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UDC Friends-Le Blog des Amis de l'UDC en Romandie

L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Ecoutez l'ancien prisonnier politique soviétique Vladimir Bukovsky nous mettre en garde sur l'UE:
L' Union Européenne, le nouveau système soviétique

Pour lire son profil, cliquez ICI


Libre circulation - La hausse de +26% de frontaliers en 5 ans dépasse allégrement les 10% de la clause de sauvegarde

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), les frontaliers sont passés de 165.300 personnes fin mars 2003 à 208.000 cinq ans plus tard, en augmentation de 26%. Mais cette augmentation n’est pas régulière: après une poussée de 10% en 2000, la hausse s’est réduite à 2 ou 3%, pour remonter à 9,5% en 2006 et revenir à 5,5% en 2007. La progression suit donc la conjoncture économique. L’OFS donne leur répartition selon sept grandes régions. Ils sont 68.000 dans la Région lémanique, 16.500 dans l’Espace Mittelland, 58.000 dans Nord-Ouest, 5300 à Zurich, 18.000 en Suisse orientale, 42.000 au Tessin et 230 en Suisse centrale. Les régions non limitrophes sont donc moins concernées. La possibilité de travailler en Suisse centrale pour les frontaliers n’existe que depuis juin 2007.

La situation peut aussi être très inégale à l’intérieur d’une même grande région. Ainsi, dans l’Espace Mittelland, le nombre de frontaliers est de 8120 à Neuchâtel et de 5360 dans le Juras, mais de 96 à Fribourg. Au niveau cantonal, et en chiffres absolus, c’est à Genève qu’ils sont plus nombreux: 51.000 (contre 15.320 dans le canton de Vaud ou 1738 en Valais). Observée sur cinq ans, la progression la plus forte est enregistrée dans l’Espace Mittelland, avec 56%. Elle est suivie de la Région lémanique (44%), de Zurich (34%), du Tessin (28%), de la Suisse orientale (9,5%) et du Nord-Ouest (7,3%). Pour la Suisse centrale, l’évolution ne peut pas encore être calculée. Ces tendances n’indiquent toutefois pas encore l’importance de la main-d’oeuvre frontalière par rapport à l’ensemble des actifs. Au niveau suisse, cette proportion est de 4,7% (contre 4% en 2003). Mais elle est 22% au Tessin, de 8,3% dans la Région lémanique et de 1,8% dans l’Espace Mittelland. (ATS)

Alors que les pythies fédérales Leuthard et Calmy-Rey affirment lors d'incantations médiatiques que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes en ce qui concerne la libre circulation, et que l'impact est minime sur l'économie suisse, les chiffres de l'OFS parlent d'eux mêmes: +26% sur 5 ans, soit bien au delà des mesures de sauvegardes prévues par la Suisse en cas d'augmentation de 10% sur trois ans. Les cantons frontaliers sont naturellement ceux qui souffrent le plus, et encore une fois les travailleurs non qualifiés sont les dindons de la farce. Selon l'OFS, 146'000 suisse n'arrivent pas a tourner financièrement. Mais l'impact économique sur les plus faibles échappe naturellement à nos ministres fédérales et aux fonctionnaires grassement payés qui peuvent toujours se recycler à l'ONU. Espérons que le peuple sera remballer nos bonimenteurs fédéraux lors du referendum!


Le NON irlandais - La victoire du peuple contre les fossoyeurs européistes de l'identité nationale

Le refus des irlandais de ratifier le mini-traité européens concocté par les fossoyeurs européistes de l'identité nationale est une excellente nouvelle pour tout ceux qui abhorrent les boursoufflements sans fin d'une Europe technocratique et élitiste.  Les beaux idéaux d'après guerre et post-soviétiques d'une Europe garante de la paix se sont vite effacés au profit d'une Europe alibi utilisée par les ex-grandes puissances coloniales pour faire avaler aux petits pays leurs bas projets mercantiles et annihiler leur indépendance fiscale.

