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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Ueli Maurer, une question de style, vraiment ?

PASCAL DECAILLET

Un style qui ne passe pas, incompatible avec nos institutions, avec l’esprit suisse. C’était, il y a un an, l’argument-choc des opposants à la réélection de Christoph Blocher. L’homme se comportait mal, avait été très méchant avec les juges, ne respectait pas la séparation des pouvoirs, et c’était pour tout cela que, malgré les 29% de voix aux élections, on l’éjectait. Dont acte. Une question de style, nous disait-on.

Un an après, voici le ticket Blocher-Maurer. Et le chœur des âmes, les mêmes, pour commencer à trouver que Maurer non plus, ça ne va pas. Ce deuxième candidat, pourtant, cet alter ego en forme de Canada Dry, ne s’est pas particulièrement frotté au Tribunal fédéral, ni au procureur de la Confédération, n’a jamais squatté d’autre charge que celles où les urnes – ou les instances de son parti  - l’avaient porté. Une vie plus calme que celle de son chef historique, moins aventureuse, moins de risques, moins de folie, un peu moins d’indifférence à la férocité des haines. Dans Marivaux, là où on échange les masques, l’un aurait été le maître, l’autre le valet.

Ueli Maurer : des envolées moins tribunitiennes que son mentor, voix moins grave, verbe moins éclatant, menton moins saillant, rire moins sardonique. Un peu moins à l’aise dans les ronds de sciure des luttes à la culotte, les cantines de fêtes fédérales, ou dans les fiévreuses délices de l’Alpe, où s’encornent passionnément les bestiaux. Maurer, c’est l’homme d’une époque moins épique. Après le temps des héros, celui des hommes.

Mais même cet homme-là, il paraît qu’on n’en veut pas. On voudrait un UDC moins dur. On voudrait un UDC moins opposé à l’Europe : s’il avait la délicatesse (malgré le vote écrasant de son parti, samedi, à Dietikon), de voter oui aux bilatérales le 8 février 2009, voilà qui étofferait avantageusement son dossier. On voudrait un UDC au verbe moins champêtre, rude affaire pour ce pauvre M. Maurer, qui n’est que paysan.

On voudrait un UDC plus présentable dans les salons, mocassins cirés, costume trois pièces, montre au gilet. On voudrait un UDC sensible au climat, et pas seulement pour protéger ses têtes de bétail. Un UDC Kyoto. Et comme M. Maurer, ce préhistorique UDC né du monstre comme dans la plus archaïque des théogonies, n’arrive désespérément pas à convenir à ces exigences, on prépare déjà un ersatz de l’ersatz. Qui pourrait s’appeler Urs Schwaller. Ah, comme tout serait plus simple si la politique n’était confiée qu’à des notaires et des notables, entre soi cooptés, sans ces détestables signaux, tous les quatre ans, de cet intrus qui s’appelle le peuple. (Commentaires.com)


Port du voile à l'école : deux Françaises déboutées à Strasbourg

lepoint.fr (avec agence)

Port du voile à l'école : deux Françaises déboutées à Strasbourg

Deux jeunes filles de confession musulmane se plaignaient d'avoir été exclues définitivement de leur établissement scolaire en 1999 pour avoir refusé de retirer leur foulard pendant les cours d'éducation physique et sportive. © PHILIPPE MERLE / AFP.

Deux jeunes Françaises qui contestaient leur exclusion définitive de leur école pour avoir porté le foulard pendant un cours de sport ont été déboutées jeudi à Strasbourg par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Les deux requérantes sont deux jeunes femmes âgées de 21 et 22 ans et résidant à Flers, dans l'Orne. De confession musulmane, elles se plaignaient d'avoir été exclues définitivement de leur établissement scolaire en 1999 pour avoir refusé de retirer leur foulard pendant les cours d'éducation physique et sportive, alors qu'elles étaient en classe de 6e. À la suite de leur exclusion, elles ont finalement poursuivi leur scolarité par correspondance.

