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11 Octobre 2009 à 20:52 dans
- Général
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(Keystone)
LE TEMPS : L’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher veut enseigner l’éthique à l’Université de Saint-Gall. Il motive son intention par la nécessité d’enseigner une «éthique pratique». Fin mars, l’actuel professeur d’éthique avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, ce qui avait soulevé des vagues d’indignation en Suisse alémanique.
Christoph Blocher l’avait laissé entendre dans la presse. Il a finalement décidé de franchir le pas: il se porte candidat à la chaire d’éthique de l’Université de Saint-Gall, selon un communiqué diffusé ce matin. En tant que «père de famille, comme chef d’entreprise et comme politicien, il a toujours cherché à agir de manière juste et pragmatique», indique ce dernier.
L’ancien conseiller fédéral veut s’adresser à une jeunesse «qui se trouve dans un état d’urgence sérieux: un manque de repères, une sensation de vide, se dessinent notamment chez les étudiants en sciences économiques», poursuit-il.
La fonction de professeur d’éthique à l’Université de Saint-Gall a fait parler d’elle après qu’Ulrich Thielemann, vice-directeur depuis 2001 de l’Institut pour l’éthique de l’économie dans cet établissement, avait critiqué le secret bancaire devant le parlement allemand, alors qu’il y avait été invité par le groupe des Verts. Lâché par le recteur, il risque désormais son poste.
Christoph Blocher veut enseigner comment appliquer les principes éthiques à la gestion d’une entreprise et expliquer «la portée sociale et éthique de la conduite d’une entreprise». Il entend montrer les bases éthiques du capitalisme et du socialisme. Il s’appuie sur son expérience pratique. «Ce sont les économistes proches de la pratique qui peuvent aider à sortir de la crise», estime-t-il.
Gross waren die Vorschusslorbeeren bei der Wahl von Pascal Couchepin zum Bundesrat, von einem Visionär und Macher war die Rede. Knapp 12 Jahre später steht fest: Weder als Wirtschafts-, noch als Sozialminister konnte der FDP-Magistrat wirklich Entscheidendes bewegen. Erste Bilanz der Amtszeit eines Bundesrats, der sich kontinuierlich selbst im Wege stand.
Nach knapp zwölf Jahren im hohen Amt zählt Pascal Couchepin vor den Medien seine 27 Erfolge bei Wahlen auf (vom Martinacher Stadtrat bis zu den Wiederwahlen in den Bundesrat). Die restliche Bilanz besteht aus einem Wust aus Papieren, die Highlights wie «zahlreiche Kontakte mit Kulturministerinnen und Kulturministern anlässlich von Auslandreisen» oder Durchbrüche wie «Pilotprojekt im Grenzgebiet Basel/Lörrach zur Erprobung der grenzüberschreitenden Zusammenarbeit im Gesundheitsbereich» auflistet. Fakten sind, dass er weder als Wirtschaftsminister (1998 bis 2002) noch als Sozialminister (2003 bis 2009) Entscheidendes bewegt hat. Unter seiner Ägide hat sich die Lage der Sozialversicherungen sogar dramatisch verschlechtert. Überdies weigerte er sich beharrlich, die parteipolitischen Veränderungen - Stärkung der Rechten, Stagnation der Linken, Erosion der Mitte - anzuerkennen oder auch nur zu reflektieren. (Lire la suite)
(Weltwoche)ENFIN ! Tel sont les cris de soulagement que de nombreux suisses doivent pousser en ce moment. Car il faut l’avouer, Pascal Couchepin est de loin le pire ministre radical que la Suisse a jamais eu. Son arrogance d’une part, caractérisée par une très haute opinion de lui-même et ne supportant pas la contradiction, passait mal, et d’autre part son incarnation du filz radical qui a mené notre pays à la ruine. On se rappelle de Pascal Couchepin comme ministre de l’économie, qui a bradé sans vergogne les intérêts des agricultures suisses ainsi que nos appellations géographiques face à l’UE. Le petit village de Champagne se souviendra pour longtemps de ce coup de cochon, alors qu’on apprend ces temps-ci que la Suisse peine à faire reconnaître l’appellation emmental dans l’UE. Mais Pascal Couchepin est passé maitre dans l’art de faire croire qu’en baissant notre pantalon, on allait se faire respecter. Car à en croire son collègue radical Merz, la Suisse n’a plus le choix, sauf que de faire des courbettes devant l’UE et autres multinationales apatrides. On préfère sacrifier notre main d’œuvre et supprimer la préférence nationale pour gagner des marges encore plus juteuses. C’est cela le bilatéralisme à la sauce Couchepin.