Les délocalisations vers une Europe low-cost pour  contourner les réglementations salariales nationales ont miné l'esprit d'une Europe des nations. Ce qui aurait pu devenir un bel exemple de "win-win" avec une bonne utilisation des avantages compétitifs de chacun dans la préservation des identités nationales, et devenu une sorte d'accord de libre échange au rabais, complémentés par de multiples projets étatiques  (fonds de cohésion, recherche, Galileo) non transparents et ruineux comparables aux gosplans soviétiques. Les employés qualifiés dans l'industrie pharmaceutique, chimique, des machines ou bancaires sont les gagnant. Les loosers sont les autres, la majorité.  Les grands projets concoctés par les pseudos-experts du bonheur collectif dans les salons feutrés ou limousines de fonction ne les concernent décidément pas. Comme en 1789, la révolte des sans-culottes gronde. Reste à voir qui ouvrira la trappe sous les pieds de ces pyromanes qui trahissent la démocratie et se pavanent dans des cocktails étatiques mondains. C'est non sans malice que l'ASIN a d'ailleurs envoyé une lettre de félicitations à l'ambassade d'Irlande a Berne pour la féliciter de son vote. On ne peut que regretter l'attitude bornée des bureaucrates européens qui font comme si de rien n'était, tels des vieillards séniles durs de la feuille.

Le peuple suisse doit savoir que le mini traité, célébré en grande pompe quasi religieuse à Lisbonne, est presque identique à l'ancien projet de constitution, sauf qu'il permet aux leaders européens de duper une fois de plus leurs peuples sans soumettre l'objet au referendum. A l'heure ou les élections sont plus un exercice marketing des élites tournantes, qu'un acte d'humilité et de respect envers ses electeurs, ce vote irlandais sonne comme une sanction pour de telles manigances corporatistes. 

Le NON irlandais vu par Rouxel Jean (Les4verites.com)
http://www.les4verites.com/Le-NON-irlandais-1961.html

Jeudi 12 juin, les Irlandais ont rejeté par référendum le traité de Lisbonne, qui avait vocation à remplacer le Traité constitutionnel européen, rejeté en 2005 par les Français. Le score est sans appel : 53,4 % pour le non. Il est aggravé par une faible participation : 53,1 %. Ce qui signifie que les personnes qui, intellectuellement, étaient favorables à la ratification, n’ont pas jugé bon d’exprimer cette adhésion. En d’autres termes, les seuls à s’être vraiment intéressés au traité sont… les « nonistes » !

Mais, au-delà de ce score net et sans bavure, ce qui est frappant, c’est, une nouvelle fois, le profond décalage entre les « élites » et les peuples. Après avoir chanté sur tous les tons que le non au référendum serait une catastrophe planétaire, nous entendons aujourd’hui les caciques de l’Union européenne expliquer que ce n’est pas le vote de quelques centaines de milliers d’Irlandais qui nous empêchera de réaliser la grande et belle Union…

Ainsi le Quai d’Orsay a-t-il déclaré le 13 juin : « Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due (sic), même si nous la regrettons. […] Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’État ou de Gouvernement des 27 États membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres États membres poursuivront le processus de ratification. Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens. »

Ce qui, en français courant, se traduirait ainsi : « Votez oui, votez non ; peu importe, nous nous chargeons de tout ! » Et ce qui donne aux grandes déclarations sur le respect dû à la décision démocratique du peuple irlandais et sur la future Europe pleinement démocratique une saveur assez cocasse. Il est permis de ne pas considérer que les peuples sont toujours bien placés pour apprécier les conditions de leur propre bonheur. Mais il est difficile de se moquer plus cyniquement d’un vote populaire, soi-disant pour faire triompher une démocratie plus parfaite… Il est probable que ce que les Irlandais ont rejeté soit d’abord cela : une démocratie qui, selon le mot de Brecht, préférerait dissoudre le peuple, plutôt que de le voir « mal » voter. Nous pouvons les assurer que les Français partagent leur avis !


