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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

Quatre proxénètes bulgares extradés en France - Elle est belle l'europe des maquereaux ! (Figaro)

Piloté depuis Sofia, le réseau employait 72 filles qui faisaient le trottoir à Paris, Montpellier ou Dijon, générant un profit de 10 millions d'euros.

Refusant de se limiter aux frontières de leur pays, quatre proxénètes bulgares avaient mis sur pied un vaste réseau qui, employant au moins 72 prostituées en France et comportant des ramifications en Italie, en Espagne et en Allemagne, aurait généré des flux financiers d'environ 10 millions d'euros en trois ans. Mercredi et jeudi, les quatre responsables présumés de cette structure atypique ont été transférés de Sofia à Marseille en application du nouveau mandat d'arrêt européen, pour être placés en détention provisoire sur décision d'un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) des Bouches-du-Rhône. Lire la suite ICI




Pour rappel: La Suisse est essentiellement une destination et, dans une moindre mesure, un pays de transit pour les femmes victimes de traite en provenance de Hongrie, Pologne, Bulgarie, Slovaquie, République tchèque, Slovénie, Ukraine, la Moldavie, Brésil, République dominicaine, Thaïlande, Cambodge, Nigeria et Cameroun à des fins d'exploitation sexuelle. Les autorités suisses ont remarqué une augmentation du nombre de femmes victimes de traite en provenance l'Europe de l'Est, en particulier de Roumanie, à des fins d'exploitation sexuelle. Un nombre limité de cas de traite des êtres humains à des fins de servitude domestique et d'exploitation au travail a également été signalés. Les tribunaux ont indiqué avoir inculpé neuf trafiquants en 2007, en comparaison aux 20 condamnations signalées en 2006. Parmi ceux qui ont été condamnés, un trafiquant a été condamné à 10 mois d'emprisonnement et un autre trafiquant a été condamné à 2 ans et demi d'emprisonnement; les sept autres trafiquants ont reçu des peines avec sursis ou une amende et n'ont pas été prison. En comparaison, six des 20 trafiquants reconnus coupables en 2006 ont été condamnés a des peines allant de deux à quatre ans d'emprisonnement tandis que 13 trafiquants n'ont pas passé de temps en prison.

Bref on le voit, les maquereaux ont encore de beaux jours devant eux! Notre systeme juridique n'est qu'un tigre de papier, et le bureau fédéral de l'intégration à l'UE (oui ça existe!) ne semble pas trouver problematique que les permis L soient supprimés pour la prostitution est-européenne. Quel honte!

Une sanction méritée pour la Bulgarie (AFP), le 23 juillet 2008

Suite à un détournement sans précédent de subventions de l'Union européenne en Bulgarie, l'UE va instaurer des sanctions financières. Bruxelles dénonce un haut degré de corruption, la forte présence du crime organisé et les nombreuses faiblesses des systèmes judiciaire et administratif. Du coup, quatre agences bulgares vont se voir interdire la gestion des fonds communautaires, ce qui devrait geler près d'un milliard d'euros d'aide, même si en réalité la moitié a déjà été dépensée. Bruxelles va donc bloquer le versement des 800 millions d'euros. L'Office européen anti-fraude met également en cause l'homme d'affaire ayant financé la campagne électorale du chef de l'Etat en 2006.Depuis son adhésion en janvier, la Bulgarie reste sous haute surveillance et la Commission déplore le manque de progrès. Elle menace aussi de bloquer son entrée dans l'espace Schengen.

Le quotidien bulgare Dnevnik comprend cette décision : "L'UE gèle pratiquement l'adhésion de la Bulgarie et se désengage. Plutôt que d'utiliser des moyens diplomatiques tels que l'introduction de clauses de sauvegarde et la menace d'annuler l'adhésion, l'UE a recours à une mesure qui mettra fin à l'arrogance du gouvernement bulgare. Le pays le plus pauvre de l'Union européenne devient donc un contributeur net après sa deuxième année d'adhésion.Dans le rapport de Bruxelles, il n'est pas précisé si un quelconque retour vers  la normalité est prévu."



