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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Burqa interdite? La Suisse se couche comme d'habitude

En Suisse, il est très rare de croiser des femmes portant la burqa, ce vêtement que certains n'hésitent pas à qualifier de «prison ambulante»
(Evelyne Widmer-Schlumpf en Burka)

Le débat est lancé en Suisse: faut-il bannir les burqas? Oui, on n'en veut pas, soulignent beaucoup de voix, mais une prohibition serait aujourd'hui plus néfaste qu'utile

Renaud Michiels - le 25 juin 2009, 22h19
Le Matin

Interdire la burqa? Le débat embrase la France depuis le début du mois. Depuis qu'André Gérin, député-maire communiste de Vénissieux, a proposé de bannir ces «prisons ambulantes» que porteraient quelque 2500 femmes dans l'Hexagone. Il a depuis été rejoint par de nombreux élus et a obtenu lundi le soutien du président Sarkozy, pour qui ces «signes d'asservissement de la femme» ne sont pas les bienvenus en France.

Le débat, infiniment émotionnel, a traversé la frontière. Le président du PDC Christophe Darbellay se disait hier dans nos colonnes favorable à une interdiction de la burqa en Suisse. A droite, à l'UDC, certains sont prêts à suivre le Valaisan. Liberté de croyance ou pas, d'autres soulignent aussi leur refus de ces voiles islamiques intégraux, recouvrant tête, visage et corps des femmes. «Les burqas ne sont pas les bienvenues en Suisse non plus», résume le conseiller national Antonio Hodgers (Verts/GE). Pourtant, beaucoup ne veulent pas entendre parler d'une interdiction.

«Quelques touristes»
«A part quelques touristes, surtout pendant les Fêtes de Genève, combien de femmes en Suisse portent la burqa: une poignée? Se demande Antonio Hodgers. Aujourd'hui, une interdiction aurait deux effets: faire râler les milieux touristiques et donner l'impression à certains musulmans qu'on ne cesse de les stigmatiser. Quant aux quelques femmes déjà isolées du monde par leur burqa, elles risqueraient de se retrouver cloîtrées chez elles.»

«En France, le climat social sur toutes les questions liées à l'islam est plus que tendu, il existe là-bas une logique d'affrontement et de provocation, note Stéphane Lathion, président du GRIS, Groupe de recherche sur l'islam en Suisse. Mais la Suisse n'est pas la France et on voit ici très peu de burqas, alors ne nous laissons pas parasiter. Si on interdisait aujourd'hui en Suisse ce qui n'existe pas, ce serait jeter de l'huile sur le feu.»

L'interdiction de la burqa divise aussi à droite. «Prohiber un vêtement me semble peu compatible avec la société libérale qui m'est chère, mais ce débat me semble bien théorique, glisse le conseiller national UDC Yves Nidegger. Et si le problème devait apparaître, il me semble que les réponses existent déjà. Des règlements interdisent les «déguisements» qui dissimulent les visages hors des périodes de carnaval. Il suffit de les appliquer.» Invité mardi à la rédaction du «Matin», le radical Pierre Maudet développait la même pensée. Pour le conseiller administratif de la ville de Genève, il n'y a aucun problème à signaler. Donc, pour l'heure, une interdiction créerait surtout une tension.

Or qu'est-ce que la burqa ?
(source:
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/la-burqa-en-questions_768733.html)

Le voile, dont de nombreuses musulmanes à travers le monde se couvrent la tête, en totalité ou en partie, comporte de nombreuses versions. Elle se retrouve dans de nombreuses traditionset n'est pas forcément liée à l'islam. Le port du voile pour les femmes existe depuis l'Antiquité, par exemple chez les juifs dans la Bible et chez les Arabes bien avant l'avènement de l'islam.

La burqa est à l'origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan, qui l'ont rendue obligatoire, mais elle est loin d'avoir disparu après leur chute.

En France, le port du niqab est plus courant que celui de la burqa. Il s'agit d'un voile sombre qui tombe jusqu'aux pieds et qui couvre le visage à l'exception des yeux.

La burqa est-elle portée par beaucoup de femmes?