Dissidents UDC bernois et grisons bientôt en congrès dans une cabine téléphonique

Alors que les medias romands font la danse de la pluie autour des dissidents UDC, soudains devenus formidables et fréquentables, et chantent leurs louanges en espérant que cette minorité supplante un jour l'UDC véritable, il est plaisant de lire le commentaire réaliste du président des radicaux bernois sur ce sujet.
Comme on le sait déjà, ce petit Burgerliche Partei n'a aucune chance car son agenda politique manque de différentiation par rapport aux PRD et UDC. Mais au sein des portes-craillons du PS dans les rédactions romandes, peut importe que la réalité colle avec leurs utopies. Cela permet surtout de ne pas parler d'autre chose, comme par exemple la probable défaite du PS aux prochaines élections fédérales, du fait d'un président socialiste trop jeune et trop syndicaliste pour attirer les bobos et les modérés suisse allemands.

Pour lire l'article du Berner Zeitung "«SVP-Basis ist auf Blocher-Kurs», cliquez ici
http://www.espace.ch/artikel_534553.html

La banque iranienne Melli visée par les sanctions de l’UE - Que fait la Suisse?

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a annoncé lundi que l’Union européenne allait convenir de nouvelles sanctions contre l’Iran, notamment le gel des avoirs à l’étranger de la plus grande banque du pays, à cause du refus de Téhéran de suspendre son programme nucléaire sensible. Dans sa dernière résolution adoptée le 3 mars 2008 contre l’Iran, le Conseil de sécurité des Nations Unies a demandé à tous les pays d’«exercer une vigilance accrue (...) sur toutes les banques domiciliées en Iran, notamment les banques Melli et Saderat». Ces derniers jours, plusieurs journaux iraniens ont rapporté que le président Mahmoud Ahmadinejad a ordonné le transfert des capitaux iraniens des institutions financières européennes vers les pays asiatiques. – (afp)

Face à ce renforcement des sanctions financières contre l'Iran, le contrat gazier d'EGL conclu grâce à Micheline Calmy-Rey se révèle une fois de plus être une ineptie totale. L'histoire ne dit pas comment EGL va payer le gaz aux iranien si les transactions via la Banque Melli ne sont plus possibles? UBS et CS ont déjà fermé boutique en Iran suite aux pressions des USA.  A quand un programme gaz contre nourriture?

Pour information, le rapport (en allemand) sur la politique étrangère de la Suisse au Proche Orient publié par le Réseau de Politique des Affaires Etrangères et de Sécurité de la Suisse (SSN) est très critique sur le role du DFAE dans la région.


Prix du diesel - Quand les verts libéraux soutiennent les camionneurs

Quelle n'est pas l'agréable surprise de lire dans la Berner Zeitung que la verte-libérale Verena Diener (ZH) soutient l'idée de baisser la taxe sur le diesel, comme le propose également l'UDC et certains radicaux.  Alors qu'en Suisse romande ce débat est tabou car il est plus politiquement correct de s'ériger en taliban contre les voitures et défendre le dogme de la mobilité douce, il semble que ce débat évolue mieux en suisse allemande. En effet, comment accepter la passivité du conseil fédéral, lui-même pris la main dans le sac à hauteur de 600 millions de recettes, alors que l'économie est en train de subir un ralentissement, les prix a la consommation augmentent fortement, et que l'augmentation du prix de pétrole sera "naturellement" répercutée sur le consommateur.

