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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

La candidature de Blocher serait une aubaine


Aux yeux du président de l'UDC, Toni Brunner (d), Blocher serait le meilleur candidat. (Photo: Keystone)
Contexte-Box

En cas de démission de Samuel Schmid, sa candidature serait une «aubaine», a déclaré samedi Toni Brunner à la Radio alémanique DRS. Quoi qu'il en soit l'UDC ne se laissera pas imposer ses candidats.

L'armée suisse est aujourd'hui pratiquement sans commandement et le Département de la défense n'est plus dirigé, a critiqué le président de l'UDC. Mais Samuel Schmid est libre de sa décision et Toni Brunner pense qu'il va rester «encore un petit moment».

L'UDC est disposée à donner davantage de moyens à l'armée si elle se consacre à nouveau pleinement à sa mission de défense et si elle corrige ses erreurs, s'agissant notamment des engagements à l'étranger. L'UDC a refusé le programme d'armement parce qu'elle estime qu'une pause est nécessaire.

Si Samuel Schmid se retire, Toni Brunner est d'avis qu'une candidature de Christoph Blocher serait «une aubaine». Le Zurichois pourrait remettre de l'orde au Département fédérals de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Il y a plusieurs candidats valables, mais aux yeux du président de l'UDC, Blocher serait le meilleur. En tous cas, la question de savoir si Christoph Blocher doit viser encore une fois le Conseil fédéral se pose sérieusement. Le groupe UDC va en discuter mardi prochain.

L'UDC entend revenir au Conseil fédéral, mais sans se faire imposer des candidats. Toni Brunner espère que plusieurs sièges gouvernementaux seront à repourvoir en même temps car cela laisserait une plus grande marge de manoeuvre. L'UDC revendique toujours deux sièges au Conseil fédéral. Le collège actuel est pratiquement incapable de gouverner, selon le président de l'UDC qui a par ailleur dit espérer le prochain retour de Hans-Rudolf Merz. (20min)

La polémique actuelle sur un retour de CB au conseil fédéral est particulièrement amusante car les médias anti-UDC ne savent plus si c'est du lard ou du cochon. Ce plan, orchestré par la direction de l'UDC, est admirable car il met les autres partis devant leur propre contradiction (pas facile de psalmodier la concordance sans le plus grand parti de Suisse). Personne ne veut vraiment du DDPS car la réforme de l'armée reste un débat complexe et personne ne veut s'enfermer dans ce département pas très glamour. Proposer CB pour remplaçer Samuel Schmid a le mérite de poser clairement la question du pourquoi de l'inégibilité de CB...par rapport aux nullités siégeant actuellement au conseil fédéral.Laissons les autres partis mijoter dans leur jus et attendons la suite...Chose certaine, le parti radical sera dans la panade pour tenter de garder ses deux conseillers fédéraux.


Musulmans prêts à faire une croix sur le minaret

L'incompréhension. Sans animosité, mais presque avec incrédulité. C’est le sentiment qui domine face à l’initiative antiminarets au Centre islamique de Lausanne. Avant le repas de rupture du jeûne – ramadan oblige –, parmi le va-et-vient vers la salle de prières, les hommes se plient volontiers aux questions. Sauf, bien entendu, ceux qui sont en retard pour leurs oraisons.

Mais ne serait-ce pas parce que leur centre possède déjà son minaret, et ce depuis 1975? «Non, pas besoin de minaret pour prier. L’objet architectural n’a aucune incidence sur notre foi, qui se trouve dans notre cœur» est la réponse qui fait l’unanimité, et ce d’ailleurs aussi bien au bout du lac que dans la capitale vaudoise.
Seul Mourad, 45 ans, soulève une autre explication au «désintérêt» général pour l’initiative: «Nous ne donnons pas d’importance à ce texte pour ne pas créer de problème. Pour ne pas offenser les Suisses non musulmans. De même que nous ne vous demanderons pas de mettre un voile pour rentrer dans notre centre.»

«C’est la démagogie du bla-bla»: beaucoup de croyants dénoncent «la dimension électoraliste de l’initiative, qui joue sur les peurs au lieu d’essayer de comprendre ce qu’est l’islam» et stigmatise une catégorie de croyants.

«Le fait d’avoir des minarets sur nos lieux de prière n’est pas prioritaire, affirme Adel Mejri, président de la Ligue des musulmans de Suisse. La preuve: il y a environ 130 à 140 centres islamiques sans minarets en Suisse, contre seulement deux mosquées avec.»