Difficile à dire. Il n'existe aucun chiffre susceptible de quantifier le phénomène. La commision d'enquête, si elle se crée, se penchera sur la question.

Qu'en dit l'Islam ?

Le port du voile est évoqué dans le verset 33 53 du Coran comme le montre l'extrait du livreLeChoc Jésus Mahomet de Christian Makarian (ed JC Lattès), directeur adjoint de L'Express. "D'après un hadith attribué à Aïcha, Omar aurait même recommandé au Prophète d'exiger que ses femmes sortent intégralement voilées pour se rendre nuitamment aux lieux d'aisances. Ce que Mahomet aurait refusé. D'un point de vue majoritaire chez les islamologues, on considère que Mahomet était doux avec les femmes. On dit également qu'il était soumis à la forte pression d'Omar, incarnation du rustre bédouin soucieux de maintenir coûte que coûte la domination absolue des hommes.

Néanmoins, au fil des siècles, l'interprétation la plus courante de ce verset consistera à étendre à toutes les femmes le port non pas l'usage de la "tenture" mais le port du voile. C'est cette interprétation, devenue une mauvaise tradition, que combattent aujourd'hui les intellectuelles progressistes, telles que Leïla Babès, qui s'insurge: "L'usage de ce concept comme voile de la femme, et de surcroît appliqué à l'ensemble des musulmanes alors qu'il est réservé aux épouses du Prophète, est un abus et un détournement de sens."



L'islam, le sexe et nous - de Bachelot Denis

L'islam, le sexe et nous


Présentation de l'éditeur
Entre l'icône sexy et émancipée, voire provocatrice, des magazines glamour, et l'image de la femme soumise et voilée, le choc est explosif. Face à une modernité occidentale centrée sur l'exhibition d'une sexualité libérée, mouvante et indéterminée, le monde musulman réaffirme l'absolue séparation et différence des sexes, et la suprématie du masculin. Les deux modèles divergent radicalement. Peuvent-ils coexister ? Ne faut-il pas voir, dans cette opposition, plus que dans l'emprise des mouvements extrémistes, ou dans le seul constat du délabrement social, une cause majeure des tensions entre Islam et Occident, sur la scène internationale, comme dans nos banlieues ? Dans un essai à rebours du politiquement correct, parce qu'il met le doigt à l'endroit le plus sensible, Denis Bachelot invite à regarder en face un problème central pour l'avenir de notre société... et de la planète!

Biographie de l'auteur
Denis Bachelot est journaliste et essayiste. Il collabore à la revue Commentaire.
Editeur : Buchet-Chastel (5 mars 2009) Collection : LES ESSAIS
http://www.amazon.fr/o/ASIN/2283023718/les4verite-21

Requérant d’asile = profiteur, un slogan toujours d’actualité ! Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil

Lorsque vous vivez dans le Sahel, vous habitez dans une case avec vos poules, la nourriture est toujours la même : une sorte de polenta à base de mil ou de sorgho assaisonnée avec des épices locaux. Et parfois, à cause de la sécheresse, pendant certains mois, vous n’avez qu’un repas par jour.Quittant la région de sa naissance, S….., né en 1985,  dépose une demande d’asile en Suisse le 4 mai 2004.

Par décision du 13 janvier 2005 l’Office des migrations refuse d’entrer en matière sur sa demande et prononce son renvoi de Suisse. Selon cette décision, l’intéressé n’a pas convaincu les autorités qu’il était dans l’impossibilité de présenter une pièce d’identité et qu’il ne venait manifestement pas du Mali, comme il le prétendait. L’ODM estime donc que son renvoi est exigible.
Par la Suite S….. a bénéficié de l’aide d’urgence dans plusieurs centre FAREAS. Parfois il a reçu une aide uniquement en nature, parfois il a pu cuisiner lui-même ses repas et recevoir un peu d’argent.Et il va de soi que S….. était au bénéfice de soins médicaux d’urgence prodigués par la Polyclinique médicale universitaire.Suite à une décision du Service de la population du 14 décembre 2006, décision qui prévoyait à l’avenir une aide d’urgence uniquement en nature S….. a déféré cette décision auprès du Tribunal administratif du canton de Vaud. Il faisait valoir que l’aide d’urgence était si peu étendue qu’elle était contraire à la dignité humaine.