On pourrait parler également de la hausse réelle des loyers, et de l'impact négatif de libre circulation dans la saturation du marché immobilier sur l'arc lémanique.  Bref, en ce domaine, le conseil fédéral fait preuve d'un aveuglement incroyable car il préfère tuer la croissance et plomber les ménages plutôt que  de repenser sa fiscalité.  Notons que le conseil fédéral a eu beaucoup moins de problèmes pour justifier le paiement d'un milliard aux pays de l'est sans la moindre contre partie économique mesurable.  Pour en rajouter une couche, on n'ose même pas parler de la probable hausse "temporaire" de la TVA pour financer l'AI et de l'également probable taxe c02 sur les carburants qui seraient le "pompon" fiscal. En réalité,  le conseil fédéral est englué dans des financements croisés dont il n'arrive plus à s'extraire, et préfère foncer dans le mur en fermant les yeux. Reste à voir si Mme Diener sera autant couverte de roses pour cette proposition, que lorsqu'elle avait été portée aux nues par les medias romands lors de son élection aux conseil des états face à l'UDC Ueli Maurer.

Pour lire l'article du Berner Zeitung " Grünliberale hilft den Camionneuren" cliquez ici:
http://www.espace.ch/artikel_534640.html


Le déclin de l’Amérique est une illusion

Par Milliere Guy - mercredi 11 juin 2008
http://www.les4verites.com/Le-declin-de-l-Amerique-est-une-illusion-1959.html

Pour le meilleur et pour le pire, les États-Unis ne sont pas un pays comme les autres. Ils sont nés d’idéaux issus des Lumières européennes, mais leur parcours a été, assez vite, différent de celui des puissances européennes. Ceux qui ont fondé les États-Unis ont fui les persécutions religieuses, les intolérances, les monarchies absolues, l’arbitraire, ou ils ont simplement voulu trouver des opportunités de vivre plus pleinement leur vie. Ils ont fondé une république qui repose sur les mêmes fondements depuis plus de deux cents années.

Il y a eu des incidents de parcours, l’esclavage dans le Sud en un temps où l’esclavage était pratiqué aussi par les puissances européennes dans les Antilles. Il y a eu, surtout, une montée en puissance quasiment irrépressible de cette forme particulière de xénophobie qu’on appelle l’« antiaméricanisme », et on a tout reproché aux Américains, et même le contraire de tout. Ils étaient, disaient les uns, une plèbe dégénérée. On évoqua ensuite, à juste titre, les États-Unis comme le pays du capitalisme et la terre la plus hostile aux idées socialistes et communistes.

On parla dans les années 1920 des horreurs du cosmopolitisme américain et de la société de consommation. La légende nationale entretenue par le gaullisme a ancré dans les têtes que la France s’était libérée toute seule ou presque du joug nazi et avait failli subir le sort effroyable de l’Allemagne (dont l’économie fait peine à voir) en se trouvant réorganisée par l’Amérique : imaginez, une France sans un PCF obtenant 20 % des voix pendant quatre décennies et, qui sait, sans CGT, quel désastre !

Ces dernières années, les thèmes dominants ont été celui de l’« impérialisme » américain, ou du « déclin » des États-Unis. La « puissance du futur », ce fut d’abord le Japon, ensuite l’Union européenne : c’est aujourd’hui la Chine. Au temps de Carter, les États-Unis n’allaient effectivement pas bien (est-ce pour cela que tant d’Européens gardent une tendresse pour Carter ?), puis ce fut Reagan, qui était censé être un « cow boy de série B » et qui osa dire en 1981 (fallait-il être idiot) que le système soviétique allait s’effondrer. Bush père fut terne et ne resta que quatre ans. Clinton profita de la paix et de la prospérité restaurées par Reagan, et il se conduisit d’une manière qui sembla plaire au pays où le Président Félix Faure qui, dit-on, se rêvait César, est mort Pompée.