"La situation est grave", résume un rapport sur la gestion bulgare des fonds européens

"Les graves faiblesses observées au niveau des capacités administratives et judiciaires locales, régionales et centrales empêchent la Bulgarie de tirer pleinement profit" des fonds européens et "la corruption à haut niveau et la criminalité organisée exacerbent ces problèmes de faiblesse généralisée des capacités administratives et judiciaires", ajoute la Commission.

Bruxelles, qui avait interrompu en plusieurs fois depuis la fin 2007 un certain nombre de paiements de fonds
préadhésion auxquels Sofia a encore droit, a ainsi décidé de confirmer la suspension formelle d'environ 500 millions d'euros destinés à des projets agricoles ou d'infrastructures de transport. En plus de cette somme, environ 300 millions d'euros sont suspendus, de manière informelle, depuis janvier. Soit 800 millions d'euros au total.Une partie de cet argent --au moins 220 millions d'euros-- sera perdu en novembre si la Bulgarie ne comble pas d'ici là ses lacunes. "La Commission a envoyé un signal fort aujourd'hui" montrant "que les fonds européens doivent être gérés correctement", a commenté son président José Manuel Barroso.



En revanche, la Commission n'a pour l'instant pas touché aux milliards d'euros des fonds structurels, des aides économiques destinées aux Etats membres, qui commencent à peine à être déployés pour la Bulgarie.
Elle se réserve malgré tout le droit d'examiner la gestion de cet argent à l'avenir. Dans une version provisoire du rapport, Bruxelles avait évoqué la possibilité d'une "suspension" des fonds structurels, mais cette menace a disparu du texte adopté mercredi, qui est de manière générale beaucoup moins dur que Sofia n'avait pu le craindre. Si la Commission dénonce le "peu de résultats" en matière de lutte contre la corruption, réclame la réforme d'un code pénal "dépassé" et exige des "preuves" de progrès, elle souligne aussi que Sofia "a fait des pas dans la bonne direction ces six derniers mois", notamment avec la réforme du ministère de l'Intérieur. Elle estime aussi que "l'assistance est plus efficace que les sanctions" et a donc repoussé la possibilité d'activer une "clause de sauvegarde" qui conduirait par exemple à une non reconnaissance des décisions de la justice bulgare dans les 26 autres Etats membres.

Les menaces sur l'adhésion future de la Bulgarie à l'espace Schengen et à la zone euro, qui figuraient dans un projet du rapport vu par l'AFP, ont également disparu. Sofia, qui gère une des frontières extérieures de l'UE, "a des responsabilités vis-à-vis d'autres Etats membres, notamment en matière de justice et d'affaires intérieures", note simplement le texte final. La Bulgarie est sous surveillance stricte de la Commission depuis son entrée dans l'UE le 1er janvier 2007 en raison de lacunes dans plusieurs domaines: gestion des fonds européens, système judiciaire, sécurité alimentaire et sécurité aérienne.
Mais Bruxelles a proposé mardi aux Etats membres de lever les restrictions aériennes.

La Roumanie, qui a rejoint le bloc européen en même temps, était aussi sous le microscope de Bruxelles mercredi, mais a fait l'objet de critiques moins sévères.  "La Roumanie présente un bilan mitigé", résume ainsi le rapport, notant que les "éléments fondamentaux nécessaires au fonctionnement judiciaires" avaient été mis en place mais qu'ils reposaient "sur des bases fragiles" (AFP)

Comme d'habitude le DFAE se tait.....jusqu'à quand?