Le 18 juillet 2008, la Cour de droit administratif du Tribunal cantonal a estimé que le fait que le recourant ne pouvait pas choisir et cuisiner ses aliments ne portait pas atteinte au noyau intangible du droit au minimum vital ni ne constituait une atteinte à la dignité humaine ou un traitement dégradant. Elle a par ailleurs retenu que le recourant, jeune homme célibataire et en bonne santé, pouvait être hébergé dans un établissement collectif. Enfin, la Cour a nié le droit à l’intéressé à des prestations en espèces sous la forme d’un argent de poche.S….. conteste  la décision du Tribunal cantonal ; il  fait recours auprès du Tribunal fédéral et demande notamment un montant de Fr. 15'000.- au titre de réparation morale.

Le 20 mars 2009 le Tribunal fédéral décide que, dans la mesure où il est recevable, le recours est rejeté. Parmi les considérants, il ressort de la prise de position de l’EVAM (Etablissement vaudois pour l’accueil des migrants) que les bénéficiaires de l’aide d’urgence peuvent suivre des programmes d’occupation qui ont un lien direct avec leur lieu de vie, par exemple des travaux de nettoyage ou de surveillance. Ils reçoivent pour cela une rémunération qui s’ajoute à l’assistance en nature. L’EVAM indique à ce sujet, que le recourant a participé aux nettoyages collectifs du 1er janvier 2008 au 31 juillet 2008, travaux pour lesquels il était indemnisé à hauteur de 300.- fr. par mois. Cette participation a dû être interrompue du fait que l’intéressé, à de nombreuses reprises, n’avait pas respecté les horaires pour cette activité.Le culot sans limites de cet africain qui vit aux frais du contribuable depuis 5 ans remet au goût du jour le slogan « requérant d’asile = profiteur ».

Lorsque on vient du Sahel, oser se plaindre de l’aide d’urgence pourtant généreuse dans le canton est indécent et provocateur.
Oser réclamer Fr. 15'000.- d’indemnité pour (soi-disant)  réparation morale alors que l’on est en situation illégale est malhonnête : c’est considérer notre pays comme une vache à traire ou une pompe à fric !Mais le rôle d’une association extrémiste de gauche n’est pas à négliger : Le Service d’aide juridique aux exilés, dont le nom précise bien son activité. Il s’agit de gens qui se démènent afin que le plus grand nombre de requérants puissent rester dans notre pays. Et dans cette affaire qui est allée jusqu’au Tribunal fédéral, le Service d’aide juridique aux exilés poursuivait un but : tenter d’obtenir une décision en faveur des requérants déboutés qui pourrait faire jurisprudence, par exemple obliger le canton à fournir de l’argent de poche, le plus possible bien entendu, à tous les profiteurs de notre hospitalité.

Vous pouvez lire l’ensemble de mon intervention au Grand Conseil sur le site de l’UDC et je vous dois un aveu : le but de mon interpellation n’est pas les réponses que Conseil d’Etat me donnera d’ici quelques mois, mais cette affaire est tellement scandaleuse qu’elle doit être médiatisée afin que le plus grand nombre de vaudois comprennent qu’on les prend pour des cons….   

Le tout sexuel – le tout asile (Les4verites.com)

Lambert Christian - mercredi 24 juin 2009


Les Français n’ont pas de pétrole, mais ils ont des idées. En voici une qui est lumineuse, que dis-je ? lumineuse et sacrée. C’est une croisade – et quelle croisade ! –, une croisade mondiale en faveur de l’homosexualité. La France officielle en prend la tête, bannière au vent. C’est ainsi que le 17 mai, Rama Yade, issue de la « diversité », secrétaire d’État aux droits de l’homme, a lancé un vibrant appel en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité, car il existe encore des pays qui estiment que l’homosexualité est une déviation de la sexualité normale et une infirmité sociale. Ce qui est évidemment une « honte »…

Donc la France mènera le combat pour les homosexuels, les bisexuels, les transexuels et les intersexuels. Je dois avouer que je ne sais pas ce que c’est que des intersexuels. Peut-être s’agit-il d’intersexuels altermondialistes ou l’inverse…

Quoi qu’il en soit, on comprendra que l’association « internationale » des lesbiennes, des gays, des bi, des trans, et des inter applaudit et bien sûr aussi l’association « nationale » des lesbiennes, des gays, des bi, des trans et des inter (elle, largement subventionnée par la mairie de Paris, c’est-à-dire le contribuable parisien).