George Walker Bush suscita assez vite une détestation frénétique et il est de bon ton de dire que sa présidence fut désastreuse. On a dit la même chose, par exemple, à la fin de la présidence Truman, mais qui a la moindre mémoire ? On note que la popularité de Bush est basse, ce qui est vrai, mais on oublie de dire que celle du Congrès démocrate est plus basse encore. Bien sûr, on redit que l’économie américaine va très mal, et on oublie de signaler que, depuis 2001, la croissance a fléchi parfois, mais sans jamais s’interrompre, et qu’un chiffre de chômage de 5 % signifie quasiment le plein-emploi. On oublie de noter aussi qu’à la différence de ce qui se passe en Europe, la natalité se maintient. Il y a plus d’immigrants hispaniques ou asiatiques, et ceux à qui une peau basanée écorche les yeux y voient un signe d’apocalypse.

L’économie américaine devient post-industrielle, ce qui implique des changements de paradigme que certains ne parviennent pas à déchiffrer. Le pétrole est cher, ce qui entraîne des désagréments, mais pas un effondrement économique. La situation en Irak est bonne, ce qui explique pourquoi les médias n’en parlent pas. Le coût de la guerre en proportion du produit intérieur brut est infime. Les Américains veulent tourner la page d’une période identifiée avec la tragédie du 11 septembre et parlent de changement. John McCain incarne une recomposition, qui commence à peine, du camp républicain. Barack Obama est un visage neuf sur les idées d’une très vieille gauche : c’est pour cela qu’il plaît dans les salons de la vieille Europe. C’est pour cela que je ne parierais pas un dollar sur lui. Tout comme je ne parierais pas un dollar sur le déclin des États-Unis d’Amérique. Comprendre n’est pas facile pour un Européen : ceux qui veulent essayer peuvent lire le livre de Peter Schuck et James Wilson, « Understanding America », qui vient de paraître. Les autres peuvent écouter ce qui se dit dans les salons…


Barack Hussein Obama

Par Christian Lambert
Ancien Ambassadeur de France
Source:
http://www.les4verites.com/Barack-Hussein-Obama-1965.html

Barack Hussein Obama, désormais candidat désigné des démocrates à l’élection présidentielle du 4 novembre, pourrait être le prochain président des États-Unis, c’est-à-dire l’homme le plus puissant du monde. Aussi bien, la presse et la majorité de l’intelligentsia françaises commencent à se pâmer de bonheur.  Pensez ! Un Africain-américain, un presque Noir dont le père avait été gardien de chèvres au Kenya, quel personnage adorable, quelles perspectives admirables ! Il aurait été complètement noir comme un bantou de la forêt congolaise, ç’aurait été mieux encore, mais enfin, il est à demi-noir et peut-être même un peu musulman, (« Un homme de race noire et fils d’un musulman », titre la presse arabe). Ne s’appelle-t-il pas Hussein, comme le troisième imam des chiites, petit-fils de Mahomet ? Enfin, les États-Unis vont connaître la vraie démocratie !

Tout ceci est bien sûr grotesque et s’inscrit dans la mentalité décadente de l’Occident et surtout de la France. Déjà, il y a quatre ans, la presse française avait vigoureusement fait campagne pour le candidat démocrate opposé à George Bush. John Kerry avait même été reçu très ostensiblement par Jacques Chirac à l’Élysée. Imaginons un instant que les États-Unis aient fait, eux, campagne en faveur d’un candidat adversaire de Chirac. Aussitôt, on aurait dénoncé les odieuses ingérences de l’impérialisme révoltant de Washington. Passons. Le gauchisme français est assurément irritant et souvent idiot, mais il n’a aucune importance sur le sort du monde.

Ce qui en a davantage, c’est la politique que pourrait conduire au Proche et au Moyen Orient Hussein Obama. Son programme comporte – et c’est là l’essentiel – le retrait précis et rapide des forces américaines d’Irak. Sans doute, les hommes politiques ne tiennent pas leurs promesses, leur stratégie consistant à attraper l’électeur comme la confiture attrape les mouches et Obama ne fera pas exception.