Pour lire la suite, cliquez ICI
(TdG)

Malheureusement, force est de constater qu'il n'y a pas vraiment d'interlocuteur valable au niveau suisse en ce qui  concerne la communauté musulmane. Les peurs des suisses concernant l'Islam sont surtout véhiculées par le lien presque sacré qui est fait par certains tenants d'un islam radical avec le conflit israelo-palestinien. Pour s'en convaincre, il suffisait d'écouter une editrice d'un magasine pour les femmes musulmanes aux USA récemment à l'université de Genève pour se convaincre de l'énorme différence entre eux, et nous. Alors qu'aux USA, les musulmans sont dans l'immense majorité américains d'abord, chez nous c'est l'inverse. Les pseudos-discours de tolérance cachent en fait des groupes principalement noyautés par les frères musulmans, surtout en Suisse romande. On rappellera la controverse autour de l'ancien directeur de la Grande Mosquée de Genève, nommé par l'Arabie Saoudite, qui avait faché tout le monde. Pour ces derniers, le dialogue inter-religieux n'est tout simplement pas possible. Comme le disait une source proche de la police, les musulmans d'origine arabe font le ménage dans les mosquées et "virent" les autres communautés musulmanes. Comment parler alors d'un seul islam en Suisse si les fidèles de certaines communautés n'arrivent pas à s'entendre sur un imam commun. Au moins, avec l'église, nous n'avons pas ce problème là.


Affaire Schmid – La farce continue

Après le rejet sans surprise du programme d’armement par le Conseil National ce matin, c’est toute la stratégie du 12 décembre 2007 qui prend l’eau. Le PDC a donc beau jeu de critiquer ce vote, alors il porte l’entière responsabilité de la situation. Après que le Conseil des Etats – surreprésenté par le PDC et PRD - a approuvé au mépris du peuple l’envoi de cours de répétition à l’étranger, le Conseil National ne pouvait également pas souscrire au suivisme européen (et pro-OTAN) en vogue au DDPS. La réalité est également que l’économie ne peut plus accepter de laisser partir ses employés pour remplir des tâches de police à moindre prix pour garder par exemple les ambassades étrangères, ou les sauteries internationalistes comme l’ONU, le G8, et le WEF. Difficile également de tirer un bilan positif  de la mission de pseudo-pacification au Kosovo. Les Kosovars de Suisse ont certes bien applaudi l’indépendance de leur pays, mais préfèrent garder leur confort helvétique. Contrairement à Micheline Calmy-Rey, ils ne sont pas tombés sur la tête. Compte tenu du passé criminel et corrompu du président Kosovar, ce n’est donc pas demain que notre mission s’arrêtera. A se demander si les engagements militaires tant prônés par l’OTAN se termineront un jour…

On le voit donc bien, l’armée n’a plus de stratégie claire et le politiquement correct de la démocratisation de pays tiers (et surtout tribaux) via les gentilles troupes pro-OTAN ne tient pas la route. C’est évidemment en amont qu’il faut agir, et c’est la que le bas blesse quand on connait la corruption et sympathies terroristes de nombreux éléments au sein des forces pakistanaises, afghanes et iraquiennes. Y aller pour faire de la figuration ne sert donc a rien. On peut également s’interroger sur les capacités de notre armée à répondre à une menace terroriste par des moyens conventionnels datant du siècle dernier. Ce n’est pas tant l’armée de milice qui pose problème, mais ses objectifs. La réalité est que le politicien Samuel Schmid préfère suivre la politique tranquille du suivisme européiste (comme ses collègues d’ailleurs) que de se creuser les méninges et envisager un avenir pour la meilleure défense de notre territoire. C’est connu, il est plus populaire d’aller faire les zazous ailleurs que d’être populaire sur le plan domestique. De nombreux présidents américains en ont fait l’expérience.



Sur le plan politique, la position de Schmid devient de plus en plus intenable et le prochain rapport de la commission de gestion rendra son élection à la vice présidence de la confédération difficile. Personne ne connait encore le sort de M. Merz et il n’est pas exclu que Schmid en profite pour tirer sa révérence si le radical devait être remplacé. Ce qui est sûr, c’est que la patate Schmid et sa colistière Schlumpf deviennent des boulets très encombrants pour ceux qui les ont élus. La facture du 12 décembre se paie donc très cher. Un récent article du Tages Anzeiger mettait en exergue les culbutes intellectuelles auxquelles se livrent le PDC et le PRD pour songer à accepter le groupe dissident de l’UDC, le BPS (Burgerliche Partei Schweiz). Ce minuscule groupe, qui compte seulement 4 élus au Conseil National  et un élu au Conseil des Etats, ne peut donc pas former un groupe parlementaire, ce qui le coupe des commissions parlementaires. Bien que plus proche idéologiquement des radicaux, le PDC réfléchit également à leur accorder l’asile. Mais s’il est plus facile d’accepter ce sous-groupe parlementaire, il reste néanmoins difficile d’imaginer qu’ils acceptent également les deux conseillers fédéraux BPS. La raison est que le PRD aurait 4 conseillers fédéraux, ce que le parti prétend ne pas vouloir, et le PDC en aurait 3, ce qui coulerait leur espoirs de revendiquer un 2e siège PDC pur sucre. Ainsi donc, après avoir chanté les louanges de Schmid et Schlumps comme dignes représentants d’une UDC fréquentable (sortez les mouchoirs), ils les lâchent dès que les intérêts stratégiques de leur partis sont en jeux. Dur dur d’être un BPS en ce moment .