La France, encore une fois, montre l’exemple. Que tous soient homos ! Mais, comme il reste encore pas mal d’hétérosexuels, on peut se demander si l’on ne va pas les taxer après contrôle (et redressement des contrevenants) par les 125 000 fonctionnaires de l’administration fiscale.

Ceci dit, il faut voir les choses à long terme et ne pas verser dans le pessimisme. Si tous deviennent homos, comme paraît le souhaiter le gouvernement actuel de la France, par la voix de Rama Yade, au bout d’un siècle, il n’y aurait plus personne sur terre. Ainsi tous les problèmes seraient résolus.
À moins que des savants « bien-pensants » inventent la procréation par des voies secrètes encore inconnues. Et pourtant il n’est pas si loin le temps où le général et Mme de Gaulle n’admettaient absolument pas qu’un « pédéraste » mette les pieds à l’Élysée. Sans doute le général de Gaulle souhaitait un vote franc et massif en sa faveur mais, lui, ne s’abaissait pas à faire la cour aux homosexuels.

Deuxième idée lumineuse : élargir le droit d’asile. Comme notre gouvernement semble penser qu’il n’y a pas assez d’immigrés en France (10 à 12 millions), il cherche à élargir le droit d’asile. Ainsi la France (je veux dire les responsables politiques actuellement au pouvoir) s’émerveille d’avoir fait adopter en 2008, sous la glorieuse présidence européenne du président Nicolas Sarkozy, les fondements d’une Europe de l’asile. Cette initiative étant connue dans le monde entier, et d’abord dans le tiers-monde, il va sans dire que les demandeurs d’asile vont se multiplier alors que, déjà, la France est avec les États-Unis (à ma connaissance, un peu plus vastes et plus riches que la France), le pays qui reçoit le plus de demandes d’asile (42 000 par an) présentées en majorité par des Irakiens, Somaliens, Afghans tous musulmans, Congolais, Russes et Serbes, tous demandeurs des multiples allocations que leur offre, contraint et forcé le pauvre et bon contribuable français.

Mais objectera-t-on, 75 % des demandes d’asile sont rejetées. Eh bien, ces recalés deviennent des clandestins, à régulariser au cas par cas… dans tous les cas.

Soyons sérieux, si le gouvernement n’était pas à ce point imprégné de cette démagogie qui détruit la France, le droit d’asile devrait être un droit exceptionnel, accordé par le chef de l’État lui-même, comme le droit de grâce, et limité à quelques douzaines de cas par an. Bref, ces deux initiatives sont et ridicule pour la première et dommageable pour la seconde. On aurait pu s’en dispenser.

Enfin, tout de même, une nouvelle positive pour notre industrie de la coutellerie. En moyenne, 28 fois par mois (chiffres officiels), des professeurs de notre très chère Éducation nationale sont poignardés par leurs élèves. Et poignardés avec des couteaux de cuisine ; c’est là que réside le côté industriel de cette évolution, le couteau de cuisine à vocation multiple. Mais, attention, a dit le président de la République, il ne faut pas exagérer, c’est seulement dans 184 établissements scolaires qu’on poignarde avec des couteaux de cuisine, des établissements tous situés dans des quartiers « sensibles ». Bien. Mais qu’est-ce que c’est donc que des quartiers « sensibles » ? Comment sont-ils peuplés ? Peut-être faudrait-il les nettoyer au « karcher ». Vous vous souvenez ?…

Il faut un moratoire sur l’immigration (Les4verites.com)

Pigis Yves - mercredi 24 juin 2009


Une crise mondiale a fait exploser les statistiques du chômage, l’orage s’annonce dévastateur, des nuages chargés de nouvelles vagues de chômeurs obscurcissent notre vision de l’avenir et s’apprêtent à allonger encore les listes des demandeurs d’emplois !
La révolte sociale gronde, la France au bord de la faillite n’a plus les moyens de faire face aux déficits des organismes relevant de l’État, ni d’engager un programme sérieux de construction de logements sociaux…

Et, pourtant, la France généreuse continue d’accueillir toujours autant d’immigrés légaux et illégaux qui peuvent prétendre à toutes les largesses que nos lois leur réservent !