L’affaire Nef ou la fable de Samuel Schmid la patate

 Après le dernier revirement de Samuel Schmid, figure emblematique du nouveau parti mort né BPS, sa position en tant que ministre et futur président de la confederation en 2010! n'est plus tenable. Après des années de laisser-faire et de suivisme de la politique pro-OTAN (lire l'article du IHT) du Conseil Fédéral, le constat est que Samuel Schmid est bien le "Kartoffelsack" (sac à patates) que le parlement avait élu comme alibi UDC pour éviter d'élire un UDC Zurichois. Son manque de soutien en vue de l'achat de prochains avions sera évident tant il n'a plus de soutien à gauche et à l'UDC. Le parlement et la coalition des perdants est la seule responsable d'avoir élu ce notaire sans envergure à droite au fonds du parlement. Le coup avec Evelyne Widmer-Schlumpf est d'ailleurs parfaitement identique. C'est cela d'élire un outsider anti-Blocher, et cela au mépris des 30% de sympathisants UDC. Après on ose encore parler d'un nirvana au conseil fédéral après le départ de Christoph Blocher? En fait, c'est la débandade: Echec Couchepinien sur l'AVS (quel est l'intérêt de sa présidence si ce n'est que la concécration de son sur-moi démesuré), Echec Michelinien en Colombie, Initiative de Geneve, Conseil des Droits de l'Homme...mais elle est eventuellement recyclable à l'ONU antidémocratique, Echec de Leuthard avec son mépris des agriculteurs pour favoriser la grande distribution via le Cassis-de-Dijon et le futur accord de libre-echange agricole avec l'UE, Echec du dormeur Moritz avec CFF Cargo et la poltique fiasco de la route sans parler de l'axe Lausanne-Genève, Echec de Merz dans l'affaire des subprimes bancaires et dans le taux de TVA unique qui va défavoriser les classes populaires. Bref, c'est le ponpon! Et on ose parler encore de concordance! Bel artifice de copinage au détriment des électeurs.



L’affaire Nef reflèteune incroyable médiocrité - L'Agefi, le 22 juillet 2008

Quel pataquès! Comment définir autrement le très mauvais feuilleton qui envahit ces jours la Berne fédérale? Quelle entreprise privée pourrait se permettre de diligenter la sélection des cadres supérieurs aux positions stratégiques avec si peu de sérieux que ne l’a fait notre gouvernement? Car en dernier lieu, c’est bien le Conseil fédéral qui porte la responsabilité de la nomination, dorénavant très suspecte et contestable, du chef de l’armée Roland Nef. Et quelle société garderait en son sein des dirigeants aussi incapables qu’un Samuel Schmid qui donne tous les jours davantage un peu plus la mesure de sa faiblesse? Non seulement le Bernois a eu le mauvais goût de dissimuler une plainte pour des agissements peu compatibles avec la charge de son subordonné à ses collègues, mais il l’a cru sur parole, ignorant la nature de la dénonciation pénale. Le respect de la protection de la sphère privée et la présomption d’innocence sont certes des sentiments honorables de la part d’un ancien avocat. Mais ces beaux principes n’empêchent pas en l’occurrence de faire preuve d’un minimum de transparence et de curiosité. Roland Nef n’est quand même pas n’importe qui!

Dans ce dossier, les erreurs de toutes sortes se multiplient avec des couacs où les dissimulations, les demi-vérités contradictoires se succédent, survenant à chaque fois après une révélation plus ou moins croustillante, servie par la presse qui n’en demande pas tant. Ce qui se déroule depuis quelques jours sous les yeux de l’opinion médusée est proprement inadmissible. L’armée, qui a déjà tant de peine à définir ses missions depuis la fin de la Guerre froide, mérite une direction plus sérieuse et sereine que ce à quoi nous assistons. Les récents accidents militaires dramatiques et encore non élucidés rappellent le sens de la responsabilité qui incombe en particulier à ses cadres et à ses chefs supérieurs.

