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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Le ségolisme, ses limites - d’Ivan Rioufol (Figaro)

Panique chez les apparatchiks. La glasnost, qui a libéré la parole à droite, ébranle la gauche à son tour. D’un ton très Maréchal, nous voilà, Ségolène Royal veut donc « remettre l’école et la famille au centre de la société », juge « urgent de redonner de la valeur au travail et à l’effort »,assure : « Plus on a des racines profondes, plus on peut s’élever vers le ciel », etc. Barrissements au PS.
Les propos « réacs » qu’enchaîne la prétendante à l’Élysée, longtemps muette, sont de ceux que tient continûment le peuple. Pas étonnant que 69 % des sondés approuvent, cette semaine, ses déclarations sur un encadrement militaire pour les primo-délinquants de plus de 16 ans. Les indignations de son camp ne font que souligner l’asphyxie intellectuelle de la nomenklatura.
La vieille garde en devient même risible : Laurent Fabius exige d’elle la discipline de parti que lui-même n’a pas suivie en prônant le non à la Constitution ; Jean-Luc Mélenchon l’accuse de vouloir flatter les « petits Blancs ». Dominique Strauss-Kahn fait appel à son épouse, Anne Sinclair, pour tenter de gagner l’opinion, ce qui en dit long sur la légèreté de celui qui aurait pu devenir un Tony Blair français.
Madame Sans-Gêne a apparemment réussi à secouer les doctrinaires, qui ne supportent pas les conduites à contresens. Mais la première impression est souvent la bonne : si le vide entourant le programme de Royal commence à être comblé, c’est au profit d’évidences de comptoir qui rassurent seulement sur son bon sens. Pour le reste, le ségolisme reste l’expression de la bonne conscience socialiste.
La rebelle n’ira pas au clash. En approuvant, mercredi, le projet du PS pour 2007, elle a accepté la tutelle d’une gauche embaumée, défendant le smic à 1 500 euros, la généralisation des 35 heures, l’augmentation des « impôts citoyens ». « Si on ne dit pas clairement les choses sur les banlieues et l’immigration, on laisse un boulevard à Le Pen », estimait Daniel Cohn-Bendit dans Le Monde de mardi. Ces sujets semblent déjà évacués.
Les palinodies de Ségolène sur les 35 heures ou le mariage homosexuel, qu’elle approuve en définitive, dévoilent les limites de sa stratégie, à l’écoute des internautes, des sondages, « du rap et du slam » (RTL, mardi). En persistant à fouiller ainsi « l’âme des foules », dont Gustave le Bon a décrit, dès 1895, les ressorts destructeurs, son programme pourrait bien n’en révéler que la médiocrité.
Déficit d’idées
Le programme de Ségolène Royal se construit, en direct, sur son site (www.desirsdavenir.org). La candidate y invite les citoyens à participer à l’élaboration de ses propositions, qui font également appel aux lumières des sondages et aux réflexions d’auteurs de la « deuxième gauche ». Cette méthode du copier-coller, sympathique mais peu imaginative, aboutit surtout à redécouvrir l’eau chaude.
La droite partage souvent une même paresse dans l’analyse des grands sujets. Ainsi, la décision de Nicolas Sarkozy, mardi, de régulariser des familles sans papiers ayant des enfants à l’école a été inspirée par un rapport de l’avocat Arno Klarsfeld : « Les enfants nés ou arrivés en France en très bas âge ne connaissent que la France et se considèrent comme français. » Une remarque qui aurait mérité d’être approfondie.
Cette minceur de la réflexion, évidente dans le programme antilibéral du PS, est un travers français. Comme le note Guy Millière (Pourquoi la France ne fait plus rêver, Éditions Page après Page) : «Le travail des idées, qui se mène dans le reste du monde, s’arrête aux portes de la France, ou n’y circule et ne se prolonge que dans des milieux confidentiels. »
L’avènement de grands réformateurs comme Ronald Reagan ou Margaret Thatcher doit tout au travail préalable des think-tanks anglo-saxons et aux confrontations suscitées. Si la France connaît deux ou trois centres similaires (Ifrap, Contribuables associés, etc.) et une poignée de clubs ou revues, leur audience reste limitée. Quant aux débats, ils ne peuvent s’imposer dans une société encore soumise aux interdits.
Il reste impensable, faute d’arguments venant de contre-pouvoirs sérieux, d’aborder la sousformation des enseignants, la responsabilité du multiculturalisme dans le déclin français, ou la compatibilité de l’islam avec les valeurs de la République : autant de sujets brûlants que la pensée automatique continue d’attribuer, pour les disqualifier, à l’extrême droite. Celle-ci ne peut que s’en réjouir.
«Monde inédit »
Observer Sarkozy chasser sur les terres de la gauche et Royal en faire autant sur celles de la droite, vient rappeler ce « monde inédit dans lequel nous vivons aujourd’hui » (Laurence Parisot, Medef, mercredi). Un univers qui bouscule les schémas anciens, y compris l’opposition droite-gauche. Un sondage publié par Ouest France (Ifop, 21 mai) révèle que 61 % des Français ne font plus de différence entre les deux camps, 67 % se déclarant même favorables à un gouvernement d’union droite-gauche après 2007. Face aux désordres de la société, nombre d’intellectuels de gauche (Alain Finkielkraut, Régis Debray, Shmuel Trigano, etc.) ont déjà choisi de se situer hors de ces clivages. Le monde politique est-il prêt, sur l’insécurité, l’immigration, l’éducation, à suivre cette voie, entrouverte par François Bayrou ? L’espérer.
Sécu : fin d’un monopole
Jacques Chirac, hier, a défendu le « modèle » de la Sécurité sociale (10,3 milliards d’euros de déficit). Pas un mot sur l’abrogation par l’Europe du monopole de la Sécu, qui permet aux salariés de faire jouer la concurrence à l’étranger. 5 000 Français ont déjà fait ce choix, très économique. Pourquoi ce silence persistant ?
irioufol@lefigaro.fr


