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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher veut enseigner l’éthique à l’Université de Saint-Gall

Christoph Blocher candidat à une chaire d’éthique

(Keystone)

(Keystone)

LE TEMPS : L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher veut enseigner l’éthique à l’Université de Saint-Gall. Il motive son intention par la nécessité d’enseigner une «éthique pratique». Fin mars, l’actuel professeur d’éthique avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, ce qui avait soulevé des vagues d’indignation en Suisse alémanique.

Christoph Blocher l’avait laissé entendre dans la presse. Il a finalement décidé de franchir le pas: il se porte candidat à la chaire d’éthique de l’Université de Saint-Gall, selon un communiqué diffusé ce matin. En tant que «père de famille, comme chef d’entreprise et comme politicien, il a toujours cherché à agir de manière juste et pragmatique», indique ce dernier.

L’ancien conseiller fédéral veut s’adresser à une jeunesse «qui se trouve dans un état d’urgence sérieux: un manque de repères, une sensation de vide, se dessinent notamment chez les étudiants en sciences économiques», poursuit-il.

La fonction de professeur d’éthique à l’Université de Saint-Gall a fait parler d’elle après qu’Ulrich Thielemann, vice-directeur depuis 2001 de l’Institut pour l’éthique de l’économie dans cet établissement, avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, alors qu’il y avait été invité par le groupe des Verts. Lâché par le recteur, il risque désormais son poste.

Christoph Blocher veut enseigner comment appliquer les principes éthiques à la gestion d’une entreprise et expliquer «la portée sociale et éthique de la conduite d’une entreprise». Il entend montrer les bases éthiques du capitalisme et du socialisme. Il s’appuie sur son expérience pratique. «Ce sont les économistes proches de la pratique qui peuvent aider à sortir de la crise», estime-t-il.


Affaire stern - Genève n'avait pas besoin de cela

Editorial publié dans l'Agefi

Glauque et sordide. Le procès de l’affaire Stern a forcément attiré l’attention du monde entier – surtout en Europe, restons modestes - sur une histoire invraisemblable qui aurait pu se dérouler n’importe où. La malchance a voulu que le drame se noue à Genève, centre de gravité de la liaison délirante entre les deux protagonistes.

La malchance a surtout voulu qu’Edouard Stern fût un ancien banquier, sorti depuis longtemps (et sans véritable réseau d’affaires à Genève), mais devenu aux yeux du monde et pour l’éternité «le banquier Stern». Il n’en fallait pas plus pour que l’image de la ville et de ses banques légendaires fussent associées pour longtemps à la débauche et aux déviances sexuelles. «Genève? Ah oui, là où les banquiers se livrent à des parties fines et séances sado-maso qui finissent mal?» A faire l’inventaire des projets de livres, de films, peut-être un jour de jeux électroniques, annoncés ou vaguement projetés, le poncif du banquier genevois lourdement pervers n’en est apparemment qu’à ses débuts. Sans même parler du désarroi des familles, Genève n’avait évidemment pas besoin de cela. Ni sa communauté israélite, qui ne vit pas très bien le cumul de malchance depuis le scandale Madoff.