Le débat socialiste sur l'insécurité évacue les faits pourtant avérés

Par Martin Killias, Professeur de criminologie à l'Université de Zürich
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

La population est toujours plus préoccupée, depuis une dizaine d'années, par la situation de la sécurité dans les villes notamment. Contrairement à certaines idées reçues, ce phénomène n'est pas indépendant de la criminalité «réelle».

Il est triste de voir comment certaines élites du PSS peinent à prendre au sérieux les membres de base et les habitants des quartiers où se concentrent les problèmes d'insécurité. Il est difficile aussi de comprendre les Jeunesses socialistes, qui semblent oublier qu'une grande partie de la violence dans les rues se dirige contre des jeunes - dont la sécurité s'est dégradée plus que pour les autres classes d'âge depuis vingt ans. Certes, les conclusions à tirer des réalités sont nécessairement de nature politique. Mais les faits sont têtus - les nier serait faire le jeu de ceux qui souhaitent contrer le PSS sur d'autres plans, tels la sécurité sociale et l'environnement. Le véritable enjeu pour le PSS, c'est de retrouver un discours plus proche de la réalité sur la sécurité, afin de se renforcer et de mieux pouvoir défendre ses positions dans ses domaines d'action essentiels. Pour le moment, le programme «anti-répression» qui est opposé au papier du Comité directeur du PSS brille largement par le rejet de toute intervention étatique. Il s'inspire du même esprit néolibéral que la gauche a plutôt pour habitude de combattre avec acharnement dans d'autres domaines.

Pour lire l'article complet, cliquez ICI


Initiative anti-minarets: l'expression d'une crainte

Par François Brélaz, député UDC au Grand Conseil vaudois, défend l'initiative comme un moyen de pression sur la communauté musulmane afin qu'elle se plie aux règles suisses.

François Brélaz
Le Temps, Jeudi 18 septembre 2008

Pour vivre en harmonie, les différentes cultures et les différentes religions doivent se respecter mutuellement. La culture majoritaire doit respecter les minorités, mais celles-ci doivent éviter d'être trop revendicatrices et donner l'impression que les minorités veulent imposer leurs us et coutumes au plus grand nombre.

Il est de notoriété publique que les musulmans sont pluriels et divisés. De façon simpliste, je mets en évidence deux groupes: celui des Balkans, qui représente la moitié de la population musulmane de Suisse. Ce sont des gens discrets qui ne posent pas de problèmes. Le second groupe composé de ressortissants du Maghreb et de l'Orient est assez revendicatif.

C'est parce que j'ai trouvé que certains leaders étaient trop arrogants et se comportaient comme en pays conquis que j'ai décidé de soutenir cette initiative. Tous les pays musulmans sont des dictatures dans la mesure où, même s'il y a un parlement, il y a toujours une oligarchie royale ou militaire qui tire les ficelles. Ces prochains mois, lorsque le Conseil fédéral ou nos ambassadeurs rencontreront des représentants d'Etats où l'islam est religion d'Etat, ils devront expliquer ce qu'est la démocratie et par la même occasion exprimer leurs préoccupations concernant les persécutions dont les chrétiens sont victimes.

Parmi les revendications de certaines personnalités, je rappelle quelques déclarations maladroites de Mme Karmous, présidente des femmes musulmanes. Par exemple, lors de l'affaire des minarets, elle déclarait dans le journal Le Matin du 12.2.2006: «L'Occident veut-il une troisième guerre mondiale?» Puis, dans le même article, concernant la séparation des hommes et des femmes dans les piscines, elle déclare: «A la piscine, par exemple, la Suisse comprendra bien assez vite qu'il faut séparer les garçons et les filles. Je suis sûre que, d'ici dix ou quinze ans, ce sera le cas.» Et plus loin: «Mon rêve est que les autorités acceptent que les étudiantes et les enseignantes musulmanes puissent venir voilées à l'école. Mais ça viendra.» Le Tribunal fédéral a tranché: les élèves peuvent porter le voile à l'école, mais pas les enseignantes. Comme Suisse et chrétien, peut-on admettre sans réagir qu'une immigrée, même si elle a le passeport à croix blanche, puisse tenir des propos aussi conquérants?

D'autre part, en lisant M. Hani Ramadan, on peut se poser la question de savoir si islam et démocratie sont compatibles: «L'islam comprend une notion qui est étrangère à la démocratie moderne: l'obéissance de tous les citoyens musulmans va d'abord à la loi divine. C'est elle, la charia, qui constitue la référence normative de la communauté» (L'islam et la dérive de l'Occident, Editions Maison d'Enmour).

Dans les pays du Maghreb et d'Orient, la situation des chrétiens est désespérée. En Arabie saoudite, la liberté religieuse est inexistante. Il est strictement interdit aux non-musulmans de pratiquer leur religion et ils sont privés de tout lieu de culte. Cet Etat, qui finance la construction de mosquées à travers le monde, ne permet pas chez lui la construction de la moindre chapelle.