Asile - Rapport sur les non entrées en matiere durant le 4e trimestre 2005

Depuis le 1er avril 2004, les requérants d’asile dont la demande a abouti à une non entrée en matière (NEM) ne perçoivent plus aucune aide sociale. En effet, seule une aide d’urgence minimale leur est garantie par la Constitution. S’agissant des 4’990 personnes dont la NEM est entrée en force avant le 1er avril 2004 (cas soumis au régime transitoire), la Confédération a, au besoin, versé aux cantons un forfait d’aide sociale ordinaire jusqu’à la fin de l’année 2004.

Entre octobre et décembre 2005, 525 NEM sont entrées en force, portant à 6’195 le nombre des personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis le mois d’avril 2004. Sur les 4’990 personnes dont la NEM est entrée en force avant le 1er avril 2004 (cas soumis au régime transitoire), 971 bénéficiaient encore de l’aide d’urgence au 4ème trimestre (!!).

Les coûts engendrés par l’aide d’urgence sont repartis à la hausse, passant de 1'181’109 à 1'559’661 francs. Les frais de santé mis à part, ils ont effectivement augmenté de 21 à 26 francs par personne et par jour. La durée de perception des prestations s’est, elle aussi, allongée, en l’espace de trois mois, de 60 à 62 jours. Pour le 4ème trimestre 2005, les cantons ont reçu des indemnités au titre de l’aide d’urgence à hauteur de 945’ 000 francs. En outre, ils ont, durant ce trimestre, facturé des frais pour l’exécution de 87 renvois, à raison de 1000 francs par cas. Ayant dépensé 1'559’661 francs dans le cadre de l’aide d’urgence des personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis avril 2004, ils affichent donc, au 4ème trimestre, un déficit de l’ordre de 527’661 francs. En plus de ces prestations, les cantons ont dépensé 1'229’338 francs dans les structures d’hébergement des personnes frappées d’une NEM.

Entre octobre et décembre 2005, 271 personnes frappées d’une NEM exécutoire depuis avril 2004 ont été arrêtées 378 fois : 47 % d’entre elles (178) séjournaient illégalement en Suisse et 25 % avaient enfreint la loi sur les stupéfiants (LStup) ou commis un délit contre le patrimoine. Par rapport au trimestre précédent, le nombre d’interpellations a toutefois diminué de 20 %, tout comme celui des personnes arrêtées. S’agissant des personnes sous le coup du régime transitoire, le nombre d’arrestations a baissé de 17 % durant le 4ème trimestre 2005 : 38 % étaient dues à un séjour illégal et 22 % à une infraction à la LStup ou à un délit contre le patrimoine.

Entre mars et décembre 2005, 438 personnes (dont 161 durant le dernier trimestre) ont ainsi quitté la Suisse de manière autonome grâce au programme d'aide au retour appelé REZ. Ce programme offre aux personnes qui ont retiré leur demande d’asile ou été frappées d'une NEM, pour autant que cette dernière ne soit pas encore entrée en force, des conseils, un soutien relatif à l’organisation de leur retour et une aide financière.