Sur ce coup, les lacunes révélées sont accablantes. Acculé et contraint, le chef du Département de la défense (DDPS) s’est décidé en définitive à suspendre Roland Nef jusqu’au 20 août prochain, date de la rentrée politique de notre Exécutif. Le signal donné aux citoyens payeurs d’impôt reste d’autant moins convaincant qu’au moment où l’incendie couve, le gouvernement estime qu’il n’y a aucune raison d’interrompre ses vacances. C’est du moins la conclusion à laquelle parvient un président de la Confédération promettant depuis dimanche un suivi personnel de l’affaire.

Samuel Schmid espère s’en tirer une fois encore. Peut-être qu’un ultime arrangement tarabiscoté entre les avocats d’un chef de l’armée, désormais en sursis, et de son ex-compagne parviendront à lui sauver une dernière fois la mise. Le chef du DDPS prie pour cela. Sa meilleure assurance vie ne reste-t-elle pas en définitive un Conseil fédéral insignifiant appuyé par les partis gouvernementaux? Tout ce petit monde n’a en effet guère envie de le voir plier bagages de peur que Christophe Blocher ne rempile.



Compte rendu de la Weltwoche sur les peripeties du DFAE en Colombie: Un danger pour notre pays

De nouveaux documents accablent le médiateur suisse Jean-Pierre Gontard. Des courriels donnent à croire que le professeur genevois aurait transporté de l’argent pour le compte des terroristes des Farc. Ses supérieurs suisses continuent à vouloir dédramatiser la situation. Que savait au juste la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey ?

Lire la suite ICI

 


Extension de l'accord de libre circulation à la Roumanie et Bulgarie - Une aubaine pour deux pays corrompus

Après le coup de jarnac opéré par une coalition d'opportunistes fédéraux qui ont voulu éviter un référendum populaire contre l'extension de l'accord de libre circulation à la Roumanie et Bulgarie, on ne peut que déplorer le silence absolu qui entoure ces deux pays dont certains veulent nous faire qu'ils sont des éldorados économiques. Comme ce débat est impossible en Suisse car il est plus facile de bêler avec le troupeau de bonimenteurs, il faut se rabattre sur la presse étrangère anglo-saxonne pour en savoir plus. Et le constat n'est pas brillant. Ces deux pays brillent par leur corruption et l'abus de fonds européens. Payez, braves gens, semble dire l'élite europeiste suisse. Face à cela, il faut soutenir le probable référendum des jeunes UDC.







1. Bulgaria’s shame - Financial Times, 21 juillet 2008


While Romania has none of the violence or extensive crime networks of its neighbor Bulgaria, it has nonetheless been reluctant to give the judiciary extensive and independent powers to act against corruption.

Both reports were drafts, subject to revision before they are presented to EU foreign ministers this week. But the Commission must tick to its guns. And ministers must back its plans to crack down on Sofia and confirm the suspension of up to €1bn in pre-accession bid.It might seem unfair to pick on a vulnerable new member when, in past years, even bigger frauds involving EU funds – in Greece, for example – did not prompt such radical action. The sanctions will hit Sofia hard as pre-accession funds will be lost for good if they are not spent by the year-end.
But Bulgaria and Romania were put on notice when they joined the union in January 2007 that they must tackle corruption. They were placed under special monitoring regimes. Romania, despite its difficulties, seems to have satisfied the Commission – just about. But Bulgaria has not and must pay a price.

With its public finances in order, it can survive the economic shock, though infrastructure plans will suffer. The political impact will be greater, with a row raging over responsibility for the country’s humiliation. The public is furious with its leaders and grateful to the EU for probing in the dung-heap. Mounting anger may force early elections. Those in power, starting with Georgi Parvanov, president, and Sergei Stanishev, prime minister, should consider their positions. But mainstream leaders must take care lest political extremists emerge as winners from this affair. Brussels should help by emphasising it has not put the nation in the dock but key politicians, bureaucrats and court officials. It must also increase aid for administrative and judicial reforms as soon as Sofia genuinely commits to change. But the EU must hold the line. The union can function properly only if its rules are kept across the board. Sceptical voters will be convinced of the merits of enlargement only if members – old and new alike – stick to common standards.