En Iran et en Irak, des femmes chrétiennes sont obligées de porter le voile pour ne pas être importunées. Depuis l'adoption, en 2006, par les autorités algériennes, de règles visant à réglementer les activités religieuses autres que musulmanes, les chrétiens sont persécutés: fermetures d'églises, procès et menaces de prison pour détention d'exemplaires de la bible, prison avec sursis pour des personnes qui décident de quitter l'islam pour la chrétienté.

En juin 2008, un conseiller national s'est inquiété de cette situation et a interpellé l'exécutif fédéral. Dans la réponse, Mme Calmy-Rey affirme que le Conseil fédéral a connaissance des tracasseries auxquelles sont soumis certains milieux chrétiens et que le sujet a été abordé par le Conseil fédéral lors d'échanges avec les autorités algériennes.

Dans ce contexte, il faut défendre le principe de la réciprocité: ce n'est pas parce que nous sommes une démocratie qu'il faut admettre qu'un immigré puisse, au nom de la religion, exprimer des revendications excessives, se les voir accordées, alors que ce même musulman, dans son pays d'origine, mettra le chrétien en prison!

Tout immigré qui vient en Suisse doit respecter les habitants de souche, et je me souviens de cette expérience faite en juin 2006. Le Centre islamique de Lausanne avait organisé une soirée de débats. A un moment donné, je discute avec une musulmane; à la fin de notre entretien, je lui tends la main pour dire au revoir et, à mon grand étonnement, elle la refuse: comme pratiquante, elle ne serre pas la main d'un homme. J'ai été tout d'abord étonné, puis vexé. Et là, je suis prêt à passer pour intolérant, mais je n'admets pas une telle attitude. Cette femme doit comprendre que même comme personne très pratiquante, elle ne peut pas se comporter de la même manière selon qu'elle vit à Alger ou à Lausanne et que dans notre pays elle doit consentir à des adaptations.

S'ils veulent être acceptés, les musulmans doivent être moins revendicatifs et plus discrets...
(Le Temps)

Pour illustrer la justesse de ses propos, un article paru dans le journal français Le Point, rapporte l'étonnante controverse autour du port du voile dans une auto-école...Jusqu'où irons nous avant de réagir! L'histroire ne dit pas si le frère de la conductrice voilée devra être présent à l'examen théorique et pratique. En Arabie Saoudite, les femmes ne peuvent conduire seule.




Que se passerait-il si Blocher était à la place de Schmid?

 par Eros N. Mellini, député au Grand Conseil, Lugano (TI)

"J'ai oublié… Oui, j'ai commis une faute… Moi aussi je ne suis qu'un homme…": on avait presque pitié avec ce pauvre Samuel Schmid et on avait envie de consoler ce pauvre garçon … n'étaient quelques détails qui ne manquent pas d'importance.

Pour commencer, on relèvera qu'il ne s'agit pas d'un enfant qui a fait une bêtise à l'école, mais d'un homme représentant le septième du pouvoir exécutif au niveau national, d'un ministre qui pourrait devenir vice-président du Conseil fédéral – le subjonctif s'impose cependant de plus en plus – et qui occuperait ainsi en 2010 le poste de premier représentant de la Suisse. C'est trop de pouvoir pour un homme qui, dans la mesure où nous pouvons en juger, souffre de si graves troubles de mémoire qu'on est amené à le soupçonner d'être atteint de la maladie d'Alzheimer. Un examen médical s'impose dans tous les cas.

Mais parlons clair: comment un homme ose-t-il nous prendre tous pour des imbéciles en justifiant par un simple oubli un comportement inacceptable, donc le fait d'avoir dissimulé à ses collègues du Conseil fédéral la procédure judiciaire ouverte contre Roland Nef durant la phase de nomination du chef de l'armée? Ne serait-il pas temps "d'oublier" de lui verser son salaire?

De toute manière, qu'il soit de nature éthique et morale (il a menti) ou qu'il soit dû à la négligence et à la maladie (attitude superficielle combinée avec la maladie d'Alzheimer puisqu'il oublie), le manquement de cet homme est si grave qu'il n'est pas opportun de le laisser au Conseil fédéral. On pourrait même dire que ce serait dangereux.

Nous en arrivons à la troisième raison qui nous empêche de consoler ce personnage lamentable: Samuel Schmid colle à son siège! Personne ne sait si Samuel Schmid reste à sa place par obstination ou à cause des pressions des partis qui ont évincé Christoph Blocher du Conseil fédéral et qui craignent par-dessus tout un retour de l'authentique UDC au Conseil fédéral, de cette UDC qui suit sans compromis sa ligne politique et qui, revenant au gouvernement, mettrait encore plus clairement en évidence leur incapacité de gouverner le pays.

Hormis les Verts, ces partis ont été incapable jusqu'ici de prendre une position claire. Les uns attendent les résultats de l'enquête ouverte par la commission de gestion, les autres (les socialistes) parlent certes d'une situation intenable, mais se contentent de demander au ministre de clarifier la situation; d'autres enfin accordent toute leur confiance à Schmid et affirment sans gêne aucune que le crédit du conseiller fédéral n'est nullement atteint par cette affaire. Et le Conseil fédéral in corpore le soutient. La vérité est qu'il préfère un collège incompétent et conciliant à un ministre dont les compétences n'avaient même pas été mises en doute par ses pires ennemis, mais qui était ferme et qui refusait les compromis de toutes sortes.