Ceci étant, il faudra bien que Hussein, s’il est élu, procède à des retraits d’Irak. Or, les progrès réalisés en Irak par les forces américaines et quelques-unes de leurs alliés sont très précaires. Sans l’armée américaine, l’Irak tomberait en moins de six mois entre les mains d’Al Qaïda. Nous aurions alors un bloc islamiste qui s’étendrait du Pakistan, qui a la bombe atomique, jusqu’aux rivages de la Méditerranée, où le Liban n’est plus qu’une dépendance de la Syrie et de l’Iran, par Hezbollah interposé, ainsi que la Palestine avec le Hamas. Or, l’objectif de l’islam intégriste est, comme chacun sait, d’anéantir Israël et de chasser les monarchies du Golfe, saoudienne et émiratis. L’islam pourrait ainsi asservir le monde par la possession du pétrole. Si ces menaces devenaient réalité, que se passerait-il ?

Hussein Obama ou pas, les États-Unis et de façon générale l’Occident ne pourraient accepter de telles éventualités pour des raisons évidentes, politiques et économiques. La guerre alors reprendrait et, cette fois-ci, sur une tout autre échelle que celle qui est menée en Irak. Ne parlons pas du prix du pétrole qui augmenterait encore probablement dès l’éventuelle victoire électorale d’Obama. Le baril de pétrole à 250 dollars placerait l’économie occidentale sur la voie de l’effondrement et ce n’est pas une hypothèse fantaisiste. Imagination pessimiste dira-t-on.  Je répondrai à cela que, sans être un spécialiste de l’arabo-islamisme, j’ai passé près de quatre ans non pas avec, mais à côté des talibans, en Afghanistan, scrutant chaque jour la situation en Iran et au Pakistan qui joue parfaitement le double jeu et alimente en effectifs et en armement 80 % des talibans qui opèrent en Afghanistan.

De façon générale, je suis en mesure d’affirmer que l’ignorance de la réalité islamiste en Occident, dans l’opinion comme chez les responsables politiques, est stupéfiante. Ces populations musulmanes, dont la grande majorité vit encore au premier siècle de l’Hégire (viie siècle ap. J.-C.), souvent dans la misère, façonnées par le Coran et la charia, nourrissent une haine inextinguible contre l’Occident judéo-chrétien, ravivée encore par la fin de la domination coloniale de l’Occident. Pour ces peuples, le rêve est de supprimer le juif, le chrétien et le mécréant, de façon à faire régner l’ordre d’Allah sur terre en attendant les félicités du paradis.

La récente et solennelle visite de Nicolas Sarkozy à Beyrouth entouré des leaders de la gauche française, y compris le Parti communiste, est révélatrice de cette ignorance et de cette naïveté. Si vous ne me croyez pas, informez-vous sur le sort qui est fait aux chrétiens aux Proche et Moyen Orient, en particulier au Liban, la « Suisse de l’Orient », comme on disait autrefois…


La Roumanie et le trafic d'enfants

par J. Alexander Baumann, conseiller national, Kreuzlingen (TG)
Conseil national – heure des questions du 2 juin 2008

Selon les estimations de l'OSCE et du HCR-ONU, environ 120 000 femmes et enfants sont vendus chaque année dans les pays membres de l'UE. Parmi les pays d'origine de ces victimes, l'OSCE cite notamment la Fédération russe, l'Albanie et la Roumanie. Ainsi, selon l'OSCE, une fillette vendue sur le marché de Timisoara en Roumanie coûterait entre 45 et 175 euros. Cela fait des années que l'œuvre d'entraide "terre des hommes" se bat contre le trafic international d'enfants. Actuellement, la section suisse des cette organisation faite une collecte en faveur d'enfants roumains enlevés et vendus.

Quelles mesures le Conseil fédéral prévoit-il dans le contexte de l'extension de la libre circulation des personnes à la Roumanie pour éviter que la Suisse ne devienne complice des injustices commises dans et par cet Etat? (UDC)

Le trafic d'etres humain est un commerce atroce dans lequel sont exploitées de nombreuses personnes. L'association FIZ à Zurich sponsorise par ailleurs une campagne sur ce sujet lors de l'EURO. On peut déplorer que le conseil d'etat de Genève ait refusé de diffuser ce video clip très poignant.