Qu’en est-il dans ces conditions de la mise en œuvre de la politique d’immigration choisie préconisée par notre Président ? Dans la conjoncture actuelle elle devrait être appliquée dans toute sa rigueur :

– arrêt total de toute immigration ;
– régulation de l’immigration choisie en fonction des besoins réels.

Dans les faits, l’immigration illégale continue pratiquement au même rythme et les expulsions effectives sont toujours aussi peu nombreuses. Les besoins en personnel qualifié et en main-d’œuvre tendant vers zéro, puisque toutes les activités sont ralenties et que les faillites d’entreprises augmentent, même l’immigration choisie devrait faire l’objet d’un moratoire.

Le chômage touchant tous les secteurs, sauf les emplois protégés de la fonction publique et des collectivités territoriales, le réservoir de main-d’œuvre et de compétences sur notre territoire est immense, le chômage pouvant dépasser les 30 % dans certaines banlieues.
Dans ces conditions, un moratoire de longue durée sur l’immigration devrait non seulement être envisagé, mais il faut l’adopter d’urgence.
Ce moratoire aurait, en plus, l’avantage de nous permettre de disposer d’un temps appréciable, pour intégrer parfaitement des populations jusque-là rétives à toute forme d’intégration et mettre en place l’adaptation aux emplois disponibles ou à créer, avant de songer à faire appel à d’autres immigrants extra-européens.

La rigueur s’imposant et tenant compte des leçons du passé, il faudra exiger une politique d’intégration plus contraignante que coûteuse, les milliards des précédentes politiques visant à faciliter une intégration dans laquelle la notion de mérite avait disparu ayant été dépensés en pure perte…

Le SMIC, principal responsable du chômage (Les4verites.com)

Trémeau Bernard - mercredi 24 juin 2009


Pendant la campagne pour les élections européennes, de très nombreux responsables politiques français ont proposé une « Europe sociale ». C’est-à-dire l’extension à tous les pays européens des « avancées sociales » françaises, dont le SMIC est le plus beau fleuron.

Le SMIC a été voté le 2 janvier 1970 sous la présidence de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas étant Premier ministre. Ce « Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance » contraint toutes les entreprises installées en France à payer un salaire horaire minimum, qui augmente plus rapidement que l’inflation. Avec une croissance de 2 % et une inflation de 3 %, la loi oblige l’entreprise à augmenter de 5 % le salaire de son employé. Le SMIC est donc parfaitement créateur d’une inflation par les coûts. Selon les derniers chiffres publiés, le SMIC atteint 8,71 euros de l’heure et plus de 2 millions de salariés sont actuellement au SMIC, ce qui représente presque 14 % des salariés.

Coïncidence « normale », le chômage est apparu en France en 1970.
Pour une raison très simple à comprendre. Pour lutter contre cette inflation, la Banque de France était obligée de prendre des mesures réduisant le crédit accordé aux entreprises et aux particuliers, donc freinant le développement économique du pays.

Pour supprimer ce chômage issu du SMIC, il n’y a qu’un seul moyen logique : supprimer le SMIC et le remplacer par des contrats d’entreprise. Compenser les augmentations des coûts issues du SMIC par une réduction des charges pesant sur les entreprises ou par des subventions ne peut être qu’un pis-aller augmentant encore un peu plus la complexité de la législation française.

Le SMIC écrase progressivement la hiérarchie des salaires. Il pousse les entreprises à ne pas embaucher les jeunes sans expérience : ils coûtent plus qu’ils ne rapportent. Le chômage touche actuellement en France plus de 20 % des jeunes. Quand le chômage dépasse 10 %, des troubles sociaux de plus en plus graves apparaissent toujours.