2. Romania defends record on corruption - International Herald Tribune, 22 juillet 2008

While Romania has none of the violence or extensive crime networks of its neighbor Bulgaria, it has nonetheless been reluctant to give the judiciary extensive and independent powers to act against corruption.

Lire la suite sur:  

http://www.iht.com/articles/2008/07/21/europe/union.php

 


 


Chantal Galladé seule face la vindicte du PS - une chasse aux sorcières acceptable?

Alors que les medias s'épanchent sur le sort des dissidents UDC, et traitent le parti UDC suisse de parti nationaliste et totalitaire, il est amusant de lire qu'une vindicte d'une rare violence existe au PS, parti pourtant autoproclamé de l'amour du prochain et du bien être d'autrui.

Le journal le Temps de lundi souligne que "ce n'est un secret pour personne, la jeune politicienne de 35 ans [Chantal Galladé] défend régulièrement des principes en porte à faux avec la ligne du PS. Ainsi, en automne 2005, elle a prôné l'ouverture des commerces dans les gares le dimanche. En 2007, la Zurichoise a empoigné la question de la criminalité chez les jeunes faisant une nouvelle fois grincer les dents de ses camarades de parti".

On se rappelle que Mme Galladé était portée au nues par les medias lorsqu'elle faisait compagne au Conseil des Etats contre Ueli Maurer, et qu'elle s'était désistée au profit de la verte-libérale Verena Diener. Aujourd'hui, elle est brutalement lâchée sans la moindre vergogne pour avoir osé le crime de lège majesté de remettre en question le dogme du PS pour maintenir un égalitarisme éducatif au rabais.  Pire, relégué en débat primaire du lutte des classes, le thème de l'éducation étatique est décidément un débat trop sérieux pour être discuté ouvertement et sereinement par une jeune socialiste de tendance libérale (ou tout simplement du 21e siècle). Elle était sympa comme porteur d'eau anti-UDC, mais c'est terminé semble-t-il.

Le quotidien renchérit en disant que "les propos les plus virulents contre Chantal Galladé ont été l'œuvre du syndicaliste et conseiller national Jean-Claude Rennwald. Le Jurassien l'a accusée de trahir les valeurs du PS. Il a en outre affirmé que «ceux qui veulent le libre choix de l'école sont les mêmes que ceux qui souhaitent privatiser les CFF et que ceux qui ont fermé des centaines de bureaux de poste». Une critique à peine déguisée à l'encontre de Moritz Leuenberger, dont Chantal Galladé est proche".

Qui a dit que la chasse au sorcières n'existait pas au PS! Ce n'est certainement pas la présidence d'un syndicaliste Christian Levrat au PS qui va arranger les choses!  Et pourtant, la réalité montre que de plus en plus de parents, même d'origines modestes, font de plus en plus le pas pour mettre leur enfant "au privé" et assurer un avenir pour leurs enfants, plutôt que de les abandonner à un socialisme éducatif doctrinaire qui a jeté au panier toutes les bases du respect de l'autorité envers le professeur (on se tutoie maintenant et on se vante d'avoir fumé des pétards en 68), et qui laisse des jeunes délinquants mal intégrés pourrir l'ambiance de la classe, sans parler bien sûr des rackets et autres mobbings fréquents dans les préaux de l'école publique. Frapper et dépouiller les enfants sages avec la raie sur le coté, on connait! On voit aussi en France que le passage de l’épreuve du baccalauréat ne vise plus la qualité, mais au contraire un taux de réussite maximum pour gommer les inégalités. Le résultat on le connait, des étudiants qui tirent leurs études au maximum pour éviter la confrontation désagréable d’un premier emploi.  Dans d’autres pays, des expériences existent pour faire participer des acteurs du secteur privé qui eux connaissent la réalité du  marché, et non celle écrite dans des livres de classes fastidieux. Pour que l’école fonctionne et n’aboutisse justement pas à une école à deux vitesses, il est urgent de placer l’emploi au cœur de la formation, et de garder dans les classes supérieures les élevés les plus méritants (oh le gros mot !), sans question d’origine. Mais ce langage est impossible chez ceux qui confondent intégration avec mea-culpa tiers-mondiste. On ne peut que constater que pour beaucoup de camarades, Karl Marx n'est décidément pas mort!