Leurs recours devant les juridictions administratives françaises ayant tous été rejetés, elles ont porté le dossier devant la CEDH. Elles s'appuyaient sur la Convention européenne des droits de l'homme, invoquant l'article 9 relatif au droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion et à l'article 2 du Protocole 1 relatif au droit à l'instruction. Mais la Cour a conclu à la non-violation de l'article 9, estimant que la sanction de l'exclusion définitive "n'apparaît pas disproportionnée", et elle constate que les requérantes ont pu poursuivre leur scolarité par correspondance. Selon les juges, les convictions religieuses des jeunes femmes ont donc été "pleinement prises en compte face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public". (Le Point)

Une excellente nouvelle pour ceux qui refusent le communautarisme.


Prostitution - Un mac bulgare sous les verrous

Frauen skrupellos zur Prostitution gezwungen

von Attila Szenogrady
Ein bulgarischer Chef-Zuhälter und drei Türken sollen im Grossraum Zürich Menschenhandel mit osteuropäischen Prostituierten betrieben haben. Nun drohen den Angeklagten hohe Freiheitsstrafen.

Für den am Mittwoch eröffneten Prozess hat das Bezirksgericht Zürich zwei volle Tage angesetzt. Am ersten Verhandlungstag stand ein 38-jähriger Chef-Zuhälter aus Bulgarien im Mittelpunkt. Der mutmassliche Menschenhändler zeigte sich wortkarg und verweigerte die Aussage. Mehr zu erzählen hatten die Gerichtsakten. Demnach hatte der Angeklagte bereits früher in Südfrankreich ein einträgliches Sexgewerbe mit vornehmlich osteuropäischen Frauen betrieben. Bis ihn die französische Justiz mittels einer Freiheitsstrafe von fünf Jahren für längere Zeit aus dem Verkehr zog.

Laut Anklage ein strenges Prügelregime

Im August 2006 wechselte der Bulgare nach seiner Haftentlassung das «Revier» und setzte neu auf das Zürcher Rotlicht-Milieu. Die Anklageschrift schilderte, wie der Chef-Zuhälter drei Landsfrauen aus Osteuropa in die Prostitution an der Limmat einführte und dabei ein strenges Regime aufzog. Dabei soll der Angeschuldigte die wirtschaftliche Notlage der Opfer skrupellos ausgenutzt haben. Regte sich Widerstand, so setzte es für die Geschädigten auch massiv Prügel ab.

In der Folge kontrollierte der Boss die Einkommen der Prostituierten und schöpfte jeweils mindestens die Hälfte ihrer Einkommen ab.

Viereinhalb Jahre gefordert

Innerhalb eines Jahres weitete der Angeklagte seine Tätigkeit von Zürich aus bis in die Ost- und Innerschweiz aus. Unter Mithilfe von drei türkischen Staatsangehörigen, die laut Anklage auch weitere Frauen aus Rumänien in die Prostitution zwangen.

Laut Staatsanwältin Silvia Steiner galt der Bulgare als Organisator, Transporteur und als Stellenvermittler. Bis zum 10. Juli 2007, als die Polizei zuschlug und der verhaftete Mann bis heute hinter Gitter verschwand.

Wo er laut Steiner auch für längere Zeit bleiben soll. So forderte sie für den Angeklagten vor Gericht eine hohe Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren. Wegen mehrfachen Menschenhandels und Förderung der Prostitution.

Für die drei weiteren Beschuldigten verlangte Steiner bedingte Strafen. Zwei Mal 18 Monate sowie ein Mal zwei Jahre.

Urteil am Donnerstag erwartet

Die Verteidiger setzten sich in längeren Plädoyers für Freisprüche ein. In erster Linie, da die massiven Vorwürfe gar nicht zu beweisen seien und die Frauen ihrer Tätigkeit freiwillig nachgegangen seien. Das Gericht stellte in Aussicht, dass die Urteile bereits am Donnerstag eröffnet werden.