Sur les 27 pays unis actuellement dans le Marché commun, 20 seulement ont un SMIC. L’Allemagne, l’Italie, la Suède ou le Danemark n’ont pas de SMIC. Ils ont des contrats d’entreprise. Ces pays refuseront certainement d’adopter le SMIC français.

De plus, les niveaux des salaires ne sont pas les mêmes dans tous les pays européens. Le SMIC roumain est actuellement à 1 euro ; le SMIC polonais à 4 euros… Les responsables politiques français favorables au SMIC européen veulent-ils obliger Roumains et Polonais à adopter le SMIC français à 8,71 euros ? En ce cas, ils provoqueraient dans ces pays des perturbations effroyables, avec une inflation et un chômage du type Zimbabwe.

Il est donc totalement impensable que les responsables de ces pays adoptent le SMIC à 8,71 euros. Ce serait suicidaire, et ils en sont conscients.
Tous les responsables des partis politiques français, qui ont dit et redit pendant la campagne électorale qu’une extension du SMIC français à l’Europe était possible, nous ont trompés. Tous ceux qui proposaient une augmentation du SMIC ignorent ce qu’est l’inflation… L’ont-ils fait en sachant qu’ils mentaient, ou étaient-ils sincères ?

Le SMIC français ne sera donc pas étendu à toute l’Europe, les entreprises françaises ne peuvent donc plus rester en France. Peugeot ou Michelin quittent la France. Le SMIC crée le vide économique.

Les gouvernements français sont ainsi condamnés au « nationalisme économique »
. Pour conserver le SMIC, ils doivent accorder des subventions à leurs entreprises. Ou entourer notre pays de belles barrières douanières, donc de faire de la France une belle Corée du Nord…
La campagne pour les élections européennes a atteint des sommets de désinformation encore jamais observés en France…


L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher veut enseigner l’éthique à l’Université de Saint-Gall

Christoph Blocher candidat à une chaire d’éthique

(Keystone)

(Keystone)

LE TEMPS : L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher veut enseigner l’éthique à l’Université de Saint-Gall. Il motive son intention par la nécessité d’enseigner une «éthique pratique». Fin mars, l’actuel professeur d’éthique avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, ce qui avait soulevé des vagues d’indignation en Suisse alémanique.

Christoph Blocher l’avait laissé entendre dans la presse. Il a finalement décidé de franchir le pas: il se porte candidat à la chaire d’éthique de l’Université de Saint-Gall, selon un communiqué diffusé ce matin. En tant que «père de famille, comme chef d’entreprise et comme politicien, il a toujours cherché à agir de manière juste et pragmatique», indique ce dernier.

L’ancien conseiller fédéral veut s’adresser à une jeunesse «qui se trouve dans un état d’urgence sérieux: un manque de repères, une sensation de vide, se dessinent notamment chez les étudiants en sciences économiques», poursuit-il.

La fonction de professeur d’éthique à l’Université de Saint-Gall a fait parler d’elle après qu’Ulrich Thielemann, vice-directeur depuis 2001 de l’Institut pour l’éthique de l’économie dans cet établissement, avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, alors qu’il y avait été invité par le groupe des Verts. Lâché par le recteur, il risque désormais son poste.

Christoph Blocher veut enseigner comment appliquer les principes éthiques à la gestion d’une entreprise et expliquer «la portée sociale et éthique de la conduite d’une entreprise». Il entend montrer les bases éthiques du capitalisme et du socialisme. Il s’appuie sur son expérience pratique. «Ce sont les économistes proches de la pratique qui peuvent aider à sortir de la crise», estime-t-il.


Affaire stern - Genève n'avait pas besoin de cela

Editorial publié dans l'Agefi

Glauque et sordide. Le procès de l’affaire Stern a forcément attiré l’attention du monde entier – surtout en Europe, restons modestes - sur une histoire invraisemblable qui aurait pu se dérouler n’importe où. La malchance a voulu que le drame se noue à Genève, centre de gravité de la liaison délirante entre les deux protagonistes.