Néanmoins, depuis lundi dernier, les victimes de la traite d'êtres humains à Genève disposent d'une hotline, gratuite et anonyme. Cette première en Suisse romande permettra d'identifier les victimes, de leur fournir de l'aide et de sensibiliser la population à ce sujet. Elle a été créée par Friends of Humanity, une association active pour l'amélioration des conditions de vie des personnes, et End Human Trafficking Now!, une campagne d'actions regroupant des entreprises privées.  Le numéro gratuit 0800 20 80 20 leur tend la main du lundi au vendredi de 14h à 19h.

Egalement, le département d'Etat américain vient de publier son rapport 2007 sur la question:

Le paragraphe sur la Suisse est le suivant:

SWITZERLAND (Tier 1)

Switzerland is a destination and, to a lesser extent a transit country for women trafficked from Ukraine, Romania, Hungary, Poland, Bulgaria, the Czech Republic, Slovakia, Moldova, Brazil, the Dominican Republic, Thailand, Cambodia, Nigeria, and Cameroon for the purpose of commercial sexual exploitation. Limited cases of trafficking for the purposes of domestic servitude and labor exploitation were also reported.

The Government of Switzerland fully complies with the minimum standards for the elimination of trafficking. In January 2007, the Swiss government amended its penal code to provide for extraterritorial jurisdiction to prosecute traffickers; Swiss authorities are now able to prosecute any Swiss citizen, or foreign national present in Switzerland, for trafficking offenses committed abroad, regardless of whether trafficking is a crime in that country. The government continued to work well with NGOs and provided adequate funding for victim assistance and public awareness campaigns, both domestically and in source countries. The government should increase the number of convicted traffickers who serve time in prison.

Prosecution
The Government of Switzerland continued to make progress in its law enforcement efforts during the reporting period. Switzerland prohibits both trafficking for sexual exploitation and trafficking for labor exploitation under the new Article 182 of the Swiss penal code. Penalties prescribed range up to 20 years' imprisonment and are sufficiently stringent and commensurate with penalties prescribed for other grave crimes, such as rape. During the reporting period, authorities conducted 39 investigations, up from 30 in 2005. At least 20 suspected traffickers were prosecuted, up from 16 in 2005. Convictions were obtained against 20 traffickers, compared to 22 convictions obtained in 2005. The majority of the convicted traffickers served no time in prison. Of the 20 traffickers convicted in 2006, only seven served time in prison, with sentences ranging from two to six years. The remaining 13 traffickers received suspended sentences and served no time in prison. This is compared to 2005, when 6 of 22 convicted traffickers served between 5 and 16 months in prison, while 16 traffickers served no time in prison. Swiss authorities cooperated with other governments in the investigation and prosecution of numerous trafficking cases.

Protection
The government continued to improve its victim protection efforts during the reporting period. In 2006, cantonal immigration authorities offered 39 trafficking victims 30-day stays of deportation, up from 30 victims in 2005. The government continued to encourage victims to participate in trafficking investigations and prosecutions. Three victims were offered short-term residency permits to stay in Switzerland for the duration of the legal proceedings against their traffickers, down from 18 in 2005. Three victims were granted long-term residency permits on the grounds of personal hardship, down from eight in 2005. The government provided funding to NGOs for trafficking assistance services and shelter; local victim assistance centers counseled 126 victims during the reporting period, up from 84 the previous year. In 2006, three cantons signed written agreements with NGOs that formalized victim referral processes. Federal authorities successfully raised awareness among cantonal immigration authorities in order to reduce the possibility of trafficking victim deportations. NGOs report that regulations staying deportations and improved coordination with law enforcement officials have led to a considerable increase in the number of victims participating in trafficking investigations and prosecutions. The government ensured that victims were not penalized for unlawful acts committed as a direct result of their being trafficked.