Politiques du PDC et PRD - Pince-mi et pince-moi dans un radeau à la dérive

Les nouvelles se suivent et se ressemblent, mais souvent certains journaux ont décidément de la peine a joindre des informations pourtant très complémentaires.

Al'heure ou le PRD et le PDC s'interrogent sur l'opportunité d'accorder l'asile aux UDC dissidents (le Parti Bourgeois Démocrate, équivalent à seulement 2.5% des votes de la population selon une étude des universités de Zurich et Genève),  ces deux parti brillent par leur inconsistance. Alors des commentateurs prévoient que le  PBD trouvera plus facilement un terrain d'entente avec les radicaux-libéraux qu'avec le PDC qui vote trop souvent avec la gauche, ce même parti radical vient de voter (a une courte majorité) pour soutenir l'initiative en faveur de la dépénalisation du cannabis. Comme auto-goal, difficile de faire mieux. Si certains PDB restent encore indécis, ils peuvent toujours revenir à l'UDC, qui elle est fermement contre ce type de proposition!  A l'offre qui était faite par Christophe Darbellay au lendemain des élections fédérales de proposer aux radicaux et UDC dissidents de s'aligner sous sa coupe, la réponse du président du PRD est également cinglante: Cette coalition n'intéresse pas les radicaux. A force de se prendre pour une grenouille qui veut être aussi grosse qu'un bœuf, Christophe Darbellay s'appellera bientôt Mini-Me.

Excisions en Suisse - la faute à un " faux romantisme culturel" de la part des services sociaux

Alors que plusieurs cas d'excisions de jeunes filles domiciles en Suisse pratiquées lors d'un séjour "familial"  dans des pays tiers ont fait la une des journaux, et récemment à Zurich où un tribunal a condamné des parents somaliens à 2 ans avec sursis, le quotidien Le Temps a donné ce lundi la parole a Mme Monika Hürlimann, coordinatrice chez Caritas Suisse à Zurich du Service de médiation pour la prévention contre l'excision des filles.

Son constat est particulièrement édifiant. Selon elle "beaucoup de personnes travaillant avec des migrants, et qui ont un rapport privilégié avec eux, en sont restées à un faux romantisme culturel. Elles ont peur de discriminer des groupes ethniques déjà très stigmatisés en Suisse. J'entends dire: «C'est leur culture, cela ne nous concerne pas...» . Les réticences sont plus grandes chez les spécialistes en Suisse que chez les familles migrantes. On a peur d'aborder la question et de parler de sexualité, et encore plus avec des Africaines! Mais les associations de migrants africains sont aussi très actives et fournissent un travail très professionnel pour informer leur communauté. C'est un dilemme classique dans les situations interculturelles. Mais, ici, la protection de l'enfant et les droits des femmes à l'intégrité corporelle doivent avoir la priorité absolue. l'Unicef suisse en 2005 a montré que notre pays était aussi concerné sur son territoire par l'excision. Elle estime qu'il y a de 6000 à 7000 femmes qui sont excisées ou courent le risque de l'être".