Si tous ces politiciens, tous ces prêcheurs super-intègres, ces champions de l'éthique et de la morale en politique, étaient fidèles à leurs belles convictions même quand l'UDC n'est pas en jeu, alors le Parlement proposerait à la quasi-unanimité à Samuel Schmid de se retirer. Il suffirait d'ailleurs qu'ils se posent la bonne question: "Que ferais-je si Christoph Blocher était à la place de Samuel Schmid?" Le problème, c'est qu'ils devraient, une fois au moins, être honnêtes en répondant à cette question.

 


L'UDC devient la première force politique de droite au Grand Conseil de Bâle

par Silvia Bär, secrétaire générale UDC Suisse ad interim

L'UDC a fait une belle progression lors des élections au Grand Conseil de Bâle-Ville. De surcroît, cela fait la cinquième fois d'affilée cette année qu'elle gagne des élections parlementaires cantonales. Occupant 14 sièges sur les 100 que compte de législatif cantonal bâlois, elle est désormais la première force politique de droite de ce demi-canton. C'est dire que le peuple fait confiance à la politique rectiligne, fiable et rigoureuse de ce parti.

En remportant 14 des cent sièges du parlement de Bâle-Ville, l'UDC prend la tête des formations politiques bourgeoises. Bien que le nombre de sièges ait été ramené de 130 à 100, l'UDC a réussi à conserver ses 14 mandats. En termes de suffrages, l'UDC a progressé de 1,7%. Le grand perdant a été le Parti socialiste qui accuse un recul de 3,1%. La participation s'est inscrite à 38,9%.


La tendance nationale observée depuis le début de cette année s'est poursuivie à Bâle-Ville; l'UDC progresse pendant que le PS recule – de 2,8% dans le canton de Thurgovie, de 6,4% dans celui de Schwyz et de 3,8% à St-Gall. Les partis du centre ont eux aussi perdu du terrain dans toutes les élections cantonales. Malgré la réduction de l'effectif de divers parlements cantonaux (de 180 à 120 à St-Gall et de 130 à 100 à Bâle-Ville), l'UDC a gagné au total 23 sièges supplémentaires alors que le PS en a perdu 44, le PDC 35 et le PRD 25.

Les résultats indiquent avec toute la clarté nécessaire que les électeurs continuent d'apporter leur soutien à l'UDC et de faire confiance à sa politique rectiligne, fiable et rigoureusement bourgeoise. L'UDC est le seul parti qui s'engage sans concession pour la baisse des impôts, pour plus de sécurité et contre l'adhésion de la Suisse à l'UE.


Michèle Alliot-Marie: Il faut emêcher les terroristes de passer par la Suisse en venant du Pakistan pour brouiller les pistes

LE FIGARO. Sept ans après le 11 Septembre, l'Afghanistan est redevenu l'un des bastions du terrorisme islamiste. De jeunes djihadistes quittent-ils la France pour aller s'entraîner dans cette région ?

Michèle ALLIOT-MARIE. Nos services ont effectivement établi que des Français se rendent aujourd'hui dans la zone pakistano-afghane pour y recevoir enseignement et entraînement. Une information confirmée par plusieurs agences de renseignement européennes ou extra-européennes.

Combien de candidats à la guerre sainte afghane avez-vous identifiés ? Une dizaine ?

Plus d'une dizaine assurément. Les spécialistes de la lutte antiterroriste suivent ces réseaux. Au-delà de la résurgence de cette filière pakistano-afghane, nous sommes également intervenus à plusieurs reprises au cours de l'année pour mettre fin à l'existence de groupuscules en lien avec al-Qaida au Maghreb islamique sur notre propre territoire. Ainsi des membres présumés d'un groupe terroriste d'Asie centrale ont été récemment arrêtés à Mulhouse, alors qu'ils envoyaient de l'argent et du matériel pour le djihad. À Toulouse et dans l'est de la France, des extrémistes ont été interpellés alors qu'ils soutenaient des entraînements paramilitaires.

Dans ce contexte difficile, quel est le bilan des services antiterroristes français ?

Je peux vous révéler que 89 activistes islamistes ont été interpellés en France en 2007. Et que 55 autres ont été arrêtés sur notre sol depuis le début de l'année.

Comment naissent ces nouvelles cellules terroristes ?

Les prisons françaises sont un lieu de recrutement privilégié pour les islamistes radicaux. C'est l'une de mes préoccupations. Je viens d'ailleurs de proposer à mes homologues européens d'élaborer un manuel sur l'islamisme en milieu carcéral, pour mieux informer les professionnels de la sécurité sur la façon de détecter et d'empêcher ce type de recrutement. Certains quartiers sensibles dans nos banlieues restent également des cibles de choix pour les activistes salafistes. Les jeunes sont ensuite envoyés en formation théologique en terre d'islam, pris en charge dans des écoles coraniques, comme les madrasas du Pakistan, d'Égypte ou du Yémen.

