(Source : ATS)
La Suisse devrait participer à la mission européenne antipirates «Atalante». Contrairement à son homologue de la politique extérieure, la commission de la politique de sécurité du National a soutenu mardi cet engagement par 15 voix contre 11. Pour la majorité, l'envoi de soldats suisses au large de la Somalie ne nécessite de modification de la loi sur l'armée immédiate. Par 16 voix contre 7, la commission a refusé d'entrer en matière, a indiqué son président Bruno Zuppiger (UDC/ZH).
Commentaire :
Cette décision préliminaire de la commission du National est consternante pour ceux qui veulent sauvegarder la neutralité de notre pays, et choquante car une fois de plus le parlement veut forcer la main de la population sans lui demander son avis. En effet, le Département Fédéral de Justice et Police avait proposé de modifier la loi sur l’armée car la base constitutionnelle de « la défense des intérêts » du pays (souvent agitée comme un hochet par les internationalistes) n’était pas suffisante. Une modification de la loi sur l’armée (soumise au référendum facultatif) permet au peuple souverain d’avoir le dernier mot. Or en refusant d’entrer en matière, la commission du parlement préfère envoyer nos soldats garder des tankers commerciaux en amont du canal de Suez plutôt que de faire le tour de l’Afrique (plus coûteux mais faisable). La Commission se rend donc complice du syndrome déclaré au sein du DFAE qui pousse la Suisse à donner sans rien recevoir. Souhaitons que le parlement ait le dernier mot au plenum et rejettera cette proposition qui mine notre neutralité. Allons-nous par la suite aussi envoyer des troupes pour protéger les plantations de café de Nestlé dans les pays pauvres, ou les employés d’ABB en Lybie ?
Alors que les medias se tarabustent les crayons pour savoir si le PDC fribourgeois Urs Schwaller est bien un suisse romand (on s’en fout royalement !) afin de bien marquer le privilège qu’ont de médiocres suisses romands de siéger au conseil fédéral (mieux vaut en fait un bon Suisse allemand bilingue qu’un mauvais romand trop provincial), il faut quand même rappeler que le PDC n’a que 14% des sièges au parlement fédéral alors que l’UDC en a plus du double, à 29%. Bref, c’est la fable de la grenouille qui voudrait être aussi grosse que le bœuf.
Les excuses souvent avancée par ces adeptes du politiquement correct et de la couardise nombriliste ne tiennent pas la route quand on voit leurs intrigues afin de tenter d’ôter l’immunité de parlementaires UDC qui osent révéler leurs basses-intrigues. Le scandale autour de l’ex présidente de la Commission de Gestion, la PDC Lucrezia Meier-Schatz, accusée de vouloir faire tomber Christoph Blocher dans l’affaire Holenweger continue de faire couler beaucoup d’encre tant l’affaire a été bâclée par le procureur fédéral.
Or il faut rappeler que c’est le PDC qui a collaboré avec la gauche, ainsi qu’avec quelques opportunistes radicaux, pour permettre à Mme Widmer-Schlumpf d’être élue au gouvernement. Or, la part de ce nouveau parti ex-UDC (le BDP) est estimée à trois pour cent. Ce sont bien les PDC et la gauche qui ont décidé, par pur calcul politicien, de démolir la formule magique et de mettre un alibi (ou mieux un kartoffelsack) à la place du parti UDC plébiscité par les urnes en 2007.
Si le PDC a tant œuvré pour l’élection d’Evelyne Widmer Schlumf, pourquoi ne pas intégrer son parti dans le groupe PDC et Verts libéraux. Christophe Darbellay ne disait-il pas récemment que les différences entre son parti et le BDP étaient minimes (« Zur Mitte zähle ich auch die BDP, Ihr Programm sei zu 90 Prozent deckungsgleich mit dem der CVP ») ? En intrigant de telle manière pour corrompre la représentation mathématique du Conseil Fédéral en représentation pseudo-moraliste, la politique suisse se dirige vers ce que le peuple déteste : une clique de politiciens repus et satisfaits d’eux-mêmes qui, convaincue par des medias roucoulants sur leur supposée haute intelligence d’hommes d’états, décrète et décide en catimini, pour ensuite forcer le peuple a accepter à contre cœur de mauvais compromis sous l’excuse maintes fois utilisée qu’on a pas le choix, sinon ce sera terrible pour la suisse (exemple la menace de représailles en cas de non a la libre circulation avec la Roumanie et Bulgarie, ou la menace islamiste en cas de oui a l’initiative anti-minarets).
Tout ceci est lamentable et doit être combattu à chaque occasion en soutenant l’UDC pour que la démocratie revienne au peuple, le souverain ultime il faut se le rappeler.