Ensuite, aux affaires sociales, ses liens incestueux avec les lobbies des assurances et de l’industrie pharmaceutique ont conduit à une explosion résignée des coûts de l’assurance de base. Comme Couchepin ne s’intéresse jamais aux détails, il a pris l’habitude de se faire souffler les hausses de primes par ces amis du groupe mutuel. Avec lui pas de surprise, il reprend mot pour mot les communiqués de ces milieux. Ensuite en 2001, il y a eu la faillite de Swissair et on se rappelle comment Couchepin et Villiger ont magouillé pour payer plus de 2 milliards sans la moindre contrepartie, et sans l’aval du parlement. Oui, c’est cela le radicalisme suisse. La crise d’UBS actuellement est quasiment identique, puisque le Conseil Fédéral a sorti 6 milliards et instrumentalisé la BNS (dont 2/3 des recettes vont pourtant aux cantons) comme simple bancomat pour sortir 60 milliards et racheter des actifs toxiques d’UBS sans valeur, et sans demander l’avis de personne. Il fallait le faire ! Et surtout, sans la moindre procédure pénale contre ces dirigeants qui ont plombé ces sociétés. Mais tel semble encore une fois être l’adage d’un bon radical paternaliste: payez, on s’occupe de tout. Mais surtout sans contrepartie. Quand on connaît la dépendance de ce parti envers l’UBS, et maintenant envers economiesuisse en faisant de la racole pour espérer gagner la campagne sur la hausse de la TVA pour sauver l’AI, on se rend compte de l’ampleur de ce filz qui ruine notre pays.
Enfin, ces écarts de langage scandaleux lors des campagnes électorales où le « parrain du Valais » comparait Christoph Blocher avec le Duce, et Christoph Mörgeli avec Mengele. Mais c’est cela l’humour Couchepinien. Nul doute que la TSR de Darius Rochebin lui passera une fois de plus la brosse à reluire, car Couchepin s’est toujours pris pour le roi soleil, en distribuant des prébendes et confidences auprès des medias gloussants de connivence qui le suivent lors d'événements culturels etatico-mondains. Les milieux culturels le regrettent déjà, c’est dire !
On se rappelle également de la fuite organisée en 2004 par le valet de Couchepin, Raphaël Saborit, auprès des médias valaisans concernant la proposition de Christoph Blocher de ne verser qu’un franc symbolique à Suisse Tourisme. Enfin, en 2007, Couchepin encourageait les radicaux romands à voter en faveur Widmer-Schlumpf, et ainsi sacrifiait la « formule magique » pour asseoir sa deuxième vice présidence égoïste. Pour quel résultat, le néant. !
Pour conclure, on citera Christoph Blocher pour qui Couchepin disparaitra de la scène politique, à moins peut être de finir dans un des conseils d’administration des caisses maladies qu’il affectionne tant. Bon vent Pascal, car nul ne te regrettera. Sauf peut-être Yann Lambiel (voir la video ci-dessous)
http://www.20min.ch/ro/news/romandie/story/-Je-vais-m-en-irai-manger-des-raclettes-a-Chemin--12461072
L'élection sur le fil d'Ueli Maurer pour reprendre le DDPS est une bonne nouvelle pour l'UDC, n'en déplaise à la coalition rose-verte menée par le tandem scabreux Levrat-Recordon avec en plus quelques PDC aigris. Pour ceux-ci, tout les moyens étaient bon pour renvoyer la concordance dans les cordes, quitte a élire un UDC agrarien sans aucune expérience dans le domaine militaire. En choisissant cette stratégie, les perdants des élections s'accusent eux-mêmes: ils prétendent vouloir sauver la Suisse, et au contraire votent pour un candidat alibi peu apte à remettre l'armée sur les rails. Une candidature sauvage d'un Zuppiger par exemple aurait été plus cohérente car il était également qualifié. Or on remarque que la gauche se fiche complètement des compétences des personnes, car son but premier est d'interdire à 29% de l'électorat d'être représenté au gouvernement.
Quand à savoir si véritablement l’élection de Maurer a mis fin de l’ère Blocher, on ne peut qui rigoler devant des pythies médiatiques qui prennent leurs désirs pour des réalités. On leur rappellera seulement que c’est bien Ueli Maurer qui l’architecte des campagnes UDC, dont celle du mouton noir, car pour lui tout est bon pour attirer l’attention. Blocher n’est que le tribun financier du parti mais n’a jamais été l’architecte des campagnes médiatiques. C’est bien Maurer qui a compris que les 29% des électeurs UDC votaient pour le style Blocher. En utilisant Blocher comme repoussoir, le parlement a voté pour l’idéologue de l’UDC. Il ne fait pas de doute que Christoph Blocher sera toujours là, et que Maurer poussera encore plus loin notre engagement. La gauche a perdu. Quelle bonne nouvelle !