La filière irakienne est-elle tarie ?

L'Irak reste un point d'attraction pour certains islamistes, mais les filières pakistano-afghanes se sont indéniablement renforcées. Aujourd'hui, les lieux d'endoctrinement et d'entraînement se concentrent à nouveau sur cette zone.

Voyez-vous poindre d'autres menaces sur le front islamiste ?

Ce qui se passe sur Internet nous mobilise de plus en plus. Les groupes communiquent entre eux par ce biais. La coopération européenne entre les ministères de l'Intérieur se révèle indispensable pour assurer une veille efficace sur les messages qu'ils s'échangent. Par ailleurs, il est essentiel d'intensifier le contrôle aux frontières pour repérer les réseaux ou les terroristes qui tentent de pénétrer dans notre pays. Pour cinq pays à risque, comme le Pakistan ou le Yémen, nous nous faisons communiquer, en accord avec les compagnies aériennes, les noms, les prénoms, les dates de départ et d'arrivée de passagers signalés dangereux. Nous voulons étendre cette veille à d'autres pays et aux vols avec escale, ce qui interdirait par exemple de passer par la Suisse en venant du Pakistan pour brouiller les pistes. Enfin, nous souhaiterions savoir si les passagers visés voyagent seuls ou accompagnés. C'est important pour prévenir les détournements d'avions.

L'Afrique n'est pas épargnée. Après les quatre Français tués en Mauritanie, un ingénieur français a été assassiné en juin dernier dans la banlieue d'Alger. Faut-il encore craindre pour nos ressortissants ?

Malheureusement oui. Je me souviens d'avoir fait supprimer une étape du Paris-Dakar au Mali car je disposais d'informations concernant une menace très précise. Depuis six ans et demi, au ministère de la Défense puis à celui de l'Intérieur, j'ai observé des changements dans la structure d'al-Qaida. D'une organisation centralisée, on est passé à une myriade de réseaux autonomes, puis ces dernières années à des regroupements autour de mouvements comme l'ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat algérien, rebaptisé al-Qaida au Maghreb islamique. AQMI menace aujourd'hui les intérêts français dans tout le Maghreb et son influence s'étend au Sahel. Un danger d'autant plus important que les terroristes ont changé de tactique. Plusieurs dirigeants des pays du Golfe m'ont ainsi confié que les attentats organisés longtemps à l'avance cèdent le pas à des attaques d'opportunité, non programmées et commises par des individus endoctrinés via Internet. Ces derniers ne font parfois même pas partie d'un réseau. Ce nouveau péril est donc beaucoup plus difficile à cerner et à suivre.

En France, le terrorisme englobe aussi les mouvements indépendantistes violents. En Corse, quelle est la situation après la mutation controversée du coordonnateur des forces de police ?

Le terrorisme y est en baisse constante. Même si nous avions déploré une petite reprise au dernier trimestre, nous avions enregistré 181 attentats sur l'île en 2007, contre une moyenne de 235 en 2006. Depuis le 1er janvier, il n'y a eu que 62 attentats.

(Source: Figaro, 11 septembre 2006)

Initiative anti-minarets - Le Conseil Fédéral baisse son pantalon et invite la population à faire de même

Selon la position du Conseil Fédéral, l'initiative sur les minarets viole les droits de l'homme, menace la paix religieuse et ne contribuerait nullement à endiguer le fondamentalisme islamiste. Fort de cette conviction, le Conseil fédéral recommande au Parlement de rejeter ce texte sans contre-projet. (ats)


Face à l'aplaventrisme affairiste du Conseil Fédéral, il convient d'affirmer haut et fort que le minaret n'est pas un élément essentiel dans la pratique de la religion musulmane. C'est un peu comme si les églises catholiques situées dans les cantons protestants exigeaient une croix catholique de 6 mètres de haut (comme le prévoit le minaret de Wangen). Tout ceci n'est pas sérieux et compromet lourdement l'attachement des suisses à leur histoire judéo-chrétienne, ainsi qu'au siècle des lumières et à la laïcité. Comme le Conseil Fédéral l'a déjà fait, il confond certains signes culturels de l'islam (comme les hijab des saoudiens rigoristes) avec l'islam lui même. Comme dans le cas de la viande halal en Suisse, ce n'est pas une interdiction de la pratique de l’égorgement sans anesthésie d’un mouton qui doit empêcher à quelqu'un de pratiquer sa religion. Ce qui est particulièrement grâve, c'est qu'on baisse notre pantalon face à l'intégrisme religieux moyenâgeux pour faire du  business (dont le tourisme juteux durant l'été à Genève) avec des gens qui se fichent de nos valeurs. Est-il normal de croiser des femmes complètement voilées dans les rues de Genève? Va-t-on autoriser les maris saoudiens a tenir leur  femme en laisse et les mettre au pas avec un martinet? Tout ceci est une honte. Espérons que le peuple retrouvera la raison et refusera ce chantage fédéral.