Il n'y a que le conseil fédéral pour trouver que l'extension des accords bilatéraux est un long fleuve tranquille.


Alerte enlèvement - Le conseil fédéral préfère ne rien faire

 

Pas d'impulsion fédérale pour l'alerte enlèvement

DISPARITION
DISPARITION Le système d'alerte à l'enlèvement a pour but de retrouver rapidement des enfants enlevés grâce à la diffusion de messages et de photos sur divers supports, dont les téléphones portables. (KEYSTONE)
Le Conseil fédéral refuse d'assumer un leadership facilitant la mise en place d'un système d'alerte national en cas de rapt d'enfants. Le projet prend du retard. Didier Burkhalter est déçu.

La lourdeur du fédéralisme joue un mauvais tour au projet d'alerte enlèvement, qui a pour but de retrouver rapidement des enfants disparus grâce à la diffusion de messages et de photos sur divers supports, dont les téléphones portables.

Les travaux en cours ne permettent pas d'espérer une percée avant 2010. Invoquant la souveraineté des cantons, le Conseil fédéral refuse de procéder à une conduite opérationnelle au niveau national qui permettrait d'accélérer le tempo.

Il l'a fait savoir dans sa réponse écrite à une interpellation du conseiller aux Etats Didier Burkhalter. Le radical neuchâtelois est déçu. Il plaide pour un peu moins de juridisme et un peu plus d'engagement. Le sujet sera à l'ordre du jour de la Chambre des cantons dans deux semaines

Didier Burkhalter est à l'origine d'une motion en faveur de l'alerte enlèvement adoptée par les deux Chambres l'hiver dernier. En déposant une nouvelle interpellation il y a deux mois, il entendait procéder à une piqûre de rappel pour faire le point sur l'avancement des travaux et obtenir un agenda contraignant. Les délais indiqués dans la réponse l'inquiètent. «On pourrait agir plus vite en ne cherchant pas à régler tous les détails d'emblée», souligne-t-il.

Le projet est du ressort de la Conférence des directeurs cantonaux de justice et police, qui l'a confié à la commission suisse contre la criminalité. Cette dernière devrait achever ses travaux en 2010. Mais cela ne dit encore rien sur la date de mise en place effective d'un système d'alerte.

Selon le gouvernement, la souveraineté cantonale garantie par la Constitution ne permet pas à Berne d'imposer une échéance aux cantons. Pour la même raison, il n'envisage pas de conduite politique et opérationnelle plus importante au niveau national. La Confédération se contente d'apporter son soutien en mettant à la disposition du groupe de travail des spécialistes issus de l'administration fédérale.

Le projet se heurte à différents problèmes. Il s'agit de déterminer qui a l'autorité pour lancer une alerte, qui prendra en charge les coûts, comment diffuser les messages et comment intégrer ce système dans le déroulement d'investigations menées au niveau cantonal. Il faut aussi tenir compte de l'évolution technologique en intégrant l'alerte dans ce que l'on appelle le «microblogging», à savoir des informations courtes et rapides sur le web touchant de nombreuses personnes en ligne ou sur leur téléphone portable.

Les travaux s'inspirent pour l'essentiel du modèle français. Il n'existe pas, pour l'instant, de système d'alerte européen. Le 2 septembre dernier, le Parlement européen a cependant demandé aux Etats membres d'agir dans ce domaine en coordonnant leurs efforts.

Comme le groupe de travail suisse vise la compatibilité avec les systèmes mis en place dans les pays limitrophes, le risque est que la Suisse se contente d'attendre les initiatives qui seront prises sur le plan européen. Auquel cas il faudrait probablement patienter pendant plusieurs années. /CIM

Quel triste exemple d'un conseil fédéral qui préfère ne rien faire. On se réfugie derrière de la paperasse pour ne pas agir. Encore une initiative à proposer pour les forcer à la raison.