Face à cette pantomime politique au parlement fédéral, où certains prétendent avoir une supériorité morale sur les autres tels des schtroumpfs à lunettes, on est en droit d'être très inquiet sur l'avenir de la Suisse. Parler d'une concordance morale comme le font des Recordon, Levrat, Darbellay ou Couchepin à défaut d'une concordance arithmétique est d'une mauvaise foi incroyable! Or n'est-ce pas la sénilité précoce qui les guette quand ils font mine d'oublier le cas de Ruth Dreifuss, devenue genevoise par magie après que le PS ait déplacé ses papiers bernois en dernière minute, ou encore l'élection de Doris Leuthard, candidate UNIQUE du PDC. Mais là, les medias mouillaient pour ainsi dire leur culotte face à la belle Doris si jeune et si sympa. Est-ce que le parlement a également contesté en 98 la candidature unique de Couchepin alors que Jean-Pascal Delamuraz n’en voulait pas au conseil fédéral ? On le voit, le refus de certains parlementaires d’avaliser un des deux candidats UDC est de la basse politique. On rappellera que les féministes de gauche ne voulaient pas de Rita Fuhrer, pourtant une femme de grande qualité pour remplacer Ogi, et le parlement avait finalement choisi un obscure notaire bernois qui avait trempé dans la faillite de la Seeland Bank, qui sans le rachat d’UBS aurait coulé l’épargne de 20'000 personne. On se rend compte de l’ignominie de cette politique.
Au niveau de la concordance, comment se fait-il que les cantons puissent élire leurs conseillers d'états directement par le peuple et fonctionnent bien, alors que le conseil fédéral en est incapable. L'initiative UDC visant à élire le conseil fédéral par le peuple est encore dans les tiroirs, mais l'actualité nous montre que ce conseil fédéral décide par procuration de l'UE et de l'ONU. Comme le dit si bien Christoph Blocher, la démocratie est mise en péril par ces soit disant experts qui mettent la Suisse sous tutelle. C'est d'autant plus agréable de faire la morale qu'ici ces moralistes ne risquent pas leur peau, au contraire d'autres pays du tiers monde totalitaires.
A titre d'exemple, Doris Leuthard envisage de signer un accord de libre échange avec le gouvernement algérien, notoirement corrompu (le président envisage de changer la constitution pour rester encore plus longtemps au pouvoir) alors que Micheline Calmy-Rey va à Genève pour chanter les louanges de la Genève internationale et des droits de l'homme. On le voit, la politique pseudo humanitaire est de l'esbroufe, et permet aux opportunistes radicaux/démocrates-chrétiens de continuer à s'empiffrer au frais de la population. Le centre-droite a fait le choix de sacrifier l'économie suisse sous l'autel du bilatéralisme bon marché, quitte à donner quelques subventions aux penseurs de gauche pour avoir la paix. L'UDC refuse ce jeu là et défendra les citoyens coute que coute.
Un style qui ne passe pas, incompatible avec nos institutions, avec l’esprit suisse. C’était, il y a un an, l’argument-choc des opposants à la réélection de Christoph Blocher. L’homme se comportait mal, avait été très méchant avec les juges, ne respectait pas la séparation des pouvoirs, et c’était pour tout cela que, malgré les 29% de voix aux élections, on l’éjectait. Dont acte. Une question de style, nous disait-on.
Un an après, voici le ticket Blocher-Maurer. Et le chœur des âmes, les mêmes, pour commencer à trouver que Maurer non plus, ça ne va pas. Ce deuxième candidat, pourtant, cet alter ego en forme de Canada Dry, ne s’est pas particulièrement frotté au Tribunal fédéral, ni au procureur de la Confédération, n’a jamais squatté d’autre charge que celles où les urnes – ou les instances de son parti - l’avaient porté. Une vie plus calme que celle de son chef historique, moins aventureuse, moins de risques, moins de folie, un peu moins d’indifférence à la férocité des haines. Dans Marivaux, là où on échange les masques, l’un aurait été le maître, l’autre le valet.
Ueli Maurer : des envolées moins tribunitiennes que son mentor, voix moins grave, verbe moins éclatant, menton moins saillant, rire moins sardonique. Un peu moins à l’aise dans les ronds de sciure des luttes à la culotte, les cantines de fêtes fédérales, ou dans les fiévreuses délices de l’Alpe, où s’encornent passionnément les bestiaux. Maurer, c’est l’homme d’une époque moins épique. Après le temps des héros, celui des hommes.
Mais même cet homme-là, il paraît qu’on n’en veut pas. On voudrait un UDC moins dur. On voudrait un UDC moins opposé à l’Europe : s’il avait la délicatesse (malgré le vote écrasant de son parti, samedi, à Dietikon), de voter oui aux bilatérales le 8 février 2009, voilà qui étofferait avantageusement son dossier. On voudrait un UDC au verbe moins champêtre, rude affaire pour ce pauvre M. Maurer, qui n’est que paysan.
On voudrait un UDC plus présentable dans les salons, mocassins cirés, costume trois pièces, montre au gilet. On voudrait un UDC sensible au climat, et pas seulement pour protéger ses têtes de bétail. Un UDC Kyoto. Et comme M. Maurer, ce préhistorique UDC né du monstre comme dans la plus archaïque des théogonies, n’arrive désespérément pas à convenir à ces exigences, on prépare déjà un ersatz de l’ersatz. Qui pourrait s’appeler Urs Schwaller. Ah, comme tout serait plus simple si la politique n’était confiée qu’à des notaires et des notables, entre soi cooptés, sans ces détestables signaux, tous les quatre ans, de cet intrus qui s’appelle le peuple. (Commentaires.com)