Comme la Suisse aime beaucoup être plus tolérante que les autres en matière de religion, jetons un coup d'œil au rapport dramatique du Département d'Etat américain sur l'état des droits de l'homme et de la liberté de religion en Arabie Saoudite. Arrêtons notre hyprocrisie mercantile et soutenons l'initative anti-minarets.

Droit de l’Homme en Arabie Saoudite, 2007

Les femmes - en particulier dans les villages et les zones rurales - ont continué d'être victimes de discrimination en vertu de la charia. Bien qu'elles aient le droit à la propriété et ont droit au soutien financier de leur mari ou leur famille de sexe masculin, les femmes ont peu de droits politiques ou sociaux et ne sont pas traitées comme des membres égaux de la société. Conformément à l'establishment religieux et son 'interprétation de la charia, les femmes sont interdites de se marier avec non-musulmans, mais les hommes sont autorisés à se marier avec des femmes juives. Les femmes chrétiennes sont limitées dans leur utilisation des services publics lorsque les hommes sont  présents et utilisent des endroits spécialement désignés . Les femmes risquent d'être arrêtés par la police religieuse pour rouler dans un véhicule conduit par un homme qui n’est pas un employé ou un proche parent de sexe masculin. Toutes les femmes, y compris les conjointes des étrangers hommes, ainsi que les enfants doivent avoir la permission d'un homme pour recevoir un visa de sortie pour voyager. En public, les femmes doivent porter une abaya (un vêtement noir qui couvre tout le corps) et aussi à couvrir la tête et les cheveux. La police religieuse oblige les femmes musulmanes de couvrir leur visage et les non-musulmanes d'autres pays asiatiques et africains de se conformer pleinement avec les coutumes .

Liberté de religion en Arabie Saoudite

Il y avait aussi des accusations de harcèlement, d'abus, ainsi que les meurtres aux mains des mutawwa'in (police religieuse) qui travaillent pour la Commission de promouvoir la vertu et la prévention de vice (CPVPV). En outre, des dizaines de travailleurs étrangers et des membres de leur famille ont été arrêtés pour la pratique de leur foi et déportés. Ces incidents ont causé de nombreux non-musulmans de pratiquer leur culte dans la peur, et de manière à éviter la découverte par la police et mutawwa'in. Il y avait aussi des préoccupations sur les manuels scolaires saoudiens qui continuent de contenir des déclarations d'intolérance à l'égard des Chiites, des Ismaéliens, des juifs, des chrétiens et des autres groupes religieux, et de telles déclarations ont également été faites par des fonctionnaires, les enseignants et le gouvernement imams rémunérés.
Conformément à l’ interprétation officielle du pays de l'islam, il est considéré comme acceptable d'exercer une discrimination contre les religions organisées pour être polythéiste. Les chrétiens et les Juifs, qui sont classés dans les «Gens du Livre», sont également victimes de discrimination, mais dans une moindre mesure. Cette discrimination se manifeste, par exemple, dans le calcul de mort accidentelle ou de réparation des lésions. Par exemple, en fonction du pays de l'interprétation de la charia, dans le cas où un juge rend un jugement en faveur d'un demandeur qui est un juif ou chrétien de sexe masculin, le demandeur n'a le droit de recevoir 50 pour cent de l'indemnité qu'un musulman de sexe masculin seraient de recevoir et de tous les autres (y compris les hindous, les bouddhistes et les sikhs) ne sont en droit de recevoir 1 / 16 du montant qu'un homme musulman recevrait. Par exemple, le témoignage de chiites peuvent être ignorées dans les tribunaux ou est réputé avoir moins de poids que le témoignage de sunnites, en dépit des déclarations officielles du gouvernement que les juges ne font pas de discrimination fondées sur la religion lors de l'audition des témoignages. En outre, le témoignage d’une femme vaut la moitié de celle d'un homme, et le témoignage d’un non-musulman a moins de valeur que celle d'un musulman.

Le gouvernement n'a officiellement pas permis à des non-membres du clergé musulman à entrer dans le pays pour mener des services religieux, bien que certains l'ont fait sous d'autres auspices, et le gouvernement a généralement admis leur performance discrète de fonctions religieuses. Il est difficile pour la plupart des non-musulmans de maintenir le contact avec le clergé, en particulier les catholiques romains et orthodoxes chrétiens qui exigent un prêtre sur une base régulière pour recevoir les sacrements exigées par leurs croyances. Toutefois, de nombreux non-musulmans ont continué à se réunir pour le culte privé.

Afghanistan : il faut dire la vérité

Les dix soldats tués dans une embuscade ont attiré l’attention sur l’engagement des troupes françaises en Afghanistan. L’opposition réclame le retrait rapide de ces troupes. La majorité se félicite que la France soit présente sur ce théâtre d’opérations. Mais les Français sont incapables de saisir les raisons de ces attitudes.