Prevention
Switzerland continued its prevention efforts during the reporting period. The government again provided more than $1 million for victim assistance and trafficking prevention programs in multiple source countries, including Moldova, Montenegro, Russia, Lebanon, and Iran. The government provided approximately $225,000 to support a trafficking hotline in Russia. In January 2007, the government appropriated funding for the launch of trafficking awareness prevention campaigns in preparation for the 2008 European Soccer Cup.


Tempête et confusions autour des urnes

par Dominique Baettig, conseiller national, Delémont (JU)

Le premier juin, 3 objets électoraux généraux, mais qui avait comme dénominateur commun la responsabilité individuelle, la démocratie directe, le droit de se faire une opinion libre et indépendante ont été transformés, par une opération politico-médiatique sans précédent en un plébiscite pour ou contre l’UDC.

C’est en effet une coalition hétéroclite, mariage de la carpe et du lapin qui s’est agglomérée dans un refus émotionnel de ceux qui désignent des problèmes et proposent des solutions. On le sait dorénavant, pour la classe politique, le problème, c’est celui qui énonce le problème et qu’il faut réduire au silence consensuel  de « concordance ».

L’article constitutionnel sur la Santé, soutenu par la majorité du Parlement et le monde de l’économie, rappelons-le au passage et qui énonçait des principes de transparence, concurrence, efficacité économique, responsabilité individuelle (l’horreur absolue quoi..) a été balayé par une une alliance contre-nature des médecins (autrefois libéraux et aujourd’hui instrumentalisés pour faire peur à leurs clients) et des planificateurs étatistes qui créent toujours plus de besoins d’assistance sans conscience de responsabilité des coûts.

L’octroi du Droit de Cité, acte de pure politique, a été transformé en simple procédure administrative, avec droit de recours obligatoire en cas de réticence, négligeant le droit légitime du citoyen de coopter symboliquement les nouveaux membres. Face à une immigration qui n’est pas toujours une pure bénédiction, on veut empêcher de dire sa préoccupation et éviter de demander l’accord de la communauté accueillante. Dans la coalition opportuniste qui s’est créé une image sympa (l’Euro arrive avec le sport business et spectacle de réussite sociale facilitée), il y a ceux qui rêvent de forces de travail externes, importées et complaisantes qui permettront un redoutable dumping salarial. Ceux qui veulent par charité  naïve et idéaliste, redistribuer la nationalité aux pauvres victimes de discrimination de naissance et les dévots de la religion de l’Autre (l’Etranger est naturellement bon, l’Etranger a toujours raison, l’Etranger sauvegardera vos retraites, dormez tranquilles..).

Et finalement, le droit du Conseil Fédéral de dire au peuple ce qu’il doit faire pour continuer de nager dans l’insouciance et les idéaux altruistes toujours perfectibles a été bétonné. Déjà l’appellation inititiative –muselière était une désinformation de la propagande d’Etat. L’initiative visait à garantir une information loyale et sans plus. Une campagne marquée par la désinformation, les demi-vérités, les sous-entendus, les interprétations de sens, les peurs et les émotions a saturé l’opinion publique. Jamais on n’a autant peu su de quoi il était question et on s’est donné aussi peu de peine d’un débat contradictoire. L’ère de Big Mother a commencé. La victoire de dimanche c’est l’étatisme, auquel on confie sa santé, la protection de nos droits et qu’on croit sur parole. Or il n’est plus toujours sûr que l’Etat défende vraiment les intérêts de ses citoyens et la défiance est une position raisonnable.

L’UDC regrette cette manière d’aborder les problèmes, de diaboliser les adversaires et constate malgré tout qu’elle a fait le plein de ses adhérents et même plus. La seule opposition cohérente c’est nous, aujourd’hui et demain.