est toute la stratégie du 12 décembre 2007 qui prend l’eau. Le PDC a donc beau jeu de critiquer ce vote, alors il porte l’entière responsabilité de la situation. Après que le Conseil des Etats – surreprésenté par le PDC et PRD - a approuvé au mépris du peuple l’envoi de cours de répétition à l’étranger, le Conseil National ne pouvait également pas souscrire au suivisme européen (et pro-OTAN) en vogue au DDPS. La réalité est également que l’économie ne peut plus accepter de laisser partir ses employés pour remplir des tâches de police à moindre prix pour garder par exemple les ambassades étrangères, ou les sauteries internationalistes comme l’ONU, le G8, et le WEF. Difficile également de tirer un bilan positif  de la mission de pseudo-pacification au Kosovo. Les Kosovars de Suisse ont certes bien applaudi l’indépendance de leur pays, mais préfèrent garder leur confort helvétique. Contrairement à Micheline Calmy-Rey, ils ne sont pas tombés sur la tête. Compte tenu du passé criminel et corrompu du président Kosovar, ce n’est donc pas demain que notre mission s’arrêtera. A se demander si les engagements militaires tant prônés par l’OTAN se termineront un jour…

On le voit donc bien, l’armée n’a plus de stratégie claire et le politiquement correct de la démocratisation de pays tiers (et surtout tribaux) via les gentilles troupes pro-OTAN ne tient pas la route. C’est évidemment en amont qu’il faut agir, et c’est la que le bas blesse quand on connait la corruption et sympathies terroristes de nombreux éléments au sein des forces pakistanaises, afghanes et iraquiennes. Y aller pour faire de la figuration ne sert donc a rien. On peut également s’interroger sur les capacités de notre armée à répondre à une menace terroriste par des moyens conventionnels datant du siècle dernier. Ce n’est pas tant l’armée de milice qui pose problème, mais ses objectifs. La réalité est que le politicien Samuel Schmid préfère suivre la politique tranquille du suivisme européiste (comme ses collègues d’ailleurs) que de se creuser les méninges et envisager un avenir pour la meilleure défense de notre territoire. C’est connu, il est plus populaire d’aller faire les zazous ailleurs que d’être populaire sur le plan domestique. De nombreux présidents américains en ont fait l’expérience.



Sur le plan politique, la position de Schmid devient de plus en plus intenable et le prochain rapport de la commission de gestion rendra son élection à la vice présidence de la confédération difficile. Personne ne connait encore le sort de M. Merz et il n’est pas exclu que Schmid en profite pour tirer sa révérence si le radical devait être remplacé. Ce qui est sûr, c’est que la patate Schmid et sa colistière Schlumpf deviennent des boulets très encombrants pour ceux qui les ont élus. La facture du 12 décembre se paie donc très cher. Un récent article du Tages Anzeiger mettait en exergue les culbutes intellectuelles auxquelles se livrent le PDC et le PRD pour songer à accepter le groupe dissident de l’UDC, le BPS (Burgerliche Partei Schweiz). Ce minuscule groupe, qui compte seulement 4 élus au Conseil National  et un élu au Conseil des Etats, ne peut donc pas former un groupe parlementaire, ce qui le coupe des commissions parlementaires. Bien que plus proche idéologiquement des radicaux, le PDC réfléchit également à leur accorder l’asile. Mais s’il est plus facile d’accepter ce sous-groupe parlementaire, il reste néanmoins difficile d’imaginer qu’ils acceptent également les deux conseillers fédéraux BPS. La raison est que le PRD aurait 4 conseillers fédéraux, ce que le parti prétend ne pas vouloir, et le PDC en aurait 3, ce qui coulerait leur espoirs de revendiquer un 2e siège PDC pur sucre. Ainsi donc, après avoir chanté les louanges de Schmid et Schlumps comme dignes représentants d’une UDC fréquentable (sortez les mouchoirs), ils les lâchent dès que les intérêts stratégiques de leur partis sont en jeux. Dur dur d’être un BPS en ce moment .