Les socialistes semblent découvrir la présence de soldats là-bas. Ils ont l’air d’avoir oublié que c’est le gouvernement Jospin qui les y a envoyés.

Ce qu’il faut souligner en premier lieu est l’ignorance des réalités afghanes telles qu’elles sont décrites dans la presse notamment, phénomène dû à la réserve dont on doit faire preuve à l’égard de l’islam dont nous avons en France plus de six millions de fidèles, y compris un certain nombre d’extrémistes. Malheureusement, dès lors que, dans l’analyse d’un conflit, on évite soigneusement d’en étudier la cause majeure, on se condamne à l’erreur et à l’échec.

Première constatation : 95 % des Afghans sont extrêmement arriérés. Ils en sont encore au premier siècle de l’Hégire (autrement dire aux VIIe/VIIIe siècles après Jésus-Christ), imprégnés d’un islam rigoriste et vivant chaque minute de leur existence dans l’observance de la charia. Pour le peuple afghan, le mal absolu, c’est le chrétien et de façon générale l’Occident.

Deuxième constatation : l’Afghanistan était un pays prospère et verdoyant aux temps de la civilisation gréco-bouddhiste. On doit, d’ailleurs, à la science française la découverte et l’étude des vestiges de cette brillante civilisation anéantie par l’islam imposé par les invasions arabo-musulmanes qui ont transformé l’Afghanistan en désert. Une cabane en terre séchée, les femmes entièrement recouvertes de la burqa et traitées comme du bétail, les hommes et leurs fusils, combattants le matin, cultivateurs de pavot l’après-midi – aussi bien est-il impossible de distinguer les talibans de la population civile –, les ânes qui braient dans les villages, une absence complète d’hygiène. C’est le haut Moyen Âge. En comparaison, l’Irak est un pays riche et moderne.

Troisième constatation : le relief de l’Afghanistan très accidenté, surtout à l’est, à la frontière avec le Pakistan, et un climat très rude – les 40° l’été sont courants – servent admirablement la guérilla.

Quatrième constatation et la principale : la guerre en Afghanistan est alimentée par le Pakistan. Déjà au temps de la présence soviétique, les moudjaidines avaient leurs bases au Pakistan. Les ethnies de part et d’autre de la frontière, notamment les Pachtounes, ignorent totalement les limites territoriales de la colonisation européenne. C’est le cas aujourd’hui plus que jamais, le Pakistan fournissant à la guérilla afghane 80 % de ses effectifs et la totalité de son armement et de son intendance. Ainsi – stupéfiant paradoxe – Islamabad avec ses puissants services secrets – l’Inter Service Secret, l’ISS –, l’un des principaux bénéficiaires de l’aide américaine à travers le monde, mène par talibans interposés une guerre contre ceux-là mêmes qui lui donnent chaque année des milliards de dollars pour lutter contre l’extrémisme islamiste !
Ben Laden lui-même est probablement domicilié dans la région montagneuse de Quetta à l’ombre d’un sommet de 3 500 m, de facto protégé par les champions du double jeu que sont les Pakistanais.

Ceci étant, nous sommes aujourd’hui en présence de deux hypothèses :

1. Si l’Afghanistan est finalement abandonné à son sort, ce que firent les Soviétiques en 1989 après avoir reconnu leur échec, nous aurons un bloc islamique fanatiquement anti-occidental allant d’Islamabad à Beyrouth, en passant par l’Iran, l’Irak, la Syrie, le Hezbollah libanais, le Hamas palestinien. Le tout dirigé, en tout cas inspiré, par Al-Qaïda dont les ramifications mondiales sont de plus en plus agissantes, y compris en Algérie – avant de l’être en France (où, je le rappelle, l’islam est la deuxième religion, grâce à une immigration massive encouragée par les pouvoirs publics depuis plus de 30 ans). Tous, l’Iranien Ahmadinejad en tête, ayant pour premier objectif l’anéantissement d’Israël, par la bombe atomique de préférence. Sans doute, dans un tel cas, la riposte serait foudroyante, mais le pouvoir islamique s’en moque. Quelques millions de victimes seraient autant de martyrs qui auraient la chance inouïe d’être accueillis au paradis par Allah, le tout-puissant et le miséricordieux. N’oublions pas que les candidats kamikazes sont tellement nombreux qu’il faut les inscrire sur des listes d’attente ! Dans ce redoutable affrontement, c’est là une dissymétrie qui n’est pas en faveur de l’Occident qui n’accepte la guerre, la France en particulier, qu’à la condition qu’il n’y ait pas de pertes dans ses rangs.

2. Deuxième hypothèse, contrer par les armes la poussée islamiste. Mais alors il faut se préparer à une présence militaire occidentale en Afghanistan, ainsi d’ailleurs qu’en Irak, pendant des décennies, c’est-à-dire à une sorte de colonisation. La facture serait tellement lourde et durable que j’ai quelques doutes sur cette hypothèse-là. Je crains que la première soit la bonne, si j’ose dire ! (source:Lambert Christian, Les4vérités)