Cet état de fait est tout simplement consternant et démontre une fois de plus la chape de plomb qui existe chez ces spécialistes de l'intégration, ou ne rien dire est presque la norme, car on risquerait de discriminer un étranger….Ouïe, attention de ne pas réveiller le malin xénophobe! Pourtant, les mutilations sexuelles sont formellement interdites par notre code pénal. L'article 122, chiffre 1, al. 2, du Code pénal suisse précise ainsi que : « celui qui, intentionnellement, aura mutilé le corps d'une personne, un de ses membres ou un de ses organes importants […] sera puni de la réclusion pour dix ans au plus ou de l'emprisonnement ». Les deux ans avec sursis sont une maigre consolation pour la jeune victime zurichoise! Et si l'on appliquait la peine de la réciprocité et qu'on tailladait le pénis du père sans anesthésie pour lui montrer comment ça fait?

Pour en lire plus, vous pouvez lire une motion déposée en 2007 auprès du grand conseil genevois qui demande des mesures contre l'excision.



L’UE ne reconnaît pas le parlement des Serbes du Kosovo

La Commission européenne a indiqué dimanche qu’elle soutenait la position de la Mission des Nations Unies au Kosovo selon laquelle la création samedi par les Serbes du Kosovo de leur propre parlement n’a "aucune légalité ni aucun effet". (ATS)

Après avoir décidé unilatéralement de l'indépendance du Kosovo, et avec l'applaventrisme affligeant de la Suisse et de certaines grandes puissances (plus intéressés à sécuriser le "Trans-Balkan" pipeline passant dans le coin) la commission refuse de reconnaître le parlement des serbes au Kosovo. Pas facile de gérer la situation résultant de cette incroyable décision. Il est tellement plus facile de traiter les serbes de racistes et de les déconsidérer ad-aeternam. Mais on ne s'étonne plus vraiment des prises de positions ubuesques de cet organe non-démocratique qui ne supporte pas la critique. Peut-être qu'un jour la commission de reconnaitra plus la république d'Irlande ou la Suisse s'ils persistent a voter non.

Ci-dessous, un article du Guardian anglais sur les dessous du " Trans-Balkan pipeline"
The Guardian: Trans-Balkan pipeline "the cause of the crisis in Yugoslavia"

Doris Leuthard nomme un nouveau Monsieur Prix

Stefan Meierhans, 40 ans, occupera le poste de surveillant des prix libéré par le départ à la retraite du socialiste Rudolf Strahm. Employé actuellement auprès de Microsoft Suisse, il entrera en fonction le 1er octobre. Le choix de Doris Leuthard s’est porté sur un membre de son entourage personnel. Stefan Meierhans est le mari de l’ancienne porte-parole du PDC Béatrice Wertli. Lui-même est membre du comité du PDC du canton de Berne. Il bénéficie de conditions de faveur: la fonction de M. Prix sera à l’avenir une occupation à 100%. «Nous avons dû nous adapter en cours de route. Il était difficile d’attirer des personnes expérimentées avec un poste à 60%», explique la cheffe du Département fédéral de l’économie.

Inconnu du grand public, Stefan Meierhans dispose d’une double expérience de l’administration et de l’économie privée. C’est un atout décisif aux yeux de la cheffe du Département de l’économie car il devra négocier des tarifs avec des entreprises. Après avoir obtenu un titre de docteur en droit à l’Université de Bâle en 1998, le nouveau M. Prix a travaillé six ans au secrétariat général du Département fédéral de justice et police dans l’état-major des conseillers fédéraux Arnold Koller et Ruth Metzler. Dans le cadre de son emploi actuel, il conseille le directeur général de Microsoft suisse sur les affaires gouvernementales et il représente son entreprise dans des organes gouvernementaux et non gouvernementaux.