La malchance a surtout voulu qu’Edouard Stern fût un ancien banquier, sorti depuis longtemps (et sans véritable réseau d’affaires à Genève), mais devenu aux yeux du monde et pour l’éternité «le banquier Stern». Il n’en fallait pas plus pour que l’image de la ville et de ses banques légendaires fussent associées pour longtemps à la débauche et aux déviances sexuelles. «Genève? Ah oui, là où les banquiers se livrent à des parties fines et séances sado-maso qui finissent mal?» A faire l’inventaire des projets de livres, de films, peut-être un jour de jeux électroniques, annoncés ou vaguement projetés, le poncif du banquier genevois lourdement pervers n’en est apparemment qu’à ses débuts. Sans même parler du désarroi des familles, Genève n’avait évidemment pas besoin de cela. Ni sa communauté israélite, qui ne vit pas très bien le cumul de malchance depuis le scandale Madoff.

Certains parlementaires veulent participer à la mission européenne antipirates «Atalante» en Somalie, au mépris de la neutralité

(Source : ATS)
La Suisse devrait participer à la mission européenne antipirates «Atalante». Contrairement à son homologue de la politique extérieure, la commission de la politique de sécurité du National a soutenu mardi cet engagement par 15 voix contre 11. Pour la majorité, l'envoi de soldats suisses au large de la Somalie ne nécessite de modification de la loi sur l'armée immédiate. Par 16 voix contre 7, la commission a refusé d'entrer en matière, a indiqué son président Bruno Zuppiger (UDC/ZH).

Commentaire :

Cette décision préliminaire de la commission du National est consternante pour ceux qui veulent sauvegarder la neutralité de notre pays, et choquante car une fois  de plus le parlement veut forcer la main de la population sans lui demander son avis. En effet, le Département Fédéral de Justice et Police avait proposé de modifier la loi sur l’armée car la base constitutionnelle de « la défense des intérêts » du pays (souvent agitée comme un hochet par les internationalistes) n’était pas suffisante. Une modification de la loi sur l’armée (soumise au référendum facultatif) permet au peuple souverain d’avoir le dernier mot. Or en refusant d’entrer en matière, la commission du parlement préfère envoyer nos soldats garder des tankers commerciaux en amont du canal de Suez plutôt que de faire le tour de l’Afrique (plus coûteux mais faisable). La Commission se rend donc complice du syndrome déclaré au sein du DFAE qui pousse la Suisse à donner sans rien recevoir. Souhaitons que le parlement ait le dernier mot au plenum et rejettera cette proposition qui mine notre neutralité. Allons-nous par la suite aussi envoyer des troupes pour protéger les plantations de café de Nestlé dans les pays pauvres, ou les employés d’ABB en Lybie ?

Rücktritt Bundesrat Couchepin - Mann von gestern (Weltwoche)

Gross waren die Vorschusslorbeeren bei der Wahl von Pascal Couchepin zum Bundesrat, von einem Visionär und Macher war die Rede. Knapp 12 Jahre später steht fest: Weder als Wirtschafts-, noch als Sozialminister konnte der FDP-Magistrat wirklich Entscheidendes bewegen. Erste Bilanz der Amtszeit eines Bundesrats, der sich kontinuierlich selbst im Wege stand.

Nach knapp zwölf Jahren im hohen Amt zählt Pascal Couchepin vor den Medien seine 27 Erfolge bei Wahlen auf (vom Martinacher Stadtrat bis zu den Wiederwahlen in den Bundesrat). Die restliche Bilanz besteht aus einem Wust aus Papieren, die Highlights wie «zahlreiche Kontakte mit Kulturministerinnen und Kulturministern anlässlich von Auslandreisen» oder Durchbrüche wie «Pilotprojekt im Grenzgebiet Basel/Lörrach zur Erprobung der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit im Gesundheitsbereich» auflistet. Fakten sind, dass er weder als Wirtschaftsminister (1998 bis 2002) noch als Sozialminister (2003 bis 2009) Entscheidendes bewegt hat. Unter seiner Ägide hat sich die Lage der Sozialversicherungen sogar dramatisch verschlechtert. Überdies weigerte er sich beharrlich, die parteipolitischen Veränderungen - Stärkung der Rechten, Stagnation der Linken, Erosion der Mitte - anzuerkennen oder auch nur zu reflektieren. (Lire la suite)

Von Urs Paul Engeler (Weltwoche)