Le rapport complet est disponible sur http://www.bfm.admin.ch/fileadmin/user_upload/Aktuell/Pressemitteilungen_deutsch/2006/Kurzbericht7_Monitoring_F_DEF.pdf

(Source: ODM)

Notons que le problème n'est pas prêt d'être résolu si en plus l'UE n'arrive pas à se mettre d'accord sur une liste commune des pays dits "sûrs". L'afflu incontrolé de migrants sur les iles espangnoles (7500 depuis janvier) qui aboutissent en partie en Espagne continentale nous laisse présager que Schengen ou Dublin ne pourront pas être applicables tant que des mesures ne seront pas prises avec les pays d'origine. Car il faut se rendre à l'évidence que beaucoup disparaitront dans la nature, comme bon nombre de nos NEMs. Seuls des accords de réadmissions liés à des "sucres" commerciaux offriront une porte de sortie.

A ce propos, une étude de l'OCDE démontre, contrairement à l'idée vehiculée par les medias larmoyants de gauche, que la situation economique en Afrique ne va pas aussi mal qu'on le pense. Constat amusant,il n'y avait pas un journaliste dans la salle hier durant la conference de presse à Genève. Ils préferent plus écouter les platitudes de Calmy-Rey. L'etude est disponible sur: http://www.oecd.org/dataoecd/28/38/36722301.pdf


Le manque de formation explique le taux de chomage

Ces douze derniers mois (référence fin mars), Le nombre de chômeurs a connu une lente décrue, tant à Lausanne (-12%) que dans l'ensemble du canton (-9,1%). Le taux de chômage reste toutefois plus important dans la capitale qu'ailleurs. Le Service cantonal de recherche et d'information statistique (SCRIS) qui publie ces chiffres y voient deux explications: Le niveau de formation et les particularités de la population active étrangère. Les chômeurs lausannois sont ainsi 41% à n'avoir pas dépassé la scolarité obligatoire alors qu'ils ne sont que 29% dans les autres villes du canton. Et la forte proportion d'actifs étrangers que compte la capitale vaudoise, 43% contre 32% pour le reste du canton,ne fait qu'ajouter a ce phénomène dans la mesure ou une majorité de ces chômeurs étrangers n'ont également pas dépasse le stade de la scolarité obligatoire.
(Source: Lausanne Cité, 24-25 mai 2006)

Notre parti denonce dépuis longtemps le tourisme des prestations sociales. La Suisse a besoin de main d'oeuvre étrangère qualifiée, même si certains Suisses rechignent à accepter des tâches peu valorisantes. Ne laissons pas certains utiliser abusivement du personnel étranger non qualifié sans penser à nos capacités d'intégration sur le long terme. Le tourisme de l'asile et la libre circulation des citoyens européens à bas revenus contribuent également à des déséquilibres que nous devrons payer par la suite.


Grand Conseil bernois: les magasins resteront ouverts jusqu'à 20h00

Les magasins pourront rester ouverts jusqu'à 20h00 en semaine dans le canton de Berne. Après des débats nourris, les députés du Grand Conseil sont tombés d'accord sur ce compromis et ont approuvé la modification de la loi sur le commerce et l'industrie. Lors de la première lecture en mars, le Grand Conseil avait suivi le gouvernement alors à majorité de droite qui proposait une ouverture des commerces jusqu'à 22h00. La gauche, les syndicats et les Verts avaient alors brandi la menace d'un référendum.

Pour désamorcer l'épreuve de force, la commission consultative a proposé que les points de vente au détail puissent ouvrir de 06h00 à 20h00 du lundi au vendredi. Sur proposition du nouveau directeur de l'économie publique, le socialiste Andreas Rickenbacher, le gouvernement a décidé de soutenir cette solution. L'allongement des heures d'ouverture des commerces bernois a été entériné par 118 voix contre 27 et 8 abstentions. Cette révision ne ne concerne pas les heures d'ouverture des magasins implantés dans les gares.

Cinq cantons ont des réglementations totalement libérales sur les heures d'ouverture: Zurich, Bâle-Campagne, Argovie, Obwald et Appenzell Rhodes-Intérieures. Schaffhouse et Thurgovie limitent à 22h00 l'ouverture des commerces du lundi au vendredi. A Bâle-Ville, la fermeture est fixée à 20h00 et à Genève à 19h30. Les autres cantons romands fixent une fermeture à 19h00 au plus tard dans le Jura et à 18h30 en Valais et à Neuchâtel. Fribourg et Vaud laissent pour leur part la compétence aux communes à
l'instar d'Appenzell Rhodes-Extérieures et de Nidwald.
(Source: 24Heures, 13 Juin 2006)

A quand des horaires flexibles et la fin de la dicature des 19H00 en semaine(sauf le jeudi) et 17H00 le samedi? Pouquoi ne pas généraliser l'ouverture tardive des magasins en semaine, ou au moins donner la possibilités aux petits commerces independants de rester ouverts plus tard s'ils le veulent. La distance à parcourir des pendulaires chaque jour et leur retour tardif à la maison est-il vraiment compatible avec des horaires rigides d'un autre age?