Le poste a suscité de l’intérêt. Une quarantaine de candidatures sérieuses sont parvenues au Département de l’économie. Deux femmes figurent parmi les noms évoqués: l’agronome Sybil Anwander, responsable de la politique économique chez Coop, et la Fribourgeoise Marianne Meyer Genilloud, ancienne secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs. Elles faisaient figure de favorites, sachant que Doris Leuthard veut augmenter la proportion de femmes parmi les cadres. Toutes deux sont membres du PDC, à l’instar de la personne retenue. Doris Leuthard assure que l’appartenance partisane n’a pas joué de rôle dans son choix mais il lui aurait été difficile de nommer un socialiste après avoir déjà placé le syndicaliste Serge Gaillard à la Direction du travail. Cela excluait le Valaisan Jean-Noël Rey, qui aurait aussi eu le profil requis. (Source: AGEFI)

Le copinage PDC continue

Cette nomination du mari d'une ancienne porte-parole du PDC est un scandale! Pourquoi pas engager son jardinier ou sa femme de ménage pendant qu'on y est! Quelle transparence y-a-t-il eu lors de la sélection des candidatures? De plus, M. Stefan Meierhans a travaillé pour Microsoft, une entreprise déjà condamnée pour des pratiques cartélaires! Le prochain M. Prix viendra-t-il de Swisscom ou de la Poste? Tout cela est ridicule et symptomatique d'un état d'esprit ou tout se fait en catimini. Dans un débat plus général, on peut s'interroger sur ce poste, taillé à 100% pour l'occasion, et qui duplique ce que fait déjà la commission de la concurrence. La réaction de Sara Stalder, la directrice de la "Stiftung für Konsumentenschutz" (SKS) à Berne exprime également de la surprise sur la nomination d'un lobbyiste pour défendre les consommateurs. Mais le PDC n'en est pas à une contradiction près (http://www.espace.ch/artikel_535135.html)

La Berner Zeitung, contrairement à d'autres journaux complaisants, ne cache également pas son scepticisme et critique un choix de parti:

Zweifel sind unausweichlich Bundesrätin Doris Leuthard lässt einen jungen, unbekannten CVP-Mann zum neuen Preisüberwacher wählen. Bisher haben national bekannte Parlamentarier gegen Preismissbrauch gekämpft. Jetzt soll sich ausgerechnet ein ehemaliger Mitarbeiter des US-Software-Giganten Microsoft für die Interessen der Konsumenten stark machen. Zweifel, ob Stefan Meierhans die richtige Wahl ist, sind unausweichlich. Denn der neue Preisüberwacher hat drei Hypotheken: ? Sein Vorgänger Rudolf Strahm hat dank seiner Unabhängigkeit und seinem Leistungsausweis dem Amt neuen Glanz und Einfluss verliehen. Strahm war sehr aktiv und hat immer wieder eigene Themen gesetzt. Im Gegensatz dazu muss sich Meierhans sogar seine Bekanntheit erst mühevoll erarbeiten. ? Meierhans hat im Bundeshaus offiziell für Microsoft lobbyiert. Das ist gleich doppelt problematisch. Die EU hat Microsoft gebüsst, weil der Konzern seine Monopolstellung zur Durchsetzung höherer Preise missbraucht hat. Meierhans hat ein Imageproblem, wenn er als ehemaliger Microsoft-Manager gegen Preismissbrauch von Monopolisten vorgehen muss. Und mit dem Etikett des Lobbyisten dürfte es Meierhans schwerfallen, beim breiten Publikum Sympathien zu gewinnen. ? Weil ihn nicht Bekanntheit oder spezielle Leistungen für das Amt qualifizieren, liegt der Verdacht nahe, dass das Parteibuch bei der Wahl eine wichtige Rolle spielte. Wird die CVP künftig in ihren Prestigekampf gegen die Hochpreisinsel neben ihrer Bundesrätin auch den Preisüberwacher einbinden? Bei der Wahl des Gewerkschaftsökonomen Gaillard ins Seco hat Leuthard mehr Mut bewiesen. Meierhans erhält ab Oktober die Chance, alle Zweifel zu widerlegen und die Handicaps mit Engagement und Mut wettzumachen.